Projection-Débat Trouble # 11 : « Détruire la domination »

Après une pause d’un mois, on revient pour nos projections mensuels des docus trouble. RDV Jeudi 6 Février à 20H00 au Café associatif l’Astronef (3 place des avions – Rangueil / à 300 mètres du métro Saouzelong)

   Dans l’épisode de ce mois-ci de Trouble, Sub.Media examine le patriarcat comme un système durable de contrôle social, économique et politique, et partage des histoires sur certaines des luttes de première ligne menées par les femmes du monde entier.

destroying-domination-thumbAujourd’hui, des décennies de victoires acharnées dans la lutte pour l’émancipation des femmes sont menacées par des vagues de misogynie résurgente. Par des attaques contre l’avortement, l’intégrisme religieux et un nationalisme autoritaire… le patriarcat est en marche. Pendant que les médias de masses célèbrent le mouvement #TimesUp, le féminicide, l’exploitation sexuelle et le viol continuent de déchirer les communautés les plus marginalisées.

Les systèmes de domination masculine sont à la base même du capitalisme et du pouvoir d’État. Pendant les périodes de crise politique et de contre-révolution, les femmes et celleux qui évitent leurs rôles de genre socialement assignés sont souvent les premier.e.s à être la cible de répression et de violence accrue. Cela est dû en partie à la position importante que les femmes ont toujours occupée, en tant que cœur battant des communautés de résistance.

Mais cette répression est également conçue comme un épouvantail symbolique pour les hommes de la classe ouvrière qui sont bouleversés par leur statut social et économique en déclin, et qui plutôt que de concentrer leur rage sur leurs véritables ennemis – les riches et les puissants – ont historiquement et systématiquement choisi de s’accrocher toujours plus à leurs positions de pouvoir relatif et de contrôle sur leurs camarades féminines potentielles.

Dans l’épisode de ce mois-ci de Trouble, Sub.Media examine le patriarcat comme un système durable de contrôle social, économique et politique, et partage des histoires sur certaines des luttes de première ligne menées par les femmes du monde entier. Des communautés autochtones combattant contre la dépossession coloniale de leurs terres, aux défis auxquels sont confrontés les migrants chassés de chez eux par les inégalités économiques, le changement climatique et la guerre.

Bande-annonce du documentaire : https://sub.media/video/trouble-11-destroying-domination-trailer/

Date : le Jeudi 6 Février à 20H00
Lieu : Café associatif l’Astronef (3 place des avions – Rangueil / à 300 mètres du métro Saouzelong)
Durée : 30 min en VOSTFR puis débat
Prix : Participation libre

logo trouble

A propos de Submedia

Trouble est une série documentaire mensuelle destinée à être projetée en groupe, en équipage, en public. Nous espérons que ces vidéos aideront à favoriser une discussion critique et à susciter des initiatives d’organisation et d’actions locales.

Fondé en 1994, SubMedia est un collectif de production vidéo qui vise à promouvoir des idées anarchistes et anticapitalistes et à aider les luttes sociales grâce à la diffusion de films et de vidéos radicaux.

Leurs films ont été diffusés dans le monde entier dans des centres sociaux et des cinémas, ils ont aussi été regardés des millions de fois sur Internet.

Pour plus d’informations sur SubMedia : Site Web, Facebook

Projection-Débat Trouble # 12 et 13 : « Défendons nos quartiers »

La gentrification est souvent présentée à ses victimes comme un processus naturel. Enveloppé dans la logique du progrès et poli avec des euphémismes comme la « revitalisation de quartier » ou le « renouveau urbain », le déplacement violent qu’il entraîne est soigneusement caché derrière une couverture des forces du marché, des changements de zonage, des consultations publiques et des campagnes marketing .

L’illusion que la gentrification est naturelle, ou même inévitable, est brisée dés lors que les gens décident de prendre position et de se défendre. Les attaques visant les agents de première ligne de la gentrification forcent les gens à prendre parti. Souvent, le sentiment de clarté qui en découle peut faire disparaître l’écran de fumée de l’inclusivité et de la paix sociale que les États utilisent pour nous faire croire que nos communautés ne sont rien de plus que des sites potentiels d’investissement.

Ils nous rappellent que nos quartiers ont un pouls, et qu’ils sont des territoires physiques dont l’avenir peut être contesté, et finalement façonné, par les gens qui y vivent.

