Le C-Star ou l’histoire de la débâcle la plus rapide de l’extrême-droite


En mai 2017, un petit groupe d’activistes identitaires se met en tête d’arrêter à lui seul la crise migratoire ! Comment ? En allant chercher les preuves d’une hypothétique collusion entre ONGs et passeurs. En réalité, l’objectif est simple : créer le buzz et se faire passer pour une expédition héroïque, sous les auspices de Charles Martel, en utilisant le fric de la bourgeoisie d’extrême-droite dont les membres de l’expédition sont issus. Leur moyen : un bateau, le C-Star, qui va connaître de nombreux problèmes. Leur cible? Le pavillon des ONGs SOS Méditerranée et Savethechildren qui viennent secourir des migrant.e.s échoué.e.s en mer.

Une mobilisation s’est alors organisée, sur les deux rives, pour contre-communiquer sur leurs agissements et, surtout, les empêcher de naviguer en toute tranquillité. De port en port, le C-Star n’est jamais le bienvenu. Alerte en Egypte, blocage à Chypre, action antifasciste en Crète où le C-Star va, pour la première fois, renoncer à faire escale le 31 juillet, avant de connaître le même sort en Tunisie le 6 août, grâce à la mobilisation des pêcheurs.euses du port de Zarzis, entre autres : « Nous, laisser entrer des racistes ici ? Jamais ».

La croisière des identitaires prend l’eau et se transforme progressivement en errance en mer, à la risée de tou.te.s, avec son projet inhumain et puant que presque personne ne soutient. Fin du voyage à Malte pour l’équipage identitaire, puis à Barcelone pour le bateau. L’opération Defend Europe est ridiculisée.

Suite à cette belle victoire des deux rives, nous vous proposons de venir débattre de la stratégie des identitaires et de la contre-campagne antifasciste internationale, avec quelques un.e.s de ses organisateurs.trices.

RDV le Mercredi 01 Novembre 2017 à la Chapelle à 15 h !

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Avortement en Europe : les Femmes Décident !


Du samedi 23 septembre au jeudi 28 septembre a lieu une série d’événements autour du 28 septembre 2017, journée internationale pour le droit à l’avortement, à l’appel de plusieurs dizaines d’associations et de collectifs. Le samedi, Marine Le Pen organise une réunion secréte à la périphérie Toulousaine, n’osant toujours pas mettre les pieds à Toulouse.

Il est important pour nous de déconstruire le discours et l’image du Front National sur l’avortement et les luttes d’émancipation des femmes. Nous avons donc réaliser un tract disponible en cliquant ici
Un des appels à cette journée de mobilisation se trouve sur le site de Démosphére (avec la liste des événements) et nous partageons ci-dessous un autre appel :

Pour que les femmes, les concerné·e·s trans et non-binaires souhaitant avorter puissent le faire librement, gratuitement et sans danger !
Nos corps, nos vies, nos choix !

En solidarité avec l’ensemble des femmes européennes, après la lutte exemplaire des femmes espagnoles en 2014, polonaises en 2016, nous exigeons que les droits des femmes, la liberté à disposer de son corps, le droit à l’avortement et à la santé soient respectés dans tous les pays européens et inscrits comme droits fondamentaux pour l’égalité en Europe.

Aujourd’hui, le droit à l’avortement au sein de l’Europe relève de la compétence de chaque Etat. Interdit à Malte, sous hautes contraintes en Irlande, en Hongrie et en Pologne, le droit à l’avortement, même légalisé est, peut ou pourrait être remis en question par le maintien de la clause de conscience des médecins (Italie), l’absence de structures hospitalières adéquates (Grèce, Bavière), les restrictions de personnels et les suppressions des centres pratiquant l’avortement lors de restructurations hospitalières (France), et, dans tous les pays, par l’élection de gouvernements réactionnaires, conservateurs et rétrogrades.

