Vers un local unitaire, révolutionnaire et antifasciste à Toulouse !


Face aux attaques capitalistes et gouvernementales sans précédent que nous subissons actuellement, nous devons plus que jamais nous organiser de manière efficace. À Toulouse nous manquons cruellement d’un lieu de rassemblement antifasciste et libertaire. Sans un local, nous sommes souvent contraint de brider nos activités et notre visibilité locale.

C’est pour combler ce manque qu’Alternative libertaire, la Coordination des Groupes Anarchistes, la Confédération Nationale du Travail et l’Union Antifasciste Toulousaine ont décidé d’initier un projet de local commun. Nous voulons faire de ce local un outil au service des luttes, un espace ouvert de rencontre et de solidarité. Débats, soirées, projections, bibliothèques, permanences… en perspective. Bref, un lieu d’organisation pour la lutte sociale et la révolution.

Nous comptons ouvrir ce local pour la fin de l’année 2018. Nos finances n’étant pas celles des macronistes, nous avons besoin de votre participation financière pour rassembler la somme de départ nécessaire au lancement du projet. Nous lançons donc une campagne de financement participatif afin que les personnes qui luttent contre le fascisme, le capitalisme et toutes les oppressions puissent le soutenir et disposer d’un lieux pour se réunir, s’informer et s’organiser.

POUR QUE NOTRE UNION FASSE NOTRE FORCE, VIVEMENT UN LOCAL ROUGE, NOIR ET ANTIFASCISTE À TOULOUSE!

Vous trouverez ci-dessous le lien pour faire grossir la cagnotte :

http://www.lepotcommun.fr/pot/w9n5az5v

Il est préférable de faire le virement directement sur le compte bancaire suivant :
IBAN : FR66 3000 2040 3900 0011 7110 Z91
BIC : CRLYFRPP

Contact : toulouserevolution@riseup.net

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Clément – 5 ans – Ni oubli, ni pardon


Rassemblement hommage Clément Méric


Il y a 5 ans, notre camarade antifasciste Clément Méric est mort sous les coups de l’extrême-droite à Paris. La cour d’appel de Paris, le 5 décembre, a rejeté le recours d’un des skinheads impliqué dans la rixe qui a coûté sa vie à notre camarade en 2013. Esteban Morillo et Samuel Dufour sont renvoyés aux assises.

Depuis 5 ans, leur procès tarde et la justice a laissé impuni ces meurtriers. Et depuis 5 ans nous devons combattre le discours inacceptable des médias et de la justice. Nous avons entendu les médias travestir la réalité en une « rencontre malheureuse » ou rabaisser notre lutte en « une simple bagarre qui a mal tourné ». Ne laissons ni les médias, ni la justice salir sa mémoire. Clément Méric est mort, tué froidement par des militants d’extrême-droite qui ont intentionnellement causé sa mort. Sa mort est politique, son meurtre est le résultat d’une idéologie à dominante raciste qui détruit nos vies et toute forme de solidarité que nous cherchons à construire.

Depuis le 5 juin 2013, chaque lutte nous rappelle avec force que nous devons faire vivre ses combats. Chaque jour, nous cherchons à faire vivre sa mémoire en construisant une société dont il serait fier. Nous serons là, dans la rue, pour le rappeler. Nous serons là pour rappeler les engagements de Clément. En développant la solidarité internationale avec les peuples qui luttent pour leur auto-détermination et contre le colonialisme, nous faisons reculer l’extrême-droite.

En combattant le sexisme, l’homophobie, l’islamophobie, l’antisémitisme et toutes les discriminations et système d’oppression, nous faisons reculer l’extrême-droite.

Nous vous invitons d’ailleurs, si vous le pouvez, à lui rendre hommage lors des 2 jours de commémoration qui auront lieu à Paris. Nos pensées vont aussi au comité pour Clément qui fait vivre sa mémoire depuis ce temps.

Une vie de lutte plutôt qu’une minute de silence
Clément, la rage au cœur, nous ne t’oublierons jamais
Ni oubli, ni pardon !

