Toutes et tous ensemble pour contrer le Front national et la mascarade électorale !


L’Union Antifasciste Toulousaine lance une campagne antifasciste contre le Front national et la mascarade électorale :

https://contrefnelec.noblogs.org/

Nous proposons du matériel, un manifeste, un site internet, un calendrier de mobilisation et de l’information.

Nous appelons toutes les personnes et les organisations sensibles à la montée de l’extrême-droite et au développement du capitalisme à nous rejoindre autour de cette campagne : créons un point de convergence pour amorcer les conditions d’un mouvement social antifasciste et révolutionnaire, en rupture avec la mascarade électorale et ce système de dominations.

L’heure est aux résistances et à la construction d’alternatives, nos armes sont la lutte, la solidarité et l’auto-organisation !

# Justice pour Théo : nouveau rassemblement


Après la manif de mardi 7 février qui a rassemblé 150 personnes, le collectif toulousain de soutien à la famille Traoré appelle (lien Facebook) à se retrouver le samedi 11/02 à 15h place du Capitole :

« Rassemblement pour exiger une justice pour Théo, jeune homme d’Aulnay-sous-bois, victime de violences et de viol par la police. Mais aussi pour toutes les victimes de violences policières ! Que la mobilisation soit la plus large possible ! Que cesse l’impunité policière! Invitez vos contacts et soyons uni.e.s pour demander JUSTICE ! »

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Ci-dessous, petite galerie photo du rassemblement manif sauvage du mardi 7 février 2017 et un petit compte-rendu sur paru sur iaata.info :

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Bref retour sur la manif contre les violences policières suite à l’agression de Théo à Aulnay.

# Justice pour Théo : rassemblement


Suite aux violences policières à Aulnay-sous-bois, rassemblons-nous le mardi 7 février 2017, à 18h, au Capitole.

Aulnay-sous-Bois, jeudi 2 février 2017.

manifantirepLa police débarque pour des contrôles d’identité. Un policier gifle un jeune. Théo, qui est en route pour rejoindre des amis, s’interpose. Il est interpellé par 4 policiers. L’un d’entre eux lui enfonce sa matraque télescopique dans l’anus occasionnant de grave blessures. Théo est également frappé au moment de son interpellation, et dans le véhicule de police, il présente des ecchymoses au visage et au niveau du crâne.

Depuis des années les témoignages se multiplient pour révéler les crimes policiers dans toute leur horreur : la police tue, elle mutile, elle blesse, elle viole et tente de détruire psychologiquement tous celles et ceux qui ne rentrent pas dans les cases du système qu’elle défend : les pauvres, les homos, les personnes qu’elle voit comme des étrangers, les gauchistes, les personnes trans…

Et la police se permet encore de venir réclamer toujours plus d’armes , et toujours plus de droits (comme l’aménagement de la légitime défense qui est passée au sénat) pour accomplir sa besogne.

Aujourd’hui face à toutes ces violences et tout ces crimes, face à ce qu’on a infligé à Théo et tant d’autres, face au meutre d’Adama Traoré et ’emprisonnement de ses frères pour avoir juste demander justice, qui peut, encore, ne pas détester la police ?!

Rassemblons-nous le mardi 7 février 2017, à 18h, au Capitole,

et organisons-nous pour montrer notre soutien à toutes les victimes et dire que non les crimes et les violences policières ne sont pas de simples dérapages, mais bel et bien une politique de répression menée par un état raciste et colonial !

Annulation de notre projection du film « Aube dorée une affaire personnelle »


Il y a un mois, la journaliste et réalisatrice franco-grecque Angélique Kourounis a contacté l’Union Antifasciste Toulousaine pour nous proposer une projection en sa présence de son film « Aube dorée une affaire personnelle ». Parce que le sujet nous intéresse, nous avons décidé de répondre positivement à cette proposition et de programmer cette projection le samedi 26 novembre à la Chapelle. Mais nous avons été surpris de l’impossibilité de voir le film avant. Par nos propres moyens, nous avons réussi à avoir des informations concernant le film, ses messages, ses soutiens. Ce film pose le problème du parti Aube dorée, mais ne présente quasiment pas les actions de nos camarades antifascistes grecs. Ce film procède comme la plupart des reportages de télévision qui jouent avec la peur sans proposer de solutions concrètes autre que d’aller voter contre l’extrême-droite. Il n’était donc ni suffisamment intéressant, mais surtout en désaccord avec les principes révolutionnaires de notre organisation.
C’est pourquoi ne ne souhaitons pas soutenir ce film ni lui apporter une caution dans le réseau antifasciste.

