L’extrême droite de retours dans les manifs toulousaines des Gilets Jaune

    Depuis quelques temps la situation se dégrade au sein des cortèges Gilets Jaunes sur Toulouse. Si dans un premiers temps les militants d’extrême droite ont été facilement virés de ce mouvement ils effectuent un retour progressif. Samedi 12 janvier à la manifestation des Gilets Jaunes l’extrême droite était bien là et par moment affichée. On y a notamment vue : un drapeau avec le sacrée cœur de Jésus, symbole des catholiques intégristes,seule-solutionun drapeau avec le symbole de la dissidence, un groupe ouvertement antisémite et se réclament de l’idéologie fasciste,

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et un drapeau avec la francisque, emblème de Pétain…1200px-flag_of_philippe_pc3a9tain2c_chief_of_state_of_vichy_france.svg_

Des militants non affichés de l’extrême droite ont aussi été reconnus. Toutes ces personnes représentent un danger pour les forces progressistes dans le cortège. Pour y répondre il nous faut donc toutes et tous :

  • redoubler de vigilance pour ne pas laisser ces gens là parasiter notre mouvement
  • rester groupé pour assurer notre sécurité
  • et clamer haut et fort que l’antifascisme a sa place dans nos luttes, n’en déplaise à Chouard et consorts.

Refusons ces idéologies de domination et de divisions.

Refusons ces imbéciles qui rêvent d’une France révolue, vichyste ou royaliste.

Luttons pour l’abolition des classes et de toutes les oppressions !

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Projection-débat Trouble # 13 : « – And you don’t stop – Hip-Hop as Resistance »

 

On se retrouve Jeudi 29 novembre à 20H à l’Astronef pour la projection d’un court-métrage / documentaire.

 

Dans l’épisode de ce mois-ci de Trouble, subMedia explore le hip-hop en tant que vecteur puissant d’une pensée révolutionnaire, en s’appuyant sur le vécu et l’expérience de certains des animateurs de la scène de Montréal : Ant Loc, Mic Crenshaw, La Marea, Sima Lee, Sima Lee Reed et Mare.

 

La projection sera suivie d’un débat en présence de plusieurs collectifs hip-hop toulousains et des environs.

« On dit souvent que le hip-hop est plus qu’un type de musique…. C’est une manière de vivre. Un code, un ensemble de pratiques, une esthétique et une manière de vivre. Et malgré les efforts des dirigeants du secteur pour le commercialiser et le dépouiller de son potentiel subversif, le hip hop reste un mode de vie fermement enraciné dans les luttes quotidiennes auxquelles font face les peuples opprimés du monde entier. C’est une arme qui se fait passer pour une culture. » – subMedia

Les objectifs de subMedia sont de promouvoir les idées anarchistes et anticapitalistes et de soutenir les luttes à travers la diffusion de films et vidéos radicales. Fondé en 1994, subMedia a produit des centaines de vidéos sur tous les sujets. Leurs films ont été diffusés dans des centres sociaux, des cinémas et ont été vus des millions de fois sur internet.

Le trailer : https://sub.media/video/trouble-15-and-you-dont-stop-trailer/

Le café l’Astronef : 3 place des avions (métro Saouzelong ou Rangueil)

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Des royalistes à Toulouse

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Depuis plusieurs mois vous avez peut être remarqué la présence d’une nouvelle organisation politique sur Toulouse. Elle distribue des tracts aux métros, colle des autocollants et a fait parler d’elle sur Côté Toulouse. Il s’agit de l’Action Française.

Son apparition peut sembler inoffensive : ses tracts sont contre l’Union Européenne, ses affiches appellent à consommer local et elle refuse l’idée d’appartenir à l’extrême droite. Mais il ne faut pas oublier qui est réellement ce groupe.

Tout d’abord l’Action Française est un groupe royaliste. Oui, vous avez bien lu, illes sont pour remettre en place un roi avec un système féodal. Il faut dire que c’est aussi le plus vieux groupe d’extrême-droite de France. Sa création remonte à 1898 dans une optique antidreyfusarde, donc fortement antisémite. C’est avec l’arrivée du théoricien Charles Mauras que se développe plus profondément l’idéologie de l’Action Française, que certains historiens voient comme une des origines du fascisme de Mussolini en Italie. Même l’Église finit par être choquée par les idéaux politiques du groupe et le condamne en 1926, entraînant le départ d’une bonne partie des catholiques. Malgré ce coup porté par l’Église, il est toujours suffisamment nuisible pour participer à la tentative de coup d’état orchestrée par les ligues nationalistes en 1934.

Certes, tout cela est daté. De nos jours, l’Action Française profite de la perte de vitesse des identitaires et d’autres groupes d’extrême-droite pour se présenter comme le nouveau lieu de convergence de toute la pensée xénophobe, anti-humaniste et réactionnaire.  Le résultat est que lorsqu’illes s’implantent dans une ville, illes permettent à l’extrême-droite de se retrouver et de reprendre confiance. À Toulouse, ville qui leur est traditionnellement hostile, cela serait une sacrée défaite. Si certaines personnes n’y voient qu’une bataille d’idée qu’il faut gagner à coups d’arguments, les actualités nous prouvent que leur impact est concret. L’extrême-droite représente un danger physique pour toutes les populations qui ne rentrent pas dans leur vision étriquée de la société. À Marseille, où l’Action Française possède un local, l’un des leurs a été interpellé par la section anti-terroriste car il se préparait à tuer des immigré.e.s. Dans le reste de la France, les multiples attaques de facs par l’extrême-droite nous rappelle aussi que ces gens sont un danger pour nos luttes au quotidien.

Alors ne laissons pas l’extrême droite répandre ses idées nauséabondes, confisquons lui ses tracts, arrachons ses autocollants et fermons les lieux où elle s’organise !