Rencontre avec Bernd Langer autour de son livre Antifa, une histoire du mouvement antifasciste allemand.

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L’été dernier, La Horde s’est associée aux éditions Libertalia pour traduire en français et publier l’ouvrage de Bernd Langer qui retrace l’histoire des années 1920 à nos jours du mouvement antifasciste allemand, qui est et a été une source d’inspiration pour de nombreux mouvements antifascistes à travers le monde.

Bernd Langer est un militant de longue date et un artiste engagé, qui a entre autres choses redessiné le fameux logo aux deux drapeaux utilisé aujourd’hui par les antifascistes du monde entier, et réalisé de nombreuses affiches et visuels pour différents groupes antifascistes. Convaincu que les militant.es doivent écrire leur histoire, Bernd Langer raconte dans son livre un siècle d’antifascisme allemand sans mythification ni dénigrement pour donner des clés à ceux et celles qui veulent comprendre comment s’est construit ce mouvement.

La présentation, qui aura lieu au Chat noir le dimanche 28 avril à partir de 15h, s’appuira sur un diaporama présentant différents documents, souvent différents de ceux présents dans le livre. Pour l’auteur ce type d’ interventions, à la fois sur l’histoire de l’antifascisme et sur celle du mouvement révolutionnaire allemand, font partie de son militantisme. Son intervention, en allemand, sera traduite par Sarah, la camarade de la Horde qui a traduit le livre. Pour les échanges qui suivront, les questions pourront être posées en allemand directement à Bernd, ou traduites par Sarah. Enfin, Bernd fera le déplacement avec quelques affiches et sérigraphies qu’il a réalisées, et proposées à la vente après le débat.

Rendez vous dimanche 28 avril, 15h au chat noir (33 rue Antoine Puget)

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Projection-débat Trouble #16 : « Un complot pour l’émeute »

Jeudi 21 février on se retrouve à 20h à l’Astronef (3 place des avions – métro Saouzelong) pour notre projection mensuel des documentaires Trouble produits par sub-média. Ce mois si on revient sur la repression qu’affrontent les camarades étasunien.ne.s :

Le 20 janvier 2017, Donald Trump était assermenté 45e Président des États-Unis d’Amérique. Après son discours d’inauguration, une immense émeute éclata à quelques pâtés de maison de là…

Un Black bloc de plusieurs centaines de personnes semait la pagaille dans les rues. Le bloc s’insérait dans une marche anticapitaliste et antifasciste, qui faisait elle-même partie d’une série de manifestations organisées ce jour-là sous la bannière #DisruptJ20. La réaction policière fut rapide et lorsque le nuage épais des gaz lacrymogènes est retombé et que l’écho des grenades s’est estompé, plus de 217 personnes avaient été arrêtées par la police.

C’était le début d’un des plus importants procès politiques de l’histoire contemporaine des États-Unis d’Amérique. Dans sa croisade visant à démontrer que les personnes accuséEs étaient le produit d’un complot, la procureure fédérale Jennifer Kerkhoff a lancé des mandats de perquisition, demandé des peines d’emprisonnement allant jusqu’à 80 ans et s’est alliée avec des médias de d’extrême droite pour fabriquer des preuves !

À cet éventail extraordinaire de mesures répressives, les accuséEs ont opposé une solidarité indéfectible. Et finalement illes ont réussi à redéfinir les normes de la résistance politique à l’ère Trump !

Voici leur histoire.

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Bande d’annonce du documentaire : cliquer ici

Durée : 40 minutes en VOSTFR + débat avec des invités surprises ! !
Prix : Participation libre
Lieu : Café associatif l’Astronef (3 place des avions – Rangueil / métro Saouzelong)
Date & horaire : jeudi 21 février, 20h


A propos de Submedia

Trouble est une série documentaire mensuelle destinée à être projetée en groupe, en équipage, en public. Nous espérons que ces vidéos aideront à favoriser une discussion critique et à susciter des initiatives d’organisation et d’action local.

