Fafwatch fait les présentations

Fafwatch est un blog d’information antifasciste satirique qui appuie là où ça fait mal [1]. Cette fois-ci Fafwatch s’en prend sauvagement aux identitaires toulousains qui n’en demandaient pas tant…

 

Il y a quelques semaines, nous avons eu vent de la situation toulousaine en matière d’agitation chez les fascistes.

Un article de l’Union Antifasciste Toulousaine a fait des révélations sur les méfaits des jeunesses identitaires Toulousaine.

L’UAT a publié notamment une « photo de famille » des identitaires exhibant la devanture d’un local syndicale qu’ils venaient de vandaliser.
L’article y révèle les identités des protagonistes aisément reconnaissables sur le cliché mais sans aller plus loin.

Fafwatch comble ce manque et fait les présentations […]

La suite ici

[1] Fafwatch s’est fait une spécialité de révéler des informations (photos, échange mail, activité…) très compromettantes sur différentes personnalités, partis ou groupuscules d’extrême droite.

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Campagne pour la fermeture du local du bloc identitaire

Bal cons
Victor Lenta et Matthieu Clique juchés sur un balcon des allées de Barcelone filmant et narguant la manifestation antifasciste.

Samedi 17 mars 2012 s’est tenue une première manifestation antifasciste pour revendiquer la fermeture du local du bloc identitaire, installé au 36 allées de Barcelone, et bruyamment dénoncé par les organisations antifascistes signataires.

C’est avec plus de 300 manifestant-e-s que le cortège, soudé et déterminé, a défilé aux alentours du local du bloc identitaire protégé par un important dispositif policier : au moins une demi compagnie de CRS, un détachement de gendarmes mobiles, camions avec barrière anti-émeute, camion lance à eau anti-émeute…

A noter la présence du petit chef du Bloc identitaire, fébrilement caché et perché à son balcon avec quelques membres de son troupeau dont Victor Lenta. Caméra à la main, sans doute pour repérer les prochaines personnes qu’ils agresseront. Le Bloc identitaire reste fidèle à lui même : lâche et démuni face à la mobilisation collective des Toulousain-e-s.

Nous avons montré avec force que la rue n’appartiendra pas aux fascistes, que cela soit aux allées de Barcelone ou ailleurs. Et nous avons à nouveau prouvé qu’aucune vermine fasciste ne nous fera renoncer dans notre combat pour une ville nettoyée des nazillons et identitaires de tous poils. Nous continuerons, avec rage, à lutter contre le racisme, l’homophobie et le sexisme que cela soit dans le cadre de notre campagne pour la fermeture du local du Bloc identitaire que dans notre activité quotidienne de vigilance antifasciste.

Cette manifestation n’est que la première de nos actions dans le cadre de notre campagne et nous invitons les organisations, individus et toute personne intéressée à nous rejoindre !

communiqué ici

Les militants antifascistes mobilisent contre les identitaires

manifestation antifasciste du samedi 17 mars à Toulouse. 300 manifestants ont affirmé leur colère à l'égard des Identitaires toulousains./Photo DDM, Frédéric Charmeux.

En attendant notre communiqué, ci-dessous quelques médias traitant de la manifestation antifasciste qui s’est déroulé samedi 17 mars contre le local du Bloc Identitaire.

Article de La dépêche du Midi du 19/03/2012:

La manifestation antifasciste a réuni plus de 300 personnes hier à Toulouse. Un cortège bruyant, très encadré, qui ne s’est autorisé aucun excès ou dégradation. Les associations de l’ultra-gauche, (CNT, No Pasara, Al, UAT, Libertat sud, etc) ont largement mobilisé hier après-midi à Toulouse. La manifestation visait à s’opposer à la création de « L’Oustal », un local associatif maison « de l’identité toulousaine », selon ses créateurs. « Une succursale du Bloc identitaire », affirment au contraire les organisateurs du rassemblement, très remontés contre cette « organisation » qu’ils jugent « puante, ouvertement raciste, xénophobe et homophobe ! »

Parti de la place Arnaud-Bernard, escorté par un service d’ordre important mais discret (policiers en civil), le cortège a progressé jusqu’au boulevard Armand-Duportal aux sons de slogans assez classiques : « Pas de fascistes dans nos quartiers », « Non au local des identitaires, « Toulouse restera toujours une ville antifasciste » « Toulouse mixité et populaire »…

Une fois arrivé sur les allées de Barcelone, où se trouve le local « L’Oustal », la tension est montée d’un cran. Pas à cause de l’imposant barrage mis en place par les CRS pour empêcher l’accès à l’adresse de toutes les colères. Mais très vite, les manifestants ont remarqué la présence de Matthieu Clique, qui filmait la manifestation depuis un balcon. Cet étudiant de 23 ans est le responsable du local des jeunesses identitaires. Sa présence, tous sourires, caméra à la main, a provoqué la colère de nombreux participants au rassemblement. Les gestes injurieux, les insultes, les provocations ont volé bas sous le regard stoïque des forces de l’ordre. Puis le cortège a repris sa route sans pouvoir emprunter la rue Lejeune, elle aussi barré, cette fois par un cordon de gendarmes mobiles.

