Le 19 mars, une Marche pour la Justice et la Dignité


Un par mois. C’est, en moyenne, le nombre de pères, de frères, de fils que nous perdons à cause de la brutalité des forces de l’ordre. Une brutalité qui prend plusieurs formes : des techniques de pliage qui conduisent à l’asphyxie des victimes aux coups de poings, de balles ou de Taser qui, dans les pires des cas, s’avèrent mortels.

Régulièrement depuis plus de 40 ans, les nôtres sont ainsi tués par l’État Français, aux mains de ceux que l’on appelle ironiquement les « gardiens de la paix ». Régulièrement depuis plus de 40 ans, c’est l’impunité la plus abjecte et les campagnes de criminalisation qui répondent aux mobilisations de celles et ceux qui réclament vérité et justice pour leurs morts. L’acharnement policier, judiciaire et politique contre la famille Traoré, à qui nous exprimons toute notre solidarité, en est la preuve. À chaque fois, c’est la même histoire.

La répression qui nous vise, nous familles de victimes, s’est accentuée sous le régime de l’état d’urgence. Tous les abus sont devenus possibles, avec leurs lots de conséquences tragiques. Ce n’est plus la police qui s’adapte à la loi, c’est la loi qui s’adapte à la police… Et nous sommes loin d’être les seuls à avoir été visés par le renforcement des dispositifs sécuritaires et des violences d’État. En 2015, le gouvernement a déclaré une véritable guerre intérieure : il a traqué les migrants et ceux qui les défendent, poursuivi la traditionnelle répression des « Noirs », des « Arabes », des « Rroms » et plus généralement des quartiers populaires, ciblé les « Musulmans » notamment via des perquisitions, des assignations à résidence et des fermetures de mosquées totalement arbitraires… À cela s’ajoute la guerre sociale qu’ont menée Valls et consors, notamment dans le cadre de la mobilisation contre la loi travail. Face aux résistances des quartiers populaires et du mouvement social, on a vu les violences se déchainer en touchant des catégories jusqu’ici protégées.

Les attentas terribles que nous avons connus en 2015 et en 2016 sont venus renforcer l’arsenal sécuritaire alors qu’ils sont la conséquence directe de la politique guerrière que la France et ses alliés mènent à l’étranger. L’État Français, qui pèse toujours de tout son poids sur les peuples qu’il domine comme en Afrique, prolonge cette politique au Proche-Orient tout comme il entérine l’occupation de la Palestine. Sa « lutte contre le terrorisme » ressemble surtout à une agression permanente contre des peuples innocents. C’est, entre autres, ce qui nourrit la crise humanitaire des réfugiés, traités cyniquement comme une menace potentiellement « terroriste ». C’est le serpent qui se mord la queue : le climat de guerre intérieure permet de justifier le contrôle toujours plus brutal de la population et délivre un permis de violence aux forces de l’ordre qui répriment toutes les gueules qui ne lui reviennent pas et tous ceux qui, des familles de victimes aux manifestants contre la loi travail en passant par les militants des quartiers populaires à la ZAD, osent s’organiser contre l’État, réclamer justice et affirmer leur Dignité.

Nous sommes tous concernés !

La campagne présidentielle ne va rien arranger. Au contraire. Presque chaque nouvelle déclaration est une insulte faite à nos combats, à nos préoccupations et à nos urgences.

Parce que nous ne nous soumettrons pas à l’arbitraire du pouvoir,
Parce que les mots « justice » et « dignité » ont encore un sens pour nous,
Parce que nous pensons qu’il est primordial de nous organiser, ensemble, pour lutter contre la guerre faite aux pauvres, aux migrants, aux descendants de colonisés,

Nous appelons tout-e-s celles et ceux qui se sentent concernés par ces sujets à nous rejoindre dans toutes les initiatives à venir (voir calendrier au bas de la page) et à participer très largement à la Marche pour la Justice et la Dignité qui aura lieu le dimanche 19 mars 2017 à Paris. Contre la hogra, contre l’humiliation, contre le racisme et les violences policières, contre les guerres lâches faites en notre nom contre des peuples qui ne nous ont rien fait.

Retrouvons espoir, force et unité pour faire bloc ensemble au nom de la Justice et de la Dignité.