Fondé en 1994, SubMedia est un collectif de production vidéo qui vise à promouvoir des idées anarchistes et anticapitalistes et à aider les luttes sociales grâce à la diffusion de films et de vidéos radicaux. Leurs films ont été diffusés dans le monde entier dans les centres sociaux et les cinémas et ont été regardés par des millions sur Internet.

Pour plus d’informations sur SubMedia : Site Web, Facebook, Twitter

Communiqué de l’Union Antifasciste Toulousaine suite à l’acte XII

Suite aux récents événements de l’Acte XII de la mobilisation des Gilets Jaunes, de nombreuses questions nous ont été posées. Nous avons décidé d’y répondre via ce communiqué.

Tout d’abord, nous tenons à rappeler notre implication dans le mouvement des Gilets Jaunes depuis ses débuts. Non pas en faisant de grands discours, mais de manière concrète : en effet, nous avons été parmi les premiers.ères à constater le mensonge médiatique accusant l’extrême-droite d’être à la manœuvre au début de ce mouvement, à distribuer des tracts sur le déroulement d’une garde-à-vue, des conseils face à la police ou du sérum phy à celles et ceux qui avaient les yeux pleins de gazs lacrymogènes. Nous n’avons jamais cherché à empiéter sur le mouvement, à le récupérer ou à s’approprier ses mérites, simplement, nous y avons pris part.

De part nos convictions antifascistes et révolutionnaires, nous nous sommes activé.e.s au sein de ce mouvement parce que nous nous retrouvions dans de nombreuses revendications : davantage de démocratie, d’égalité et de justice sociale. Si un certain sentiment d’unité traverse ce mouvement, il reste inconcevable de tolérer l’action de l’extrême-droite, et en particulier celle de sa frange radicale. Pas seulement pour l’intérêt des militant.e.s antifascistes, révolutionnaires et.ou syndicalistes, mais dans l’intérêt du mouvement Gilets Jaunes tout entier. L’histoire nous enseigne qu’une bourgeoisie à l’agonie, parce que trop contestée, n’hésite pas à se réfugier dans le fascisme lorsque les méthodes « républicaines » (incluant les flashballs) ne suffisent plus à faire taire la contestation.

Il est inconcevable que des pensées réactionnaires puissent prendre le pas sur le soulèvement populaire. C’est un des nombreux pièges tendus à ce mouvement et le meilleur moyen de le décrédibiliser. C’est pourquoi nous avons observé une vigilance discrète mais néanmoins persévérante, sans jamais chercher à nuire à ce mouvement – car l’important dans cette mobilisation, c’est la voix et le choix de notre classe : des travailleur.ses, des chômeurs.ses, des retraité.e.s, des jeunes, des précaires,…

Cette vigilance a payé et il nous a paru essentiel de remplir notre rôle : informer tout le monde, et en particulier les Gilets jaunes, des formes concrètes que prenaient l’implication de l’extrême-droite dans ce mouvement. Ainsi nous avons fait partie des premiers.ères à dénoncer la tentative de récupération politicienne par Cauchy, son passé et son présent de militant d’extrême-droite. Nous avons aussi informé des différents groupuscules s’affichant dans les manifestations du samedi. Si cela laisse quelques Gilets Jaunes indifférent.e.s, la grande majorité d’entre eux.elles clament leur volonté de ne pas se faire récupérer et de ne pas laisser l’extrême-droite infiltrer ce mouvement.

Nous l’avons fait parce que nous pensons qu’accepter l’extrême droite dans les cortèges gilets jaunes, c’est refuser d’y voir des noir.e.s, des arabes, des juif.ve.s, des homosexuel.le.s, des femmes, des syndicalistes,… Nous préférons refuser les fachos et accepter tout ce monde.

