Grande manifestation à Toulouse contre le Front national et la mascarade électorale


Mise à jour 1er Avril 2017 :

Ce n’est pas pour rien qu’une des premières mesures que souhaite prendre Marine Le Pen à sa prise de pouvoir est la dissolution des groupes antifascistes. Le Front national annule son meeting toulousain prévu le 15 avril et le déplace à Perpignan, sur les terres de Louis Aliot. Les 2 raisons invoquées officieusement : risques d’incidents liées à « l’ultra-gauche », faible fréquentation du meeting.

Cette double défaite politique des nationalistes et de l’extrême-droite nous montre avec clarté quels outils sont véritablement efficaces pour combattre et faire reculer le front national : la lutte, l’auto-organisation, la construction d’un mouvement d’opposition populaire, l’action directe, le collectif et l’autodéfense populaire.

Fière du coup porté au Front national et à la mascarade électorale, l’Union Antifasciste Toulousaine poursuit son combat antifasciste et révolutionnaire. Continuons à nous organiser et retrouvons-nous ce lundi 3 avril à 18h30 au CSA pour la 2e assemblée contre le front national et la mascarade électorale.

 


Retrouvons-nous toutes et tous pour une grande manifestation contre le FN et la mascarade électorale. Rendez-vous le samedi 15 avril, 15h basilique St-Sernin.

Ci-dessous l’appel de l’assemblée contre le FN et la mascarade électorale (en .PDF ici)

 

TOUTES ET TOUS ENSEMBLE CONTRE LE MEETING DU FRONT NATIONAL ET LA MASCARADE ÉLECTORALE !

Le Front national a décidé d’annuler son meeting à Toulouse le 15 avril pour le déplacer à Perpignan. Il semblerait que dans la région, peu de monde soit enclin à venir écouter Marine Le Pen débiter ses débilités. Dans un meeting de campagne surmédiatisé, à une semaine du 1er tour des élections, il aurait été dommage pour l’image du parti que le monde soit dans la rue et pas au Zénith.
Pour autant, la manifestation est maintenue. La mascarade électorale est plus que jamais d’actualité. Le FN est plus que jamais en campagne. Et si le parti de Marine Le Pen en est à annuler certains meetings par crainte pour son image, c’est aussi parce que, de Nantes à Bordeaux en passant par Rignac, le rapport de force
posé dans la rue finit par peser.
Ce parti raciste, sexiste, homophobe et fascisant se sert de la peur, de la misère économique et du sentiment d’abandon pour faire grossir leur parti identitaire. Vide d’alternatives et de projet, le FN reste toujours un parti qui doit être  férocement combattu, d’autant plus maintenant qu’il serait aux portes du pouvoir.
Ne nous y trompons pas, les idées du FN sont déjà largement diffusées et reprises par l’ensemble du spectre politique classique : de la droite catholique aux sociaux-démocrate et libéraux de tout bord, qu’ils soient au pouvoir ou rêvent de l’obtenir.
Rompre avec la logique électoraliste c’est rompre avec celle du FN et donc s’opposer aux intérêts des politiciens et à leur méthodes basées sur l’exploitation de la peur dont ils sont les initiateurs.
Dans cette élection le grand patronat et le capitalisme n’ont pas d’inquiétude à avoir : leurs intérêts sont bien représentés et seules les classes populaires en subiront les conséquences.
Dès aujourd’hui, organisons-nous contre cette mascarade qui nous conduit vers l’autoritarisme ! Sur nos lieux de travail, de vie, d’étude et dans la rue, luttons ensemble contre les dominations qui structurent nos sociétés et créons nous-même les conditions d’une révolution sociale.
Nous appelons à rejoindre massivement la grande manifestation du 15 Avril contre le FN et la mascarade électorale. Rendez-vous le :

SAMEDI 15 AVRIL – 15H – basilique St-Sernin – Tolosa

Assemblée contre le FN et la mascarade électorale – Plus d’infos sur IAATA.info

Le 19 mars, une Marche pour la Justice et la Dignité


Un par mois. C’est, en moyenne, le nombre de pères, de frères, de fils que nous perdons à cause de la brutalité des forces de l’ordre. Une brutalité qui prend plusieurs formes : des techniques de pliage qui conduisent à l’asphyxie des victimes aux coups de poings, de balles ou de Taser qui, dans les pires des cas, s’avèrent mortels.