Nous réaffirmons que :
• L’accès à l’avortement est un droit ;
• L’avortement est un choix personnel – mon corps m’appartient, je choisis ma vie ;
• Des moyens financiers doivent être donnés pour que les centres pratiquant l’avortement et les centres de planification soient accessibles à toutes sur les territoires ;
• Des campagnes tous publics sont nécessaires ;
• L’éducation à la vie sexuelle doit être prodiguée à toutes et à tous pour qu’iels puissent avoir des choix libres et éclairés ;
• La formation aux techniques d’avortement et à l’accompagnement doit faire partie intégrante de la formation initiale des professionnel·les de santé ;
• La clause de conscience des professionnel·les de santé doit être supprimée ;
• Les délais légaux pour avorter doivent être harmonisés sur ceux des pays les plus progressistes en Europe et les États doivent dépénaliser totalement l’avortement.

 

Tract sur les ordonnances Macron


Nous, Union Antifasciste Toulousaine, participons à la mobilisation contre les ordonnances du nouveau président Macron.

Malgré une large mobilisation au printemps dernier contre la loi travail portée par le gouvernement socialiste, Macron semble bien décider à mener l’attaque la plus violente de ces dernières décennies contre les travailleuses et travailleurs, au grand bonheur des capitalistes.

Face à cette offensive, prenons la rue et démontrons notre détermination.

Vous trouverez ici notre tract d’analyse.

Soutien à Charlottesville – Rassemblement


Le samedi 12 aout 2017 toute l’extrême-droite des Etats-Unis (Alt Right, National Socialist Movement, Ku Klux Klan, Vanguard America, différents groupes et organisations suprémacistes, nationalistes, ainsi que les chefs de file de ces mouvements) s’était donné rendez-vous à Charlottesville, petite ville paisible de l’état de Virginie. Des affrontements ont eu lieu dans toute la ville.

Un participant à la marche nazie, James Alex Fields Jr, a foncé dans le cortège des manifestant.e.s antifascistes, à l’angle de Water Street et de 4th Street. Roulant sur la foule, le véhicule finit par percuter 2 véhicules immobilisés dans le cortège. Il repart alors en marche arrière, percutant de nouveau des manifestant.e.s. Le véhicule repart, et sera interpellé quelques centaines de mètres plus loin.

Heather Heyer, une jeune femme de 32 ans, participante à la marche antiraciste décède et 19 autres personnes sont blessées.

Nous n’oublions pas, nous ne pardonnerons pas !

Solidarité avec les antifascistes nord-américains !

RDV Samedi 19 aout 2017 – 18 H – Arnaud Bernard

 

 

Charlottesville : la marche des suprémacistes blancs finit en assassinat


Issu du blog de La Horde: l’article est disponible ci-dessous ou directement ici

Un mort et une vingtaine de blessé.e.s : voilà ce qu’il se passe quand on donne la possibilité à l’extrême-droite de manifester. 
Cela faisait plusieurs semaines que tout le monde s’y préparait. L’évènement « Unite the right » (Unifier la droite) à Charlottesville devait être la plus grande manifestation de néonazis et suprémacistes blancs de l’histoire récente des Etats-Unis et s’est terminé en drame. Un participant à la marche d’extrême-droite a foncé avec sa voiture dans la foule des contre-manifestants antifascistes et antiracistes. Une jeune femme de 32 ans est décédée, et au moins 19 autres personnes ont été blessées.

Toute l’extrême-droite des Etats-Unis (Alt Right, National Socialist Movement, Ku Klux Klan, Vanguard America, différents groupes et organisations suprémacistes, nationalistes, ainsi que les chefs de file de ces mouvements) s’était donné rendez-vous à Charlottesville, petite ville paisible de l’état de Virginie. Le choix de cette ville n’est pas anodin : le 8 juillet dernier, quelques dizaines de membres du Ku Klux Klan avait été mis en échec par une mobilisation antiraciste populaire et massive. La raison invoquée par les organisations nationalistes et suprémacistes était de protester contre l’enlèvement de la statue du général confédéré Robert E. Lee, symbole de l’esclavagisme.

