Le Fascisme aujourd’hui – podcast vidéo #1

L’année dernière, à l’occasion des 10 ans de l’U.A.T, on a enregistré des podcasts !

On parle de la lutte antifasciste, plus particulièrement de celle qu’on connaît à Toulouse, un peu de notre orga et d’autres choses encore ! On en diffuse un par semaine et voici le premier.

En attendant la lutte se poursuit, force aux soignan.te.s, aux travailleur.euse.s qui risquent leur vie et à bas l’État qui nous laisse crever.

Si nous sommes en guerre, c’est en guerre sociale !

Festival Antifasciste #7

Pour la septième fois nous avons le plaisir de vous convier à notre festival antifasciste.

   L’Union Antifasciste Toulousaine a le plaisir de vous annoncer que l’édition du festival antifasciste 2020 aura lieu début avril.  Au programme cette année, trois soirées : une conférence, une projection et une soirée concert.

  • Cela commencera le mercredi 1er avril à la Chapelle qui ouvrira ses portes à partir de 18h. Au programme de la soirée une conférence d’1h30 de Christophe Lucchese et des éditions Smolny, entrée prix libre :

Les corps francs, « premiers soldats du IIIe Reich »

   L’histoire des corps francs allemands montre combien la République de Weimar reposait sur un socle bien fragile : des tractations du SPD avec le Haut Commandement de l’armée au lendemain de la défaite à l’écrasement dans le sang des Spartakistes, elle donne à toute une génération de têtes brûlées l’occasion de laver son honneur et d’espérer voir un jour leur rêve se réaliser : un ordre social autoritaire débarrassé et des bourgeois et des socialistes.
À l’autre bout de la frise chronologique, cette histoire permet de faire la jonction avec le nazisme, en faisant la généalogie des points les plus saillants du « modernisme réactionnaire ». Tous ces éléments montrent que le nazisme n’est pas né tout armé de la cuisse de Hitler pas plus qu’il ne fut une fatalité de l’histoire allemande, mais une potentialité dans ce grand champ de force politique qu’est l’Allemagne au sortir de la Grande Guerre… et de la défaite qui fera dire à un des soldats rentrant du front : « La guerre est finie, mais la bataille pour l’Allemagne continue. Volontaires, au front ! »

Celle ci sera suivit d’une discussion et d’un temps informel où vous pourrez vous substanter et passer aux diverses tables militantes.

  • Le lendemain, jeudi 2 avril à 20H30 au Cratère nous projetterons Gérard et les indiens, un Documentaire de Nicolas Réglat (- France – 2017 – 0h52)

Dans les années 80, Gérard a participé activement à la lutte contre le parti de «N’a-qu’un-œil» avec de nombreux jeunes «Indiens» à Toulouse. Ensemble, ils ont créé le SCALP (Section Carrément Anti Le Pen)..

La projection nous a été proposé par Lokal Production et se fera en présence du réalisateur.

  • Et pour finir : le samedi 4 avril aux Merles Moqueurs, de 20h30 à minuit, concert. Avec comme artistes Cerna (rap, Marseille) et Outrage Magistral (ectro-punk, Toulouse) et pour la régie nos camarades de Kartier Libre. Entrée prix libre mais solidaire -et oui on a toujours besoin de thune.

Nous espérons vous y croiser nombreux et nombreuses pour nous rencontrer, découvrir notre lutte et son histoire, refaire le stock d’autocollant, nous aider financièrement et passer du bon temps tout simplement.

Projection-Débat Trouble # 23: « Prélude à un désastre »

Nouvelle projection Trouble jeudi 5 mars  20H00 au Café associatif l’Astronef, 3 place des avions – Rangueil / à 300 mètres du métro Saouzelong.

Nos actions sont t’elles efficaces pour sauver ce qu’il reste de notre planète ? Ou doit on en trouver de nouvelles pour de meilleurs résultats ? Dans cet épisode nous irons à la rencontre de militant.e.s écologiques plaidant pour des mesures plus audacieuses pour défendre notre terre.

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Il est largement admis que le réchauffement climatique existe et que les taux actuels d’émission de carbone de nos sociétés mettent en péril les générations futures. Cette prise de conscience se traduit par un consensus grandissant que nos «dirigeants» ne sont d’aucune aide pour résoudre ce problème. Malheureusement, la plupart des militants écologistes continuent d’être entravés par une fausse compréhension du pouvoir et de l’ampleur du problème…

Nos actions sont t’elles efficaces pour sauver ce qu’il reste de notre planète ? Ou doit on en trouver de nouvelles pour de meilleurs résultats ?

Dans cet épisode de Trouble, SubMedia part à la rencontre de nombreux.ses militant.e.s écologiques plaidant pour des mesures plus audacieuses pour défendre notre terre.