Régulièrement depuis plus de 40 ans, les nôtres sont ainsi tués par l’État Français, aux mains de ceux que l’on appelle ironiquement les « gardiens de la paix ». Régulièrement depuis plus de 40 ans, c’est l’impunité la plus abjecte et les campagnes de criminalisation qui répondent aux mobilisations de celles et ceux qui réclament vérité et justice pour leurs morts. L’acharnement policier, judiciaire et politique contre la famille Traoré, à qui nous exprimons toute notre solidarité, en est la preuve. À chaque fois, c’est la même histoire.

La répression qui nous vise, nous familles de victimes, s’est accentuée sous le régime de l’état d’urgence. Tous les abus sont devenus possibles, avec leurs lots de conséquences tragiques. Ce n’est plus la police qui s’adapte à la loi, c’est la loi qui s’adapte à la police… Et nous sommes loin d’être les seuls à avoir été visés par le renforcement des dispositifs sécuritaires et des violences d’État. En 2015, le gouvernement a déclaré une véritable guerre intérieure : il a traqué les migrants et ceux qui les défendent, poursuivi la traditionnelle répression des « Noirs », des « Arabes », des « Rroms » et plus généralement des quartiers populaires, ciblé les « Musulmans » notamment via des perquisitions, des assignations à résidence et des fermetures de mosquées totalement arbitraires… À cela s’ajoute la guerre sociale qu’ont menée Valls et consors, notamment dans le cadre de la mobilisation contre la loi travail. Face aux résistances des quartiers populaires et du mouvement social, on a vu les violences se déchainer en touchant des catégories jusqu’ici protégées.

Les attentas terribles que nous avons connus en 2015 et en 2016 sont venus renforcer l’arsenal sécuritaire alors qu’ils sont la conséquence directe de la politique guerrière que la France et ses alliés mènent à l’étranger. L’État Français, qui pèse toujours de tout son poids sur les peuples qu’il domine comme en Afrique, prolonge cette politique au Proche-Orient tout comme il entérine l’occupation de la Palestine. Sa « lutte contre le terrorisme » ressemble surtout à une agression permanente contre des peuples innocents. C’est, entre autres, ce qui nourrit la crise humanitaire des réfugiés, traités cyniquement comme une menace potentiellement « terroriste ». C’est le serpent qui se mord la queue : le climat de guerre intérieure permet de justifier le contrôle toujours plus brutal de la population et délivre un permis de violence aux forces de l’ordre qui répriment toutes les gueules qui ne lui reviennent pas et tous ceux qui, des familles de victimes aux manifestants contre la loi travail en passant par les militants des quartiers populaires à la ZAD, osent s’organiser contre l’État, réclamer justice et affirmer leur Dignité.

Nous sommes tous concernés !

La campagne présidentielle ne va rien arranger. Au contraire. Presque chaque nouvelle déclaration est une insulte faite à nos combats, à nos préoccupations et à nos urgences.

Parce que nous ne nous soumettrons pas à l’arbitraire du pouvoir,
Parce que les mots « justice » et « dignité » ont encore un sens pour nous,
Parce que nous pensons qu’il est primordial de nous organiser, ensemble, pour lutter contre la guerre faite aux pauvres, aux migrants, aux descendants de colonisés,

Nous appelons tout-e-s celles et ceux qui se sentent concernés par ces sujets à nous rejoindre dans toutes les initiatives à venir (voir calendrier au bas de la page) et à participer très largement à la Marche pour la Justice et la Dignité qui aura lieu le dimanche 19 mars 2017 à Paris. Contre la hogra, contre l’humiliation, contre le racisme et les violences policières, contre les guerres lâches faites en notre nom contre des peuples qui ne nous ont rien fait.