Nous avons également contacté nos camarades antifascistes grecs sur place à Athènes qui nous ont transmis le même avis: « Ce film plait à l’antifascisme de posture de la gauche grecque parce qu’il cache tout ce que fait l’antifascisme radical : formation politique, action directe, autogestion, solidarité, malgré notre efficacité reconnue. Donc ce film n’a rien à faire dans notre mouvement. »

La séance du samedi 26 novembre est donc annulée.

Projection « Aube dorée: une affaire personnelle »


Aube Dorée… Vous avez sûrement entendu parler de ce parti néo-nazi grec qui s’est fait connaître par ses succès électoraux et ses violences envers des immigrés, des militants révolutionnaires etc.

Pour se tenir informé.e, y réfléchir et/ou en parler ensemble, l’Union Antifasciste Toulousaine vous invite à la projection du film-documentaire « Aube Dorée, une affaire personnelle » qui sera suivie d’une discussion en compagnie de la réalisatrice Angélique Kourounis.

Projection le 26 novembre à 18h à la Chapelle (36 rue Danielle Casanova) à Toulouse.

« Mon homme est juif, un de mes fils gay, un autre anar et moi féministe de gauche, fille d’immigré. Si Aube Dorée vient aux affaires notre seul problème sera dans quel wagon nous monterons. »

https://vimeo.com/147207238

Synopsis :

15123195_1778557302364929_2506121765181862698_oAngélique Kourounis enquête depuis des années sur l’organisation du parti néo nazi grec Aube Dorée. L’effondrement économique, l’instabilité politique, et les relations familiales sont au premier plan de ce documentaire qui essaie de comprendre ce qui se passe dans la tête des néo-nazis qui se posent en victimes du système.

Une Aube Dorée qui ne s’est jamais cachée quant à son idéologie. Ses scores aux élections dans le passé étaient peut être négligeables, mais cette idéologie défendue par une partie du clergé, cultivée par la plupart des médias, et transmise par le système politique est devenue le terreau sur lequel l’organisation a pu se développer.

Comment un parti raciste qui obtient des années durant moins de 0,2% des votes peut se retrouver au parlement avec 18 députés ? Comment un parti qui prône, la violence, la haine, le sexisme et le meurtre peut augmenter son score à chaque pogrom ? Comment Aube Dorée peut rester en Grèce la troisième force politique du pays depuis quatre ans ? Que se passe t-il dans la tête d’un membre d’Aube Dorée ?

La réalisatrice approche la question d’Aube Dorée via ses propres obsessions, ses inquiétudes et ses peurs. Elle a dédié plusieurs années de travail à ses recherches autour du parti néo nazi grec qui occupe toujours la troisième place sur l’échiquier politique grec après des décennies d’actions meurtrières. C’est son troisième film sur la question, et le premier documentaire d’auteure.

 

Une rentrée antifasciste réussie !


L’Union Antifasciste Toulousaine se félicite du succès des évènements antifascistes de cette rentrée 2016.

Le jeudi 15 septembre, nous nous retrouvions comme à notre habitude printanière, dans les rues, en cortèges, pour tenter de faire reculer ce gouvernement contre la loi travail. L’heure est maintenant aux bilans et au redéploiement de nos forces révolutionnaires.

Le samedi 17 septembre, alors que dans un coin de nos têtes nous avions des pensées chaleureuses et solidaires pour les camarades antifascistes grec.que.s 3 ans après l’assassinat du rappeur antifasciste Pavlos Fyssas, a eu lieu une journée autour de « Confusionnisme et théorie du complot ».

