Projection Trouble subMedia « And you don’t stop » – Hip-Hop as Resistance


 

On se retrouve Jeudi 29 novembre à 20H à l’Astronef pour la projection d’un court-métrage / documentaire.

 

Dans l’épisode de ce mois-ci de Trouble, subMedia explore le hip-hop en tant que vecteur puissant d’une pensée révolutionnaire, en s’appuyant sur le vécu et l’expérience de certains des animateurs de la scène de Montréal : Ant Loc, Mic Crenshaw, La Marea, Sima Lee, Sima Lee Reed et Mare.

 

La projection sera suivie d’un débat en présence de plusieurs collectifs hip-hop toulousains et des environs.

« On dit souvent que le hip-hop est plus qu’un type de musique…. C’est une manière de vivre. Un code, un ensemble de pratiques, une esthétique et une manière de vivre. Et malgré les efforts des dirigeants du secteur pour le commercialiser et le dépouiller de son potentiel subversif, le hip hop reste un mode de vie fermement enraciné dans les luttes quotidiennes auxquelles font face les peuples opprimés du monde entier. C’est une arme qui se fait passer pour une culture. » – subMedia

Les objectifs de subMedia sont de promouvoir les idées anarchistes et anticapitalistes et de soutenir les luttes à travers la diffusion de films et vidéos radicales. Fondé en 1994, subMedia a produit des centaines de vidéos sur tous les sujets. Leurs films ont été diffusés dans des centres sociaux, des cinémas et ont été vus des millions de fois sur internet.

Le trailer : https://sub.media/video/trouble-15-and-you-dont-stop-trailer/

Le café l’Astronef : 3 place des avions (métro Saouzelong ou Rangueil)

Image may contain: 2 people

Publicités

Robert Faurisson est mort, un antisémite de moins !


    Robert Faurisson, idéologue du négationnisme, est décédé. Un petit rappel sur son discours à combattre haut et fort et sous toutes ses formes.

Cet idéologue d’extrême-droite a participé à lier les thèses complotistes et antisémites. Il a influencé et redynamisé l’extrême-droite d’aujourd’hui : de Dieudonné à Soral en passant bien sûr par les néonazis, les royalistes ou les nationalistes. On se rappelle, Dieudonné l’a invité à l’un de ses spectacles, mettant ainsi un terme à toute ambiguïté sur ses convictions politiques.

Le négationnisme est la forme actuelle la plus connue de l’antisémitisme car elle conteste le génocide des juifs par l’Allemagne nazie. Robert Faurisson a réactualisé le mythe du « complot juif » international. Le négationnisme nie la politique d’extermination des juifs et innocente le nazisme en délivrant ce message : « Les juifs mentent depuis plus de 60 ans. Ils ont permis la création d’Israël en culpabilisant l’Occident avec l’invention du génocide ». Pour se justifier de ces aberrations, il a toujours clamé son apolitisme car il entendait diffuser une « théorie scientifique ». Bien plus facile de se prétendre « scientifique » que bourreau et manipulateur. Au début des années 80, Faurisson entendait mettre en avant les incohérences de l’histoire. Aujourd’hui, les prétendus arguments techniques ont fait place à la dénonciation du « complot judéo-sioniste » et préfère surfer sur la défiance face aux puissants. Un autre idéologue du négationnisme à combattre avec Faurisson, c’est François Duprat : théoricien du nationalisme révolutionnaire et ancien numéro 2 du Front national .

Mélangeant occultation du réel, incitation à la haine raciale / religieuse / culturelle, construction de faux-ennemis, de boucs émissaires… cette logique n’a qu’une seule fin : créer une cohésion nationale basée sur une idéologie raciste et s’emparer du pouvoir. La défiance légitime face aux institutions d’Etat et face à la classe dirigeante ne doit pas nous tourner vers une logique dangereuse, haineuse, qui serait désastreuse pour toutes et tous, et en particulier les couches sociales les plus défavorisées. Elle doit, au contraire, nous faire prendre conscience de l’importance de la défense de nos valeurs : de classe, populaire, ouvert à tous et toutes quelque soit nos convictions religieuses.