Dès le vendredi soir, les membres de ces différents groupes d’extrême-droite se sont retrouvés sur le campus universitaire pour une marche aux falmbeaux aux cris de « You will not replace us » (suivant la théorie du grand remplacement). Déjà sur le campus, ces quelques centaines de fascistes ont pris à partie, encerclés et lynchés un groupe d’étudiant.e.s et d’habitant.e.s qui s’était rassemblé pour protester contre leur présence. Ce rassemblement, autorisé par les pouvoirs locaux, et ce lynchage se sont déroulés sous les yeux de la police locale et fédérale

Le lendemain, ce samedi 12 aout 2017, des affrontements éclatent un peu partout autour du square où se trouve la statue du général esclavagiste. Côté fasciste, des miliciens armés de fusils mitrailleurs automatiques se montrent en première ligne, épaulant les membres de l’alt right et autres néonazis casqués et équipés de matraques et boucliers. Côté des habitant.e.s et activistes antiracistes et antifascistes, des membres de Redneck Revolt assure la sécurité et mettent en place des périmètres (safe zone). Les pouvoirs locaux, devant la violence et le nombre de débordements, décident d’interdire la manifestation des suprémacistes et nationalistes, 2 heures avant l’heure officielle de l’évènement.

C’est peu de temps après cette annonce, qu’un participant à la marche nazie, James Alex Fields Jr, a foncé dans le cortège des manifestant.e.s antifascistes, à l’angle de Water Street et de 4th Street. Roulant sur la foule, le véhicule finit par percuter 2 véhicules immobilisées dans le cortège. Il repart alors en marche arrière, percutant de nouveau des manifestant.e.s. Le véhicule repart, et sera interpellé quelques centaines de mètres plus loin.

Heather Heyer, une jeune femme de 32 ans, participante à la marche antiraciste décède et 19 autres personnes sont blessées.

Le soir Trump a refusé de condamner les violences et le crime commis par les fascistes, qui l’ont soutenu et permis d’accéder à la présidence des Etats-Unis. Il a préféré renvoyer dos à dos antifascistes et néonazis, parlant des « violences de tous les côtés » et niant l’essence violente et anti-sociale des idéologies et organisations nationalistes et suprémacistes.

Nous souhaitons témoigner notre rage et notre solidarité pour tous les antifascistes et antiracistes qui luttent au quotidien contre les groupes et les idées d’extrême-droite sur le territoire nord-américain et plus spécifiquement contre les forces réactionnaires qui ont permis à l’ultra-capitaliste et xénophobe Donald Trump de se retrouver au pouvoir. Même s’il est trop tôt et que nous sommes trop loins pour l’analyser correctement, il est sûr que la journée du 12 aout 2017 et l’assassinat de Heather Heyer marque un tournant dans la lutte contre l’extrême-droite, le racisme et le fascisme outre-Atlantique.

Solidarité avec les antifascistes nord-américains ! Le meilleur hommage, continuer le combat !

Manifestation en hommage aux victimes du fascisme


Pour Clément et tous les autres, Ni oubli, ni pardon !

Rendez-vous samedi 3 juin à 15h à la médiathèque José Cabanis

« Violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, en réunion et avec usage ou menace d’une arme ». Voilà comment la justice définit « l’affaire Clément Méric ».

Depuis 4 ans, les assassins de notre camarade se baladent tranquillement dans les rues sans que la justice ne se soucie d’eux. Et depuis 4 ans, tout est fait pour oublier.
Sa mort est présentée comme le résultat d’une rixe entre bandes, réduite à un fait divers et non pas considérée comme la conséquence de la normalisation des idéologies de l’extrême droite. Le procès n’arrive jamais malgré des preuves accablantes qui ne changent rien.