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Yannis Youlountas, anarchiste et antifasciste franco-grec, réalisateur de « Ne vivons plus comme des esclaves » et « Je lutte donc je suis » a animé deux temps de présentation : une formation militante et une conférence publique.

La formation à destination des militant.e.s antifascistes et révolutionnaires a rassemblé quelques dizaines de personnes l’après-midi pour permettre d’aborder le sujet et de soulever des interrogations au regard de nos expériences de lutte et d’alternatives. Pour l’UAT, l’idée était de participer à mettre en place des actions et un travail d’autoformation afin de se doter d’arguments, d’outils et de méthodes de lutte contre le confusionnisme.
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La conférence publique a, elle, réuni plus de 120 personnes, toujours à la Chapelle, lieu tout à fait adapté pour ce genre d’événements et ancré dans des pratiques autogestionnaires et collectives. Yannis a présenté le confusionnisme comme étant une méthode politique, utilisée par les réseaux traditionnels de l’extrême-droite mais pas seulement. Les théories du complot agissent elles comme des vecteurs de cette méthode, elles permettent de la distiller au sein de la population. Une bonne partie de la conférence (il manque malheureusement la fin) sera bientôt disponible sur notre site.

Nous avons agréablement fini la soirée autour des tables de presse et du bar, l’occasion de poursuivre ces moments d’échanges et de rencontres.

Le 25 septembre nous nous sommes retrouvés pour adresser notre solidarité et notre rage aux camarades finlandais après que Jimi Joonas Karttunen a été tabassé à mort par des militants d’extrême-droite ce 16 septembre 2016.


Au mois d’octobre, nous organisions la 5ème édition du festival antifasciste de Toulouse avec les copain.ine.s de Kartier libre.
Un before à l’Internazionale (le 8 octobre) pour se retrouver autour des platines de DJ Lad, du rap queer et féministe de Grace & Volupté Van Van puis des « +Guest », une bonne centaine de personnes dans la soirée. Bien cool !
Un peu de cinéma le jeudi, avec la projection de État de siège, un film du chouette réalisateur Costa Gavras, à la Chapelle. Quand les Tupamaros font face à leurs ennemis répressifs. Une trentaine de personnes.
Arrive le week end, concert du vendredi soir avec Zompa Family, Lard & Action et Les Cock’S où 120 personnes, dont beaucoup de nouvelles têtes, viendront danser et s’agiter. dsc_0036
Le samedi, une trentaine de personnes ont participé à la conférence « Extrême-droite et antifascisme » animée par la Horde. L’occasion, une fois encore, de prendre le temps du savoir : qu’est-ce que l’extrême-droite, comment est-elle organisée, quels sont ses pilliers, ses fondamentaux et quelles familles la composent, quelle est son histoire. Dans un second temps nous avons parlé de l’antifascisme, en distinguant l’antifascisme républicain de l’antifascisme autonome (ou radical) et de présenter une histoire récente de notre mouvement. Là aussi nous avons enregistré la conférence, que vous pourrez retrouver prochainement en écoute sur notre site.
Samedi soir soirée punk avec Punk Haine Roll, Arkada Social et Schlag : plus de 110 personnes.
Les fonds récoltés servent à l’autofinancement de la lutte antifasciste et l’activité de notre organisation.

On vous remercie d’ailleurs toutes et tous, ainsi que les groupes qui ont joué pour le festival et les orgas qui sont venues ! Belle expérience !

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Et maintenant ? Et bien si nous en sommes « à l’heure où les monstres rôdent », il va falloir se battre pour empêcher leur machine autoritaire et raciste de s’imposer comme unique modèle idéologique. Autant vous dire qu’on se voit bientôt en manif !

On s’est d’ailleurs vu ce samedi 5 novembre : nous appelions à se rassembler contre le Front national et la mascarade électorale.
Une centaine de personnes ont répondu présent.e.s, sous la pluie. Niveau banderoles : « Toulouse métisse et populaire » et « Contre le Front National et le Capital : Résistances ».

p1020257Nous sommes partis en manifestation en direction de la salle Barcelone, salle municipale qui a accueilli le meeting départemental. Le meeting était bien protégé, pas par le DPS mais par la police nationale et nous avons fait face à un important cordon de la BAC et d’uniformes bleu marine.

