Contre la répression : solidarité internationale !

Dimanche nous nous sommes retrouvé.e.s avec des camarades du Secours Rouge Toulouse pour proclamer notre solidarité avec Pablo Hasél et ses soutiens emprisonnés mais aussi avec les camarades napolitains en procès suite à la manifestations anti-Salvini du 11 mars 2017 (leur appel ici).

Liberté pour Pablo Hasél ! Soutien à la mobilisation populaire contre l’État espagnol !

Mardi 16 février 2021, le rappeur catalan Pablo Hasél était arrêté par la police. Son crime ? Avoir pris position contre la monarchie espagnole et la Constitution de 78, héritée de la période franquiste, ainsi que pour son soutien aux prisonnier·e·s politiques de l’État espagnol dans ses chansons et sur les réseaux sociaux.

Militant antifasciste et communiste, Pablo Hasél a été réprimé plusieurs fois pour ses prises de position. En 2020, il a été condamné à des amendes et peines de prison totalisant deux ans, neuf mois et un jour. La Haute Cour espagnole avait notifié à Pablo Hasél l’ordre d’entrer volontairement en prison. Refusant de payer les amendes et de rentrer volontairement en prison, la police a été le chercher et l’a interpellé malgré une mobilisation solidaire le mardi 16 février 2021.

Pour la première fois en Europe, un rappeur est emprisonné pour les paroles dans ses morceaux. Le gouvernement PSOE-Podemos a voulu réduire au silence Pablo Hasél, il en a finalement fait un symbole ! La mobilisation en soutien au rappeur grandit dans tout l’État espagnol et en particulier en Catalogne. Depuis plusieurs jours, des milliers de personnes se soulèvent pour dénoncer la monarchie espagnole et le gouvernement.

Depuis l’ancienne capitale des antifascistes et républicains espagnols en exil, nous apportons notre solidarité pleine et entière avec la mobilisation en cours et nous exigeons la libération de Pablo Hasél et celle de tou·te·s les militant·e·es arrêté·e·s et emprisonné·e·s !

Groupe Libertad – Fédération Anarchiste, Secours Rouge Toulouse, UD Confédération Nationale du Travail 31, Union Antifasciste Toulousaine, Union Communiste Libertaire – Toulouse et alentours.

Collecte pour Dunkerque

L’Union antifasciste toulousaine se joint la collecte pour les réfugié.e.s de la jungle de Dunkerque. Vous pourrez amener du matériel Dimanche 29 novembre au Chat Noir ( 33 rue Antoine Puget, 31200 Toulouse) de 14h à 18h. L’objectif est de récupérer du matos, qui leur sera amené début décembre, leur permettant de moins souffrir du froid, à savoir :

  • Tente
  • Sacs de couchage, couvertures
  • Bâches plastiques
  • Matelas de sol
  • Couverture de survie
  • Sacs à dos

Vêtements « hommes »

  • tailles S. M, L (évidemment en bon état et propre)
  • Jeans ou Joggings de couleur foncée
  • Blousons imperméables, kway, ponchos,…
  • Tee-Shirts, Pulls
  • Chaussettes, Caleçons
  • Bonnets, Casquettes
  • Écharpes, Gants
  • Chaussures de marche ou basket, en priorité pointure 41, 42, 43 et 44

Ainsi que des:

  • Serviettes de toilette
  • Produits d’hygiène : gel douche, shampoing, mousse à raser, rasoirs, peignes, brosse à dents, dentifrices…
  • Bougies (type chauffe-plat)
  • Torches
  • Verres en plastique ou carton jetables ainsi que des Couverts

Pour les femmes et les enfants le stock est encore bon.

Appel internationale de solidarité avec les prisonnier.e.s antifascistes

Samedi 25 juillet nous, avec le Secours Rouge Toulouse, vous donnons rendez vous à partir de 14h au local du Chat noir (33 rue puget) pour un atelier écriture aux camarades emprisonné.e.s.

Le choix de la date n’est pas un hasard, il s’agit de s’inscrire dans la Journée internationale de solidarité avec les prisonnier.e.s antifascistes. Celle çi a été lancée en 2014 en tant que Journée de solidarité avec Jock Palfreeman, un Australien qui purge une peine de 20 ans en Bulgarie pour avoir défendu deux Roms contre une attaque de hooligans fascistes. Heureusement, Palfreeman a obtenu une libération conditionnelle après avoir purgé 11 ans de sa peine, mais il y a encore des centaines d’autres personnes qui restent emprisonnées pour s’être opposées au fascisme et à la haine.