Tous les éléments sont réunis pour dénoncer une justice complice de l’assassinat de notre camarade. Du temps pour faire oublier. Voilà le sort que réserve la justice aux assassins de nos camarades. Nous pensons aussi à Andrés, attaqué sur Toulouse en 2012 par une clique d’identitaires locaux, qui restera handicapé à vie.
Mais aussi à la mort de Hervé Rybarczyk, militant révolutionnaire antifasciste et guitariste du groupe « Ashtones », en réalité assassiné par des militants de l’extrême-droite Lilloise proche de Troisième Voie.
Nous n’oublions pas non plus les personnes victimes de violences policières, blessées ou tuées par les forces de l’ordre. Ces crimes racistes et sociaux sont systématiquement légitimés par l’État, en France comme ailleurs, et montre l’impunité dont jouit la police.
Nous pensons aussi à tou-te-s les militant-e-s et opposant-e-s politiques qui se battent dans leurs pays et pour l’égalité et la révolution sociale et notamment en Tchétchénie, où le seul fait d’être homosexuel-le revient à être destiné à mourir.

Le meilleur hommage que l’on puisse faire à nos camarades tombé-e-s, la meilleure façon de leur rendre justice, c’est de continuer leur combat, notre combat : contre le capitalisme qui détruit à petit feu nos vies, contre une justice de classe et une police qui ne protègent que les intérêts des riches et des fascistes, contre les idées réactionnaires, le racisme, la LGBTQIphobie et le sexisme qui nous oppressent et nous divisent.

Nous n’oublierons rien du sourire de notre camarade ni de ses combats. Nous ne pardonnerons jamais l’infamie des fascistes qui l’ont tué et du système qui les produit.
Clément tu vis dans nos luttes.

Vous pouvez lire le tract en cliquant : ici

De plus un article sur la décision de justice pour Andrés, victime en 2012 des identitaires : ici

Cortège radical du 1er mai


L’Union Antifasciste Toulousaine vous propose pour le 1er Mai de former un cortège radical, contre la mascarade électorale, sur des bases abstentionnistes et révolutionnaires. Face à l’extrême droite et à l’ultralibéralisme ne choisissons pas, mais mobilisons nous uni.e.s. Le but étant de se faire entendre, d’être visibles et de proposer une alternative militante et sociale.

Pour la 2ème fois en 15 ans le Front National accède au second tour de la présidentielle. Les deux pantins du capitalisme et de l’ultra-libéralisme vont donc s’affronter et l’on saura bientôt qui gagnera la place tant désirée du prochain casseur de pauvres, qui détruira un peu plus encore les acquis sociaux des travailleurs et le peu de solidarité qu’il reste dans cette société.

En effet, dans la droite lignée des précédents gouvernements, Emmanuel Macron comme Marine Le Pen organisent la casse du code du travail, la banalisation de la précarité, l’apprentissage au service des patrons et la destruction du service public. Leur programme ne défend que les riches, les professions libérales et les patrons. Et pour ne pas se faire démasquer, les deux tentent de flatter les classes populaires en se réclamant « anti-système », cela sonne aussi creux que leur programme. La pseudo « méritocratie républicaine » devient la règle dans les deux programmes. Loin de se soucier des inégalités sociales et des injustices de classe, l’un comme l’autre restent à leur place : du côté des élites. Le Front National, quant à lui, continue de distiller le discours raciste et sécuritaire que la droite comme la gauche ont banalisé depuis des années.

De plus, agitant le chiffon de la peur du terrorisme et de la crise économique les médias ont largement participé à la propagation de cette nouvelle maladie des « anti-systèmes républicains » où le Front National trouve toute sa place.

Ainsi, nous, travailleur.euse.s précaires, enfants d’immigré.e.s, militant.e.s antifascistes et révolutionnaires appelons tous les individus et organisations se retrouvant dans un discours de défense des classes populaires à venir nombreux et nombreuses dans le cortège radicalement antifasciste du 1er Mai.

