Retour sur la manif anti-FN sous état d’urgence.


Rapide retour sur le rassemblement contre le Front National et la présence policière.

14 novembre 2015 : date ou l’Etat d’urgence a été prolongé pour trois mois. Trois longs mois où le fait de manifester sera systématiquement interdit si l’on n’est pas dans les bonnes grâces de la préfecture et où les perquisitions injustes et illégales vont se multiplier.

affiche format legerDepuis dix jours déjà, on a pu voir la multiplication des perquisitions infondées qui n’étaient pas justifiées par le terrorisme. La police s’en donne à cœur joie. Ce dispositif fournit des pouvoirs largement étendus à la police et à l’administration, qui n’ont pas à s’embarrasser du contrôle de magistrats. Des centaines de perquisitions ont déjà été menées hors de tout cadre légal, sans qu’aucune preuve n’ait besoin d’être fournie auprès de la justice. Et cela ne va pas tarder à toucher l’extrême gauche dite « anti républicaine » et « anti Etat » et que celui-ci qualifiera de « terroriste ».

A Toulouse, depuis la mort de Rémi, la préfecture n’a pas attendu l’état d’urgence pour nous réprimer systématiquement. Tous les rassemblements antifascistes et anti répression sont systématiquement interdits. Cela fait maintenant plusieurs mois, avant même l’état d’urgence, que l’on constate notre impossibilité de manifester.

Lors des événements liés à la mort de Rémi Fraisse, nous avons obtenu, avec l’organisation collective et l’implication de nombreuses organisations, de pouvoir être parqués dans certaines rues pour finir par être, au mieux, gazé.

Pendant qu’elle détruit toute contestation, la préfecture et la mairie communiquent à grand renfort pour dire que les manifestations publiques ne sont pas interdites.

Tandis que les grandes manifestations « contre la barbarie et les amalgames » sont autorisées sous la bienveillance de la police, nous avons le droit à une répression automatique et systématique. Deux poids, deux mesures dans notre liberté de manifester.

Samedi a été encore représentatif, à peine étions nous une vingtaine à Empalot pour annoncer l’interdiction de notre manifestation, qu’une quinzaine de gars de la BAC nous attendaient déjà. Et dès l’interdiction annoncée par un CRS, plus de quatre camions de CRS ont surgi peu après notre départ pour nous embarquer. Si nous n’avions pas déjà organisé un départ commun au plus tôt, on aurait été tous bon pour, au mieux, un petit tour de vérification d’identité au commissariat.

Nous avons conscience que le fait d’avoir annuler ce rassemblement, appelé seulement par la CNT et par l’UAT, n’est pas une réponse politique pertinente mais elle nous a semblé être une réponse pratique à une répression systématique qui allait s’abattre sur tout le rassemblement.

A Toulouse comme ailleurs, il devient important de tous s’unir contre la répression des manifestations qui monte toujours plus d’un cran

Manifestation contre la Manif pour tous/FN


Homophobie, lesbophobie, biphobie, transphobie : On ne se laisse pas faire !
« La Manif pour tous » hors de nos vies !

Le vendredi 20 novembre a lieu un meeting du groupe « La manif pour tous », devenu aujourd’hui un parti politique. Sont invités à cette occasion tout-e-s les candidat-e-s aux élections régionales à venir débattre avec eux. Ont pour le moment répondu à l’appel Dominique Reynié des Républicains et Louis Alliot du Front National. Tout ceci est cohérent, puisque nombre de leurs militant-e-s et sympathisant-e-s ont participé à leurs manifs depuis 2013.

affiche-lmpt-v5Sous couvert de « protection de la famille », c’est bien à la frange la plus réactionnaire, homophobe, lesbophobe, biphobe et transphobe que nous avons affaire.

Ce mouvement a permis de rassembler beaucoup d’individus assumant maintenant leurs opinions conservatrices et réactionnaires, dont de nombreux élu-e-s des « Républicains » : étaient présents dans les manifs parisiennes Jean-François Copé, Xavier Bertrand, Claude Guéant, Brice Hortefeux…pour ne citer qu’eux. Après coup, Sarkozy, pour draguer son électorat à ce sujet, a promis l’abrogation de la loi sur le mariage pour toutes et tous.

Se sont également côtoyés à ces manifestations « Manif pour Tous » des groupes d’extrême droite tels que l’Action Française, le Bloc Identitaire, le Printemps Français, CIVITAS (groupe de cathos intégristes venus manifester en soutane), les Jeunesses Nationalistes, les Homen… et bien entendu le FN. Même si la chef de file de ces derniers est restée discrète pour ne pas déplaire à son électorat LGBT, sa nièce Marion Maréchal n’a pas hésité une seconde à participer à ces évènements aux côtés de Christian Estrosi.