Retrouvons espoir, force et unité pour faire bloc ensemble au nom de la Justice et de la Dignité.

Assemblée et mobilisation contre le meeting du Front national à Toulouse


Comme à chaque période électorale, le Front National ressort ses têtes d’affiches médiatiques à l’occasion d’un grand meeting qui se veut le point d’orgue de leur cirque électoral. Utilisant les médias, les élections et la peur de la crise économique pour faire grossir leur parti identitaire, vide d’alternatives et de projet, le FN reste toujours un parti qui doit être férocement combattu. Fleurtant avec les élites politiques, il n’en reste pas moins un parti populiste qui détruit nos vies et nous divisent.

Pourquoi lutter contre le FN ?

Car c’est un parti raciste, homophobe, sexiste, et fascisant qui appuie et sert une logique de division et de peur. Le choix de laisser Marion Maréchal Le Pen défendre la fin de l’avortement ou Florian Philippot sous-entendre qu’ils ne sont pas homophobes n’est qu’un écran de fumée sur l’ordre moral catholique du FN.

Car c’est un parti ultra-autoritaire, populiste, qui ne défend finalement que les riches et les patrons français. C’est la défense des intérêts du grand patronat et des élites financières contre l’intérêt des classes populaires. Le FN veut un capitalisme fort et prospère : qui nourrit la misère et les guerres.

Car c’est un parti qui banalise des notions absurdes et dangereuses comme la préférence nationale, l’insécurité et le tout répressif, etc, afin d’imprégner le débat politique de sa haine d’une société métissée et populaire. Cette banalisation, dans laquelle les autres partis s’engouffrent, doit être combattue.

Car c’est un parti électoraliste, comme les autres, dans une démocratie où se laisser représenter c’est avant tout se faire déposséder des moyens politiques, des moyens d’action et d’organisation de nos vies.

Comment lutter contre le FN ?

En rompant avec ce spectacle peu divertissant, cette mascarade électorale, et en s’organisant pour créer une réelle alternative à nos vies et notre société. Il ne faut pas se leurrer, le FN ne changera pas cette société. Les travailleurs et travailleuses exploité.e.s le seront d’autant plus mais sous prétexte de sauver la nation. Notre quotidien sera encore plus soumis aux lois des patrons.

C’est en se dotant d’outils pour lutter contre les dominations qui structurent nos sociétés que nous créerons nous même les conditions d’une véritable révolution sociale. Nous appelons donc à une assemblée publique afin de se rencontrer sur des bases politiques communes, de poser des perspectives et d’organiser une mobilisation d’ampleur le 15 avril 2017, jour du meeting du FN à Toulouse.

SAMEDI 18 MARS 2017 : ASSEMBLÉE PUBLIQUE à 15h à La Chapelle (36 rue Danielle Casanova – métro Compans Caffarelli)

SAMEDI 15 AVRIL 2017 : GRANDE MOBILISATION CONTRE LE MEETING DU FRONT NATIONAL

L’appel en .pdf

Toutes et tous ensemble pour contrer le Front national et la mascarade électorale !


L’Union Antifasciste Toulousaine lance une campagne antifasciste contre le Front national et la mascarade électorale :

https://contrefnelec.noblogs.org/

Nous proposons du matériel, un manifeste, un site internet, un calendrier de mobilisation et de l’information.

Nous appelons toutes les personnes et les organisations sensibles à la montée de l’extrême-droite et au développement du capitalisme à nous rejoindre autour de cette campagne : créons un point de convergence pour amorcer les conditions d’un mouvement social antifasciste et révolutionnaire, en rupture avec la mascarade électorale et ce système de dominations.

L’heure est aux résistances et à la construction d’alternatives, nos armes sont la lutte, la solidarité et l’auto-organisation !