Rassemblement à Toulouse – Jean Jaures

Mardi 5 juin 2018 – 19h

Des royalistes à Toulouse


Logo_action_francaise

Depuis plusieurs mois vous avez peut être remarqué la présence d’une nouvelle organisation politique sur Toulouse. Elle distribue des tracts aux métros, colle des autocollants et a fait parler d’elle sur Côté Toulouse. Il s’agit de l’Action Française.

Son apparition peut sembler inoffensive : ses tracts sont contre l’Union Européenne, ses affiches appellent à consommer local et elle refuse l’idée d’appartenir à l’extrême droite. Mais il ne faut pas oublier qui est réellement ce groupe.

Tout d’abord l’Action Française est un groupe royaliste. Oui, vous avez bien lu, illes sont pour remettre en place un roi avec un système féodal. Il faut dire que c’est aussi le plus vieux groupe d’extrême-droite de France. Sa création remonte à 1898 dans une optique antidreyfusarde, donc fortement antisémite. C’est avec l’arrivée du théoricien Charles Mauras que se développe plus profondément l’idéologie de l’Action Française, que certains historiens voient comme une des origines du fascisme de Mussolini en Italie. Même l’Église finit par être choquée par les idéaux politiques du groupe et le condamne en 1926, entraînant le départ d’une bonne partie des catholiques. Malgré ce coup porté par l’Église, il est toujours suffisamment nuisible pour participer à la tentative de coup d’état orchestrée par les ligues nationalistes en 1934.

Certes, tout cela est daté. De nos jours, l’Action Française profite de la perte de vitesse des identitaires et d’autres groupes d’extrême-droite pour se présenter comme le nouveau lieu de convergence de toute la pensée xénophobe, anti-humaniste et réactionnaire.  Le résultat est que lorsqu’illes s’implantent dans une ville, illes permettent à l’extrême-droite de se retrouver et de reprendre confiance. À Toulouse, ville qui leur est traditionnellement hostile, cela serait une sacrée défaite. Si certaines personnes n’y voient qu’une bataille d’idée qu’il faut gagner à coups d’arguments, les actualités nous prouvent que leur impact est concret. L’extrême-droite représente un danger physique pour toutes les populations qui ne rentrent pas dans leur vision étriquée de la société. À Marseille, où l’Action Française possède un local, l’un des leurs a été interpellé par la section anti-terroriste car il se préparait à tuer des immigré.e.s. Dans le reste de la France, les multiples attaques de facs par l’extrême-droite nous rappelle aussi que ces gens sont un danger pour nos luttes au quotidien.

Alors ne laissons pas l’extrême droite répandre ses idées nauséabondes, confisquons lui ses tracts, arrachons ses autocollants et fermons les lieux où elle s’organise !

Tract 1er Mai 2018


Cortège révolutionnaire – 1er mai 2018


Le 1er Mai, toutes et tous dans la rue pour une riposte sociale !

Les attaques contre les travailleuses et travailleurs se multiplient à un rythme effréné. En moins d’un an, ce sont tous les secteurs d’activité qui ont subi de violentes réformes : le rail, l’éducation, la santé, la poste, les communications, l’énergie… Sans oublier les suppressions d’emplois dans le privé pour assouvir la voracité des actionnaires et sous couvert de chantage à l’emploi.

Les chômeuses et chômeurs vont également devoir endurer une réforme qui va encore plus les marginaliser et les rendre responsables de leur situation. Le chômage de masse est pourtant l’un des résultats directs de l’application des politiques libérales menées depuis 50 ans.

Les étrangères et étrangers, avec ou sans papiers, en plus d’avoir quitté leur pays, payent le prix fort de leur condition avec la réforme du droit d’asile, la perpétuation du racisme d’État et l’impunité dont jouissent les fascistes. Alors même qu’ielles fuient souvent les guerres que nos gouvernements font ou laissent faire.

Les personnes victimes de l’oppression patriarcale souffrent toujours d’agressions sexistes et LGBTQI-phobes. Ce système hétéro-normatif et cis-genré opprime celleux qui revendiquent ou non leurs différences par rapport à la norme de ceux qui ont le pouvoir.

Les militantes et militants politiques et syndicaux de gauche continuent de faire l’objet d’une répression féroce de la part de la police et des institutions judiciaires.