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Nous avons décidé de rebrousser chemin, cette fois, pour aller faire entendre nos voix et montrer que les rues sont nôtres et qu’à Toulouse, comme à Marseille où ailleurs, le Front national n’est pas le bienvenu, ni ses idées, ni le vieux monde qui le précède ! Prise de parole publique à Jeanne d’Arc, dispersion groupée, pas d’arrestations.

Toulouse métisse et populaire !

Contre le meeting départemental du Front National !


okokContre le Front National et la mascarade électorale !

Le Front National a évolué ces dernières années : il a raffiné son racisme, assagi son discours, professionnalisé son parti, développé un discours social et même purgé quant il le fallait pour éviter les scandales. Pour trop de personnes, il apparaît désormais comme un parti crédible, prêt à gouverner et en rupture face aux partis traditionnels (PS, LR) qui se partagent le pouvoir depuis des décennies.

Ne soyons pas dupes de cette façade médiatique, de cette image qu’il tente de se donner. Le FN ressemble désormais à ces partis qu’il prétend détester. Il les a d’ailleurs beaucoup inspirés, notamment quand ils gouvernaient. Le passé comme le présent nous rappelle aussi que ce parti d’extrême-droite, désormais solvable dans la république, est un danger social, raciste et autoritaire qui devient chaque jour plus perceptible.

Cette perspective ne nous laisse pas indifférent.e.s et s’il parvient à s’emparer du pouvoir politique, les difficultés sociales et économiques s’aggraveront pour tou.te.s et particulièrement pour celles et ceux exclu.e.s de leur programme de préférence nationale (quartiers pauvres,
non-blanc.he.s, musulman.e.s etc) ainsi que celles et ceux qui s’y opposeront.

Face à cela, le vote ne peut être une solution conséquente. Seul un antifascisme radical sera à même de lutter efficacement contre la menace
fasciste qui gagne déjà idéologiquement, culturellement et médiatiquement. Dans cette perspective, l’antifascisme ne se suffit pas à lui même : il est une composante d’une force révolutionnaire qui tarde à s’imposer comme alternative crédible.

Nous faisons partie de ce combat et invitons chacun.e.s selon ses moyensà rejoindre la lutte.

Ne laissons pas le FN s’imposer, ni ces élections guider nos vies !

Contre rassemblement samedi 5 novembre

17 H – Métro Compans Caffarelli

 

news.antifa.toulouse : se tenir informé.e


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Marche d’hommage à Rémi Fraisse


En mémoire à Rémi, afin que l’espoir revive et que cessent les violences de l’État, des milices et l’impunité policière

Vous pourrez déposer au Monument aux Mort un texte, un dessin ou tout autre objet en hommage à Rémi, puis nous marcherons jusqu’au Capitole, sur les bases suivantes :

La lutte contre le projet de barrage à Sivens n’a pas été vaine : elle a révélé comment des décideurs détruisent l’environnement, les ressources naturelles et la biodiversité, favorisent une agriculture mortifère, bafouent la démocratie, gaspillent l’argent public, recourent à la violence d’État, et au final s’appuient sur des milices pour faire régner la terreur. Et le 30 juin 2016, une décision de justice rendue par le TA de Toulouse a donné entièrement raison aux opposants au barrage.

Depuis ce jugement, l’illégalité a clairement changé de camp : elle est désormais le fait de ce projet lui-même et non plus de ceux qui le combattent.14731153_325742977818114_6219826777201291944_n

Le 8 octobre 2014 nous dénoncions, jusque dans la cours même de la préfecture, le jet de grenades sur des manifestant-e-s occupant une caravane, geste criminel si il en est. 18 jours plus tard, c’est précisément ce geste qui a tué Rémi.

A l’automne 2014, une vaste mobilisation populaire, l’avis négatif de la Commission européenne, le rapport critique d’experts gouvernementaux et la mort d’un homme ont interrompu le chantier.