Nos pensées iront à Ibrahim Ali, tué à 17 ans par des colleurs d’affiche du FN. La répression, aujourd’hui comme demain, ne nous fera pas taire : notre détermination et notre force seront d’autant plus grandes qu’on tentera de détruire nos vies.

Contre l’extrême-droite et le capitalisme qui la nourrit, organisons-nous !

Rdv lundi 1er mai 2017 devant la station de métro Esquirol à 10h30

 

et pour avoir la version maquettée du tract du 1er mai 2017 il suffit de cliquer : ici

Grande manifestation à Toulouse contre le Front national et la mascarade électorale


Mise à jour 1er Avril 2017 :

Ce n’est pas pour rien qu’une des premières mesures que souhaite prendre Marine Le Pen à sa prise de pouvoir est la dissolution des groupes antifascistes. Le Front national annule son meeting toulousain prévu le 15 avril et le déplace à Perpignan, sur les terres de Louis Aliot. Les 2 raisons invoquées officieusement : risques d’incidents liées à « l’ultra-gauche », faible fréquentation du meeting.

Cette double défaite politique des nationalistes et de l’extrême-droite nous montre avec clarté quels outils sont véritablement efficaces pour combattre et faire reculer le front national : la lutte, l’auto-organisation, la construction d’un mouvement d’opposition populaire, l’action directe, le collectif et l’autodéfense populaire.

Fière du coup porté au Front national et à la mascarade électorale, l’Union Antifasciste Toulousaine poursuit son combat antifasciste et révolutionnaire. Continuons à nous organiser et retrouvons-nous ce lundi 3 avril à 18h30 au CSA pour la 2e assemblée contre le front national et la mascarade électorale.

 


Retrouvons-nous toutes et tous pour une grande manifestation contre le FN et la mascarade électorale. Rendez-vous le samedi 15 avril, 15h basilique St-Sernin.

Ci-dessous l’appel de l’assemblée contre le FN et la mascarade électorale (en .PDF ici)

 

TOUTES ET TOUS ENSEMBLE CONTRE LE MEETING DU FRONT NATIONAL ET LA MASCARADE ÉLECTORALE !

Le Front national a décidé d’annuler son meeting à Toulouse le 15 avril pour le déplacer à Perpignan. Il semblerait que dans la région, peu de monde soit enclin à venir écouter Marine Le Pen débiter ses débilités. Dans un meeting de campagne surmédiatisé, à une semaine du 1er tour des élections, il aurait été dommage pour l’image du parti que le monde soit dans la rue et pas au Zénith.
Pour autant, la manifestation est maintenue. La mascarade électorale est plus que jamais d’actualité. Le FN est plus que jamais en campagne. Et si le parti de Marine Le Pen en est à annuler certains meetings par crainte pour son image, c’est aussi parce que, de Nantes à Bordeaux en passant par Rignac, le rapport de force
posé dans la rue finit par peser.
Ce parti raciste, sexiste, homophobe et fascisant se sert de la peur, de la misère économique et du sentiment d’abandon pour faire grossir leur parti identitaire. Vide d’alternatives et de projet, le FN reste toujours un parti qui doit être  férocement combattu, d’autant plus maintenant qu’il serait aux portes du pouvoir.
Ne nous y trompons pas, les idées du FN sont déjà largement diffusées et reprises par l’ensemble du spectre politique classique : de la droite catholique aux sociaux-démocrate et libéraux de tout bord, qu’ils soient au pouvoir ou rêvent de l’obtenir.
Rompre avec la logique électoraliste c’est rompre avec celle du FN et donc s’opposer aux intérêts des politiciens et à leur méthodes basées sur l’exploitation de la peur dont ils sont les initiateurs.
Dans cette élection le grand patronat et le capitalisme n’ont pas d’inquiétude à avoir : leurs intérêts sont bien représentés et seules les classes populaires en subiront les conséquences.
Dès aujourd’hui, organisons-nous contre cette mascarade qui nous conduit vers l’autoritarisme ! Sur nos lieux de travail, de vie, d’étude et dans la rue, luttons ensemble contre les dominations qui structurent nos sociétés et créons nous-même les conditions d’une révolution sociale.
Nous appelons à rejoindre massivement la grande manifestation du 15 Avril contre le FN et la mascarade électorale. Rendez-vous le :