Premières familles signataires :

  • Famille de Lahoucine Ait Omghar
  • Famille d’Amine Bentounsi
  • Famille de Hocine Bouras
  • Famille d’Abdoulaye Camara
  • Famille de Lamine Dieng
  • Famille de Wissam El Yamni
  • Famille d’Amadou Koumé
  • Famille de Mourad Touat
  • Famille d’Ali Ziri

Avec le soutien de :

Comité Vérité et Justice pour Lamine Dieng – Comité Vérité et Justice pour Mamadou Marega – Comité Vérité et Justice pour Abou Bakari Tandia

Signatures collectives

Action-antifasciste Paris-Banlieue (AFA) – Alternative Libertaire (AL) – Association Black is really beautiful – Association contre le racisme (ACOR, Suisse) – Association citoyenneté active (Chauny) – Association Égalité Toulouse Mirail – Association pour l’Intégration et l’Invention Républicaines (AIIR) – Association Femmes plurielles – Association KÂLÎ – Association de lutte contre l’islamophobie et les racismes (ALCIR 20eme) – Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) – Assemblée des Blessés, des Familles et des Collectifs contre les violences policières – Brigade Anti Négrophobie (BAN) – Bruxelles Panthères – Candidatura d’Unitat Popular (CUP – Països Catalans) – Cedetim/Ipam – Centre d’études postcoloniales de Lyon – CGT-Culture Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration – Collectif décolonial lyonnais – Collectif enseignant pour l’abrogation de la loi de 2004 (CEAL) – Collectif James Baldwin – Collectif Parisien pour la Protection des Jeunes et Mineurs Isolés Étrangers (CPMJIE) – Collectif Ni Guerres ni état de guerre – Collectif 20ème solidaire avec les migrants – Comité contre les violences policières à Pantin – Convergence Citoyenne Ivryenne (CCI) – Coopérative écologie sociale – CRI Rouge – D’ailleurs nous sommes d’ici » 67 (DNSI) -Emancipation Tendance intersyndicale – Fondation Frantz Fanon – Front antiraciste alsacien – FUIQP Saint Etienne) – Historical materialism (Toronto) – Identité plurielle – IJAN (Argentina) – IJAN International – LKP – London Campaign Against Police and State (Grande-Bretagne) – Marche des Femmes pour la Dignité (MAFED) – Mwasi – Organisation Communiste Libertaire (Paris) – New socialists (Toronto) – Ontario Coalition Against Poverty – Nouveaux Cahiers du Socialisme (Montréal) – Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) – Organisation de femmes Egalité – Paris Against Trump – Parti communiste des ouvriers de France (PCOF) – Plateforme de la voix des prisonniers – Parti des Indigènes de la République (PIR) – Pride de nuit – Réseau pour une gauche décoloniale – Le Seum collectif – Socialist Project (Toronto) – Sortir du colonialisme – Union Antiraciste et Populaire de Toulouse – (UAPU31) – Union des Démocrates Musulmans de France (UDMF) – Union Juive Française pour la Paix (UJFP) – Urgence Notre Police Assassine (UNPA)

Signatures individuelles :

Hamé, du groupe La Rumeur (artiste) – Kery James (artiste) – Youssoupha (artiste) – Opal Tometi (co-fondatrice de Black Lives Matter et Executive Director of Black Alliance for Just Immigration-BAJI) – Eli Domota (LKP) –

Et par ordre alphabétique :

