L’extrême-droite et la bataille de Toulouse


La volonté de faire de l’Histoire un roman national glorifiant la France est quelque chose de récurent chez les nationalistes. Les groupes fascistes tels le bloc identitaire ne sont pas de reste et commémorent depuis longtemps la bataille de Poitiers qui eut lieu en 732. Sur Toulouse ils ont tentés à plusieurs reprises de faire de même avec une bataille plus locale, celle de 721 où le duc Eudes d’Aquitaine repoussa un raid sarrasins. Mais cette année c’est au tours du Parti Nationaliste Français de faire une conférence sur ce sujet. L’objectif de ces groupes est de trouver des exemples à leur prétendu choc des civilisations. Cette bataille devrait être le symbole de la résistance locale à l’islamisation. Ainsi lorsqu’ils pensent à la Toulouse résistante ils ne pensent pas aux FTP MOI (Francs-tireurs et Partisans – Mains-d’œuvre Immigrée) et Mendel (Marcel) Langer mort en 1943 guillotiné par Vichy mais à une guerre entre grands seigneurs qui eu lieu il y a pratiquement 1300 ans. Le raisonnement étant : « regardez  : des chrétiens et des musulmans se sont fait la guerre en France, c’est bien la preuve que l’on ne peut pas vivre ensemble. » Avec un résonnement pareil on se demande ce qu’ils doivent penser des allemands… Et vont ils prôner de bouter les anglais hors de France au prétexte de la guerre de 100 ans ?

Mais revenons quand même sur cette événement pour voir si l’on ne peut pas l’interpréter différemment. Tout d’abord du côté « chrétien » Eudes et Charles Martel ne sont pas alliés. Ils se sont déjà fait la guerre et Eudes a perdu en 719. Charles est donc satisfait de voir son voisin, qu’il entend soumettre, en guerre contre les sarrasins. Ainsi il ne l’aide pas lorsque ceux ci, après avoir pris Narbonne, marchent sur Toulouse. La victoire du duc d’Aquitaine est sans doute une décevante surprise pour Martel. Du côté « musulman » il n’y a pas plus d’unité, les troupes berbères ralliées par les sarrasins et qui ont participé à la conquête de la péninsule Ibérique se sentent lésées par la répartition des gains. Un de leurs leaders qui est établie dans les Pyrénées orientales, Munuza, s’allie alors avec Eudes. Un mariage entre la fille du duc d’Aquitaine et le chef rebelle est célébré en 729. En 731 l’émir de Cordoue prépare une expédition vers le nord. Il en profite pour mater la rébellion des berbères et tuer Munuza. Au même moment Martel attaque Eudes et prend la ville de Bourges mais n’arrive pas à la garder. En 732 les sarrasins sont prêts et lancent leur expédition. Le duc d’Aquitaine subit une sévère défaite à Bordeaux. Martel, lui, laisse les Sarrasins piller le sud et ne réagit que lorsque ceux-ci remontent suffisamment pour menacer son autorité. Après avoir vaincu les sarrasins Charles Martel permet à Eudes de reprendre sa place en Aquitaine mais du coup Eudes perd son indépendance.

Cette description de la situation est bien entendue extrêmement simplifiée, mais déjà moins que la version « chrétiens Vs musulmans ». Plus on creuse et plus on ne peut que s’apercevoir que ces guerres ne sont que des conflits d’intérêts entre des puissants pour le contrôle de la population qui est vue comme une ressource. L’autre chose à retenir c’est que commémorer Charles Martel et Eudes d’Aquitaine ensemble est une aberration. Au final Charles Martel est avant tout le symbole d’une autorité centralisée écrasant les autonomies locales, comme en témoigne l’Histoire de Bézier qu’il a fait incendier.

 

Pour plus d’informations il y a le livre Charles Martel et la bataille de Poitiers. De l’histoire au mythe identitaire, de William Blanc et Christophe Naudin édité par libertalia.