SAMEDI 15 AVRIL – 15H – basilique St-Sernin – Tolosa

Assemblée contre le FN et la mascarade électorale – Plus d’infos sur IAATA.info

Le 19 mars, une Marche pour la Justice et la Dignité


Un par mois. C’est, en moyenne, le nombre de pères, de frères, de fils que nous perdons à cause de la brutalité des forces de l’ordre. Une brutalité qui prend plusieurs formes : des techniques de pliage qui conduisent à l’asphyxie des victimes aux coups de poings, de balles ou de Taser qui, dans les pires des cas, s’avèrent mortels.

Régulièrement depuis plus de 40 ans, les nôtres sont ainsi tués par l’État Français, aux mains de ceux que l’on appelle ironiquement les « gardiens de la paix ». Régulièrement depuis plus de 40 ans, c’est l’impunité la plus abjecte et les campagnes de criminalisation qui répondent aux mobilisations de celles et ceux qui réclament vérité et justice pour leurs morts. L’acharnement policier, judiciaire et politique contre la famille Traoré, à qui nous exprimons toute notre solidarité, en est la preuve. À chaque fois, c’est la même histoire.

La répression qui nous vise, nous familles de victimes, s’est accentuée sous le régime de l’état d’urgence. Tous les abus sont devenus possibles, avec leurs lots de conséquences tragiques. Ce n’est plus la police qui s’adapte à la loi, c’est la loi qui s’adapte à la police… Et nous sommes loin d’être les seuls à avoir été visés par le renforcement des dispositifs sécuritaires et des violences d’État. En 2015, le gouvernement a déclaré une véritable guerre intérieure : il a traqué les migrants et ceux qui les défendent, poursuivi la traditionnelle répression des « Noirs », des « Arabes », des « Rroms » et plus généralement des quartiers populaires, ciblé les « Musulmans » notamment via des perquisitions, des assignations à résidence et des fermetures de mosquées totalement arbitraires… À cela s’ajoute la guerre sociale qu’ont menée Valls et consors, notamment dans le cadre de la mobilisation contre la loi travail. Face aux résistances des quartiers populaires et du mouvement social, on a vu les violences se déchainer en touchant des catégories jusqu’ici protégées.

Les attentas terribles que nous avons connus en 2015 et en 2016 sont venus renforcer l’arsenal sécuritaire alors qu’ils sont la conséquence directe de la politique guerrière que la France et ses alliés mènent à l’étranger. L’État Français, qui pèse toujours de tout son poids sur les peuples qu’il domine comme en Afrique, prolonge cette politique au Proche-Orient tout comme il entérine l’occupation de la Palestine. Sa « lutte contre le terrorisme » ressemble surtout à une agression permanente contre des peuples innocents. C’est, entre autres, ce qui nourrit la crise humanitaire des réfugiés, traités cyniquement comme une menace potentiellement « terroriste ». C’est le serpent qui se mord la queue : le climat de guerre intérieure permet de justifier le contrôle toujours plus brutal de la population et délivre un permis de violence aux forces de l’ordre qui répriment toutes les gueules qui ne lui reviennent pas et tous ceux qui, des familles de victimes aux manifestants contre la loi travail en passant par les militants des quartiers populaires à la ZAD, osent s’organiser contre l’État, réclamer justice et affirmer leur Dignité.

Nous sommes tous concernés !