Sa mort est une bonne nouvelle, tant pour nos luttes que pour nos mémoires ! Mais n’oublions pas que ces idées perdurent, que son travail d’idéologue a payé. Son héritage se retrouve chez les militant.e.s d’extrême-droite et dans le parti qui a convaincu 10,6 millions de personnes de voter pour lui aux dernières élections…

Face au capitalisme et au racisme,
Unité de classe révolutionnaire et antifasciste !

Des royalistes à Toulouse


Logo_action_francaise

Depuis plusieurs mois vous avez peut être remarqué la présence d’une nouvelle organisation politique sur Toulouse. Elle distribue des tracts aux métros, colle des autocollants et a fait parler d’elle sur Côté Toulouse. Il s’agit de l’Action Française.

Son apparition peut sembler inoffensive : ses tracts sont contre l’Union Européenne, ses affiches appellent à consommer local et elle refuse l’idée d’appartenir à l’extrême droite. Mais il ne faut pas oublier qui est réellement ce groupe.

Tout d’abord l’Action Française est un groupe royaliste. Oui, vous avez bien lu, illes sont pour remettre en place un roi avec un système féodal. Il faut dire que c’est aussi le plus vieux groupe d’extrême-droite de France. Sa création remonte à 1898 dans une optique antidreyfusarde, donc fortement antisémite. C’est avec l’arrivée du théoricien Charles Mauras que se développe plus profondément l’idéologie de l’Action Française, que certains historiens voient comme une des origines du fascisme de Mussolini en Italie. Même l’Église finit par être choquée par les idéaux politiques du groupe et le condamne en 1926, entraînant le départ d’une bonne partie des catholiques. Malgré ce coup porté par l’Église, il est toujours suffisamment nuisible pour participer à la tentative de coup d’état orchestrée par les ligues nationalistes en 1934.

Certes, tout cela est daté. De nos jours, l’Action Française profite de la perte de vitesse des identitaires et d’autres groupes d’extrême-droite pour se présenter comme le nouveau lieu de convergence de toute la pensée xénophobe, anti-humaniste et réactionnaire.  Le résultat est que lorsqu’illes s’implantent dans une ville, illes permettent à l’extrême-droite de se retrouver et de reprendre confiance. À Toulouse, ville qui leur est traditionnellement hostile, cela serait une sacrée défaite. Si certaines personnes n’y voient qu’une bataille d’idée qu’il faut gagner à coups d’arguments, les actualités nous prouvent que leur impact est concret. L’extrême-droite représente un danger physique pour toutes les populations qui ne rentrent pas dans leur vision étriquée de la société. À Marseille, où l’Action Française possède un local, l’un des leurs a été interpellé par la section anti-terroriste car il se préparait à tuer des immigré.e.s. Dans le reste de la France, les multiples attaques de facs par l’extrême-droite nous rappelle aussi que ces gens sont un danger pour nos luttes au quotidien.

Alors ne laissons pas l’extrême droite répandre ses idées nauséabondes, confisquons lui ses tracts, arrachons ses autocollants et fermons les lieux où elle s’organise !

Cortège révolutionnaire – 1er mai 2018


Le 1er Mai, toutes et tous dans la rue pour une riposte sociale !

Les attaques contre les travailleuses et travailleurs se multiplient à un rythme effréné. En moins d’un an, ce sont tous les secteurs d’activité qui ont subi de violentes réformes : le rail, l’éducation, la santé, la poste, les communications, l’énergie… Sans oublier les suppressions d’emplois dans le privé pour assouvir la voracité des actionnaires et sous couvert de chantage à l’emploi.

Les chômeuses et chômeurs vont également devoir endurer une réforme qui va encore plus les marginaliser et les rendre responsables de leur situation. Le chômage de masse est pourtant l’un des résultats directs de l’application des politiques libérales menées depuis 50 ans.

Les étrangères et étrangers, avec ou sans papiers, en plus d’avoir quitté leur pays, payent le prix fort de leur condition avec la réforme du droit d’asile, la perpétuation du racisme d’État et l’impunité dont jouissent les fascistes. Alors même qu’ielles fuient souvent les guerres que nos gouvernements font ou laissent faire.

Les personnes victimes de l’oppression patriarcale souffrent toujours d’agressions sexistes et LGBTQI-phobes. Ce système hétéro-normatif et cis-genré opprime celleux qui revendiquent ou non leurs différences par rapport à la norme de ceux qui ont le pouvoir.