Sihame Assbague (militante antiraciste) – Djamel Attalah (marcheur de 83) – Ludivine Bantigny (historienne) – Mohamed Benkhelouf (maire adjoint à Aubervilliers) – Judith Bernard (metteur en scène) – Olivier Besancenot (NPA) – Félix Boggio Éwanjé-Épée (revue Période) – Ahmed Boubeker (sociologue) – Rachid Bouchareb (réalisateur) – Alima Boumediene Thiery (avocate) – Houria Bouteldja (PIR) – Pierre Cours-Salies (Sociologue, professeur émérite Paris 8, Membre d’Ensemble !) – Gerty Dambury (écrivaine) – Christine Delphy (Féministe) – Rokhaya Diallo (auteure et réalisatrice) – Eva Doumbia (artiste) – Mireille Fanon Mendès-France (Fondation Frantz Fanon et experte ONU) – Patrick Farbiaz (Sortir du colonialisme) – François Gèze (Editeur) – Alain Gresh (journaliste) – Nacira Guénif-Souilamas (sociologue) – Olivier Le Cour Grandmaison (universitaire) – Franco Lollia (BAN) – Frédéric Lordon (économiste) – Stella Magliani-Belkacem (La fabrique éditions) -Philippe Marlière (universitaire) – René Monzat (militant antiraciste) – Océane Rosemarie (comédienne) – Philippe Poutou (Porte-parole du NPA) – Saadane Sadgui (Co-fondateur des JALB et du MIB) – Catherine Samary (Militante altermondialiste) – Maximilien Sanchez (conseiller municipal délégué à la jeunesse de Gentilly) – Omar Slaouti (membre du collectif Ali Ziri), Odile Tobner (auteure de « Du racisme français) – Enzo Traverso (universitaire) – Françoise Vergès (politologue) – Marie-Christine Vergiat (Députée européenne, Front de Gauche) – Catherine Wihtol de Wenden (universitaire)

Signatures internationales :

Jabir Puar (Associate Professor, Women’s and Gender Studies, Rutgers University, USA), Jin Haritaworn (professor, University of Toronto), Rabab Abdulhadi (Director, Arab and Muslim Ethnicities and Diasporas (AMED) Initiative, Race and Resistance Studies, San Francisco State University, USA) , Inderpal Grewal (professor, Yale University, USA), France Winddance Twine (professor, Sociology, University of California, Santa Barbara, USA), Minoo Moallem (professor, Department of Gender and Women’s Studies, University of California, Berkeley, USA), Sirma Bilge (Associate Professor, Sociology Department, Université de Montréal), Lisa Duggan (Professor of Social & Cultural Analysis, NYU, USA), Nelson Maldonado-Torres (Associate Professor, Latino and Caribbean Studies, and Comparative Literature, Rutgers University, New Brunswick, NJ USA), Paola Bacchetta (professor, Berkeley), Hatem Bazian (director, Islamophobia Documentation Center, and lecturer, University of California, Berkeley, USA), Huma Dar (Co-founder, Muslim Identities and Cultures, and lecturer, Race & Resistance Studies, Department of Ethnic Studies, San Fransisco State University, USA), Malkia Cyril (Black Lives Matter, Bay Area, California, USA) Dina M Siddiqi, (professor, Anthropology, BRAC University, Bangladesh), Cheba Chhachhi, Artist, New Delhi, India, Kavita Krishnan, women’s rights activist, Delhi, India, Carla Trujillo, novelist, also Assistant Dean, UC Berkeley, USA, Donna Murch, Associate Professor, Rutgers University, New Brunswick, New Jersey, USA, Ramon Grosfoguel, professor, UC Berkeley – Stefan Kipfer (York University, Canada) – Greg Albo, Professeur, York University, Toronto –

Ils nous soutiennent :

« Nous appelons à manifester le 19 mars pour la Justice et la Dignité parce que :

- La revendication légitime de Vérité et de Justice portée par ces familles victimes de violences policières doit être soutenue.

- La banalisation des discours, des actes racistes et leur caractère structurel sont inacceptables.

- Les droits démocratiques doivent être les défendus face à l’Etat d’urgence et des mesures liberticides qui touchent particulièrement celles et ceux qui subissent le racisme.

- L’accueil des migrant-e-s dans des conditions dignes et la régularisation de tous les sans papiers doivent être opposés à l’Europe forteresse. »

ATTAC – DAL – Ensemble ! –

Si vous souhaitez vous joindre à nous et signer cet appel, merci d’envoyer un mail à marche19mars@gmail.com

 

Assemblée et mobilisation contre le meeting du Front national à Toulouse


Comme à chaque période électorale, le Front National ressort ses têtes d’affiches médiatiques à l’occasion d’un grand meeting qui se veut le point d’orgue de leur cirque électoral. Utilisant les médias, les élections et la peur de la crise économique pour faire grossir leur parti identitaire, vide d’alternatives et de projet, le FN reste toujours un parti qui doit être férocement combattu. Fleurtant avec les élites politiques, il n’en reste pas moins un parti populiste qui détruit nos vies et nous divisent.

Pourquoi lutter contre le FN ?