La campagne présidentielle ne va rien arranger. Au contraire. Presque chaque nouvelle déclaration est une insulte faite à nos combats, à nos préoccupations et à nos urgences.

Parce que nous ne nous soumettrons pas à l’arbitraire du pouvoir,
Parce que les mots « justice » et « dignité » ont encore un sens pour nous,
Parce que nous pensons qu’il est primordial de nous organiser, ensemble, pour lutter contre la guerre faite aux pauvres, aux migrants, aux descendants de colonisés,

Nous appelons tout-e-s celles et ceux qui se sentent concernés par ces sujets à nous rejoindre dans toutes les initiatives à venir (voir calendrier au bas de la page) et à participer très largement à la Marche pour la Justice et la Dignité qui aura lieu le dimanche 19 mars 2017 à Paris. Contre la hogra, contre l’humiliation, contre le racisme et les violences policières, contre les guerres lâches faites en notre nom contre des peuples qui ne nous ont rien fait.

Retrouvons espoir, force et unité pour faire bloc ensemble au nom de la Justice et de la Dignité.

Assemblée et mobilisation contre le meeting du Front national à Toulouse


Comme à chaque période électorale, le Front National ressort ses têtes d’affiches médiatiques à l’occasion d’un grand meeting qui se veut le point d’orgue de leur cirque électoral. Utilisant les médias, les élections et la peur de la crise économique pour faire grossir leur parti identitaire, vide d’alternatives et de projet, le FN reste toujours un parti qui doit être férocement combattu. Fleurtant avec les élites politiques, il n’en reste pas moins un parti populiste qui détruit nos vies et nous divisent.

Pourquoi lutter contre le FN ?

Car c’est un parti raciste, homophobe, sexiste, et fascisant qui appuie et sert une logique de division et de peur. Le choix de laisser Marion Maréchal Le Pen défendre la fin de l’avortement ou Florian Philippot sous-entendre qu’ils ne sont pas homophobes n’est qu’un écran de fumée sur l’ordre moral catholique du FN.

Car c’est un parti ultra-autoritaire, populiste, qui ne défend finalement que les riches et les patrons français. C’est la défense des intérêts du grand patronat et des élites financières contre l’intérêt des classes populaires. Le FN veut un capitalisme fort et prospère : qui nourrit la misère et les guerres.

Car c’est un parti qui banalise des notions absurdes et dangereuses comme la préférence nationale, l’insécurité et le tout répressif, etc, afin d’imprégner le débat politique de sa haine d’une société métissée et populaire. Cette banalisation, dans laquelle les autres partis s’engouffrent, doit être combattue.

Car c’est un parti électoraliste, comme les autres, dans une démocratie où se laisser représenter c’est avant tout se faire déposséder des moyens politiques, des moyens d’action et d’organisation de nos vies.

Comment lutter contre le FN ?

En rompant avec ce spectacle peu divertissant, cette mascarade électorale, et en s’organisant pour créer une réelle alternative à nos vies et notre société. Il ne faut pas se leurrer, le FN ne changera pas cette société. Les travailleurs et travailleuses exploité.e.s le seront d’autant plus mais sous prétexte de sauver la nation. Notre quotidien sera encore plus soumis aux lois des patrons.

C’est en se dotant d’outils pour lutter contre les dominations qui structurent nos sociétés que nous créerons nous même les conditions d’une véritable révolution sociale. Nous appelons donc à une assemblée publique afin de se rencontrer sur des bases politiques communes, de poser des perspectives et d’organiser une mobilisation d’ampleur le 15 avril 2017, jour du meeting du FN à Toulouse.

SAMEDI 18 MARS 2017 : ASSEMBLÉE PUBLIQUE à 15h à La Chapelle (36 rue Danielle Casanova – métro Compans Caffarelli)

SAMEDI 15 AVRIL 2017 : GRANDE MOBILISATION CONTRE LE MEETING DU FRONT NATIONAL

L’appel en .pdf