Manifestation en hommage aux victimes du fascisme


Pour Clément et tous les autres, Ni oubli, ni pardon !

Rendez-vous samedi 3 juin à 15h à la médiathèque José Cabanis

« Violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, en réunion et avec usage ou menace d’une arme ». Voilà comment la justice définit « l’affaire Clément Méric ».

Depuis 4 ans, les assassins de notre camarade se baladent tranquillement dans les rues sans que la justice ne se soucie d’eux. Et depuis 4 ans, tout est fait pour oublier.
Sa mort est présentée comme le résultat d’une rixe entre bandes, réduite à un fait divers et non pas considérée comme la conséquence de la normalisation des idéologies de l’extrême droite. Le procès n’arrive jamais malgré des preuves accablantes qui ne changent rien.

Tous les éléments sont réunis pour dénoncer une justice complice de l’assassinat de notre camarade. Du temps pour faire oublier. Voilà le sort que réserve la justice aux assassins de nos camarades. Nous pensons aussi à Andrés, attaqué sur Toulouse en 2012 par une clique d’identitaires locaux, qui restera handicapé à vie.
Mais aussi à la mort de Hervé Rybarczyk, militant révolutionnaire antifasciste et guitariste du groupe « Ashtones », en réalité assassiné par des militants de l’extrême-droite Lilloise proche de Troisième Voie.
Nous n’oublions pas non plus les personnes victimes de violences policières, blessées ou tuées par les forces de l’ordre. Ces crimes racistes et sociaux sont systématiquement légitimés par l’État, en France comme ailleurs, et montre l’impunité dont jouit la police.
Nous pensons aussi à tou-te-s les militant-e-s et opposant-e-s politiques qui se battent dans leurs pays et pour l’égalité et la révolution sociale et notamment en Tchétchénie, où le seul fait d’être homosexuel-le revient à être destiné à mourir.

Le meilleur hommage que l’on puisse faire à nos camarades tombé-e-s, la meilleure façon de leur rendre justice, c’est de continuer leur combat, notre combat : contre le capitalisme qui détruit à petit feu nos vies, contre une justice de classe et une police qui ne protègent que les intérêts des riches et des fascistes, contre les idées réactionnaires, le racisme, la LGBTQIphobie et le sexisme qui nous oppressent et nous divisent.

Nous n’oublierons rien du sourire de notre camarade ni de ses combats. Nous ne pardonnerons jamais l’infamie des fascistes qui l’ont tué et du système qui les produit.
Clément tu vis dans nos luttes.

Vous pouvez lire le tract en cliquant : ici

De plus un article sur la décision de justice pour Andrés, victime en 2012 des identitaires : ici

Assassinat d’un camarade Lillois par les identitaires


Photo de Hervé Rybarczyk

Hervé Rybarczyk

Nous venons d’apprendre que la mort de Hervé Rybarczyk, militant révolutionnaire antifasciste et guitariste du groupe « Ashtones », serait en réalité un assassinat perpétré par des militants de l’extrême-droite Lilloise proche de Troisième Voie.

L’Union Antifasciste Toulousaine tiens à exprimer toute sa solidarité envers sa famille et ses camarades.

Nous vous relayons ICI l’article publié par nos camarades de l’Action Antifasciste NP2C.

NI OUBLI, NI PARDON!
SOLIDARITÉ ANTIFASCISTE!

Cortège radical du 1er mai


L’Union Antifasciste Toulousaine vous propose pour le 1er Mai de former un cortège radical, contre la mascarade électorale, sur des bases abstentionnistes et révolutionnaires. Face à l’extrême droite et à l’ultralibéralisme ne choisissons pas, mais mobilisons nous uni.e.s. Le but étant de se faire entendre, d’être visibles et de proposer une alternative militante et sociale.

Pour la 2ème fois en 15 ans le Front National accède au second tour de la présidentielle. Les deux pantins du capitalisme et de l’ultra-libéralisme vont donc s’affronter et l’on saura bientôt qui gagnera la place tant désirée du prochain casseur de pauvres, qui détruira un peu plus encore les acquis sociaux des travailleurs et le peu de solidarité qu’il reste dans cette société.

