La tragédie du miel amer, par le collectif autonoMie


Nous relayons cette production locale, réalisée par le collectif autonoMie, sur le racisme d’état auquel sont confrontés les mineurs isolés étrangers par le biai du DDAEOMIE, dispositif discriminatoire destiné aux jeunes étrangers mis en place pour les exclure du dispositif d’aide sociale à l’enfance.

Le collectif AutonoMIE est heureux de vous présenter son film « La tragédie du miel amer ».

Treize jeunes y témoignent du système de discrimination organisé par le département pour écarter les migrant-es d’Afrique subsaharienne du dispositif d’aide sociale à l’enfance. Leurs propos sont accablants pour le Conseil Départemental et la structure privée à laquelle il a délégué la gestion raciste de ces flux migratoires : le DDAEOMIE.

SAAMENA à Marseille, SAEMIE à Bordeaux et à Pau, MMIE à Rennes, DEMIE à
Paris, PEMIE en Seine-Saint-Denis… Les dispositifs d’exception se multiplient et se ressemblent. Créés par les départements dans la foulée de la circulaire Taubira en 2016, ces centres où aucun-e français-e ne rentre n’ont qu’une raison d’être : faire des mineur-es isolé-es étranger-es – protégé-es par la Convention internationale des droits de l’enfant – des sans-papiers comme les autres. Et réserver l’Aide Sociale à l’Enfance aux nationaux… ou aux plus blanc-hes des étranger-es.

A Toulouse, ce racisme d’État prend la forme d’une interminable garde à vue dans les locaux du DDAEOMIE (Dispositif Départemental d’Accueil, d’Évaluation et d’Orientation des Mineurs Isolés Étrangers, ouvert depuis le 4 juillet 2016), où des éducateur-ices qui n’en ont que le nom font subir jusqu’à dix interrogatoires à charge à celles et ceux dont le seul crime est d’avoir survécu à l’enfer migratoire. Enfermé-es, les jeunes parlent de « libération » quand, au bout d’une dizaine de jours, ils et elles sont mis-es à la rue, allégé-es de leurs documents d’identité, avec une « suspicion de majorité » entraînant un classement sans suite.

Le parquet de la Haute Garonne n’hésite pas à poursuivre les jeunes qui contestent cette décision auprès de la juge des enfants – et qui gagnent. Accusé-es d’ « escroquerie à l’aide sociale à l’enfance », il n’est plus rare de les voir partir à la maison d’arrêt de Seysses exécuter de courtes peines en forme d’avertissements lancés à celles et ceux qui, dehors, trouvent encore le courage de se battre au sein du collectif AutonoMIE.

Les jeunes ressortissant-es d’Afrique subsaharienne et francophone se retrouvent en première ligne de la guerre aux migrant-es à laquelle se livre le département de la Haute Garonne. En réponse, la solidarité est notre seule arme.

Pour que celles et ceux que l’on pille là-bas ne soient plus mis-es à la rue ici ;

Pour que le Conseil Départemental de la Haute Garonne cesse de confondre protection de l’enfance et gestion des flux migratoires ;

Pour que le DDAEOMIE ferme ses portes et que rien ne le remplace ;

Pour la solidarité avec les victimes du racisme d’État ;

Contre la négrophobie, contre le néocolonialisme, contre la Françafrique ;

Contre les lois d’exception ;

Contre toutes les prisons (DDAEOMIE, CRA, Maisons d’Arrêt…) ;

 

Toutes et tous ensemble pour contrer le Front national et la mascarade électorale !


L’Union Antifasciste Toulousaine lance une campagne antifasciste contre le Front national et la mascarade électorale :

https://contrefnelec.noblogs.org/

Nous proposons du matériel, un manifeste, un site internet, un calendrier de mobilisation et de l’information.

Nous appelons toutes les personnes et les organisations sensibles à la montée de l’extrême-droite et au développement du capitalisme à nous rejoindre autour de cette campagne : créons un point de convergence pour amorcer les conditions d’un mouvement social antifasciste et révolutionnaire, en rupture avec la mascarade électorale et ce système de dominations.