Entre 4 murs le courier est toujours un plaisir, une échappé, et montrer aux camarades emprisonné.e.s que l’on comprend leur révolte et qu’on la soutient est primordiale.

La tragédie du miel amer, par le collectif autonoMie

Nous relayons cette production locale, réalisée par le collectif autonoMie, sur le racisme d’état auquel sont confrontés les mineurs isolés étrangers par le biai du DDAEOMIE, dispositif discriminatoire destiné aux jeunes étrangers mis en place pour les exclure du dispositif d’aide sociale à l’enfance.

Le collectif AutonoMIE est heureux de vous présenter son film « La tragédie du miel amer ».

Treize jeunes y témoignent du système de discrimination organisé par le département pour écarter les migrant-es d’Afrique subsaharienne du dispositif d’aide sociale à l’enfance. Leurs propos sont accablants pour le Conseil Départemental et la structure privée à laquelle il a délégué la gestion raciste de ces flux migratoires : le DDAEOMIE.

SAAMENA à Marseille, SAEMIE à Bordeaux et à Pau, MMIE à Rennes, DEMIE à
Paris, PEMIE en Seine-Saint-Denis… Les dispositifs d’exception se multiplient et se ressemblent. Créés par les départements dans la foulée de la circulaire Taubira en 2016, ces centres où aucun-e français-e ne rentre n’ont qu’une raison d’être : faire des mineur-es isolé-es étranger-es – protégé-es par la Convention internationale des droits de l’enfant – des sans-papiers comme les autres. Et réserver l’Aide Sociale à l’Enfance aux nationaux… ou aux plus blanc-hes des étranger-es.

A Toulouse, ce racisme d’État prend la forme d’une interminable garde à vue dans les locaux du DDAEOMIE (Dispositif Départemental d’Accueil, d’Évaluation et d’Orientation des Mineurs Isolés Étrangers, ouvert depuis le 4 juillet 2016), où des éducateur-ices qui n’en ont que le nom font subir jusqu’à dix interrogatoires à charge à celles et ceux dont le seul crime est d’avoir survécu à l’enfer migratoire. Enfermé-es, les jeunes parlent de « libération » quand, au bout d’une dizaine de jours, ils et elles sont mis-es à la rue, allégé-es de leurs documents d’identité, avec une « suspicion de majorité » entraînant un classement sans suite.

Le parquet de la Haute Garonne n’hésite pas à poursuivre les jeunes qui contestent cette décision auprès de la juge des enfants – et qui gagnent. Accusé-es d’ « escroquerie à l’aide sociale à l’enfance », il n’est plus rare de les voir partir à la maison d’arrêt de Seysses exécuter de courtes peines en forme d’avertissements lancés à celles et ceux qui, dehors, trouvent encore le courage de se battre au sein du collectif AutonoMIE.

Les jeunes ressortissant-es d’Afrique subsaharienne et francophone se retrouvent en première ligne de la guerre aux migrant-es à laquelle se livre le département de la Haute Garonne. En réponse, la solidarité est notre seule arme.

Pour que celles et ceux que l’on pille là-bas ne soient plus mis-es à la rue ici ;

Pour que le Conseil Départemental de la Haute Garonne cesse de confondre protection de l’enfance et gestion des flux migratoires ;

Pour que le DDAEOMIE ferme ses portes et que rien ne le remplace ;

Pour la solidarité avec les victimes du racisme d’État ;

Contre la négrophobie, contre le néocolonialisme, contre la Françafrique ;

Contre les lois d’exception ;

Contre toutes les prisons (DDAEOMIE, CRA, Maisons d’Arrêt…) ;

 

Assassinat d’un camarade Lillois par les identitaires

Photo de Hervé Rybarczyk
Hervé Rybarczyk

Nous venons d’apprendre que la mort de Hervé Rybarczyk, militant révolutionnaire antifasciste et guitariste du groupe « Ashtones », serait en réalité un assassinat perpétré par des militants de l’extrême-droite Lilloise proche de Troisième Voie.

L’Union Antifasciste Toulousaine tiens à exprimer toute sa solidarité envers sa famille et ses camarades.

Nous vous relayons ICI l’article publié par nos camarades de l’Action Antifasciste NP2C.

NI OUBLI, NI PARDON!
SOLIDARITÉ ANTIFASCISTE!