Les militantes et militants politiques et syndicaux de gauche continuent de faire l’objet d’une répression féroce de la part de la police et des institutions judiciaires.

Cela démontre encore la dérive de plus en plus autoritaire de l’État. Dernière en date pour preuve, le licenciement du délégué départemental de Sud PTT 92.

On l’observe aussi dans la constitutionalisation de l’état d’urgence, véritable légitimation d’un mode de gouvernement par la peur !

Sous prétexte d’anti-terrorisme, il a servi et sert encore et surtout à faire taire le camp des progressistes et des révolutionnaires.
Face à toutes les violences de l’État et de ses institutions, la réponse réformiste est un échec dont il faut prendre conscience, sous peine de laisser la voie libre aux fascistes et autoritaires.

C’est déjà ce que l’on peut constater en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Royaume-Uni, aux États-Unis et en France. Très récemment, des fascistes ont attaqué des militant.e.s étudiant.e.s à la fac de droit de Montpellier et, depuis déjà des années, le lycée autogéré de Paris est victime de harcèlement de la part de militants du GUD.

Nous ne pouvons pas continuer à nous voiler la face et penser que seul un populisme de gauche peut répondre au populisme de droite ou que seule la réforme de gauche peut répondre à la réforme de droite. L’histoire des expériences révoltionnaires et l’état actuel du mouvement social en France et dans le monde confirment la défaite des stratégies réformistes face au capitalisme.

Unissons-nous, travailleurs et travailleuses, chômeuses et chômeurs, précaires, opprimé·e·s de genre, de race, sur des bases égalitaires et autogestionnaires !

Construisons dès maintenant la riposte à ce capitalisme et cet État qui tue, emprisonne, oppresse et détruit les personnes et l’environnement !

Ripostons par l’organisation et la solidarité de, par et pour toutes et tous ! Dans nos lieux de vie et de lutte, au travail et dans la rue !

Contre le patriarcat, le fascisme, le capitalisme, l’État et ses institutions, révolution sociale !

Tous et toutes ensemble dans le cortège révolutionnaire !

 

Organisateurs : Union Antifasciste Toulousaine (UAT), Coordination des groupes Anarchistes – Toulouse (CGA), Alternative Libertaire – Toulouse (AL), Confédération Nationale du Travail 31 (CNT 31)

Impunité fasciste à Lyon : local de la CNT attaqué!


Dans la nuit du 30 au 31 mars dernier, le local de la Confédération Nationale du Travail de Lyon a été pris pour cible par un groupe de fachos du PNF. Ils ont brisé les vitres, tenté de forcer le rideau et ont voler du matériel militant. Pas de blessé du côté des camarades syndicalistes.

Il s’agit de la quatrième attaques qui vise les locaux militants en moins de 3 ans après celles de la Plume Noire (Librairie libertaire et local de la Coordination des Groupes Anarchistes), du local du Parti Communiste Français et de Radio Canut (radio libre et militante d’extrême gauche).

Mais le contexte local particulier de Lyon fait malheureusement écho à une montée en puissance des groupuscules fascistes partout en France comme peut en témoigner les attaques subies à Strasbourg, Paris, Lille et Montpellier.

On voit clairement que pour l’actuel ministre de l’intérieur et ancien maire de Lyon, Gérard Collomb, les fascistes ne posent aucuns problèmes vu la complaisance dont il fait preuve à l’égard de ces derniers.

Plus d’informations sur le site de la Horde en cliquant ici

Contre le fascisme et ses idées, organisons la solidarité avec les victimes et la riposte radicale !

 

Solidarité avec les luttes en cours


Depuis 2 semaines nous avons pu voir comment les fafs et la police traitent les étudiants et les lycéens, que ce soit tout d’abord Montpellier, Strasbourg, Nantes, Bordeaux , le lycée autogéré de Paris et dernièrement l’attaque contre le local de nos camarades cénétistes à Lyon.

L’union antifasciste toulousaine veut tout d’abord apporter son soutien aux victimes des violences d’extrême droite et de la repression policière et il va sans dire que nous condamnons fermement ces actions dignes des plus basses façons de procéder comme il est coutume à l’extrême droite.