En effet, dans la droite lignée des précédents gouvernements, Emmanuel Macron comme Marine Le Pen organisent la casse du code du travail, la banalisation de la précarité, l’apprentissage au service des patrons et la destruction du service public. Leur programme ne défend que les riches, les professions libérales et les patrons. Et pour ne pas se faire démasquer, les deux tentent de flatter les classes populaires en se réclamant « anti-système », cela sonne aussi creux que leur programme. La pseudo « méritocratie républicaine » devient la règle dans les deux programmes. Loin de se soucier des inégalités sociales et des injustices de classe, l’un comme l’autre restent à leur place : du côté des élites. Le Front National, quant à lui, continue de distiller le discours raciste et sécuritaire que la droite comme la gauche ont banalisé depuis des années.

De plus, agitant le chiffon de la peur du terrorisme et de la crise économique les médias ont largement participé à la propagation de cette nouvelle maladie des « anti-systèmes républicains » où le Front National trouve toute sa place.

Ainsi, nous, travailleur.euse.s précaires, enfants d’immigré.e.s, militant.e.s antifascistes et révolutionnaires appelons tous les individus et organisations se retrouvant dans un discours de défense des classes populaires à venir nombreux et nombreuses dans le cortège radicalement antifasciste du 1er Mai.

Nos pensées iront à Ibrahim Ali, tué à 17 ans par des colleurs d’affiche du FN. La répression, aujourd’hui comme demain, ne nous fera pas taire : notre détermination et notre force seront d’autant plus grandes qu’on tentera de détruire nos vies.

Contre l’extrême-droite et le capitalisme qui la nourrit, organisons-nous !

Rdv lundi 1er mai 2017 devant la station de métro Esquirol à 10h30

 

et pour avoir la version maquettée du tract du 1er mai 2017 il suffit de cliquer : ici

Retour photo sur la manifestation contre le FN et la mascarade électorale


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Marine Le Pen a-t-elle peur de Toulouse ?


Communiqué du 11 Avril 2017 concernant l’annulation du meeting de Marine Le Pen à Toulouse

MARINE LE PEN A-T-ELLE PEUR DE TOULOUSE ?

Marine Le Pen a annulé, dans la discrétion, son meeting prévu le 15 Avril au Zénith de Toulouse.

Ce meeting, comme elle en fait dans toutes les grandes villes (Lyon, Nantes, Lille, Bordeaux, Toulouse, Marseille, Paris), devait avoir lieu une semaine avant le 1er tour des élections présidentielles et avait donc une importance particulière pour sa campagne.

Cette annulation relève pour elle d’une décision stratégique, tout comme celle de ne pas la justifier : un aveu d’échec. La peur d’une importante contre-manifestation médiatisée, de ne pas remplir le zénith de la 4ème plus grande ville de france, de ne pas parvenir à passer pour la candidate normale qu’elle aimerait être mais de révéler sa vraie nature : une candidate d’extrême-droite qui mobilise davantage contre elle que pour elle.

Cette annulation nous rappelle à toutes et tous que seule une opposition antifasciste déterminée et organisée face au Front National sera à même de lutter efficacement contre ce parti d’extrême-droite et ses idées qui pourrissent déjà ce pays.

PARCE QUE LA LUTTE CONTRE CE PARTI NE SE LIMITE PAS À CE CIRQUE ÉLECTORAL QUI N’EN FINIT PLUS, LA MANIFESTATION CONTRE LE FRONT NATIONAL ET LA MASCARADE ÉLECTORALE EST MAINTENUE ET AURA LIEU LE SAMEDI 15 AVRIL, 15H À ST-SERNIN (TOULOUSE).

CONTRE L’EXTRÊME DROITE ET LA MASCARADE ÉLECTORALE : RIPOSTE POPULAIRE !