Car c’est un parti raciste, homophobe, sexiste, et fascisant qui appuie et sert une logique de division et de peur. Le choix de laisser Marion Maréchal Le Pen défendre la fin de l’avortement ou Florian Philippot sous-entendre qu’ils ne sont pas homophobes n’est qu’un écran de fumée sur l’ordre moral catholique du FN.

Car c’est un parti ultra-autoritaire, populiste, qui ne défend finalement que les riches et les patrons français. C’est la défense des intérêts du grand patronat et des élites financières contre l’intérêt des classes populaires. Le FN veut un capitalisme fort et prospère : qui nourrit la misère et les guerres.

Car c’est un parti qui banalise des notions absurdes et dangereuses comme la préférence nationale, l’insécurité et le tout répressif, etc, afin d’imprégner le débat politique de sa haine d’une société métissée et populaire. Cette banalisation, dans laquelle les autres partis s’engouffrent, doit être combattue.

Car c’est un parti électoraliste, comme les autres, dans une démocratie où se laisser représenter c’est avant tout se faire déposséder des moyens politiques, des moyens d’action et d’organisation de nos vies.

Comment lutter contre le FN ?

En rompant avec ce spectacle peu divertissant, cette mascarade électorale, et en s’organisant pour créer une réelle alternative à nos vies et notre société. Il ne faut pas se leurrer, le FN ne changera pas cette société. Les travailleurs et travailleuses exploité.e.s le seront d’autant plus mais sous prétexte de sauver la nation. Notre quotidien sera encore plus soumis aux lois des patrons.

C’est en se dotant d’outils pour lutter contre les dominations qui structurent nos sociétés que nous créerons nous même les conditions d’une véritable révolution sociale. Nous appelons donc à une assemblée publique afin de se rencontrer sur des bases politiques communes, de poser des perspectives et d’organiser une mobilisation d’ampleur le 15 avril 2017, jour du meeting du FN à Toulouse.

SAMEDI 18 MARS 2017 : ASSEMBLÉE PUBLIQUE à 15h à La Chapelle (36 rue Danielle Casanova – métro Compans Caffarelli)

SAMEDI 15 AVRIL 2017 : GRANDE MOBILISATION CONTRE LE MEETING DU FRONT NATIONAL

L’appel en .pdf

Toutes et tous ensemble pour contrer le Front national et la mascarade électorale !


L’Union Antifasciste Toulousaine lance une campagne antifasciste contre le Front national et la mascarade électorale :

https://contrefnelec.noblogs.org/

Nous proposons du matériel, un manifeste, un site internet, un calendrier de mobilisation et de l’information.

Nous appelons toutes les personnes et les organisations sensibles à la montée de l’extrême-droite et au développement du capitalisme à nous rejoindre autour de cette campagne : créons un point de convergence pour amorcer les conditions d’un mouvement social antifasciste et révolutionnaire, en rupture avec la mascarade électorale et ce système de dominations.

L’heure est aux résistances et à la construction d’alternatives, nos armes sont la lutte, la solidarité et l’auto-organisation !

# Justice pour Théo : nouveau rassemblement


Après la manif de mardi 7 février qui a rassemblé 150 personnes, le collectif toulousain de soutien à la famille Traoré appelle (lien Facebook) à se retrouver le samedi 11/02 à 15h place du Capitole :

« Rassemblement pour exiger une justice pour Théo, jeune homme d’Aulnay-sous-bois, victime de violences et de viol par la police. Mais aussi pour toutes les victimes de violences policières ! Que la mobilisation soit la plus large possible ! Que cesse l’impunité policière! Invitez vos contacts et soyons uni.e.s pour demander JUSTICE ! »

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Ci-dessous, petite galerie photo du rassemblement manif sauvage du mardi 7 février 2017 et un petit compte-rendu sur paru sur iaata.info :

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Bref retour sur la manif contre les violences policières suite à l’agression de Théo à Aulnay.

# Justice pour Théo : rassemblement


Suite aux violences policières à Aulnay-sous-bois, rassemblons-nous le mardi 7 février 2017, à 18h, au Capitole.

