Festival Antifasciste #7

Pour la septième fois nous avons le plaisir de vous convier à notre festival antifasciste.

   L’Union Antifasciste Toulousaine a le plaisir de vous annoncer que l’édition du festival antifasciste 2020 aura lieu début avril.  Au programme cette année, trois soirées : une conférence, une projection et une soirée concert.

  • Cela commencera le mercredi 1er avril à la Chapelle qui ouvrira ses portes à partir de 18h. Au programme de la soirée une conférence d’1h30 de Christophe Lucchese et des éditions Smolny, entrée prix libre :

Les corps francs, « premiers soldats du IIIe Reich »

   L’histoire des corps francs allemands montre combien la République de Weimar reposait sur un socle bien fragile : des tractations du SPD avec le Haut Commandement de l’armée au lendemain de la défaite à l’écrasement dans le sang des Spartakistes, elle donne à toute une génération de têtes brûlées l’occasion de laver son honneur et d’espérer voir un jour leur rêve se réaliser : un ordre social autoritaire débarrassé et des bourgeois et des socialistes.
À l’autre bout de la frise chronologique, cette histoire permet de faire la jonction avec le nazisme, en faisant la généalogie des points les plus saillants du « modernisme réactionnaire ». Tous ces éléments montrent que le nazisme n’est pas né tout armé de la cuisse de Hitler pas plus qu’il ne fut une fatalité de l’histoire allemande, mais une potentialité dans ce grand champ de force politique qu’est l’Allemagne au sortir de la Grande Guerre… et de la défaite qui fera dire à un des soldats rentrant du front : « La guerre est finie, mais la bataille pour l’Allemagne continue. Volontaires, au front ! »

Celle ci sera suivit d’une discussion et d’un temps informel où vous pourrez vous substanter et passer aux diverses tables militantes.

  • Le lendemain, jeudi 2 avril à 20H30 au Cratère nous projetterons Gérard et les indiens, un Documentaire de Nicolas Réglat (- France – 2017 – 0h52)

Dans les années 80, Gérard a participé activement à la lutte contre le parti de «N’a-qu’un-œil» avec de nombreux jeunes «Indiens» à Toulouse. Ensemble, ils ont créé le SCALP (Section Carrément Anti Le Pen)..

La projection nous a été proposé par Lokal Production et se fera en présence du réalisateur.

  • Et pour finir : le samedi 4 avril aux Merles Moqueurs, de 20h30 à minuit, concert. Avec comme artistes Cerna (rap, Marseille) et Outrage Magistral (ectro-punk, Toulouse) et pour la régie nos camarades de Kartier Libre. Entrée prix libre mais solidaire -et oui on a toujours besoin de thune.

Nous espérons vous y croiser nombreux et nombreuses pour nous rencontrer, découvrir notre lutte et son histoire, refaire le stock d’autocollant, nous aider financièrement et passer du bon temps tout simplement.

Projection-Débat Trouble # 23: « Prélude à un désastre »

Nouvelle projection Trouble jeudi 5 mars  20H00 au Café associatif l’Astronef, 3 place des avions – Rangueil / à 300 mètres du métro Saouzelong.

Nos actions sont t’elles efficaces pour sauver ce qu’il reste de notre planète ? Ou doit on en trouver de nouvelles pour de meilleurs résultats ? Dans cet épisode nous irons à la rencontre de militant.e.s écologiques plaidant pour des mesures plus audacieuses pour défendre notre terre.

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Il est largement admis que le réchauffement climatique existe et que les taux actuels d’émission de carbone de nos sociétés mettent en péril les générations futures. Cette prise de conscience se traduit par un consensus grandissant que nos «dirigeants» ne sont d’aucune aide pour résoudre ce problème. Malheureusement, la plupart des militants écologistes continuent d’être entravés par une fausse compréhension du pouvoir et de l’ampleur du problème…

Nos actions sont t’elles efficaces pour sauver ce qu’il reste de notre planète ? Ou doit on en trouver de nouvelles pour de meilleurs résultats ?

Dans cet épisode de Trouble, SubMedia part à la rencontre de nombreux.ses militant.e.s écologiques plaidant pour des mesures plus audacieuses pour défendre notre terre.