Entretient avec :

Dahr Jamail : ancien journaliste de guerre, il chronique maintenant les conséquences du réchauffement climatique sur les populations les plus pauvres pour le magasine « truthout.org ».

Ahmed Jafeez: spécialiste des crises humanitaires

Mel Bazil : porte parole de la tribu des Unist’ot’en au Canada. Les Unist’ot’en bloquent depuis plusieurs années un projet gouvernementale de sept pipelines et divers projets de fracturation hydraulique dans leur région native.

Aric McBay : agriculteur et militant écologique, il est l’auteur de « Full Spectrum Resistance » un livre expliquant diverses méthodes d’actions militantes et mesurant leurs efficacité dans le temps.

Plusieurs membres du collectif écolo radical Earth First !, connu pour l’utilisation fréquente d’actions directes non-violentes tel que le sabotage, s’accrocher dans des arbres ou des machines pour stopper des projets industriels ou attirer l’action des médias/gens sur la cause écologique.

Bande-annonce du documentaire : cliquer ici

Date : le Jeudi 5 Mars à 20H00
Lieu : Café associatif l’Astronef (3 place des avions – Rangueil / à 300 mètres du métro Saouzelong)
Durée : 37 minutes en VOSTFR puis débat
Prix : Participation libre

Si vous souhaitez témoigner ou si vous avez connaissance d’un collectif ou d’un internant.e qui serait intéressant d’inviter, n’hésitez pas à contacter l’UAT. Elle essaiera de les faire venir, dans les moyens qu’elle dispose.

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A propos de Submedia

Trouble est une série documentaire mensuelle destinée à être projetée en groupe, en équipage, en public. Nous espérons que ces vidéos aideront à favoriser une discussion critique et à susciter des initiatives d’organisation et d’actions locales.

Fondé en 1994, SubMedia est un collectif de production vidéo qui vise à promouvoir des idées anarchistes et anticapitalistes et à aider les luttes sociales grâce à la diffusion de films et de vidéos radicaux.

Leurs films ont été diffusés dans le monde entier dans des centres sociaux et des cinémas, ils ont aussi été regardés des millions de fois sur Internet.

Pour plus d’informations sur SubMedia : Site Web, Facebook, Twitter

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Communiqué sur l’action du dimanche 9 février contre le Rassemblement National

     Le dimanche 2 février, il y a deux semaines, plusieurs personnes disent avoir été choquées de croiser des membres du Rassemblement National, ex Front National, en faisant leur marché à St Aubin. Suite à cela, un appel informel circule pour réagir. Le dimanche suivant, une trentaine de personnes se retrouvent au marché de St Aubin ; cette fois-ci, pas de trace du RN. C’est finalement au marché du Cristal que se trouvent les militant.e.s du parti en faillite. Sur ce marché populaire, celles et ceux qui subissent sans oser broncher la présence du parti Raciste et Nationaliste se joignent rapidement à aux slogans. Les tracts sont confisqués sans trop de soucis et les militant.e.s du parti d’extrême-droite sont encouragé.e.s à quitter les lieux.

Nous assurons notre solidarité envers ce type d’action. Nous ne pensons pas que les idées et les idéologies ne soient que des mots sans incidence (sinon pourquoi s’entêteraient-illes à les répéter ad nauseam ?). Le discours du RN est déjà à l’origine de violences quotidiennes à l’encontre de nombre d’entre nous – des personnes racisées, des personnes LGBTQI+, des femmes. Ce discours exerce en effet une pression permanente pour aggraver l’exclusion des personnes immigrées, et porte une lourde responsabilité dans la banalisation d’une rhétorique raciste et répressive.

Fidèle à son habitude, le RN a aussitôt diffusé un communiqué aussi pompeux que mensonger. La phrase la plus étonnante parle des « fascistes qui saccagent régulièrement notre belle ville ». Elle semble renvoyer aux manifestations des gilets jaunes illustrant bien la haine qu’à le RN des pauvres qui osent relever la tête. Cette qualification est d’autant plus ridicule venant d’un parti fondé par un ancien waffen SS et des collaborationnistes.

La réaction de Jean-Luc Moudenc, qui fut le premier à apporter son soutien au RN, n’est en rien surprenante. N’a-t-il pas assumé de faire appel aux électeur.ice.s de ce parti pour faire barrage à la gauche ? Ne laisse-t-il pas ses salles à la disposition de groupes réactionnaires tels que le Cercle des Capitouls, l’Action Française et la Manif pour Tous ? Un Moudenc bien rapide à condamner les « violences » à l’encontre des politiciens du RN, mais prompt à fermer les yeux quand des militant.e.s d’extrême droite participent à une attaque contre des militant.e.s lors des manifestations des gilets jaunes. La véritable violence est donc plus acceptable lorsqu’elle défend que les intérêts des dominants.