Bande-annonce du documentaire : https://vimeo.com/272250479

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Dans la première partie nous découvrirons la gentrification comme un processus de développement urbain capitaliste, en examinant de plus près comment elle se joue dans trois mégalopoles : Toronto, Nouvelle-Orléans et Istanbul.

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Puis dans la seconde partie, SubMedia va à la rencontre de camarades à Montréal, San Francisco et à Berlin pour voir comment les gens dans ces villes ripostent aux attaques sur leurs communautés par des développeurs, les spéculateurs immobiliers et l’industrie de la technologie.

Si vous souhaitez témoigner de ce qui vous est arrivé n’hésitez pas à venir ! Ou si vous avez connaissance d’un collectif ou d’un internant.e qui serait intéressant d’inviter, merci de contacter l’UAT. Elle essaiera de les faire venir, dans les moyens qu’elle dispose.

Date : le Jeudi 5 Décembre à 20H30
Lieu : Café associatif l’Astronef (3 place des avions – Rangueil / à 300 mètres du métro Saouzelong)
Durée : 1 heure en VOSTFR puis débat
Prix : Participation libre

A propos de Submedia

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Trouble est une série documentaire mensuelle destinée à être projetée en groupe, en équipage, en public. Nous espérons que ces vidéos aideront à favoriser une discussion critique et à susciter des initiatives d’organisation et d’actions locales.

Fondé en 1994, SubMedia est un collectif de production vidéo qui vise à promouvoir des idées anarchistes et anticapitalistes et à aider les luttes sociales grâce à la diffusion de films et de vidéos radicaux.

Leurs films ont été diffusés dans le monde entier dans des centres sociaux et des cinémas, ils ont aussi été regardés des millions de fois sur Internet.

Pour plus d’informations sur SubMedia : Site Web, Facebook, Twitter

A propos de L’U.A.T

Sticker pixellisé
L’Union Antifasciste Toulousaine est un regroupement de personnes s’organisant collectivement afin de s’informer et d’informer sur l’extrême-droite et organiser si nécessaire une riposte.

Nous nous opposons au fascisme dans les espaces physiques, culturels et politiques par l’action directe, l’éducation et la solidarité.

Pour plus d’informations sur l’U.A.T : Site Web, Facebook, Mail

« Sous les pavés, la rage » l’U.A.T. sur France 3 Occitanie

AF_20_09Durant l’été nous avons été contacté par un journaliste travaillant pour FR3 région. La chaîne projetait de faire une émission spéciale pour les 11 mois des gilets jaunes et cherchait le témoignage de divers groupes participant à ce mouvement. Ainsi, après avoir livré une vision fantasmée d’une « nébuleuse de black blocs, casseurs, antifas et autonomes » un grand média public voulait enfin découvrir à quoi correspond la réalité.
Il est rare que l’on s’exprime directement dans les médias mainstream, et nos anciennes tentatives n’ont pas forcément été réussies. De plus les conditions de ce reportage étaient assez dures : discussions non préparées et pas de droit de regard avant diffusion. Pourtant nous avons choisi de tenter le coup.
Pourquoi ? Tout d’abord car notre organisation cherche à visibiliser et rendre accessible la lutte antifasciste. Un reportage TV, même avec les compromissions qu’il induit est un moyen de parvenir à ces fins. Ensuite dans une société qui penche de plus en plus à l’extrême droite nous pouvions difficilement refuser de faire entendre un autre discours. Et pour finir, le journaliste que l’on a rencontré semblait suffisamment curieux, ouvert pour éviter une approche trop stéréotypée de notre mouvement, chose que les articles qu’il avait déjà produit sur le camps progressiste confirmait. 
Pour cette rencontre plusieurs se sont portés volontaires. Le peu de temps de préparation et la brièveté de la partie nous étant consacré n‘ont hélas pas permis à toutes ces personnes de s’exprimer. Ainsi, les interventions n’étant pas préparées collectivement, elles ne pouvaient pas représenter la voix de l’organisation mais seulement celles d’individus y appartenant. 
Le choix d‘apparaître à visage flouté s’est imposé à nous pour ce reportage pour plusieurs raisons. En premier par la nécessité d’anonymat qu’impose notre lutte. Ensuite par notre souhait d’éviter la personnalisation de notre organisation/cause.
Le résultat de cette rencontre est dans l’ensemble plutôt satisfaisant. Et la série d’article paru en parallèle du reportage TV exprime bien certains points de vue de notre organisation :
    