Pour réaffirmer la justesse de ce combat, pour exiger le respect de nos droits fondamentaux, pour rendre hommage à Rémi, pour dénoncer les crimes policiers impunis, pour nous opposer aux évacuations à Calais, à NDDL et ailleurs, parce que notre indignation sociale, même réprimée, est toujours bien là, participons à une grande manifestation unitaire, apaisée et résolue, le 26 octobre à Toulouse.

Parce que nous n’allons rien lâcher, parce que nous avons encore en tête la relaxe, 10 ans après, des 2 policiers responsables de la mort de Zyed et Bouna, parce que nous n’oublions pasnon plus les morts d’Adama Traoré, 24 ans (2016, Val d’Oise), Timothée Lake, 20 ans (2014, Toulouse), Wissam El Yamni, 30 ans (2012, Clermont Ferrand), Ali Ziri, 69 ans (2009, Argenteuil), Habib Ould Mohamed, 17 ans (1998, Toulouse), Malik Oussekine, 22 ans (1986, Paris), Vital Michalon, 31 ans(1977, Creys-Malville), et tant d’autres, tout-e-s victimes des « forces de l’ordre ».

Comme annoncé il y a un an : « Nous entendons pérenniser cette date anniversaire, pour la défense de l’environnement comme condition nécessaire à la survie de l’humanité, et contre l’individualisme, facteur d’inégalités. »

Premiers signataires :

ZAD31, Attac Toulouse, ATMP, CNT, collectif Testet, collectif Gardarem la Menude, PG31, NPA 31, Nuit Debout Toulouse, Solidaires Étudiant-e-s 31, UAT, …

RDV 18H30 AUX MONUMENTS AUX MORTS

Contre le patriarcat, je me lève et je me bats


Nous, Femmes de l’Union Antifasciste Toulousaine, tenons à communiquer face au choix de notre organisation de maintenir son festival à la Dernière Chance et au Communard.

Depuis des années notre organisation alerte sur les dérives militantes et sur le bien-fondé de sacraliser ces lieux comme des « lieux militants » et de s’endormir sur une posture morale consistant à les protéger coûte que coûte. Nous sommes critiques par rapport aux contradictions qui émanent de ces lieux. Il s’agit de bars avec des tenancier.ère.s, des bénéfices et un business à maintenir. Mais aussi, pour certain.e.s, de camarades qui nous permettent d’organiser des évènements depuis des années et de marcher main dans la main avec eux.elles pour populariser notre vision de la lutte. Sans eux.elles, beaucoup de nos évènements n’auraient pas eu cette facilité d’organisation. Ainsi nous ne souhaitons pas déserter un lieu que nous fréquentons depuis des années sans qu’un véritable débat soit posé carte sur table.

Nous sommes lucides, il n’existe pas de lieu « safe », il n’en existera jamais. Tant que le patriarcat existera, aucun squat, aucun bar, aucune rue et aucune maison ne sera épargné. Se bercer de cette illusion est dangereux. Nous pouvons juste maintenir une bulle de sécurité lors de nos événements et maintenir une vigilance plus accrue que jamais, comme nous le faisons déjà. Mais c’est à nous, en tant que femmes, de créer un réel rapport de force pour renverser une situation qui tend à s’aggraver ! Dans nos vies privées, au travail, nous sommes exploitées, malmenées, discriminées et opprimées. Et dans nos vies militantes, nous nous sentons de plus en plus isolées et cela favorise la résurgence de pratiques sexistes, masculinistes et oppressives. Ce n’est pas en fuyant ces lieux que nous trouverons la solution, c’est en faisant justice par nous-même et en se donnant les moyens de combattre le patriarcat que nous vaincrons !

Nous invitons donc toutes les femmes intéressées à nous contacter en espérant pouvoir organiser une réunion et/ou à venir nous rencontrer pendant le festival pour envisager de pérenniser des modalités d’action qui nous protégerons au mieux.

Contre le patriarcat, je me lève et je me bats !