Vive la Toulouse « ensauvagée », la Toulouse métisse et populaire, celle qui, malgré des années de tentatives de remplacement et de gentrification, continue de lutter pour se défendre contre les idées racistes !

Signataires : Confédération National du Travail 31, Fédération Anarchiste Groupe Libertad, Jeunesse Antifasciste Toulouse et Environs, Union Antifasciste Toulousaine, Union Communiste Libertaire, ZAD 31

Retour sur Carcassonne

Samedi 25 janvier, l’Action Française de Carcassonne conviait à une messe en hommage à Louis XVI suivie d’une marche aux flambeaux. Face à cette initiative, les habitant.e.s ont décidé d’appeler à un contre-rassemblement public. Au programme : charivaris, chansons et saynète théâtrale, l’événement se veut festif et familial. Un sympathisant nous a fait parvenir son compte-rendu :

« Un pré-rendez-vous nous permet de nous compter et d’arriver groupé.e.s sur la place où est appelé le contre-rassemblement. Quelques autres personnes sont déjà présentes. À proximité directe, un autre groupe attend : ce sont 12 fachos, tous vêtus de vestes noires, masqués par des écharpes, exclusivement des hommes, presque tous jeunes.

À l’arrivée du groupe leurs provocations commencent : « Alors, on nous laisse la ville ? On est chez vous là, vous foutez quoi ? » « Vous êtes des antifas là, on est vos ennemis » etc.

Face au leur, notre groupe offre une apparence bien différente : une vingtaine de personnes, d’âge et de genre divers, de milieu aussi : gilets jaunes, syndicalistes, associatifs… Si une partie des contre- manifestant.e.s pense encore pouvoir échapper à l’affrontement, une ligne de défense commence à se mettre en place. Une première chaise prise sur une terrasse voisine est lancée sur notre groupe. Le plus âgé des fachos, voyant que nous ne réagissons pas, décide de lancer l’assaut. Il est suivi par une petite partie de ses compagnons, les autres préférant rester en retrait. La charge est rapidement refoulée et les le groupe de fafs bat rapidement en retrait vers la cathédrale. Les seules personnes un peu amochées de notre côté sont celles qui se sont retrouvées isolées lors de leur charge.

Appelée par les employé.e.s du bar de la place, dont les chaises ont servi de projectiles, la police arrive 5 à 10 minutes après, pose quelques questions et s’en va.

Le rassemblement continue de grossir un peu. Nous sommes maintenant une grosse trentaine de personnes. Mais l’attaque et la peur qu’ils reviennent plus nombreux démotivent une partie des gens présents. Après une vingtaine de minutes de flottement et de discussions, le choix est fait de repartir en groupe pour dissoudre le rassemblement plus loin.

L’A.F. prétend ne rien savoir de cette attaque, ce qui est difficile à croire du fait des photos prises par « L’Indépendant » les montrant côte-à-côte avec le militant identitaire ayant revendiqué l’attaque. Dans tous les cas, si cette action coup-de-poing a permis à l’A.F. de faire sa manifestation sans avoir d’opposition visible, la vie locale risque d’être plus difficile pour les militant.e.s royalistes après que leurs amis ont gueulé « On est chez vous !». Des tracts préparés à l’avance, expliquant les raisons du contre-rassemblement face à l’A.F. ont été distribués en suivant sur les lieux. Ceux-ci ont permis d’engager facilement des discussions et de sensibiliser les riverain.e.s.

S’il s’agit de membres d’autres organisations (notamment les identitaires), les fachos se sont ensuite tous retrouvés, comme l’atteste la photo de « l’Indépendant » où plusieurs des agresseurs sont présents avec les membres de l’Action française.(1)

Quelques bons réflexes : un premier passage bien avant l’heure du rendez-vous, qui permet de voir le dispositif policier (absent cette fois) mais aussi la présence de fafs.

L’arrivée et le départ en groupe permettent d’éviter qu’il y ait des blessé.e.s dans notre camp.

Il est à regretter que malgré leurs demandes, les organisateurs et organisatrices de l’événement n’aient pas obtenu de soutien d’organisations politiques locales.

Cela nous rappelle que même lorsqu’on souhaite qu’un événement soit non-violent, le choix ne nous appartient pas entièrement et qu’il faut toujours penser en amont à des méthodes de défense.

(1)https://www.lindependant.fr/2020/01/25/carcassonne-bagarre-entre-action-francaise-et-antifas-avant-la-messe-pour-louis-xvi,8686963.php