Contre les milices répressives qui se multiplient :


    Mercredi 4 mars, un convoi de nourriture devait rejoindre le Testet pour apporter des vivres et rompre le siège qu’imposaient les pro-barrages. La préfecture a décidé de le bloquer directement à Gaillac confinant les personnes sur la place durant 4h. Le prétexte officiel : empêcher le contact avec la centaine de miliciens productivistes.

   Pendant ce temps, ceux-ci se sont livrés une fois de plus à des actions violentes contre les occupants. Une fois de plus car depuis leur opération « manche de pioche » les exemples sont nombreux : racket, voitures vandalisé, destructions d’habitation, intimidation avec des fusils de chasses… Ils cherchent constamment le contact sachant que si nos camarades se défendent c’est eux qui seront accusé d’être à l’origine du conflit.

    On constate de nouveau la complémentarité des milices fasciste et de l’Etat répressif. Celles-ci peuvent agir sans le moindre souci (on se souvient de l’hôtel des impôts qu’ils ont incendié en Bretagne, ou du chaos qu’ils ont semé à Toulouse avec leur fumier). Si l’extrême-gauche en faisait le quart, Valls aurait depuis longtemps fait de grands discours sur ces méthodes terroristes.

    Souvent proche du M.A.S*, ces agriculteur sont aussi tous à la FNSEA, principal syndicat de l’agriculture intensive et destructrice, ou à la JA (formation jeune de la fnsea). Venant principalement du Tarn et Garonne ce sont de vrais parasites, vivant des allocations de la PAC (politique agricole commune gérée par Bruxelles) on voit que l’Etat est prêt à investir des millions d’euros dans une infrastructure qui ne bénéficiera qu’à quelques dizaines d’entre eux. Ils reprochaient aux camarades d’être sur leurs terres, terres qu’ils s’apprêtaient à inonder…

     A Toulouse aussi une milice réactionnaire s’est formée : prétendant faire des commerces une zone à défendre, des commerçants veulent s’organiser contre les manifestations.

   Se sont donc de vraies milices fascisantes qui réapparaissent. Fascisante dans le sens où elles appuient en sous mains un Etat sécuritaire et tente d’empêcher les contestations, protégeant une société de surproduction et de consommation. Nous vous invitons à vous tenir informé sur la suite des évènements sur le site suivant :

https://tantquilyauradesbouilles.wordpress. com/

Et nous relayons leur appel à agir localement contre la fnsea.

*M.A.S : mouvement d’action sociale, néo fasciste à l’italienne a forte idéologie nationaliste caché derrière un petit coté social.
 
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Manifestation contre les violences policiéres


22nov

Le samedi 22 novembre à 15H place esquirol est organisé une manifestation contre les violences policiéres, à l’appel de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

Plus d’information sur la journée ici

Solidarité avec les inculpés

RDV SAMEDI 22 NOVEMBRE à 15H PLACE ESQUIROL

 

Face à la violence policiére, restons soudés !


Samedi 8 novembre à Toulouse a eu lieu une manifestation contre toutes les violences policières et pour l’abandon du projet de barrage à Sivens. Malgré l’interdiction au peuple de s’exprimer par la préfecture, plus de 1000 personnes ont manifesté leur rage dans la journée. Avant même que la manifestation commence les provocations de la part de l’État avaient déjà commencé : en plus de l’interdiction formelle de manifester et le matraquage médiatique sur les risques encourus, les manifestant-e-s ont été outrés par la présence policière disproportionnée et par les fouilles systématiques dans le centre de Toulouse pour chaque personne qui ne semblait pas rentrer dans une certaine « norme ».

sisiDans un premier temps les manifestant-e-s se sont rassemblés devant le métro Jean Jaurès. Très nombreux, ils ont pu partager des moments de discussions avec les passant-e-s intrigués par la grande quantité de flics mobilisés.

Plus tard, les forces de l’ordre annoncent que les manifestant-e-s ne pourront pas suivre le parcours qui avait été déposé en préfecture mais qu’ils peuvent rejoindre la médiathèque par les allées Jean Jaurès. Les manifestant-e-s partent et sont finalement complètement encerclés, deux nasses sont installées de part en part de l’allée et toutes les rues alentours sont bloquées par des CRS.

Un seul but, éloigner tout le monde du centre ville et pouvoir réprimer loin de la vue des passant-e-s, cacher l’injustice.