L’heure est aux résistances et à la construction d’alternatives, nos armes sont la lutte, la solidarité et l’auto-organisation !

Moudenc et la résistance…


Le 19 août a eu lieu une commémoration de la libération de Toulouse.

   Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, a eu le mauvais goût de déclarer «71 après, la Résistance vit encore, contre l’obscurantisme et le terrorisme». (cf : la dépêche)
Que connaît-il de la résistance lui dont le mandat est axé sur les politiques sécuritaires, la chasse aux pauvres et la répression de ceux qui résistent à la prise du contrôle de la ville par les plus riches? (Sans parler des politiques anti-syndicales et d’une gestion budgétaire délirante avec un projet de stade à 12 millions d’euros…)

Il n’est pas étonnant qu’il ait préféré envoyer un représentant à l’autre cérémonie, celle en hommage à Jacob Insel du FTP-MOI.
Il rappelle cet événement qu’avait organisé Manuel Valls en 2012 pour commémorer la libération de Paris. Celui-ci avait en effet fait interpeller tous les militants libertaires qui avaient eu la mauvaise idée de brandir les couleurs de la CNT en souvenir des 146 espagnols du régiment de marche du Tchad qui participèrent à cette événement. (cf : le blog du 24 aout 1944)

Avec son projet de rénovation de la prison Saint-Michel pour en faire un nouveau mémorial de la résistance, a t-il pensé à faire quelque chose pour tous ceux qui y passèrent quelques temps après 44? Ceux du Scalp, des G.A.R.I, tous ceux qui ont eux le malheur de se faire choper par la flicaille jusqu’en 2009? La prison Saint-Michel, théâtre d’exécutions pendant la Seconde Guerre Mondiale, n’est pas pour autant devenue un lieu acceptable avec la Libération. Outil de contrôle social, sa simple existence prouve le mépris des riches pour les classes populaires.

Oui, la résistance est encore d’actualité, contre un capitalisme qui reprend son déguisement raciste. Mais notre résistance ne sera pas celle de Jean-Luc Moudenc. Elle se fera toujours contre les politiques sécuritaires et contre l’exclusion.

Que vive la Toulouse qui résiste!

Ps : Si le thème de la résistance vous intéresse nous vous invitons à venir nombreux à notre festival antifasciste d’octobre, le mercredi 7, pour la projection d’un documentaire sur les FTP-MOI au bar le communard.

Contre l’islamophobie et l’antisémitisme !


ob_6f94d3_affiche-antiracismeCes dernières semaines ont été caractérisées par une montée des actes racistes, notamment islamophobes et antisémites qu’il est urgent de condamner et de combattre. Cette situation n’est pas nouvelle, ses racines sont à chercher dans le racisme d’Etat et les politiques xénophobes mises en place depuis des décennies.

Récemment, l’omniprésence médiatique de discours islamophobes n’ont fait qu’accentuer le besoin de résistance !

Dans un contexte de récupération politique de l’émotion suscitée par les crimes injustifiables de Charlie Hebdo et de l’épicerie casher, il est nécessaire de reprendre l’offensive. Nous condamnons l’appel à “l’unité nationale” qui nous est posé comme “solution” par les dirigeants qui contrôlent, répriment, tuent et qui ont pour seule stratégie la division des classes populaires pour mieux appliquer les politiques réactionnaires et sécuritaires. Ces mêmes dirigeants qui poursuivent ou appuient la politique impérialiste de l’Etat français à travers le  monde.

Le recours à l’État et à des politiques toujours plus sécuritaires et liberticides ne sont pas la solution, bien au contraire, ils en sont responsables. Nous ne nous laisserons pas faire ! Notre unité  se trouve dans la solidarité, contre les injustices sociales et contre toute forme de racisme et de xénophobie.

C’est par la solidarité et au travers de luttes communes que nous parviendrons à dépasser les obstacles qui nous séparent les un-e-s des autres et qui ne profitent qu’au pouvoir impérialiste et sécuritaire en place.