Article 1  » Toulouse : les antifascistes toulousains dans les cortèges des Gilets Jaunes pour contrer l’extrême-droite  » :  https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/toulouse-antifascistes-toulousains-corteges-gilets-jaunes-contrer-extreme-droite-1734223.html
  
Article 2  » Comment les “antifas” surveillent et s’informent sur les groupes d’extrême-droite toulousains ?  »  : https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/comment-antifas-surveillent-s-informent-groupes-extreme-droite-toulousains-1734669.html
  
  
Article 4  » Pourquoi l’extrême gauche et les antifascistes s’en prennent aux banques lors des manifestations ?  » : https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/pourquoi-extreme-gauche-antifascistes-s-prennent-aux-banques-lors-manifestations-1735453.html
  
Le reportage diffusé a aussi donné un bel exemple des travers, régulièrement dénoncés, d’un journalisme d’information penchant vers le spectacle. En effet si le reportage réalisé par le travailleur nous ayant rencontrés est honnête, le montage global de l’émission et les interventions faites par ses supérieurs avant et après celui-ci  ne font que ressasser l’imaginaire « des antifa / casseurs / black blocs ». Un imaginaire étroit et ridicule, éloigné de la réalité, en contradiction avec le reportage qu’ils présentent.
Voi l’intégralité du reportage ici : https://archive.org/details/souslespaveslarage
Par cette publication nous ne souhaitons pas juste diffuser des articles de FR3 mais aussi partager notre expérience avec un grand média de masse pour celles et ceux qui pourraient à l’avenir y avoir à faire.
Pour un antifascisme populaire et ouvert.
L’Union Antifasciste Toulousaine

Défendre le Rojava !

Le Centre Démocratique Kurde de Toulouse appel à rejoindre leurs manifestations pour protester contre l’invasion militaire de l’armée turque et de ses supplétifs djihadistes au ROJAVA ( au Nord Est de la Syrie).

Les manifestations se dérouleront :

  • LE MERCREDI 13 NOVEMBRE à 18h au METRO CAPITOLE

https://www.facebook.com/events/429644434603640/

  • LE SAMEDI 16 NOVEMBRE à 12h au METRO CAPITOLE

ROJAVA VIVRA, ROJAVA VAINCRA !

France 3 occitanie épingle les « Tolosates »

Nous relayons un article récent qui revient sur la façade sociale que tente de se bâtir l’extrême droite française, sous l’inspiration italienne de CasaPound et le cas plus particulier des Tolosates :

L’ultra-droite toulousaine change de visage et organise des maraudes humanitaires. Derrière ce nouveau mode d’action se cachent des militants proches des Identitaires et de néo-fascistes… suisses.

Le groupe a fait sa première apparition le 12 avril 2019. Les « Tolosates » ont organisé une distribution de nourriture pour des SDF Toulousains. Ce n’était que le début. Des actions sont annoncées pour le mois de septembre.

[…]

En faisant dans l’humanitaire, les Tolosates se démarquent de leurs camarades de Bastion social. Mais ils assument parfaitement une proximité de « pensée ». Et le « coup de poing » n’est jamais très loin. Les Tolosates se définissent comme « des adeptes des sports de combat ».  Une pratique qu’ils cultivent en participant à des combats organisés par un groupe néo-fasciste suisse.

Des contacts avec l’ultra-droite suisse

Les Tolosates ne font pas que tendre la main à des sans-abris. Le groupe a une activité beaucoup plus musclée. En mai dernier, les Toulousains ont participé au Cabochard III. Derrière ce vocable se trouvent des combats de boxe (parfois 5 contre 5) organisés par Kalvingrad patriote Ce groupuscule suisse (pro-arme, anti-migrant, antisémite et nationaliste) est proche de Bastion social et n’hésite pas à franchir la frontière française pour participer, à Lyon, à des attaques contre des « anti-fascistes ». Le 9 février dernier, les échauffourées, en marge d’une manifestation des gilets jaunes, ont été particulièrement violentes. Quand ils ne se battent pas dans la rue, les membres de KL ouvrent la porte de leur salle de boxe aux Tolosates

article entier

On note au passage que les Tolosates ont répondu à cet article par le biais d’Info Toulouse.