Grande manifestation à Toulouse contre le Front national et la mascarade électorale


Mise à jour 1er Avril 2017 :

Ce n’est pas pour rien qu’une des premières mesures que souhaite prendre Marine Le Pen à sa prise de pouvoir est la dissolution des groupes antifascistes. Le Front national annule son meeting toulousain prévu le 15 avril et le déplace à Perpignan, sur les terres de Louis Aliot. Les 2 raisons invoquées officieusement : risques d’incidents liées à « l’ultra-gauche », faible fréquentation du meeting.

Cette double défaite politique des nationalistes et de l’extrême-droite nous montre avec clarté quels outils sont véritablement efficaces pour combattre et faire reculer le front national : la lutte, l’auto-organisation, la construction d’un mouvement d’opposition populaire, l’action directe, le collectif et l’autodéfense populaire.

Fière du coup porté au Front national et à la mascarade électorale, l’Union Antifasciste Toulousaine poursuit son combat antifasciste et révolutionnaire. Continuons à nous organiser et retrouvons-nous ce lundi 3 avril à 18h30 au CSA pour la 2e assemblée contre le front national et la mascarade électorale.

 


Retrouvons-nous toutes et tous pour une grande manifestation contre le FN et la mascarade électorale. Rendez-vous le samedi 15 avril, 15h basilique St-Sernin.

Ci-dessous l’appel de l’assemblée contre le FN et la mascarade électorale (en .PDF ici)

 

TOUTES ET TOUS ENSEMBLE CONTRE LE MEETING DU FRONT NATIONAL ET LA MASCARADE ÉLECTORALE !

Le Front national a décidé d’annuler son meeting à Toulouse le 15 avril pour le déplacer à Perpignan. Il semblerait que dans la région, peu de monde soit enclin à venir écouter Marine Le Pen débiter ses débilités. Dans un meeting de campagne surmédiatisé, à une semaine du 1er tour des élections, il aurait été dommage pour l’image du parti que le monde soit dans la rue et pas au Zénith.
Pour autant, la manifestation est maintenue. La mascarade électorale est plus que jamais d’actualité. Le FN est plus que jamais en campagne. Et si le parti de Marine Le Pen en est à annuler certains meetings par crainte pour son image, c’est aussi parce que, de Nantes à Bordeaux en passant par Rignac, le rapport de force
posé dans la rue finit par peser.
Ce parti raciste, sexiste, homophobe et fascisant se sert de la peur, de la misère économique et du sentiment d’abandon pour faire grossir leur parti identitaire. Vide d’alternatives et de projet, le FN reste toujours un parti qui doit être  férocement combattu, d’autant plus maintenant qu’il serait aux portes du pouvoir.
Ne nous y trompons pas, les idées du FN sont déjà largement diffusées et reprises par l’ensemble du spectre politique classique : de la droite catholique aux sociaux-démocrate et libéraux de tout bord, qu’ils soient au pouvoir ou rêvent de l’obtenir.
Rompre avec la logique électoraliste c’est rompre avec celle du FN et donc s’opposer aux intérêts des politiciens et à leur méthodes basées sur l’exploitation de la peur dont ils sont les initiateurs.
Dans cette élection le grand patronat et le capitalisme n’ont pas d’inquiétude à avoir : leurs intérêts sont bien représentés et seules les classes populaires en subiront les conséquences.
Dès aujourd’hui, organisons-nous contre cette mascarade qui nous conduit vers l’autoritarisme ! Sur nos lieux de travail, de vie, d’étude et dans la rue, luttons ensemble contre les dominations qui structurent nos sociétés et créons nous-même les conditions d’une révolution sociale.
Nous appelons à rejoindre massivement la grande manifestation du 15 Avril contre le FN et la mascarade électorale. Rendez-vous le :

SAMEDI 15 AVRIL – 15H – basilique St-Sernin – Tolosa

Assemblée contre le FN et la mascarade électorale – Plus d’infos sur IAATA.info

Le 19 mars, une Marche pour la Justice et la Dignité


Un par mois. C’est, en moyenne, le nombre de pères, de frères, de fils que nous perdons à cause de la brutalité des forces de l’ordre. Une brutalité qui prend plusieurs formes : des techniques de pliage qui conduisent à l’asphyxie des victimes aux coups de poings, de balles ou de Taser qui, dans les pires des cas, s’avèrent mortels.