Entretient avec :

Dahr Jamail : ancien journaliste de guerre, il chronique maintenant les conséquences du réchauffement climatique sur les populations les plus pauvres pour le magasine « truthout.org ».

Ahmed Jafeez: spécialiste des crises humanitaires

Mel Bazil : porte parole de la tribu des Unist’ot’en au Canada. Les Unist’ot’en bloquent depuis plusieurs années un projet gouvernementale de sept pipelines et divers projets de fracturation hydraulique dans leur région native.

Aric McBay : agriculteur et militant écologique, il est l’auteur de « Full Spectrum Resistance » un livre expliquant diverses méthodes d’actions militantes et mesurant leurs efficacité dans le temps.

Plusieurs membres du collectif écolo radical Earth First !, connu pour l’utilisation fréquente d’actions directes non-violentes tel que le sabotage, s’accrocher dans des arbres ou des machines pour stopper des projets industriels ou attirer l’action des médias/gens sur la cause écologique.

Bande-annonce du documentaire : cliquer ici

Date : le Jeudi 5 Mars à 20H00
Lieu : Café associatif l’Astronef (3 place des avions – Rangueil / à 300 mètres du métro Saouzelong)
Durée : 37 minutes en VOSTFR puis débat
Prix : Participation libre

Si vous souhaitez témoigner ou si vous avez connaissance d’un collectif ou d’un internant.e qui serait intéressant d’inviter, n’hésitez pas à contacter l’UAT. Elle essaiera de les faire venir, dans les moyens qu’elle dispose.

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A propos de Submedia

Trouble est une série documentaire mensuelle destinée à être projetée en groupe, en équipage, en public. Nous espérons que ces vidéos aideront à favoriser une discussion critique et à susciter des initiatives d’organisation et d’actions locales.

Fondé en 1994, SubMedia est un collectif de production vidéo qui vise à promouvoir des idées anarchistes et anticapitalistes et à aider les luttes sociales grâce à la diffusion de films et de vidéos radicaux.

Leurs films ont été diffusés dans le monde entier dans des centres sociaux et des cinémas, ils ont aussi été regardés des millions de fois sur Internet.

Pour plus d’informations sur SubMedia : Site Web, Facebook, Twitter

Retour sur Carcassonne

Samedi 25 janvier, l’Action Française de Carcassonne conviait à une messe en hommage à Louis XVI suivie d’une marche aux flambeaux. Face à cette initiative, les habitant.e.s ont décidé d’appeler à un contre-rassemblement public. Au programme : charivaris, chansons et saynète théâtrale, l’événement se veut festif et familial. Un sympathisant nous a fait parvenir son compte-rendu :

« Un pré-rendez-vous nous permet de nous compter et d’arriver groupé.e.s sur la place où est appelé le contre-rassemblement. Quelques autres personnes sont déjà présentes. À proximité directe, un autre groupe attend : ce sont 12 fachos, tous vêtus de vestes noires, masqués par des écharpes, exclusivement des hommes, presque tous jeunes.

À l’arrivée du groupe leurs provocations commencent : « Alors, on nous laisse la ville ? On est chez vous là, vous foutez quoi ? » « Vous êtes des antifas là, on est vos ennemis » etc.

Face au leur, notre groupe offre une apparence bien différente : une vingtaine de personnes, d’âge et de genre divers, de milieu aussi : gilets jaunes, syndicalistes, associatifs… Si une partie des contre- manifestant.e.s pense encore pouvoir échapper à l’affrontement, une ligne de défense commence à se mettre en place. Une première chaise prise sur une terrasse voisine est lancée sur notre groupe. Le plus âgé des fachos, voyant que nous ne réagissons pas, décide de lancer l’assaut. Il est suivi par une petite partie de ses compagnons, les autres préférant rester en retrait. La charge est rapidement refoulée et les le groupe de fafs bat rapidement en retrait vers la cathédrale. Les seules personnes un peu amochées de notre côté sont celles qui se sont retrouvées isolées lors de leur charge.

Appelée par les employé.e.s du bar de la place, dont les chaises ont servi de projectiles, la police arrive 5 à 10 minutes après, pose quelques questions et s’en va.

Le rassemblement continue de grossir un peu. Nous sommes maintenant une grosse trentaine de personnes. Mais l’attaque et la peur qu’ils reviennent plus nombreux démotivent une partie des gens présents. Après une vingtaine de minutes de flottement et de discussions, le choix est fait de repartir en groupe pour dissoudre le rassemblement plus loin.