Aulnay-sous-Bois, jeudi 2 février 2017.

manifantirepLa police débarque pour des contrôles d’identité. Un policier gifle un jeune. Théo, qui est en route pour rejoindre des amis, s’interpose. Il est interpellé par 4 policiers. L’un d’entre eux lui enfonce sa matraque télescopique dans l’anus occasionnant de grave blessures. Théo est également frappé au moment de son interpellation, et dans le véhicule de police, il présente des ecchymoses au visage et au niveau du crâne.

Depuis des années les témoignages se multiplient pour révéler les crimes policiers dans toute leur horreur : la police tue, elle mutile, elle blesse, elle viole et tente de détruire psychologiquement tous celles et ceux qui ne rentrent pas dans les cases du système qu’elle défend : les pauvres, les homos, les personnes qu’elle voit comme des étrangers, les gauchistes, les personnes trans…

Et la police se permet encore de venir réclamer toujours plus d’armes , et toujours plus de droits (comme l’aménagement de la légitime défense qui est passée au sénat) pour accomplir sa besogne.

Aujourd’hui face à toutes ces violences et tout ces crimes, face à ce qu’on a infligé à Théo et tant d’autres, face au meutre d’Adama Traoré et ’emprisonnement de ses frères pour avoir juste demander justice, qui peut, encore, ne pas détester la police ?!

Rassemblons-nous le mardi 7 février 2017, à 18h, au Capitole,

et organisons-nous pour montrer notre soutien à toutes les victimes et dire que non les crimes et les violences policières ne sont pas de simples dérapages, mais bel et bien une politique de répression menée par un état raciste et colonial !

Annulation de notre projection du film « Aube dorée une affaire personnelle »


Il y a un mois, la journaliste et réalisatrice franco-grecque Angélique Kourounis a contacté l’Union Antifasciste Toulousaine pour nous proposer une projection en sa présence de son film « Aube dorée une affaire personnelle ». Parce que le sujet nous intéresse, nous avons décidé de répondre positivement à cette proposition et de programmer cette projection le samedi 26 novembre à la Chapelle. Mais nous avons été surpris de l’impossibilité de voir le film avant. Par nos propres moyens, nous avons réussi à avoir des informations concernant le film, ses messages, ses soutiens. Ce film pose le problème du parti Aube dorée, mais ne présente quasiment pas les actions de nos camarades antifascistes grecs. Ce film procède comme la plupart des reportages de télévision qui jouent avec la peur sans proposer de solutions concrètes autre que d’aller voter contre l’extrême-droite. Il n’était donc ni suffisamment intéressant, mais surtout en désaccord avec les principes révolutionnaires de notre organisation.
C’est pourquoi ne ne souhaitons pas soutenir ce film ni lui apporter une caution dans le réseau antifasciste.

Nous avons également contacté nos camarades antifascistes grecs sur place à Athènes qui nous ont transmis le même avis: « Ce film plait à l’antifascisme de posture de la gauche grecque parce qu’il cache tout ce que fait l’antifascisme radical : formation politique, action directe, autogestion, solidarité, malgré notre efficacité reconnue. Donc ce film n’a rien à faire dans notre mouvement. »

La séance du samedi 26 novembre est donc annulée.

Projection « Aube dorée: une affaire personnelle »


Aube Dorée… Vous avez sûrement entendu parler de ce parti néo-nazi grec qui s’est fait connaître par ses succès électoraux et ses violences envers des immigrés, des militants révolutionnaires etc.

Pour se tenir informé.e, y réfléchir et/ou en parler ensemble, l’Union Antifasciste Toulousaine vous invite à la projection du film-documentaire « Aube Dorée, une affaire personnelle » qui sera suivie d’une discussion en compagnie de la réalisatrice Angélique Kourounis.

Projection le 26 novembre à 18h à la Chapelle (36 rue Danielle Casanova) à Toulouse.

« Mon homme est juif, un de mes fils gay, un autre anar et moi féministe de gauche, fille d’immigré. Si Aube Dorée vient aux affaires notre seul problème sera dans quel wagon nous monterons. »

https://vimeo.com/147207238

Synopsis :

15123195_1778557302364929_2506121765181862698_oAngélique Kourounis enquête depuis des années sur l’organisation du parti néo nazi grec Aube Dorée. L’effondrement économique, l’instabilité politique, et les relations familiales sont au premier plan de ce documentaire qui essaie de comprendre ce qui se passe dans la tête des néo-nazis qui se posent en victimes du système.