Régulièrement depuis plus de 40 ans, les nôtres sont ainsi tués par l’État Français, aux mains de ceux que l’on appelle ironiquement les « gardiens de la paix ». Régulièrement depuis plus de 40 ans, c’est l’impunité la plus abjecte et les campagnes de criminalisation qui répondent aux mobilisations de celles et ceux qui réclament vérité et justice pour leurs morts. L’acharnement policier, judiciaire et politique contre la famille Traoré, à qui nous exprimons toute notre solidarité, en est la preuve. À chaque fois, c’est la même histoire.

La répression qui nous vise, nous familles de victimes, s’est accentuée sous le régime de l’état d’urgence. Tous les abus sont devenus possibles, avec leurs lots de conséquences tragiques. Ce n’est plus la police qui s’adapte à la loi, c’est la loi qui s’adapte à la police… Et nous sommes loin d’être les seuls à avoir été visés par le renforcement des dispositifs sécuritaires et des violences d’État. En 2015, le gouvernement a déclaré une véritable guerre intérieure : il a traqué les migrants et ceux qui les défendent, poursuivi la traditionnelle répression des « Noirs », des « Arabes », des « Rroms » et plus généralement des quartiers populaires, ciblé les « Musulmans » notamment via des perquisitions, des assignations à résidence et des fermetures de mosquées totalement arbitraires… À cela s’ajoute la guerre sociale qu’ont menée Valls et consors, notamment dans le cadre de la mobilisation contre la loi travail. Face aux résistances des quartiers populaires et du mouvement social, on a vu les violences se déchainer en touchant des catégories jusqu’ici protégées.

Les attentas terribles que nous avons connus en 2015 et en 2016 sont venus renforcer l’arsenal sécuritaire alors qu’ils sont la conséquence directe de la politique guerrière que la France et ses alliés mènent à l’étranger. L’État Français, qui pèse toujours de tout son poids sur les peuples qu’il domine comme en Afrique, prolonge cette politique au Proche-Orient tout comme il entérine l’occupation de la Palestine. Sa « lutte contre le terrorisme » ressemble surtout à une agression permanente contre des peuples innocents. C’est, entre autres, ce qui nourrit la crise humanitaire des réfugiés, traités cyniquement comme une menace potentiellement « terroriste ». C’est le serpent qui se mord la queue : le climat de guerre intérieure permet de justifier le contrôle toujours plus brutal de la population et délivre un permis de violence aux forces de l’ordre qui répriment toutes les gueules qui ne lui reviennent pas et tous ceux qui, des familles de victimes aux manifestants contre la loi travail en passant par les militants des quartiers populaires à la ZAD, osent s’organiser contre l’État, réclamer justice et affirmer leur Dignité.

Nous sommes tous concernés !

La campagne présidentielle ne va rien arranger. Au contraire. Presque chaque nouvelle déclaration est une insulte faite à nos combats, à nos préoccupations et à nos urgences.

Parce que nous ne nous soumettrons pas à l’arbitraire du pouvoir,
Parce que les mots « justice » et « dignité » ont encore un sens pour nous,
Parce que nous pensons qu’il est primordial de nous organiser, ensemble, pour lutter contre la guerre faite aux pauvres, aux migrants, aux descendants de colonisés,

Nous appelons tout-e-s celles et ceux qui se sentent concernés par ces sujets à nous rejoindre dans toutes les initiatives à venir (voir calendrier au bas de la page) et à participer très largement à la Marche pour la Justice et la Dignité qui aura lieu le dimanche 19 mars 2017 à Paris. Contre la hogra, contre l’humiliation, contre le racisme et les violences policières, contre les guerres lâches faites en notre nom contre des peuples qui ne nous ont rien fait.