Un dernier tour sur les allées de Barcelone, à l’angle du boulevard Leclerc pour raviver les slogans antifascistes et le cortège a repris la direction de Compas Caffarelli via la place Heracles dans le calme. Les manifestants ont même observé un silence total et respectueux lorsqu’ils ont croisé sur le chemin pompiers et équipe du SMUR 31 en train d’essayer de sauver un motard blessé dans un accident de la route (lire ci-dessous).

La manifestation qui, c’est une première, avait fait l’objet d’une déclaration en préfecture et avait son propre service d’ordre, s’est ensuite disloquée sans incident. Il est probable que les rencontres entre les deux camps vont se poursuivre dans les prochaines semaines. Loin de regards et des services d’ordre et pas seulement pour échanger des idées…

autres articles: Le Parisien, France 3 info Midi Pyrénées

[Toulouse] 17.03.2012 Manifestation Antifasciste

tract d’appel

affiche

A Toulouse, une gangrène s’est installée au 36 allée de Barcelone. Prétextant l’ouverture d’une maison de « l’identité toulousaine » dénommée l’Oustal, le Bloc identitaire profite de l’occasion pour ouvrir sa succursale et s’implanter dans notre ville. Organisation d’extrême droite puante, ouvertement raciste, xénophobe, homophobe et sexiste, le Bloc identitaire s’est illustré par l’organisation de la « marche des cochons » pour dénoncer la présence de produits halal dans les commerces mais aussi par les apéros saucissons-pinards pour défendre leur vision de la France laïque. Toute leur agitation n’a qu’un seul but : stigmatiser quotidiennement les étranger-e-s et les immigré-e-s et distiller son racisme et sa xénophobie sous la forme de l’anti-islam et de l’ultra-nationalisme.

Au-delà de leurs idées nauséabondes, le Bloc est aussi un groupuscule violent. Dans les différentes villes où ces locaux se sont implantés, on a vu un renouveau de l’extrême droite. Le fait d’avoir un lieu de rassemblement attire tous les hooligans, les néo-nazis et autres nationalistes de la région ce qui se traduit par une augmentation de la violence et des agressions. Depuis deux ans, ils multiplient les attaques. Attaque du groupe ZEP à la fête de la musique, attaque de bars, menaces sur des militant-e-s associatif, syndicaux et politiques… ces petites terreurs cherchent à gagner le terrain de la rue alors que Toulouse est et restera une ville antifasciste.

Toulouse est une terre de lutte, et nous travailleur-euse-s, chômeueuse-s, exploité-e-s depuis tant de générations, nous ne sommes pas dupes ! Nous avons appris que depuis toujours les groupuscules fascistes sont liés aux classes dominantes et nous continuerons à nous battre pour chasser les fascistes hors de nos vies. C’est pourquoi nous appelons toutes et tous à s’unir et à démontrer que Toulouse ne leur appartiendra jamais.

Les identitaires et la démocratie

Depuis quelques jours la campagne de victimisation des identitaires toulousains nous émeut beaucoup. Nos fascistes du 36 allée de barcelone, entre messages sur facebook et autres vidéos, parlent de 2 tentatives de vandalisme en moins d’une semaine. On a les yeux rouges quand le petit chef identitaire, Matthieu Clique parle dans une interview d’un sérieux manque de démocratie à Toulouse. On pleure à chaudes larmes quand on pense que tous les soirs, ils défendent héroïquement leur local au péril de leur vie. On les admire avec fierté comme la fois où ils ont tabassé un étudiant qui rentrant chez lui avait eu l’outrecuidance de manger un kebab en passant devant le local des fachos.

Plus sérieusement, petit retour sur quelques faits marquants de 2011 où les identitaires toulousains donnent des leçons de démocratie à Toulouse.

27 mai 2011

Une quarantaine d'identitaire défilent à Toulouse le 27 mai 2011 pour commémorer la Bataille de Toulouse du 9 juin 721. Le défilé au flambeau est accompagné de violence.
Une quarantaine d'identitaire défilent à Toulouse le 27 mai 2011 pour commémorer la Bataille de Toulouse du 9 juin 721. Le défilé au flambeau est accompagné de violence.