Nous condamnons également les violences policières qui sous couvert de maintenir l’ordre passe à tabac les étudiants et ne l’oublions pas les manifestants qui se battent pour une société meilleure et conserver leurs acquis sociaux.

Nous soutenons nos camarades syndicalistes qui ont vu leur local attaqué par l’extrême droite à Lyon. Lyon dont l’ancien maire qui n’a jamais rien fait pour éradiquer la peste brune se retrouve aujourd’hui chef de la police, il va sans dire que les coupables ne sont pas prêts de répondre de leurs actes.

Nous apportons également notre soutien aux étudiants qui bloquent la fac du Mirail à Toulouse et nous tenons à leurs faire savoir que nous seront présents si jamais ils devaient subir quelconques agressions d’ou qu’elles viennent.Nous resterons soudés face à l’oppression et au fascisme.

 

Contre les fachos et leurs alliés, solidarité avec Montpellier !


Dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 mars, des étudiants et étudiantes réuni-e-s dans un amphithéâtre de la fac de droit de Montpellier ont été attaqué-e-s par un groupe de fascistes, se revendiquant du GUD, cagoulés et armés de bâtons et de tasers. Cette expédition punitive aurait été rendue possible avec l’aide du doyen de la fac de droit. Il les auraient laissé entrer sur le campus et les auraient protégé après leur attaque dans les locaux administratifs. Il affirme même ouvertement sa sympathie et son soutien aux fascistes durant une interview. Voilà encore une preuve, si cela était nécessaire, de la collusion et de la complaisance de l’État et de ses institutions envers les méthodes et groupes fascistes partout en France. Encore une fois l’extrême droite sert de briseuse de grève et défend les institutions.

N’attendons rien du pouvoir, organisons la risposte anti-fasciste dans la rue et dans les luttes.
Solidarité et soutien avec les victimes des fachos.
Flics, fascistes, hors de nos facs !

Suite a cette nouvelle, des toulousains et toulousaines ont appelé à un rassemblement de solidarité. Devant le succès de l’opération le rassemblement est parti en manifestation sauvage et a rassemblé environ 300 personnes. La manifestation a suivi le boulevard puis a tenté de rejoindre la gare pour montrer que l’attaque contre nos camarades de Montpellier est bien une attaque contre tout le mouvement social qui se met en place. Malheureusement, la gare ne fut pas atteinte mais la manifestation fut une belle réussite.

Rooster and beer : refuge pour les fachos ?


Le Rooster and beer nous a contacté. Ils ont mis fin aux réunions de l’Action française. Nous resterons vigilant à toute reprise d’activité de l’extreme droite dans ce bar

Le Rooster and beer est un bar à bières situé 100 rue riquet à Toulouse. Il s’est ouvert récemment et s’est fait connaitre par son récent copinage avec l’extrême-droite locale : la section « Occitanie » de l’Action française et le CSIT (Cercle Souveraineté et Identité de Toulouse) s’y retrouvent toutes les semaines.

On a trouvé plus d’information en cliquant ici

Le C-Star ou l’histoire de la débâcle la plus rapide de l’extrême-droite


En mai 2017, un petit groupe d’activistes identitaires se met en tête d’arrêter à lui seul la crise migratoire ! Comment ? En allant chercher les preuves d’une hypothétique collusion entre ONGs et passeurs. En réalité, l’objectif est simple : créer le buzz et se faire passer pour une expédition héroïque, sous les auspices de Charles Martel, en utilisant le fric de la bourgeoisie d’extrême-droite dont les membres de l’expédition sont issus. Leur moyen : un bateau, le C-Star, qui va connaître de nombreux problèmes. Leur cible? Le pavillon des ONGs SOS Méditerranée et Savethechildren qui viennent secourir des migrant.e.s échoué.e.s en mer.

Une mobilisation s’est alors organisée, sur les deux rives, pour contre-communiquer sur leurs agissements et, surtout, les empêcher de naviguer en toute tranquillité. De port en port, le C-Star n’est jamais le bienvenu. Alerte en Egypte, blocage à Chypre, action antifasciste en Crète où le C-Star va, pour la première fois, renoncer à faire escale le 31 juillet, avant de connaître le même sort en Tunisie le 6 août, grâce à la mobilisation des pêcheurs.euses du port de Zarzis, entre autres : « Nous, laisser entrer des racistes ici ? Jamais ».

