Projection-Débat Trouble #17 : « Le monde des fous »

     Jeudi 16 mai l’on se retrouve à 20h30 à l’astronef pour la projection mensuelle du docu trouble :

     Dans un monde où tout semble à l’envers, que signifie être sain d’esprit? Dans le 17ème épisode de Trouble, SubMedia analyse de manière critique la « santé mentale aujourd’hui », les réponses des États aux crises et le soutien de la communauté.

     La santé mentale dans toutes ses complexités est un sujet qui touche à peu près tout le monde… et pourtant, on en parle rarement. Le validisme est répandu même parmi les communautés qui luttent contre d’autres normes sociales oppressives telles que l’hétéro-patriarcat et le racisme institutionnalisé.

     Pour celles et ceux d’entre nous qui souffrent de dépression, de psychose ou de toute autre forme de folie, nos luttes restent généralement invisibles et non reconnues jusqu’à ce qu’elles se transforment en une véritable crise. Lorsque cela se produit, le potentiel coercitif massif de l’État est utilisé pour nous forcer à revenir dans le rang. Si nous avons la chance d’échapper aux prisons et aux protections psychiatriques qui constituent l’épée à double tranchant de la psychologie carcérale, nous sommes souvent traumatisé.e.s, lourdement traité.e.s avec des médicaments et susceptibles de faire l’objet d’un placement forcé en institut.

Dans l’épisode de Trouble de ce mois-ci, SubMedia s’adresse aux personnes qui repoussent cet état de fait. Refusant d’accepter l’idée que le malaise mental est l’unique résultat de la chimie du cerveau d’une personne, elles reconnaissent au contraire la nature fondamentalement sociale et interconnectée des gens et de nos problèmes. Plutôt que de laisser les interventions rester sur le territoire des psychiatres et de la police, nos invité.e.s se réapproprient des traditions, expérimentent des collectifs d’auto-thérapie et construisent des relations fondées sur des soins et la confiance qui forment les bases solides nécessaires aux communautés engagées dans la lutte.

Bande d’annonce du documentaire : cliquer ici

Rendez vous jeudi 16 mai, 20h30 au Café associatif l’Astronef (3 place des avions – Rangueil / 300 mètres du métro Saouzelong).

La projection, d’une durée de  35 minutes en VOSTFR sera suivi d’un débat. Une participation libre est demandée.

A propos de Submedia :

Trouble est une série documentaire mensuelle destinée à être projetée en groupe, en équipage en public. Nous espérons que ces vidéos aideront à favoriser une discussion critique et à susciter des initiatives d’organisation et d’action locale.

SubMedia est un collectif de production vidéo qui vise à promouvoir des idées anarchistes et anticapitalistes et à aider les luttes sociales grâce à la diffusion de films et de vidéos radicaux.

Fondé en 1994, SubMedia à produit des centaines de vidéos sur tout, des manifestations anti-mondialisation au films sur le vol à l’étalage. Nos films ont été diffusés dans le monde entier dans les centres sociaux et les cinémas et ont été regardés par des millions sur Internet.

Pour plus d’informations sur SubMedia : Site Web, Facebook, Twitter

Publicités

Vers un local unitaire, révolutionnaire et antifasciste à Toulouse !

Face aux attaques capitalistes et gouvernementales sans précédent que nous subissons actuellement, nous devons plus que jamais nous organiser de manière efficace. À Toulouse nous manquons cruellement d’un lieu de rassemblement antifasciste et libertaire. Sans un local, nous sommes souvent contraint de brider nos activités et notre visibilité locale.

C’est pour combler ce manque qu’Alternative libertaire, la Coordination des Groupes Anarchistes, la Confédération Nationale du Travail et l’Union Antifasciste Toulousaine ont décidé d’initier un projet de local commun. Nous voulons faire de ce local un outil au service des luttes, un espace ouvert de rencontre et de solidarité. Débats, soirées, projections, bibliothèques, permanences… en perspective. Bref, un lieu d’organisation pour la lutte sociale et la révolution.

Nous comptons ouvrir ce local pour la fin de l’année 2018. Nos finances n’étant pas celles des macronistes, nous avons besoin de votre participation financière pour rassembler la somme de départ nécessaire au lancement du projet. Nous lançons donc une campagne de financement participatif afin que les personnes qui luttent contre le fascisme, le capitalisme et toutes les oppressions puissent le soutenir et disposer d’un lieux pour se réunir, s’informer et s’organiser.

POUR QUE NOTRE UNION FASSE NOTRE FORCE, VIVEMENT UN LOCAL ROUGE, NOIR ET ANTIFASCISTE À TOULOUSE!

Vous trouverez ci-dessous le lien pour faire grossir la cagnotte :

http://www.lepotcommun.fr/pot/w9n5az5v

Il est préférable de faire le virement directement sur le compte bancaire suivant :
IBAN : FR66 3000 2040 3900 0011 7110 Z91
BIC : CRLYFRPP

Contact : toulouserevolution@riseup.net

Des royalistes à Toulouse

Logo_action_francaise

Depuis plusieurs mois vous avez peut être remarqué la présence d’une nouvelle organisation politique sur Toulouse. Elle distribue des tracts aux métros, colle des autocollants et a fait parler d’elle sur Côté Toulouse. Il s’agit de l’Action Française.

Son apparition peut sembler inoffensive : ses tracts sont contre l’Union Européenne, ses affiches appellent à consommer local et elle refuse l’idée d’appartenir à l’extrême droite. Mais il ne faut pas oublier qui est réellement ce groupe.

Tout d’abord l’Action Française est un groupe royaliste. Oui, vous avez bien lu, illes sont pour remettre en place un roi avec un système féodal. Il faut dire que c’est aussi le plus vieux groupe d’extrême-droite de France. Sa création remonte à 1898 dans une optique antidreyfusarde, donc fortement antisémite. C’est avec l’arrivée du théoricien Charles Mauras que se développe plus profondément l’idéologie de l’Action Française, que certains historiens voient comme une des origines du fascisme de Mussolini en Italie. Même l’Église finit par être choquée par les idéaux politiques du groupe et le condamne en 1926, entraînant le départ d’une bonne partie des catholiques. Malgré ce coup porté par l’Église, il est toujours suffisamment nuisible pour participer à la tentative de coup d’état orchestrée par les ligues nationalistes en 1934.

Certes, tout cela est daté. De nos jours, l’Action Française profite de la perte de vitesse des identitaires et d’autres groupes d’extrême-droite pour se présenter comme le nouveau lieu de convergence de toute la pensée xénophobe, anti-humaniste et réactionnaire.  Le résultat est que lorsqu’illes s’implantent dans une ville, illes permettent à l’extrême-droite de se retrouver et de reprendre confiance. À Toulouse, ville qui leur est traditionnellement hostile, cela serait une sacrée défaite. Si certaines personnes n’y voient qu’une bataille d’idée qu’il faut gagner à coups d’arguments, les actualités nous prouvent que leur impact est concret. L’extrême-droite représente un danger physique pour toutes les populations qui ne rentrent pas dans leur vision étriquée de la société. À Marseille, où l’Action Française possède un local, l’un des leurs a été interpellé par la section anti-terroriste car il se préparait à tuer des immigré.e.s. Dans le reste de la France, les multiples attaques de facs par l’extrême-droite nous rappelle aussi que ces gens sont un danger pour nos luttes au quotidien.

Alors ne laissons pas l’extrême droite répandre ses idées nauséabondes, confisquons lui ses tracts, arrachons ses autocollants et fermons les lieux où elle s’organise !