Avortement en Europe : les Femmes Décident !


Du samedi 23 septembre au jeudi 28 septembre a lieu une série d’événements autour du 28 septembre 2017, journée internationale pour le droit à l’avortement, à l’appel de plusieurs dizaines d’associations et de collectifs. Le samedi, Marine Le Pen organise une réunion secréte à la périphérie Toulousaine, n’osant toujours pas mettre les pieds à Toulouse.

Il est important pour nous de déconstruire le discours et l’image du Front National sur l’avortement et les luttes d’émancipation des femmes. Nous avons donc réaliser un tract disponible en cliquant ici
Un des appels à cette journée de mobilisation se trouve sur le site de Démosphére (avec la liste des événements) et nous partageons ci-dessous un autre appel :

Pour que les femmes, les concerné·e·s trans et non-binaires souhaitant avorter puissent le faire librement, gratuitement et sans danger !
Nos corps, nos vies, nos choix !

En solidarité avec l’ensemble des femmes européennes, après la lutte exemplaire des femmes espagnoles en 2014, polonaises en 2016, nous exigeons que les droits des femmes, la liberté à disposer de son corps, le droit à l’avortement et à la santé soient respectés dans tous les pays européens et inscrits comme droits fondamentaux pour l’égalité en Europe.

Aujourd’hui, le droit à l’avortement au sein de l’Europe relève de la compétence de chaque Etat. Interdit à Malte, sous hautes contraintes en Irlande, en Hongrie et en Pologne, le droit à l’avortement, même légalisé est, peut ou pourrait être remis en question par le maintien de la clause de conscience des médecins (Italie), l’absence de structures hospitalières adéquates (Grèce, Bavière), les restrictions de personnels et les suppressions des centres pratiquant l’avortement lors de restructurations hospitalières (France), et, dans tous les pays, par l’élection de gouvernements réactionnaires, conservateurs et rétrogrades.

Nous réaffirmons que :
• L’accès à l’avortement est un droit ;
• L’avortement est un choix personnel – mon corps m’appartient, je choisis ma vie ;
• Des moyens financiers doivent être donnés pour que les centres pratiquant l’avortement et les centres de planification soient accessibles à toutes sur les territoires ;
• Des campagnes tous publics sont nécessaires ;
• L’éducation à la vie sexuelle doit être prodiguée à toutes et à tous pour qu’iels puissent avoir des choix libres et éclairés ;
• La formation aux techniques d’avortement et à l’accompagnement doit faire partie intégrante de la formation initiale des professionnel·les de santé ;
• La clause de conscience des professionnel·les de santé doit être supprimée ;
• Les délais légaux pour avorter doivent être harmonisés sur ceux des pays les plus progressistes en Europe et les États doivent dépénaliser totalement l’avortement.

 
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