# Justice pour Théo : nouveau rassemblement


Après la manif de mardi 7 février qui a rassemblé 150 personnes, le collectif toulousain de soutien à la famille Traoré appelle (lien Facebook) à se retrouver le samedi 11/02 à 15h place du Capitole :

« Rassemblement pour exiger une justice pour Théo, jeune homme d’Aulnay-sous-bois, victime de violences et de viol par la police. Mais aussi pour toutes les victimes de violences policières ! Que la mobilisation soit la plus large possible ! Que cesse l’impunité policière! Invitez vos contacts et soyons uni.e.s pour demander JUSTICE ! »

manifantirep

Ci-dessous, petite galerie photo du rassemblement manif sauvage du mardi 7 février 2017 et un petit compte-rendu sur paru sur iaata.info :

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Bref retour sur la manif contre les violences policières suite à l’agression de Théo à Aulnay.

# Justice pour Théo : rassemblement


Suite aux violences policières à Aulnay-sous-bois, rassemblons-nous le mardi 7 février 2017, à 18h, au Capitole.

Aulnay-sous-Bois, jeudi 2 février 2017.

manifantirepLa police débarque pour des contrôles d’identité. Un policier gifle un jeune. Théo, qui est en route pour rejoindre des amis, s’interpose. Il est interpellé par 4 policiers. L’un d’entre eux lui enfonce sa matraque télescopique dans l’anus occasionnant de grave blessures. Théo est également frappé au moment de son interpellation, et dans le véhicule de police, il présente des ecchymoses au visage et au niveau du crâne.

Depuis des années les témoignages se multiplient pour révéler les crimes policiers dans toute leur horreur : la police tue, elle mutile, elle blesse, elle viole et tente de détruire psychologiquement tous celles et ceux qui ne rentrent pas dans les cases du système qu’elle défend : les pauvres, les homos, les personnes qu’elle voit comme des étrangers, les gauchistes, les personnes trans…

Et la police se permet encore de venir réclamer toujours plus d’armes , et toujours plus de droits (comme l’aménagement de la légitime défense qui est passée au sénat) pour accomplir sa besogne.

Aujourd’hui face à toutes ces violences et tout ces crimes, face à ce qu’on a infligé à Théo et tant d’autres, face au meutre d’Adama Traoré et ’emprisonnement de ses frères pour avoir juste demander justice, qui peut, encore, ne pas détester la police ?!

Rassemblons-nous le mardi 7 février 2017, à 18h, au Capitole,

et organisons-nous pour montrer notre soutien à toutes les victimes et dire que non les crimes et les violences policières ne sont pas de simples dérapages, mais bel et bien une politique de répression menée par un état raciste et colonial !

Annulation de notre projection du film « Aube dorée une affaire personnelle »


Il y a un mois, la journaliste et réalisatrice franco-grecque Angélique Kourounis a contacté l’Union Antifasciste Toulousaine pour nous proposer une projection en sa présence de son film « Aube dorée une affaire personnelle ». Parce que le sujet nous intéresse, nous avons décidé de répondre positivement à cette proposition et de programmer cette projection le samedi 26 novembre à la Chapelle. Mais nous avons été surpris de l’impossibilité de voir le film avant. Par nos propres moyens, nous avons réussi à avoir des informations concernant le film, ses messages, ses soutiens. Ce film pose le problème du parti Aube dorée, mais ne présente quasiment pas les actions de nos camarades antifascistes grecs. Ce film procède comme la plupart des reportages de télévision qui jouent avec la peur sans proposer de solutions concrètes autre que d’aller voter contre l’extrême-droite. Il n’était donc ni suffisamment intéressant, mais surtout en désaccord avec les principes révolutionnaires de notre organisation.
C’est pourquoi ne ne souhaitons pas soutenir ce film ni lui apporter une caution dans le réseau antifasciste.