L’A.F. prétend ne rien savoir de cette attaque, ce qui est difficile à croire du fait des photos prises par « L’Indépendant » les montrant côte-à-côte avec le militant identitaire ayant revendiqué l’attaque. Dans tous les cas, si cette action coup-de-poing a permis à l’A.F. de faire sa manifestation sans avoir d’opposition visible, la vie locale risque d’être plus difficile pour les militant.e.s royalistes après que leurs amis ont gueulé « On est chez vous !». Des tracts préparés à l’avance, expliquant les raisons du contre-rassemblement face à l’A.F. ont été distribués en suivant sur les lieux. Ceux-ci ont permis d’engager facilement des discussions et de sensibiliser les riverain.e.s.

S’il s’agit de membres d’autres organisations (notamment les identitaires), les fachos se sont ensuite tous retrouvés, comme l’atteste la photo de « l’Indépendant » où plusieurs des agresseurs sont présents avec les membres de l’Action française.(1)

Quelques bons réflexes : un premier passage bien avant l’heure du rendez-vous, qui permet de voir le dispositif policier (absent cette fois) mais aussi la présence de fafs.

L’arrivée et le départ en groupe permettent d’éviter qu’il y ait des blessé.e.s dans notre camp.

Il est à regretter que malgré leurs demandes, les organisateurs et organisatrices de l’événement n’aient pas obtenu de soutien d’organisations politiques locales.

Cela nous rappelle que même lorsqu’on souhaite qu’un événement soit non-violent, le choix ne nous appartient pas entièrement et qu’il faut toujours penser en amont à des méthodes de défense.

(1)https://www.lindependant.fr/2020/01/25/carcassonne-bagarre-entre-action-francaise-et-antifas-avant-la-messe-pour-louis-xvi,8686963.php

 

Projection-Débat Trouble # 11 : « Détruire la domination »

Après une pause d’un mois, on revient pour nos projections mensuels des docus trouble. RDV Jeudi 6 Février à 20H00 au Café associatif l’Astronef (3 place des avions – Rangueil / à 300 mètres du métro Saouzelong)

   Dans l’épisode de ce mois-ci de Trouble, Sub.Media examine le patriarcat comme un système durable de contrôle social, économique et politique, et partage des histoires sur certaines des luttes de première ligne menées par les femmes du monde entier.

destroying-domination-thumbAujourd’hui, des décennies de victoires acharnées dans la lutte pour l’émancipation des femmes sont menacées par des vagues de misogynie résurgente. Par des attaques contre l’avortement, l’intégrisme religieux et un nationalisme autoritaire… le patriarcat est en marche. Pendant que les médias de masses célèbrent le mouvement #TimesUp, le féminicide, l’exploitation sexuelle et le viol continuent de déchirer les communautés les plus marginalisées.

Les systèmes de domination masculine sont à la base même du capitalisme et du pouvoir d’État. Pendant les périodes de crise politique et de contre-révolution, les femmes et celleux qui évitent leurs rôles de genre socialement assignés sont souvent les premier.e.s à être la cible de répression et de violence accrue. Cela est dû en partie à la position importante que les femmes ont toujours occupée, en tant que cœur battant des communautés de résistance.

Mais cette répression est également conçue comme un épouvantail symbolique pour les hommes de la classe ouvrière qui sont bouleversés par leur statut social et économique en déclin, et qui plutôt que de concentrer leur rage sur leurs véritables ennemis – les riches et les puissants – ont historiquement et systématiquement choisi de s’accrocher toujours plus à leurs positions de pouvoir relatif et de contrôle sur leurs camarades féminines potentielles.

Dans l’épisode de ce mois-ci de Trouble, Sub.Media examine le patriarcat comme un système durable de contrôle social, économique et politique, et partage des histoires sur certaines des luttes de première ligne menées par les femmes du monde entier. Des communautés autochtones combattant contre la dépossession coloniale de leurs terres, aux défis auxquels sont confrontés les migrants chassés de chez eux par les inégalités économiques, le changement climatique et la guerre.

