Liberté pour Georges Abdallah !

À travers un appel commun, plus de vingt organisations de Toulouse et sa région appellent à se mobiliser pour la libération de Georges Abdallah en participant notamment samedi 24 octobre dès 14H à la manifestation devant la prison de Lannemezan (65) où il est détenu. Nous organisons un bus à prix libre depuis Toulouse, rendez-vous à 11H30 au métro Basso Cambo, n’attendez pas pour vous inscrire à collectifpalestinevaincra@gmail.com

Liberté pour Georges Abdallah ! Solidarité avec la Palestine !

Le 24 octobre 2020, Georges Abdallah aura passé 36 ans dans les prisons françaises. Communiste libanais et militant de la cause palestinienne, cette détention en fait l’un des plus vieux prisonniers politiques d’Europe. L’histoire de Georges Abdallah est étroitement liée à la résistance palestinienne. Engagé très jeune aux côtés des réfugié.e.s palestinien.ne.s au Liban, il rejoint les rangs du Front Populaire de Libération de la Palestine au début des années 70 afin de participer à la résistance aux attaques et invasions incessantes d’Israël dans le sud Liban ainsi que la colonisation en Palestine. Il se rendra en Europe, en particulier en France, après avoir cofondé les Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises (FARL) dont l’objectif était de combattre les complices des massacres des peuples libanais et palestinien. Les FARL revendiqueront plusieurs opérations dont les assassinats en 1982, de Yacov Barsimentov et Charles Ray, attachés militaires israélien et états-unien, en mission pour leurs services de renseignements respectifs (le Mossad et la CIA). Cette même année, l’armée israélienne occupe le sud Liban et sera complice des massacres des camps de réfugié.e.s de Sabra et Chatila. Arrêté à Lyon le 24 octobre 1984, Georges Abdallah est condamné en 1987 à la réclusion à perpétuité pour complicité d’assassinats alors que le procureur demandait 10 ans et que le procès a été le théâtre de nombreuses irrégularités (pressions diplomatiques états-uniennes, avocat qui travaille pour les services secrets…).

Libérable depuis 1999, Georges Abdallah a fait plusieurs demandes de libération sans succès. La dernière en date (2013), acceptée par le tribunal d’application des peines et conditionnée à une expulsion vers le Liban, a été bloquée par Manuel Valls, ministre de l’Intérieur de l’époque. Depuis bientôt 36 ans, il lui est reproché de ne pas renier ses idéaux et de continuer à les défendre contre la colonisation, le racisme, le fascisme et en soutien aux nombreuses mobilisations pour l’égalité et l’émancipation humaine. Reconnu par les prisonniers palestiniens comme un des leurs, soutenir Georges Abdallah c’est soutenir le peuple palestinien qui se bat contre le colonialisme et l’apartheid. Soutenir Georges Abdallah c’est aussi dénoncer la complicité des puissances occidentales avec Israël et une justice française qui bafoue ses règles les plus élémentaires. Depuis de nombreuses années, le mouvement de soutien à Georges Abdallah ne cesse de grandir en France et dans de nombreux pays dans le monde.

A Toulouse, nous appelons à participer à un mois de mobilisation pour sa libération ainsi qu’à la manifestation nationale samedi 24 octobre 2020 dès 14h de la gare à la prison de Lannemezan (65) où il est détenu.

Premiers signataires : Attac Toulouse, Campagne BDS France Toulouse, Centre de la Communauté Démocratique Kurde de Toulouse, CGT Educ’action 31, Collectif Algérie Démocratique Toulouse, Collectif Palestine Vaincra, Comité de soutien à Musa Asoglu (Toulouse), Couserans-Palestine, Eunomia, Front Anti-impérialiste (Toulouse), Front Populaire de Turquie (Toulouse), NPA 31, NPA-Révolution Permanente 31, PRCF 31, Samidoun Palestinian Prisoner Solidarity Network, Secours Rouge Toulouse, Sud Education 31, Toulouse Anti-CRA, UD CNT 31, Union Antifasciste Toulousaine, Union Communiste Libertaire – Toulouse et alentours, Union des Etudiant-e-s de Toulouse, Union Syndicale Solidaires 31

Soirée de soutien samedi 3

Nous avons le plaisir de vous inviter Samedi 3 Octobre aux Merles Moqueurs pour une soirée antifasciste. Nous devrons, hélas, une fois de plus faire sans Cerna ni Outrage magistral, qui malgré toute leur détermination ne pourrons pas jouer ce soir là du fait des mesures sanitaires.

Au programme de la soirée : 17h30, projection de certains des courts métrages que l’on avait diffusé durant le confinement, suivit d’une discussion/débat sur l’état de l’extrême droite sur Toulouse, ainsi que sur les réponses à y apporter.
Plus tard, à partir de 19h30 l’on vous proposera de participer à un Blind test antifasciste avec de magnifiques lots à remporter !
Et nous resterons disponibles avec notre table d’information jusqu’à la fermeture, c’est à dire 22H…

Pour nous rencontrer, débattre, découvrir ce qu’est l’antifascisme, nous soutenir financièrement et plus encore venez nombreux et nombreuses !
Rendez-vous samedi 3 octobre à partir de 17h30 aux Merles Moqueurs.
Et, bien entendu, venez masqué.e.s.