Nous avons également contacté nos camarades antifascistes grecs sur place à Athènes qui nous ont transmis le même avis: « Ce film plait à l’antifascisme de posture de la gauche grecque parce qu’il cache tout ce que fait l’antifascisme radical : formation politique, action directe, autogestion, solidarité, malgré notre efficacité reconnue. Donc ce film n’a rien à faire dans notre mouvement. »

La séance du samedi 26 novembre est donc annulée.

Projection « Aube dorée: une affaire personnelle »


Aube Dorée… Vous avez sûrement entendu parler de ce parti néo-nazi grec qui s’est fait connaître par ses succès électoraux et ses violences envers des immigrés, des militants révolutionnaires etc.

Pour se tenir informé.e, y réfléchir et/ou en parler ensemble, l’Union Antifasciste Toulousaine vous invite à la projection du film-documentaire « Aube Dorée, une affaire personnelle » qui sera suivie d’une discussion en compagnie de la réalisatrice Angélique Kourounis.

Projection le 26 novembre à 18h à la Chapelle (36 rue Danielle Casanova) à Toulouse.

« Mon homme est juif, un de mes fils gay, un autre anar et moi féministe de gauche, fille d’immigré. Si Aube Dorée vient aux affaires notre seul problème sera dans quel wagon nous monterons. »

https://vimeo.com/147207238

Synopsis :

15123195_1778557302364929_2506121765181862698_oAngélique Kourounis enquête depuis des années sur l’organisation du parti néo nazi grec Aube Dorée. L’effondrement économique, l’instabilité politique, et les relations familiales sont au premier plan de ce documentaire qui essaie de comprendre ce qui se passe dans la tête des néo-nazis qui se posent en victimes du système.

Une Aube Dorée qui ne s’est jamais cachée quant à son idéologie. Ses scores aux élections dans le passé étaient peut être négligeables, mais cette idéologie défendue par une partie du clergé, cultivée par la plupart des médias, et transmise par le système politique est devenue le terreau sur lequel l’organisation a pu se développer.

Comment un parti raciste qui obtient des années durant moins de 0,2% des votes peut se retrouver au parlement avec 18 députés ? Comment un parti qui prône, la violence, la haine, le sexisme et le meurtre peut augmenter son score à chaque pogrom ? Comment Aube Dorée peut rester en Grèce la troisième force politique du pays depuis quatre ans ? Que se passe t-il dans la tête d’un membre d’Aube Dorée ?

La réalisatrice approche la question d’Aube Dorée via ses propres obsessions, ses inquiétudes et ses peurs. Elle a dédié plusieurs années de travail à ses recherches autour du parti néo nazi grec qui occupe toujours la troisième place sur l’échiquier politique grec après des décennies d’actions meurtrières. C’est son troisième film sur la question, et le premier documentaire d’auteure.

 

Contre le meeting départemental du Front National !


okokContre le Front National et la mascarade électorale !

Le Front National a évolué ces dernières années : il a raffiné son racisme, assagi son discours, professionnalisé son parti, développé un discours social et même purgé quant il le fallait pour éviter les scandales. Pour trop de personnes, il apparaît désormais comme un parti crédible, prêt à gouverner et en rupture face aux partis traditionnels (PS, LR) qui se partagent le pouvoir depuis des décennies.

Ne soyons pas dupes de cette façade médiatique, de cette image qu’il tente de se donner. Le FN ressemble désormais à ces partis qu’il prétend détester. Il les a d’ailleurs beaucoup inspirés, notamment quand ils gouvernaient. Le passé comme le présent nous rappelle aussi que ce parti d’extrême-droite, désormais solvable dans la république, est un danger social, raciste et autoritaire qui devient chaque jour plus perceptible.

Cette perspective ne nous laisse pas indifférent.e.s et s’il parvient à s’emparer du pouvoir politique, les difficultés sociales et économiques s’aggraveront pour tou.te.s et particulièrement pour celles et ceux exclu.e.s de leur programme de préférence nationale (quartiers pauvres,
non-blanc.he.s, musulman.e.s etc) ainsi que celles et ceux qui s’y opposeront.