Retrouvons espoir, force et unité pour faire bloc ensemble au nom de la Justice et de la Dignité.

Assemblée et mobilisation contre le meeting du Front national à Toulouse


Comme à chaque période électorale, le Front National ressort ses têtes d’affiches médiatiques à l’occasion d’un grand meeting qui se veut le point d’orgue de leur cirque électoral. Utilisant les médias, les élections et la peur de la crise économique pour faire grossir leur parti identitaire, vide d’alternatives et de projet, le FN reste toujours un parti qui doit être férocement combattu. Fleurtant avec les élites politiques, il n’en reste pas moins un parti populiste qui détruit nos vies et nous divisent.

Pourquoi lutter contre le FN ?

Car c’est un parti raciste, homophobe, sexiste, et fascisant qui appuie et sert une logique de division et de peur. Le choix de laisser Marion Maréchal Le Pen défendre la fin de l’avortement ou Florian Philippot sous-entendre qu’ils ne sont pas homophobes n’est qu’un écran de fumée sur l’ordre moral catholique du FN.

Car c’est un parti ultra-autoritaire, populiste, qui ne défend finalement que les riches et les patrons français. C’est la défense des intérêts du grand patronat et des élites financières contre l’intérêt des classes populaires. Le FN veut un capitalisme fort et prospère : qui nourrit la misère et les guerres.

Car c’est un parti qui banalise des notions absurdes et dangereuses comme la préférence nationale, l’insécurité et le tout répressif, etc, afin d’imprégner le débat politique de sa haine d’une société métissée et populaire. Cette banalisation, dans laquelle les autres partis s’engouffrent, doit être combattue.

Car c’est un parti électoraliste, comme les autres, dans une démocratie où se laisser représenter c’est avant tout se faire déposséder des moyens politiques, des moyens d’action et d’organisation de nos vies.

Comment lutter contre le FN ?

En rompant avec ce spectacle peu divertissant, cette mascarade électorale, et en s’organisant pour créer une réelle alternative à nos vies et notre société. Il ne faut pas se leurrer, le FN ne changera pas cette société. Les travailleurs et travailleuses exploité.e.s le seront d’autant plus mais sous prétexte de sauver la nation. Notre quotidien sera encore plus soumis aux lois des patrons.

C’est en se dotant d’outils pour lutter contre les dominations qui structurent nos sociétés que nous créerons nous même les conditions d’une véritable révolution sociale. Nous appelons donc à une assemblée publique afin de se rencontrer sur des bases politiques communes, de poser des perspectives et d’organiser une mobilisation d’ampleur le 15 avril 2017, jour du meeting du FN à Toulouse.

SAMEDI 18 MARS 2017 : ASSEMBLÉE PUBLIQUE à 15h à La Chapelle (36 rue Danielle Casanova – métro Compans Caffarelli)

SAMEDI 15 AVRIL 2017 : GRANDE MOBILISATION CONTRE LE MEETING DU FRONT NATIONAL

L’appel en .pdf

Toutes et tous ensemble pour contrer le Front national et la mascarade électorale !


L’Union Antifasciste Toulousaine lance une campagne antifasciste contre le Front national et la mascarade électorale :

https://contrefnelec.noblogs.org/

Nous proposons du matériel, un manifeste, un site internet, un calendrier de mobilisation et de l’information.

Nous appelons toutes les personnes et les organisations sensibles à la montée de l’extrême-droite et au développement du capitalisme à nous rejoindre autour de cette campagne : créons un point de convergence pour amorcer les conditions d’un mouvement social antifasciste et révolutionnaire, en rupture avec la mascarade électorale et ce système de dominations.

L’heure est aux résistances et à la construction d’alternatives, nos armes sont la lutte, la solidarité et l’auto-organisation !