Convocations abusives de militant.e.s syndicaux

Sept personnes, dont cinq pour garde à vue, sont convoquées lundi 21 septembre à 10h, pour des faits supposés avoir été commis, le 9 février 2020, lors d’une diffusion de tracts du RN, parti qui véhicule des idées xénophobes, sexistes, homophobes…, sur un marché toulousain dans le cadre des élections municipales.

Laure, Maïlys, Nicolas, Léo etc… voient leurs vies bouleversées, cinq d’entre eux ne pourront être devant leurs élèves ce(s) jour(s) là. Alors que les faits supposés relèvent d’il y a sept mois, elles et ils ont reçu leur convocationseulement quatre jours avant leur garde à vue. Aucun contrôle d’identité n’ayant eu lieu ce jour-là, comment ils/elles ont pu être incriminé.e.s? Dans le contexte actuel, est-ce la priorité de l’Etat de donner suites à des allégations du RN ? Toutes les occasions sont saisies pour tenter d’intimider des militant.e.s syndicaux !

Les organisations signataires appellent à un rassemblement devant le commissariat central(métro canal du midi), ce lundi à 12h, pour exiger la libération immédiate des gardé.e.s à vues et l’abandon de toutes poursuites.

Premières signataires : CGT Educ’Action 31, Act up Sud Ouest, BAF, UD CNT 31, CNT Santé Social Education 31, CSR 31, DAL 31, Ensemble 31, Eunomia, groupe Libertad de la FA ,FNECFP FO 31, SNUDI FO 31, FSU 31, JS 31, NPA 31, PG 31, Secours Rouge Toulouse, US Solidaires31, Sud Education 31, Sud Santé Sociaux 31, UAT, UET

Edit : finalement tout le monde s’est vue notifier une garde à vue. 6 d’entre elleux ont été libérer avant la nuit, mais 1 camarade a passé la nuit au poste et reste poursuivit.

Lettre ouverte à monsieur Gasc, maire de Quint-Fonsegrives

4/09/2020

Monsieur le maire,
   jeudi 27 août nous avons appris qu’à la suite d’une série de tags nazis vous envisagiez d’installer des caméras de vidéo-surveillance dans votre commune. Face à une telle logique nous, militant.e.s antifascistes, ne pouvons qu’être surpris.e.s.

   La volonté de mettre en place un réseau de caméra-surveillance figurait déjà dans votre programme écrit pour les élections municipales. Sans qu’elle soit liée à une quelconque volonté de lutte contre le nazisme. On peut donc en déduire que, comme le dit l’adage, « l’occasion fait le larron » et que la réponse n’est pas en lien avec le délit mais l’occasion d’imposer un système de surveillance généralisée. Manipuler des volontés louables (lutter contre les agressions de rue, lutter contre le fascisme) pour restreindre nos libertés est un non sens.

   Mais si votre volonté est réellement de lutter contre le nazisme et les idéologies racistes, nous sommes obligé.e.s de vous dire que la vidéosurveillance n’est en rien une solution et qu’elle fait au contraire parti du problème.
En réponse vous pourriez par exemple encourager l’expression citoyenne, et laisser les gens recouvrir ces tags nazis. Ou bien ouvrir vos espaces publics à des conférences ou des ateliers sur les dangers de l extrême-droite. Car ces tags ne sont pas une simple question de dégradation mais bien un acte politique, l’expression d’une haine de l’autre qui devrait être combattu avec force mais surtout collectivement.

Bien que nous ne sommes pas sur votre commune et que nous ne voulons pas parler au nom des habitant.e.s, nous pensons néanmoins que la lutte antifasciste mérite d’avoir une véritable scène et espace politique et de ne pas être une excuse ou une caution pour banaliser les restrictions de libertés ou servir d’outil aux armes d’une fausse insécurité.

En espérant que notre intervention vous face comprendre en quoi vous
vous fourvoyez.

Salutation antifasciste.

Appel internationale de solidarité avec les prisonnier.e.s antifascistes

Samedi 25 juillet nous, avec le Secours Rouge Toulouse, vous donnons rendez vous à partir de 14h au local du Chat noir (33 rue puget) pour un atelier écriture aux camarades emprisonné.e.s.

Le choix de la date n’est pas un hasard, il s’agit de s’inscrire dans la Journée internationale de solidarité avec les prisonnier.e.s antifascistes. Celle çi a été lancée en 2014 en tant que Journée de solidarité avec Jock Palfreeman, un Australien qui purge une peine de 20 ans en Bulgarie pour avoir défendu deux Roms contre une attaque de hooligans fascistes. Heureusement, Palfreeman a obtenu une libération conditionnelle après avoir purgé 11 ans de sa peine, mais il y a encore des centaines d’autres personnes qui restent emprisonnées pour s’être opposées au fascisme et à la haine.

Entre 4 murs le courier est toujours un plaisir, une échappé, et montrer aux camarades emprisonné.e.s que l’on comprend leur révolte et qu’on la soutient est primordiale.