Cela démontre encore la dérive de plus en plus autoritaire de l’État. Dernière en date pour preuve, le licenciement du délégué départemental de Sud PTT 92.

On l’observe aussi dans la constitutionalisation de l’état d’urgence, véritable légitimation d’un mode de gouvernement par la peur !

Sous prétexte d’anti-terrorisme, il a servi et sert encore et surtout à faire taire le camp des progressistes et des révolutionnaires.
Face à toutes les violences de l’État et de ses institutions, la réponse réformiste est un échec dont il faut prendre conscience, sous peine de laisser la voie libre aux fascistes et autoritaires.

C’est déjà ce que l’on peut constater en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Royaume-Uni, aux États-Unis et en France. Très récemment, des fascistes ont attaqué des militant.e.s étudiant.e.s à la fac de droit de Montpellier et, depuis déjà des années, le lycée autogéré de Paris est victime de harcèlement de la part de militants du GUD.

Nous ne pouvons pas continuer à nous voiler la face et penser que seul un populisme de gauche peut répondre au populisme de droite ou que seule la réforme de gauche peut répondre à la réforme de droite. L’histoire des expériences révoltionnaires et l’état actuel du mouvement social en France et dans le monde confirment la défaite des stratégies réformistes face au capitalisme.

Unissons-nous, travailleurs et travailleuses, chômeuses et chômeurs, précaires, opprimé·e·s de genre, de race, sur des bases égalitaires et autogestionnaires !

Construisons dès maintenant la riposte à ce capitalisme et cet État qui tue, emprisonne, oppresse et détruit les personnes et l’environnement !

Ripostons par l’organisation et la solidarité de, par et pour toutes et tous ! Dans nos lieux de vie et de lutte, au travail et dans la rue !

Contre le patriarcat, le fascisme, le capitalisme, l’État et ses institutions, révolution sociale !

Tous et toutes ensemble dans le cortège révolutionnaire !

 

Organisateurs : Union Antifasciste Toulousaine (UAT), Coordination des groupes Anarchistes – Toulouse (CGA), Alternative Libertaire – Toulouse (AL), Confédération Nationale du Travail 31 (CNT 31)

Impunité fasciste à Lyon : local de la CNT attaqué!


Dans la nuit du 30 au 31 mars dernier, le local de la Confédération Nationale du Travail de Lyon a été pris pour cible par un groupe de fachos du PNF. Ils ont brisé les vitres, tenté de forcer le rideau et ont voler du matériel militant. Pas de blessé du côté des camarades syndicalistes.

Il s’agit de la quatrième attaques qui vise les locaux militants en moins de 3 ans après celles de la Plume Noire (Librairie libertaire et local de la Coordination des Groupes Anarchistes), du local du Parti Communiste Français et de Radio Canut (radio libre et militante d’extrême gauche).

Mais le contexte local particulier de Lyon fait malheureusement écho à une montée en puissance des groupuscules fascistes partout en France comme peut en témoigner les attaques subies à Strasbourg, Paris, Lille et Montpellier.

On voit clairement que pour l’actuel ministre de l’intérieur et ancien maire de Lyon, Gérard Collomb, les fascistes ne posent aucuns problèmes vu la complaisance dont il fait preuve à l’égard de ces derniers.

Plus d’informations sur le site de la Horde en cliquant ici

Contre le fascisme et ses idées, organisons la solidarité avec les victimes et la riposte radicale !

 

Solidarité avec les luttes en cours


Depuis 2 semaines nous avons pu voir comment les fafs et la police traitent les étudiants et les lycéens, que ce soit tout d’abord Montpellier, Strasbourg, Nantes, Bordeaux , le lycée autogéré de Paris et dernièrement l’attaque contre le local de nos camarades cénétistes à Lyon.

L’union antifasciste toulousaine veut tout d’abord apporter son soutien aux victimes des violences d’extrême droite et de la repression policière et il va sans dire que nous condamnons fermement ces actions dignes des plus basses façons de procéder comme il est coutume à l’extrême droite.