Localement, l’actuel Maire de la ville, Jean-Luc Moudenc, a lui aussi participé à toutes les « Manifs pour Tous » sur Toulouse lors de la campagne municipale et a reçu Ludivine de La Rochère à quelques jours de la Marche des Fiertés l’été dernier.

Alors que les agressions et les insultes homophobes, lesbophobes, biphobes , transphobes , racistes, sexistes et sérophobes sont en augmentation permanente, établissant un climat de peur et de haine, ne nous laissons pas faire !

Le refus d’accéder à l’égalité des droits du gouvernement PS et sa complaisance avec La Manif Pour Tous ont contribué à légitimer ces actes de violences, notamment en enterrant la loi sur la famille que François Hollande avait promise lors de sa campagne en 2012 (qui concernait notamment l’adoption) , en annulant les « ABC de l’égalité », programme éducatif sur le respect des différences et en mettant en œuvre des politiques d’austérité dans le domaine de la santé et du social .

Nous, associations organisations et individu-es , réaffirmons que l’égalité des droits n’est pas discutable. De plus, le « mariage pour tous » n’a pas mis fin aux inégalités : 12 nationalités en sont exclues ; en ce qui concerne la PMA, qui doit être accessible à tous et toutes, quelques soient leurs orientations sexuelles, identités de genre ou statuts matrimoniaux !

L’égalité des droits ne réglera pas du jour au lendemain la question de l’oppression des Lesbiennes-Gays-Bi-Trans, soumis quotidiennement à des violences physiques et morales, mais la suppression des discriminations institutionnelles est un début.

En tant qu’associations qu’organisations et individu-es luttant contre toutes les formes d’oppressions, nous ne tolérons pas l’homophobie, la lesbophobie, la biphobie et la transphobie ambiante.

Il est intolérable que des mouvements réactionnaires affiliés à l’extrême droite se réunissent tranquillement en meeting dans plusieurs villes en France.

Nous serons toujours présent-e-s pour riposter, tant qu’il le faudra !

le tract disponible ici

Rassemblement/ Manifestation

Vendredi 20 novembre – 19h

Métro Palais de justice

 

Festival Antifasciste 2015


Dans le cadre de son festival, l’Union Antifasciste Toulousaine et Kartier Libre organisent:

  • mercredi 7/10/2015 à partir de 17H au Communard, la projection du film « Ni travail, ni famille, ni patrie »

Pour trouver Le tract de la projection, il suffit de cliquer juste ici ou de regarder ci dessous

  • vendredi 09/10/2015 à partir de 20H30 à la Derniére Chance, concert avec Sang Mélé, Delarue Squad et La Vermine
  • samedi 10/10/2015  à partir de 20H30 à la Derniére Chance, concert avec Kroska, NH3 et les Affektés

Sans oublier le Before à l’Internazionale le 03/10/2015

Venez nombreux et nombreuses  !

Faites vivre la solidarité antifasciste !

 

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Before de soutien le 3/10


Nous vous invitons à venir nombreux au before de notre festival antifasciste au bar l’Internazionale.

fly3-10Cette soirée à été organisée non seulement pour atténuer les frais d’organisation du festival (défraiement des groupes et organisation matérielle) mais également pour permettre a celles et ceux qui le voudraient de discuter et débattre de la lutte antifasciste.
En effet l’organisation du festival demandant beaucoup de temps et d’énergie, il nous a semblé nécessaire d’avoir un moment dans un espace plus calme et propice à la discussion.

Ce sera pour nous l’occasion de vous recevoir dans un cadre convivial et de partager des moments d’échanges autour d’un verre de planteur ou de bière artisanale. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir la musique festive  des Rasta Mitsoukos, la chorale de la Canaille du Midi et le nouveau bar Toulousain l’Internazionale.

Pour que vive notre festival antifasciste, nous avons besoin de votre présence et de votre soutien, alors à très bientôt pour le before du festival.

Rendez vous le 3 Octobre 2015 à partir de 18h au bar l’internazionale (11 Avenue Maurice Hauriou, Toulouse, métro palais de justice)

Manifestation contre les murs: 26/09


A l’initiative du CSP35, des manifestations sont appelées dans toute la France pour imposer la destruction des murs qui tuent et la régularisation de tou.te.s.
A Toulouse, la CLIME appelle à cette manifestation qui débutera au Métro François Verdier à 15h le samedi 26 septembre.