Une Aube Dorée qui ne s’est jamais cachée quant à son idéologie. Ses scores aux élections dans le passé étaient peut être négligeables, mais cette idéologie défendue par une partie du clergé, cultivée par la plupart des médias, et transmise par le système politique est devenue le terreau sur lequel l’organisation a pu se développer.

Comment un parti raciste qui obtient des années durant moins de 0,2% des votes peut se retrouver au parlement avec 18 députés ? Comment un parti qui prône, la violence, la haine, le sexisme et le meurtre peut augmenter son score à chaque pogrom ? Comment Aube Dorée peut rester en Grèce la troisième force politique du pays depuis quatre ans ? Que se passe t-il dans la tête d’un membre d’Aube Dorée ?

La réalisatrice approche la question d’Aube Dorée via ses propres obsessions, ses inquiétudes et ses peurs. Elle a dédié plusieurs années de travail à ses recherches autour du parti néo nazi grec qui occupe toujours la troisième place sur l’échiquier politique grec après des décennies d’actions meurtrières. C’est son troisième film sur la question, et le premier documentaire d’auteure.

 

Une rentrée antifasciste réussie !


L’Union Antifasciste Toulousaine se félicite du succès des évènements antifascistes de cette rentrée 2016.

Le jeudi 15 septembre, nous nous retrouvions comme à notre habitude printanière, dans les rues, en cortèges, pour tenter de faire reculer ce gouvernement contre la loi travail. L’heure est maintenant aux bilans et au redéploiement de nos forces révolutionnaires.

Le samedi 17 septembre, alors que dans un coin de nos têtes nous avions des pensées chaleureuses et solidaires pour les camarades antifascistes grec.que.s 3 ans après l’assassinat du rappeur antifasciste Pavlos Fyssas, a eu lieu une journée autour de « Confusionnisme et théorie du complot ».

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Yannis Youlountas, anarchiste et antifasciste franco-grec, réalisateur de « Ne vivons plus comme des esclaves » et « Je lutte donc je suis » a animé deux temps de présentation : une formation militante et une conférence publique.

La formation à destination des militant.e.s antifascistes et révolutionnaires a rassemblé quelques dizaines de personnes l’après-midi pour permettre d’aborder le sujet et de soulever des interrogations au regard de nos expériences de lutte et d’alternatives. Pour l’UAT, l’idée était de participer à mettre en place des actions et un travail d’autoformation afin de se doter d’arguments, d’outils et de méthodes de lutte contre le confusionnisme.
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La conférence publique a, elle, réuni plus de 120 personnes, toujours à la Chapelle, lieu tout à fait adapté pour ce genre d’événements et ancré dans des pratiques autogestionnaires et collectives. Yannis a présenté le confusionnisme comme étant une méthode politique, utilisée par les réseaux traditionnels de l’extrême-droite mais pas seulement. Les théories du complot agissent elles comme des vecteurs de cette méthode, elles permettent de la distiller au sein de la population. Une bonne partie de la conférence (il manque malheureusement la fin) sera bientôt disponible sur notre site.

Nous avons agréablement fini la soirée autour des tables de presse et du bar, l’occasion de poursuivre ces moments d’échanges et de rencontres.

Le 25 septembre nous nous sommes retrouvés pour adresser notre solidarité et notre rage aux camarades finlandais après que Jimi Joonas Karttunen a été tabassé à mort par des militants d’extrême-droite ce 16 septembre 2016.