Ce jour de l’Acte XII à Toulouse, Vincent Lapierre déambulait comme s’il était à sa place parmi les Gilets Jaunes. Il y a quelques mois encore, il était un ami proche de Dieudonné mais surtout un militant et cadre de l’organisation « Égalité & Réconciliation » d’Alain Soral. Fier de ces galons, ces « quenelles d’or », il réalise maintenant des reportages au sein du mouvement, se cachant derrière un apparent « travail journalistique indépendant » pro-Gilets Jaunes pour gagner en popularité et diffuser son idéologie. En terme de récupération d’un mouvement, on n’a pas vu mieux. On ne le rappellera jamais assez, Alain Soral et Dieudonné ont été condamnés de multiples fois pour provocation à la haine et pour propos antisémites. Ils sont deux figures parmi les plus connues de cette extrême-droite qui agit uniquement sur Internet, hurle au complot juif dès qu’elle en a l’occasion et arnaque à volonté la légitime cause palestinienne…

Avez-vous déjà vu les publications de Vincent Lapierre en dehors des Gilets jaunes ? Que penser d’un homme qui couvre l’interview de Zemmour dans la nouvelle librairie tendance de l’extrême-droite à Paris ? D’un homme dont la chaîne YouTube « Le Média pour Tous » a été clôturée parce qu’Alain Soral se bat pour les droits d’auteurs ? D’un homme qui partage des pages facebook de l’officiel Dieudonné en le remerciant comme s’il était un héros ? D’un homme qui prône l’unité – mais l’unité sélective – après avoir propagé la haine ?

D’un homme qui vient en manif accompagné de son service d’ordre musclé, dont les membres viennent en bonne partie de l’extrême-droite, et dont certains ont par ailleurs participé à l’attaque du cortège du NPA à Paris ? D’un homme qui offre des porte-voix et une audience à des groupuscules fascistes comme la dissidence ? D’un homme qui se martyrise systématiquement pour attaquer les luttes antifasciste, féministes, révolutionnaires et anticapitalistes ? D’un homme qui ment et manipule en prétendant que les antifascistes sont « les agents du système » ? Alors que celles et ceux là luttent depuis des décennies pour changer ce système en profondeur, en proposant une révolution sociale pour transformer l’organisation économique, sociale et politique. Et ce dans le respect de la diversité du peuple et dans la défense de l’intégrité et de l’histoire du mouvement ouvrier et des luttes sociales. Au prix de leur vie, de la prison, de la surveillance et de la répression, tout comme les Gilets Jaunes le vivent aujourd’hui.

Comment ne pas penser que la présence d’un tel homme est inadmissible ?

Ce même jour, un peu plus tard, alors que des antifascistes sont présents.es sur la place du Capitole avec une banderole, un individu se place juste devant eux et leur fait une quenelle qui devient, quelques secondes plus tard, un salut nazi : tout un symbole… Et un affront à toutes les victimes du nazisme. Que penser d’un homme qui nie la souffrance de millions d’autres par pure provocation ?

Certain.e.s ont été choqué.e.s de la violence qui s’est manifestée à ces deux moments de la journée.

Mais combien sont choqués de la propagande haineuse diffusée par Vincent Lapierre quand il ne prend pas ses airs de « gentil journaliste qui soutient le mouvement » ? Combien sont choqué.e.s des pavés lancés par des fascistes parisiens aux visages du NPA et d’autres Gilets Jaunes ? Et combien quand l’extrême-droite lyonnaise tente chaque week-end de chasser du mouvement tout ceux.celles dont la tête ne leur reviennent pas ?

Certain.e.s accusent la lutte antifasciste de diviser la mobilisation Gilets Jaunes, alors même qu’aucun antifasciste n’a jamais tenté de récupérer ce mouvement. Alors même que nous étions présent.e.s samedi dernier, place Jean Jaurès, à l’appel d’Act Up Sud-Ouest pour dénoncer les violences faites aux LGBTQI tchétchènes. Alors même qu’à Toulouse, nous dénonçons depuis des années les violences policières, pour Théo Luhaka, pour Rémi Fraisse, et avant ça pour Zyed et Bouna. Alors même que nous clamons depuis toujours la solidarité de classe et l’abolition des frontières entre les peuples.

Ces accusations sans fondements n’altéreront pas notre engagement dans le mouvement Gilets Jaunes, ni la nécessité du combat antifasciste dans ce contexte de montée de l’extrême-droite.

Nous serons présent.e.s, toujours vigilant.e.s.

Le fascisme, c’est la gangrène, on l’élimine ou on en crève !