CONTRE LES MURS ET POUR L’ACCUEIL DE TOU-TE-S LES MIGRANT-E-S

A l’heure où les responsables politiques français se vantent d’accueillir 24 000 réfugiés syriens, leurs politiques d’expulsion, d’enfermement et de fermeture des frontières n’ont jamais été aussi dures. Gouvernement et opposition opèrent un tri entre « bons » et « mauvais » réfugiés, entre émigrés dits « économiques » et réfugiés fuyant la guerre.
Sous couvert d’humanisme, ils renforcent et légitiment leurs politiques migratoires basées sur une logique de quotas et d’immigration choisie. Face à cette hypocrisie, nous continuerons de soutenir tou.te.s les migrant.e.s et de lutter contre les politiques migratoires répressives de l’Etat français et de l’Europe forteresse.

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L’Europe est envahie ? NON !

En 2014, sur 14 millions de personnes ayant obtenu le statut de réfugié-e-s dans le monde, 55% sont en Asie ; 29% sont en Afrique ; 11% sont en Europe (et 1,8% sont en France). Il y a plus de réfugié-e-s en Turquie que dans les 28 Etats membres de l’UE réunis.

Source = Haut-Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés.

Contrôles et opérations militaires

Par la création de Frontex (Agence chargée de contrôler les frontières extérieures de l’UE), l’Europe tente par tous les moyens de fermer ses frontières. En juin 2015, la France a rétabli des contrôles à Vintimille, à la frontière italienne. L’Autriche a fait de même à sa frontière orientale. Ces contrôles aux frontières remettent en cause le principe européen de libre circulation des personnes (Accords Schengen). En avril 2015, l’Europe a entamé une opération militaire pour détruire les bateaux qu’utilisent les migrant-e-s pour traverser la Méditerranée.

De plus en plus de murs, de barbelés, de miradors…en Europe !

Dans les années 1990 déjà, l’Espagne a construit des barrières (une triple rangée de grillages de 6 mètres de haut) dans les enc

laves de Melilla et Ceuta au Maroc. En 2012, la Grèce a construit un mur à sa frontière avec la Turquie, ce qui a obligé les migrant-e-s à passer par la mer Méditerranée pour entrer en Europe. En 2014, à sa frontière avec la Turquie, la Bulgarie a commencé à construire un mur de barbelés long de 30 km et haut de 3 mètres, avec miradors et caméras thermiques. Ce mur devrait être allongé de 130 km dans les prochains mois. En 2015, la Hongrie vient d’achever la construction d’un mur de barbelés long de 175 km et haut de 4 mètres à sa frontière avec la Serbie. En 2015, à Calais en France, une double clôture de 3 km de long et de 2 à 4 mètres de haut se construit.

Manifestation samedi 26 septembre, 15h métro François Verdier

Liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous !

Régularisation de toutes les personnes sans papiers !

Ouverture des frontières ! 1442415298

Clément 05/06/2013 – 05/09/2015


Ni oubli, ni pardon

Modifié

 

A la mémoire de tou-te-s les travailleurs-ses tué-e-s par le capitalisme


Ni nostalgique de Pétain, ni nostalgique de Jeanne d’Arc dans nos manifs !

Le 1er mai est un hommage à la lutte de travailleurs et des travailleuses. C’est pour commémorer la répression de la grève de Mai 1886 à Chicago que le mouvement ouvrier international défile au nom de la lutte des classes à cette date depuis 1890. Depuis, le 1er mai est le symbole d’un combat de millions de travailleurs et de travailleuses pour obtenir de meilleures conditions de vie et de travail et pour mettre à bas un système qui nous oppressent et nous tuent.essait

Mais l’extrême-droite, comme à son habitude, entend détourner un des événements les plus marquants et populaire de l’histoire de la lutte des classes pour en faire un symbole patriotique. Extrême-droite à l’histoire tellement honteuse et détestable qu’elle est prête à tout pour se redonner une virginité historique.

Ce rassemblement entend fusionner Jeanne d’Arc, la pieuse vierge, qui a libéré Orléans le 8 mai 1429 avec la propagande vichyste du 1er mai qui a consisté à considérer le travail comme une valeur supérieure aux valeurs d’égalité, de solidarité et de justice sociale que défendait le mouvement ouvrier.

En défilant le 1er mai pour Jeanne, l’extrême droite dispose ainsi de sa propre contre-commémoration face à la référence à la Seconde Guerre mondiale, pour elle si difficile à gérer. Alors, quitte à se chercher des références historiques, autant mélanger ça au 1er mai pour rendre cela un peu plus sympathique.