Bande-annonce du documentaire : https://sub.media/video/trouble-11-destroying-domination-trailer/

Date : le Jeudi 6 Février à 20H00
Lieu : Café associatif l’Astronef (3 place des avions – Rangueil / à 300 mètres du métro Saouzelong)
Durée : 30 min en VOSTFR puis débat
Prix : Participation libre

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A propos de Submedia

Trouble est une série documentaire mensuelle destinée à être projetée en groupe, en équipage, en public. Nous espérons que ces vidéos aideront à favoriser une discussion critique et à susciter des initiatives d’organisation et d’actions locales.

Fondé en 1994, SubMedia est un collectif de production vidéo qui vise à promouvoir des idées anarchistes et anticapitalistes et à aider les luttes sociales grâce à la diffusion de films et de vidéos radicaux.

Leurs films ont été diffusés dans le monde entier dans des centres sociaux et des cinémas, ils ont aussi été regardés des millions de fois sur Internet.

Pour plus d’informations sur SubMedia : Site Web, Facebook

Projection-Débat Trouble # 12 et 13 : « Défendons nos quartiers »

La gentrification est souvent présentée à ses victimes comme un processus naturel. Enveloppé dans la logique du progrès et poli avec des euphémismes comme la « revitalisation de quartier » ou le « renouveau urbain », le déplacement violent qu’il entraîne est soigneusement caché derrière une couverture des forces du marché, des changements de zonage, des consultations publiques et des campagnes marketing .

L’illusion que la gentrification est naturelle, ou même inévitable, est brisée dés lors que les gens décident de prendre position et de se défendre. Les attaques visant les agents de première ligne de la gentrification forcent les gens à prendre parti. Souvent, le sentiment de clarté qui en découle peut faire disparaître l’écran de fumée de l’inclusivité et de la paix sociale que les États utilisent pour nous faire croire que nos communautés ne sont rien de plus que des sites potentiels d’investissement.

Ils nous rappellent que nos quartiers ont un pouls, et qu’ils sont des territoires physiques dont l’avenir peut être contesté, et finalement façonné, par les gens qui y vivent.

Bande-annonce du documentaire : https://vimeo.com/272250479

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Dans la première partie nous découvrirons la gentrification comme un processus de développement urbain capitaliste, en examinant de plus près comment elle se joue dans trois mégalopoles : Toronto, Nouvelle-Orléans et Istanbul.

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Puis dans la seconde partie, SubMedia va à la rencontre de camarades à Montréal, San Francisco et à Berlin pour voir comment les gens dans ces villes ripostent aux attaques sur leurs communautés par des développeurs, les spéculateurs immobiliers et l’industrie de la technologie.

Si vous souhaitez témoigner de ce qui vous est arrivé n’hésitez pas à venir ! Ou si vous avez connaissance d’un collectif ou d’un internant.e qui serait intéressant d’inviter, merci de contacter l’UAT. Elle essaiera de les faire venir, dans les moyens qu’elle dispose.

Date : le Jeudi 5 Décembre à 20H30
Lieu : Café associatif l’Astronef (3 place des avions – Rangueil / à 300 mètres du métro Saouzelong)
Durée : 1 heure en VOSTFR puis débat
Prix : Participation libre

A propos de Submedia

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Trouble est une série documentaire mensuelle destinée à être projetée en groupe, en équipage, en public. Nous espérons que ces vidéos aideront à favoriser une discussion critique et à susciter des initiatives d’organisation et d’actions locales.

Fondé en 1994, SubMedia est un collectif de production vidéo qui vise à promouvoir des idées anarchistes et anticapitalistes et à aider les luttes sociales grâce à la diffusion de films et de vidéos radicaux.

Leurs films ont été diffusés dans le monde entier dans des centres sociaux et des cinémas, ils ont aussi été regardés des millions de fois sur Internet.

Pour plus d’informations sur SubMedia : Site Web, Facebook, Twitter

A propos de L’U.A.T

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L’Union Antifasciste Toulousaine est un regroupement de personnes s’organisant collectivement afin de s’informer et d’informer sur l’extrême-droite et organiser si nécessaire une riposte.

Nous nous opposons au fascisme dans les espaces physiques, culturels et politiques par l’action directe, l’éducation et la solidarité.

Pour plus d’informations sur l’U.A.T : Site Web, Facebook, Mail