Face à cela, le vote ne peut être une solution conséquente. Seul un antifascisme radical sera à même de lutter efficacement contre la menace
fasciste qui gagne déjà idéologiquement, culturellement et médiatiquement. Dans cette perspective, l’antifascisme ne se suffit pas à lui même : il est une composante d’une force révolutionnaire qui tarde à s’imposer comme alternative crédible.

Nous faisons partie de ce combat et invitons chacun.e.s selon ses moyensà rejoindre la lutte.

Ne laissons pas le FN s’imposer, ni ces élections guider nos vies !

Contre rassemblement samedi 5 novembre

17 H – Métro Compans Caffarelli

 

Marche d’hommage à Rémi Fraisse


En mémoire à Rémi, afin que l’espoir revive et que cessent les violences de l’État, des milices et l’impunité policière

Vous pourrez déposer au Monument aux Mort un texte, un dessin ou tout autre objet en hommage à Rémi, puis nous marcherons jusqu’au Capitole, sur les bases suivantes :

La lutte contre le projet de barrage à Sivens n’a pas été vaine : elle a révélé comment des décideurs détruisent l’environnement, les ressources naturelles et la biodiversité, favorisent une agriculture mortifère, bafouent la démocratie, gaspillent l’argent public, recourent à la violence d’État, et au final s’appuient sur des milices pour faire régner la terreur. Et le 30 juin 2016, une décision de justice rendue par le TA de Toulouse a donné entièrement raison aux opposants au barrage.

Depuis ce jugement, l’illégalité a clairement changé de camp : elle est désormais le fait de ce projet lui-même et non plus de ceux qui le combattent.14731153_325742977818114_6219826777201291944_n

Le 8 octobre 2014 nous dénoncions, jusque dans la cours même de la préfecture, le jet de grenades sur des manifestant-e-s occupant une caravane, geste criminel si il en est. 18 jours plus tard, c’est précisément ce geste qui a tué Rémi.

A l’automne 2014, une vaste mobilisation populaire, l’avis négatif de la Commission européenne, le rapport critique d’experts gouvernementaux et la mort d’un homme ont interrompu le chantier.

Pour réaffirmer la justesse de ce combat, pour exiger le respect de nos droits fondamentaux, pour rendre hommage à Rémi, pour dénoncer les crimes policiers impunis, pour nous opposer aux évacuations à Calais, à NDDL et ailleurs, parce que notre indignation sociale, même réprimée, est toujours bien là, participons à une grande manifestation unitaire, apaisée et résolue, le 26 octobre à Toulouse.

Parce que nous n’allons rien lâcher, parce que nous avons encore en tête la relaxe, 10 ans après, des 2 policiers responsables de la mort de Zyed et Bouna, parce que nous n’oublions pasnon plus les morts d’Adama Traoré, 24 ans (2016, Val d’Oise), Timothée Lake, 20 ans (2014, Toulouse), Wissam El Yamni, 30 ans (2012, Clermont Ferrand), Ali Ziri, 69 ans (2009, Argenteuil), Habib Ould Mohamed, 17 ans (1998, Toulouse), Malik Oussekine, 22 ans (1986, Paris), Vital Michalon, 31 ans(1977, Creys-Malville), et tant d’autres, tout-e-s victimes des « forces de l’ordre ».

Comme annoncé il y a un an : « Nous entendons pérenniser cette date anniversaire, pour la défense de l’environnement comme condition nécessaire à la survie de l’humanité, et contre l’individualisme, facteur d’inégalités. »

Premiers signataires :

ZAD31, Attac Toulouse, ATMP, CNT, collectif Testet, collectif Gardarem la Menude, PG31, NPA 31, Nuit Debout Toulouse, Solidaires Étudiant-e-s 31, UAT, …

RDV 18H30 AUX MONUMENTS AUX MORTS