La croisière des identitaires prend l’eau et se transforme progressivement en errance en mer, à la risée de tou.te.s, avec son projet inhumain et puant que presque personne ne soutient. Fin du voyage à Malte pour l’équipage identitaire, puis à Barcelone pour le bateau. L’opération Defend Europe est ridiculisée.

Suite à cette belle victoire des deux rives, nous vous proposons de venir débattre de la stratégie des identitaires et de la contre-campagne antifasciste internationale, avec quelques un.e.s de ses organisateurs.trices.

RDV le Mercredi 01 Novembre 2017 à la Chapelle à 15 h !

La tragédie du miel amer, par le collectif autonoMie


Nous relayons cette production locale, réalisée par le collectif autonoMie, sur le racisme d’état auquel sont confrontés les mineurs isolés étrangers par le biai du DDAEOMIE, dispositif discriminatoire destiné aux jeunes étrangers mis en place pour les exclure du dispositif d’aide sociale à l’enfance.

Le collectif AutonoMIE est heureux de vous présenter son film « La tragédie du miel amer ».

Treize jeunes y témoignent du système de discrimination organisé par le département pour écarter les migrant-es d’Afrique subsaharienne du dispositif d’aide sociale à l’enfance. Leurs propos sont accablants pour le Conseil Départemental et la structure privée à laquelle il a délégué la gestion raciste de ces flux migratoires : le DDAEOMIE.

SAAMENA à Marseille, SAEMIE à Bordeaux et à Pau, MMIE à Rennes, DEMIE à
Paris, PEMIE en Seine-Saint-Denis… Les dispositifs d’exception se multiplient et se ressemblent. Créés par les départements dans la foulée de la circulaire Taubira en 2016, ces centres où aucun-e français-e ne rentre n’ont qu’une raison d’être : faire des mineur-es isolé-es étranger-es – protégé-es par la Convention internationale des droits de l’enfant – des sans-papiers comme les autres. Et réserver l’Aide Sociale à l’Enfance aux nationaux… ou aux plus blanc-hes des étranger-es.

A Toulouse, ce racisme d’État prend la forme d’une interminable garde à vue dans les locaux du DDAEOMIE (Dispositif Départemental d’Accueil, d’Évaluation et d’Orientation des Mineurs Isolés Étrangers, ouvert depuis le 4 juillet 2016), où des éducateur-ices qui n’en ont que le nom font subir jusqu’à dix interrogatoires à charge à celles et ceux dont le seul crime est d’avoir survécu à l’enfer migratoire. Enfermé-es, les jeunes parlent de « libération » quand, au bout d’une dizaine de jours, ils et elles sont mis-es à la rue, allégé-es de leurs documents d’identité, avec une « suspicion de majorité » entraînant un classement sans suite.

Le parquet de la Haute Garonne n’hésite pas à poursuivre les jeunes qui contestent cette décision auprès de la juge des enfants – et qui gagnent. Accusé-es d’ « escroquerie à l’aide sociale à l’enfance », il n’est plus rare de les voir partir à la maison d’arrêt de Seysses exécuter de courtes peines en forme d’avertissements lancés à celles et ceux qui, dehors, trouvent encore le courage de se battre au sein du collectif AutonoMIE.

Les jeunes ressortissant-es d’Afrique subsaharienne et francophone se retrouvent en première ligne de la guerre aux migrant-es à laquelle se livre le département de la Haute Garonne. En réponse, la solidarité est notre seule arme.

Pour que celles et ceux que l’on pille là-bas ne soient plus mis-es à la rue ici ;

Pour que le Conseil Départemental de la Haute Garonne cesse de confondre protection de l’enfance et gestion des flux migratoires ;

Pour que le DDAEOMIE ferme ses portes et que rien ne le remplace ;

Pour la solidarité avec les victimes du racisme d’État ;

Contre la négrophobie, contre le néocolonialisme, contre la Françafrique ;

Contre les lois d’exception ;

Contre toutes les prisons (DDAEOMIE, CRA, Maisons d’Arrêt…) ;