Au mois d’octobre, nous organisions la 5ème édition du festival antifasciste de Toulouse avec les copain.ine.s de Kartier libre.
Un before à l’Internazionale (le 8 octobre) pour se retrouver autour des platines de DJ Lad, du rap queer et féministe de Grace & Volupté Van Van puis des « +Guest », une bonne centaine de personnes dans la soirée. Bien cool !
Un peu de cinéma le jeudi, avec la projection de État de siège, un film du chouette réalisateur Costa Gavras, à la Chapelle. Quand les Tupamaros font face à leurs ennemis répressifs. Une trentaine de personnes.
Arrive le week end, concert du vendredi soir avec Zompa Family, Lard & Action et Les Cock’S où 120 personnes, dont beaucoup de nouvelles têtes, viendront danser et s’agiter. dsc_0036
Le samedi, une trentaine de personnes ont participé à la conférence « Extrême-droite et antifascisme » animée par la Horde. L’occasion, une fois encore, de prendre le temps du savoir : qu’est-ce que l’extrême-droite, comment est-elle organisée, quels sont ses pilliers, ses fondamentaux et quelles familles la composent, quelle est son histoire. Dans un second temps nous avons parlé de l’antifascisme, en distinguant l’antifascisme républicain de l’antifascisme autonome (ou radical) et de présenter une histoire récente de notre mouvement. Là aussi nous avons enregistré la conférence, que vous pourrez retrouver prochainement en écoute sur notre site.
Samedi soir soirée punk avec Punk Haine Roll, Arkada Social et Schlag : plus de 110 personnes.
Les fonds récoltés servent à l’autofinancement de la lutte antifasciste et l’activité de notre organisation.

On vous remercie d’ailleurs toutes et tous, ainsi que les groupes qui ont joué pour le festival et les orgas qui sont venues ! Belle expérience !

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Et maintenant ? Et bien si nous en sommes « à l’heure où les monstres rôdent », il va falloir se battre pour empêcher leur machine autoritaire et raciste de s’imposer comme unique modèle idéologique. Autant vous dire qu’on se voit bientôt en manif !

On s’est d’ailleurs vu ce samedi 5 novembre : nous appelions à se rassembler contre le Front national et la mascarade électorale.
Une centaine de personnes ont répondu présent.e.s, sous la pluie. Niveau banderoles : « Toulouse métisse et populaire » et « Contre le Front National et le Capital : Résistances ».

p1020257Nous sommes partis en manifestation en direction de la salle Barcelone, salle municipale qui a accueilli le meeting départemental. Le meeting était bien protégé, pas par le DPS mais par la police nationale et nous avons fait face à un important cordon de la BAC et d’uniformes bleu marine.

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Nous avons décidé de rebrousser chemin, cette fois, pour aller faire entendre nos voix et montrer que les rues sont nôtres et qu’à Toulouse, comme à Marseille où ailleurs, le Front national n’est pas le bienvenu, ni ses idées, ni le vieux monde qui le précède ! Prise de parole publique à Jeanne d’Arc, dispersion groupée, pas d’arrestations.

Toulouse métisse et populaire !

Contre le meeting départemental du Front National !


okokContre le Front National et la mascarade électorale !

Le Front National a évolué ces dernières années : il a raffiné son racisme, assagi son discours, professionnalisé son parti, développé un discours social et même purgé quant il le fallait pour éviter les scandales. Pour trop de personnes, il apparaît désormais comme un parti crédible, prêt à gouverner et en rupture face aux partis traditionnels (PS, LR) qui se partagent le pouvoir depuis des décennies.

Ne soyons pas dupes de cette façade médiatique, de cette image qu’il tente de se donner. Le FN ressemble désormais à ces partis qu’il prétend détester. Il les a d’ailleurs beaucoup inspirés, notamment quand ils gouvernaient. Le passé comme le présent nous rappelle aussi que ce parti d’extrême-droite, désormais solvable dans la république, est un danger social, raciste et autoritaire qui devient chaque jour plus perceptible.

Cette perspective ne nous laisse pas indifférent.e.s et s’il parvient à s’emparer du pouvoir politique, les difficultés sociales et économiques s’aggraveront pour tou.te.s et particulièrement pour celles et ceux exclu.e.s de leur programme de préférence nationale (quartiers pauvres,
non-blanc.he.s, musulman.e.s etc) ainsi que celles et ceux qui s’y opposeront.

Face à cela, le vote ne peut être une solution conséquente. Seul un antifascisme radical sera à même de lutter efficacement contre la menace
fasciste qui gagne déjà idéologiquement, culturellement et médiatiquement. Dans cette perspective, l’antifascisme ne se suffit pas à lui même : il est une composante d’une force révolutionnaire qui tarde à s’imposer comme alternative crédible.

Nous faisons partie de ce combat et invitons chacun.e.s selon ses moyensà rejoindre la lutte.

Ne laissons pas le FN s’imposer, ni ces élections guider nos vies !

Contre rassemblement samedi 5 novembre

17 H – Métro Compans Caffarelli

 

news.antifa.toulouse : se tenir informé.e


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