Tout était prévu, en témoigne une phrase prononcée par un Gendarme Mobile qui crie à des passant-e-s : « Ne montez pas, ça sert à rien, on envoie les lacrymos dans 5 minutes ».

sisi2Le gazage massif qui s’en est suivi n’était pas une réponse à quelque violence que ce soit, seulement une stratégie des forces de l’ordre pour mieux tenter de faire taire ceux qui osent lever la tête et exprimer leur rage justifiée. Il ne faut d’ailleurs pas oublier que lors des deux dernières manifestations ce sont les Gendarmes Mobiles qui étaient en première ligne. Ce corps de l’armée pourtant habituellement absent sur Toulouse est celui qui est responsable de la mort de Rémi. L’assassin de Rémi était probablement présent dans les rues de Toulouse ce samedi.

A ces provocations il ne faut pas s’étonner que certains manifestant-e-s aient répliqué avec rage.

Les flics n’ont pas hésité à réprimer à coups de matraque télescopique, de gaz irritant et de grenades assourdissantes sur les allées et dans toutes les rues voisines.

Les toulousain-e-s auront subi toute la journée la sournoiserie de l’État et de son représentant direct, la Préfecture. Les forces de l’ordre auront bouclé le centre ville inutilement. Les métros auront été fermé très longuement.

Pour assurer la sécurité ? Absolument pas, un seul but : criminaliser l’image des manifestant-e-s.

Encore une fois les médias n’auront traité que ce qui les intéresse, le spectaculaire et le futile sans accorder une seule seconde aux raisons qui nous mènent à braver les interdictions.

La déformation de la réalité aura été au rendez-vous : de nombreux médias on parlé d’une voiture incendiée au cocktail molotov alors qu’elle a semblerait il pris feu à cause d’une grenade lancée par les forces de l’ordre. Ceux que les médias appellent « casseurs » ne sont pas là pour attaquer le peuple, ils sont le peuple.

Bravo à tous ceux et celles qui ont manifesté.

Solidarité avec tou-t-e-s les interpellé-e-s.

Face aux violences policières restons soudé-e-s !

Police Nationale, milice du Capital !

Des nouvelles du testet


Un point sur les inculpés de la derniere manifestation :

On connaît le résultat de deux comparutions immédiates. Un clown est poursuivi par quatre policiers pour « violences agravées » (jets de pierre) et refus d’ADN. Le juge l’a condamné à 6 mois de prison dont 4 mois avec sursis, plus 100 euros d’amende pour chaque policier, sur la seule base des déclarations des policiers. L’autre est condamné à 4 mois de prison dont 2 mois avec sursis. Un autre, Thomas, a vu son procès reporté au 15 décembre, avec mandat de dépôt : enfermé. Pour les autres, le procés aura lieu en décembre. Affaire à suivre !

Pour rester en lien avec l’actualité du Testet, un blog à relayer  :

http://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com/ 

Il suffit de cliquer ici pour y accéder.

 

Une nouveau rassemblement est organisé:

 

Il aura lieu place Jean Jaurés Samedi 8 Novembre à 14 H

Le comité d’action juridique a réalisé un petit rappel de ses droits en cas d’arrestation à lire

ici

Et sinon, ci aprés l’appel à manifestation réalisé par le collectif Testet :

Appel du 8 novembre

 

Nous sommes déterminés à en finir avec toutes les violences de l’État !

Ni oubli, ni pardon !

 

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Compte rendu de la manifestation pour Rémi


Hier 01/11/2014 à Toulouse, l’assassinat de Rémi et son combat contre le projet de barrage à Sivens a réuni plus de 1 000 personnes dans les rues.

Un rassemblement a eu lieu au Capitole et s’est transformé en une manifestation qui a tenté de rejoindre les boulevards. Dès le départ celle ci a été violemment bloquée. La police a une fois de plus montré son vrai visage : celui de l’injustice sociale face à un mouvement populaire pour contester les crimes de l’État Français. La manifestation est alors passée par la rue Gambetta pour tenter de se rendre au palais de Justice.

Arrivés vers la place Esquirol l’acharnement policier a continué avec un important dispositif pour bloquer les accès aux grands axes. Par les petites rues, le gros cortège a finalement réussi à mettre un pied place du Salin mais les forces de l’ordre ont attaqué en gazant passants et manifestants à grand renforts de grenades lacrymogènes et assourdissantes.

Le gouvernement, avec sa mesure de suspension des seules grenades offensives, a encore prouvé son intention de continuer à mutiler les manifestants. Suite à cela, de nombreux affrontements se sont suivis dans différents quartiers de Toulouse. Jusqu’en fin de soirée, le dispositif aérien toulousain et son hélicoptère de la police a traqué dans les moindres recoins les manifestants.

La police a interpellé de nombreux manifestants à Toulouse comme dans d’autres ville, des comités de soutien vont se mettre en place, informez vous et soutenez !

L’assassinat de Rémi ne doit pas rester impuni. Face à la violence de la police, nous devons nous organiser. La solidarité est notre arme.

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