Nous condamnons également les violences policières qui sous couvert de maintenir l’ordre passe à tabac les étudiants et ne l’oublions pas les manifestants qui se battent pour une société meilleure et conserver leurs acquis sociaux.

Nous soutenons nos camarades syndicalistes qui ont vu leur local attaqué par l’extrême droite à Lyon. Lyon dont l’ancien maire qui n’a jamais rien fait pour éradiquer la peste brune se retrouve aujourd’hui chef de la police, il va sans dire que les coupables ne sont pas prêts de répondre de leurs actes.

Nous apportons également notre soutien aux étudiants qui bloquent la fac du Mirail à Toulouse et nous tenons à leurs faire savoir que nous seront présents si jamais ils devaient subir quelconques agressions d’ou qu’elles viennent.Nous resterons soudés face à l’oppression et au fascisme.

 

Projection et rencontre


En partenariat avec Alternative Libertaire et le cinéma Le Cratère, nous organisons:

  • une rencontre avec Matt Gallandier et Sébastien Ibo autour du livre Temps obscurs.  Nationalisme et fascisme en France et en Europe, aux éditions Acratie.
  • la projection du film « The antifascists », de Patrick Oberg et Emil Ramos

Synopsis du livre:

L’objectif de cet ouvrage est de comprendre pourquoi l’extrême droite a fait ces dernières années un tonitruant retour au premier plan de la scène politique en Europe et particulièrement en France. Sa dynamique est-elle similaire au fascisme des années 1930 ?
Après avoir étudié le fascisme historique, nous proposons d’analyser son renouveau idéologique, ainsi que son rapport au localisme et à l’international. Dans une perspective de synthèse, avec un langage simple et clair, cet ouvrage entend offrir une analyse matérialiste pensant en termes de classes sociales le nationalisme et l’extrême droite.

Synopsis du film:

Une guerre de basse intensité est en train de se dérouler dans les rues d’Europe dont le but est le fascisme. Ce documentaire nous embarquent derrière les masques des groupes militants dits antifascistes. En 2013 un groupe armé de nazis attaquent une manifestation pacifique à Stockholm et plusieurs personnes sont blessées. En Grèce le parti néo-nazi Aube Dorée est devenu le 3e parti aux élections et à Malmö l’activiste Showan Shattak et ses ami.e.s sont attaqués au couteau par un groupe de nazis, il finit dans le coma.

Dans ce portrait des antifascistes de Grèce et de Suède nous présentons des personnages-clés qui expliquent leur avis sur leur politique radical, mais aussi pour questionner le niveau de leur propre violence et militantisme.

Le lien de la Horde en cliquant juste ici

Contre les fachos et leurs alliés, solidarité avec Montpellier !


Dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 mars, des étudiants et étudiantes réuni-e-s dans un amphithéâtre de la fac de droit de Montpellier ont été attaqué-e-s par un groupe de fascistes, se revendiquant du GUD, cagoulés et armés de bâtons et de tasers. Cette expédition punitive aurait été rendue possible avec l’aide du doyen de la fac de droit. Il les auraient laissé entrer sur le campus et les auraient protégé après leur attaque dans les locaux administratifs. Il affirme même ouvertement sa sympathie et son soutien aux fascistes durant une interview. Voilà encore une preuve, si cela était nécessaire, de la collusion et de la complaisance de l’État et de ses institutions envers les méthodes et groupes fascistes partout en France. Encore une fois l’extrême droite sert de briseuse de grève et défend les institutions.

N’attendons rien du pouvoir, organisons la risposte anti-fasciste dans la rue et dans les luttes.
Solidarité et soutien avec les victimes des fachos.
Flics, fascistes, hors de nos facs !

Suite a cette nouvelle, des toulousains et toulousaines ont appelé à un rassemblement de solidarité. Devant le succès de l’opération le rassemblement est parti en manifestation sauvage et a rassemblé environ 300 personnes. La manifestation a suivi le boulevard puis a tenté de rejoindre la gare pour montrer que l’attaque contre nos camarades de Montpellier est bien une attaque contre tout le mouvement social qui se met en place. Malheureusement, la gare ne fut pas atteinte mais la manifestation fut une belle réussite.