Ainsi à Toulouse les nationalistes essayeront de se rassembler place Jeanne d’arc à 14h.

Laisser l’extrême-droite se rassembler le 1er mai c’est les laisser salir la mémoire des travailleurs-ses mort-e-s pour l’émancipation et la justice sociale mais aussi continuer à laisser courir les idées de l’extrême droite dans nos rues et les laisser détourner notre histoire.

Rendez vous à 13h place Jeanne d’Arc

Ne laissons pas la rue à l’extrême droite !

Contre l’islamophobie et l’antisémitisme !


ob_6f94d3_affiche-antiracismeCes dernières semaines ont été caractérisées par une montée des actes racistes, notamment islamophobes et antisémites qu’il est urgent de condamner et de combattre. Cette situation n’est pas nouvelle, ses racines sont à chercher dans le racisme d’Etat et les politiques xénophobes mises en place depuis des décennies.

Récemment, l’omniprésence médiatique de discours islamophobes n’ont fait qu’accentuer le besoin de résistance !

Dans un contexte de récupération politique de l’émotion suscitée par les crimes injustifiables de Charlie Hebdo et de l’épicerie casher, il est nécessaire de reprendre l’offensive. Nous condamnons l’appel à “l’unité nationale” qui nous est posé comme “solution” par les dirigeants qui contrôlent, répriment, tuent et qui ont pour seule stratégie la division des classes populaires pour mieux appliquer les politiques réactionnaires et sécuritaires. Ces mêmes dirigeants qui poursuivent ou appuient la politique impérialiste de l’Etat français à travers le  monde.

Le recours à l’État et à des politiques toujours plus sécuritaires et liberticides ne sont pas la solution, bien au contraire, ils en sont responsables. Nous ne nous laisserons pas faire ! Notre unité  se trouve dans la solidarité, contre les injustices sociales et contre toute forme de racisme et de xénophobie.

C’est par la solidarité et au travers de luttes communes que nous parviendrons à dépasser les obstacles qui nous séparent les un-e-s des autres et qui ne profitent qu’au pouvoir impérialiste et sécuritaire en place.

C’est bien en comptant sur nos propres forces, en s’organisant et en luttant que nous mettrons à bas cette société qui nous opprime, en particulier les plus précaires et stigmatisés d’entre nous.

Rassemblement
vendredi 30 janvier à 18h30
square Charles de Gaulle (métro Capitole)

Clément, à jamais dans nos coeurs


Le 5 juin 2013, l’extrême droite a tué notre camarade Clément Méric. Un an après, nous ne pouvons que constater que les fascistes continuent de déverser leur haine, leur violence et leur racisme partout en Europe. Nous n’oublions pas les coups de feu contre un concert organisé par RUSF à Clermont-Ferrand et l’assassinat de Pavlos Fyssas, rappeur grec tué au couteau par les néonazis de l’Aube Dorée. Mais ces actions vont de pair avec la banalisation des discours racistes et xénophobes tant dans les medias que dans la politique institutionnelle. Il suffit de voir la politique « anti-rrom » mise en place par M. Valls ou la tentative de dédiabolisation du Front National.

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La crise du capitalisme que nous traversons laisse place en Europe et en France au développement de partis ouvertement fascistes et néonazis comme l’Aube Dorée en Grèce et les groupes nationalistes dans l’Est de l’Europe.

Clément était un militant qui croyait fermement en l’égalité, la justice sociale et la lutte. Il détestait le racisme, l’homophobie, la violence d’Etat ; c’est un camarade qui avait décidé, suivant ses principes, de lutter contre le fascisme, idéologiquement comme dans la rue.

Et nous savons qu’il avait bien raison, la seule solution étant la lutte et l’organisation collective à tous les niveaux : idéologique, culturel et militant. On ne doit pas laisser la possibilité à l’extrême droite de s’implanter. Il n’y a pas de “liberté d’expression”, de “liberté de parole”… pour ceux qui nient toutes ces libertés. Pas de tolérance pour l’intolérance.

Ce sont les politiques de la droite comme de la gauche parlementaire qui ont favorisé la montée de l’extrême droite, ce qui nous a conduit à ce meurtre : la seule réponse possible et efficace est la lutte antifasciste et révolutionnaire.

Pour cela Clément doit vivre dans nos luttes, pour l’égalité, pour la justice sociale, pour se libérer du fascisme et du capitalisme.

Pour Clément et pour les autres victimes du fascisme il n’y aura ni oubli ni pardon, rien ne restera impuni.

Seule la lutte paie