C’est bien en comptant sur nos propres forces, en s’organisant et en luttant que nous mettrons à bas cette société qui nous opprime, en particulier les plus précaires et stigmatisés d’entre nous.

Rassemblement
vendredi 30 janvier à 18h30
square Charles de Gaulle (métro Capitole)

Soutenons la lutte palestinienne !


Lutter pour les droits du peuple palestinien et lutter contre le fascisme et le racisme sont intimement liés.

Ces derniers jours, nous avons été témoins d’une agression meurtière d’Israel contre le peuple palestinien. 340 morts en douze jours. Mais aussi d’une couverture médiatique francaise clairement sioniste, défendant les intérêts de l’Etat d’Israel.

Face à ces assassinats, les manifestations de soutien au peuple palestinien ont éclaté un peu partout.  10440760_311381502351521_6047198099732670235_n
Le gouvernement francais, fidèle à sa tradition impérialiste, a une nouvelle fois réprimé le mouvement pro palestinien. 38 interpellations en une seule manifestation pour jets de projectiles, violences contre les forces de l’ordre et outrage. Manifestation interdite car le gouvernement protège l’extrême droite radicale et plus particulièrement la Ligue de Défense Juive (LDJ) qui enchaine mensonges et provocation. Ligue de défense juive, groupuscule d’extrême droite ouvertement sioniste, qui s’est attaquée à la manifestation pro-palestinienne de Paris.

Le gouvernement a voulu couper tout élan populaire de solidarité envers le peuple palestinien pour plaire à la ligue de défense juive et à ses soutiens.

10418190_306140229542315_6147799247191858691_nIl est alors facile de s’arrêter à ses seuls faits pour stigmatiser toute la communauté juive. Mais la réalité est tout autre. La lutte des classes est une réalité: il existe un conflit entre les intérêts de la classe dominante et ceux du peuple. La lutte anti sioniste pour la Palestine libre n’échappe pas à cette analyse. Et même en reconnaissant que l’Etat d’Israël est un état sioniste, nous condamnons fermement tous discours simplistes qui parlent d’un « complot » juif et qui utilisent l’anti sionisme pour cacher l’ anti sémitisme. La lutte contre le sionisme est avant tout une lutte contre le racisme et elle ne peut être menée avec des antisémites et ceux qui stigmatisent les juifs.

En effet, à Toulouse, nous avons aussi remarqué la présence de partisans de Soral et des journalistes de l’Agence Info Libre que nous avions vu couvrir la plupart des rassemblements des « quenellistes ». Manipulant la lutte anti sioniste du peuple palestinien, les Soraliens cherchent à diviser le peuple pour faire passer leur vision antisémite du monde.

Mais ne nous leurrons pas, les manifestations de soutien à la Palestine ne sont pas les lieux ou propager l’antisémitisme. Les campagnes antifascistes et anti-impérialistes ne sont pas là pour propager la haine contre les juifs (et laisse divaguer les manifestants sur un soit disant complot).

Elles sont là pour dénoncer l’État illégitime d’Israël, sa politique sioniste et ses alliés. Elles sont aussi là pour soutenir la résistance du peuple palestinien qui depuis des dizaines d’années subit l’apartheid d’un Etat raciste.

Nous luttons contre une politique raciste, colonialiste et impérialiste menée par l’État israélien.

Contre le fascisme et le sionisme, soutien à la résistance palestinienne !

Relaxe pour les inculpés de la manifestation pro-palestinienne du 19/07 à Paris

Pour plus d’informations sur les mobilisations de soutien au peuple palestinien :

http://couppourcoup31.over-blog.com/
https://fr-fr.facebook.com/CoupPourCoup31

Pour éviter les amalgames:

Sionisme: idéologie politique ultra nationaliste qui cherche à imposer l’État d’Israël par tous les moyens nécessaires.  Toute critique du nationalisme vise alors aussi le sionisme.
Antisémitisme : Doctrine ou attitude d’hostilité systématique à l’égard des juifs