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http://www.confusionnisme.info/index.php/2014/11/11/vincent-lapierre-le-monsieur-chavez-dalain-soral/

http://lahorde.samizdat.net/2018/10/17/alain-soral-radiographie-discours-extreme-droite/

https://quartierslibres.wordpress.com/2013/11/19/la-quenelle-aux-canards-2/

http://lahorde.samizdat.net/2014/01/09/dieudonne-un-parcours-politique-coherent/

L’extrême droite de retours dans les manifs toulousaines des Gilets Jaune

    Depuis quelques temps la situation se dégrade au sein des cortèges Gilets Jaunes sur Toulouse. Si dans un premiers temps les militants d’extrême droite ont été facilement virés de ce mouvement ils effectuent un retour progressif. Samedi 12 janvier à la manifestation des Gilets Jaunes l’extrême droite était bien là et par moment affichée. On y a notamment vue : un drapeau avec le sacrée cœur de Jésus, symbole des catholiques intégristes,seule-solutionun drapeau avec le symbole de la dissidence, un groupe ouvertement antisémite et se réclament de l’idéologie fasciste,

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et un drapeau avec la francisque, emblème de Pétain…1200px-flag_of_philippe_pc3a9tain2c_chief_of_state_of_vichy_france.svg_

Des militants non affichés de l’extrême droite ont aussi été reconnus. Toutes ces personnes représentent un danger pour les forces progressistes dans le cortège. Pour y répondre il nous faut donc toutes et tous :

  • redoubler de vigilance pour ne pas laisser ces gens là parasiter notre mouvement
  • rester groupé pour assurer notre sécurité
  • et clamer haut et fort que l’antifascisme a sa place dans nos luttes, n’en déplaise à Chouard et consorts.

Refusons ces idéologies de domination et de divisions.

Refusons ces imbéciles qui rêvent d’une France révolue, vichyste ou royaliste.

Luttons pour l’abolition des classes et de toutes les oppressions !

Projection-débat Trouble #14 :  » Rester Debout: Luttes pour les Espaces Autonomes « 

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On se retrouve jeudi 17 janvier, 20h, à l’Astronef ( 3 place des avions, M Saouzelong) pour la projection d’un nouvel épisode de Trouble. Après celui sur le Hip-Hop on passe à la question des luttes territoriales.

     Même si elle s’inspirent les unes et les autres; les luttes d’autonomie territoriales doivent se baser sur les réalités locales pour réussir. La bataille pour un centre social squatter dans un quartier urbain sera nécessairement différente de celle menée par des défenseurs de territoires Autochtones contre des compagnies pétrolières.

Même si elles sont différentes, ces luttes découlent de la même résolution. Tracer une ligne et de la défendre… peu importe ce qu’il viendra. Après tout, défendre un espace physique veut dire rester debout.

Dans l’Épisode de Trouble; SubMédia met en lumière trois luttes d’autonomie de territoire :

  • le Camp Unist’ot’en, situé dans les terres non-cédés du territoire Wet’suwt’en en soi-disant Colombie-Britannique,
  • le mouvement pour les espaces autonomes à Ljubljana en Slovénie
  • et la Zone À Défendre (ZAD), à Notre-Dame-Des-Landes, en France.

Bande d’annonce du documentaire : cliquer ici

Durée : 40 minutes en VOSTFR + débat avec des collectifs invités

Prix : Participation libre

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A propos de Submedia

Trouble est une série documentaire mensuelle destinée à être projetée en groupe, en équipage en public. Nous espérons que ces vidéos aideront à favoriser une discussion critique et à susciter des initiatives d’organisation et d’action locale.

SubMedia est un collectif de production vidéo qui vise à promouvoir des idées anarchistes et anticapitalistes et à aider les luttes sociales grâce à la diffusion de films et de vidéos radicaux.

Fondé en 1994, SubMedia à produit des centaines de vidéos sur tout, des manifestations anti-mondialisation au films sur le vol à l’étalage. Nos films ont été diffusés dans le monde entier dans les centres sociaux et les cinémas et ont été regardés par des millions sur Internet.

Pour plus d’infos : http://sub.media/

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