Ce jour là nos valeureux guerriers effectuent une manifestation surprise, ils commémorent la Bataille de Toulouse du 9 juin 721 [1]. Nous reviendrons prochainement sur cette mascarade et ce détournement éhonté de l’histoire. Pour l’instant, nous préférons dénoncer les multiples agressions qui ont précédé et suivi la manifestation. Ce jour là, les indignés toulousains, qui occupaient la place du capitole, se sont fait agresser par les identitaires. Plus tard, plusieurs personnes ont été frappées dans le quartier Arnaud Bernard. Ainsi c’est une vingtaine de fachos qui ont déambulé librement dans les rues  de Toulouse agressant des passants le tout avec la bienveillance de la police [2]. La soirée s’est ainsi terminée en dégradant le local d’un syndicat de travailleurs. Le local de la CNT 31 situé au 18 avenue de la gloire a été détérioré et tagué par nos petits fascistes. Ci-dessous quelques preuves éloquentes.

Local de la CNT avant:

Local de la CNT après:

Les dégradations et les tags portent la marque des fachos : les croix celtiques sont sans appel. Dans les jours suivants, on est agréablement surpris de voir que l’attaque est revendiquée par une vidéo postée sur youtube. Le  son et l’image sont très marqués néo-nazis. On y voit un groupe aux visages cachés posant avec la devanture arrachée du local syndical, on peut y voir un ou deux saluts hitlériens…

Fort heureusement, on a retrouvé  la photo originale et la surprise est de taille : ce sont les identitaires toulousains. En vrac, nous y reconnaissons Matthieu Clique, Romain Carrière, Victor Lenta, Francois Catala et bien d’autres… Nous reviendrons bien entendu sur ces individus dans de prochains articles pour mieux vous les présenter.

21 juin 2011

Fête de la musique à Toulouse, ZEP, un groupe de musique qui dénonce la lepénisation de la société, la banalisation des discours racistes, le chantage à l’intégration, le néo-colonialisme, les conditions de vie des sans papiers et des minorités joue place des Tiercerettes à Arnaud Bernard. Ce jour là une dizaine d’identitaires tenteront vainement d’attaquer le concert à coups de torches fumigènes et d’un tazer. Ils seront repoussés par le public et des militants antifascistes.

17 septembre 2011

Encore une journée qui a tenu toutes ses promesses… Nous y avions consacré un article. Pour résumer, les identitaires prévoyaient d’organiser un concert d’Hotel Stella dans le quartier Saint Michel. Hotel Stella groupe musical parisien composé exclusivement de militants identitaires participant activement à la sulfureuse tribune Boulogne du PSG (tendance hooligan facho). Le concert a été annulé grâce à l’intervention de militants antifascistes qui ont juste eu besoin de sensibiliser l’établissement qui devait accueillir la soirée. Pour autant, les identitaires avaient prévu la solution de secours, un semblant de concert a bien eu lieu dans une grande maison bourgeoise : chez les parents de Matthieu Clique!!! Plus tard dans la soirée, un groupe d’identitaires attaquera un bar d’Arnaud Bernard où se tenait une soirée organisée par un collectif trans-pédé-bi-gouines.

 

Trois journées relatées succinctement qui reflètent bien le véritable visage des Jeunesses Identitaires et a fortiori du Bloc Identitaire. Ces exemples parmi beaucoup d’autres sont révélateurs du degré de violence qui anime ces fachos. Chaque prétexte est bon pour une virée en ville afin d’agresser des gens, d’attaquer des lieux et des symboles. Les fachos n’ont besoin de personne pour les motiver à user de violence [3]. Nous nous inquiétons de la tournure que pourrait prendre les évènements avec l’ouverture récente du local identitaire au 36 allées de Barcelone. Ce lieu risque rapidement de devenir le vecteur de l’intensification de leur activité et donc des violences qui ponctuent leurs initiatives.

[1] On les soupçonne aussi de fêter le 14 juillet le 15 aout, mais chut… Petite blagounette pour mieux cacher notre déception et notre vexation de ne pas avoir su que les identitaires sortiraient le bout de leur nez ce jour là…

[2] On s’interroge de plus en plus sur l’état de grâce dont jouissent les Jeunesse Identitaires à Toulouse auprès des forces de l’ordre. Malgré les agressions et la propagande raciste les fachos ouvrent tranquillement un local et peuvent compter sur la protection policière lors de leurs soirées.

[3] Ces exemples balaient les théories les plus farfelues comme celle qui voudrait faire passer ces agitations fascistes comme une réaction à des provocations de militants antifascistes. Ou encore la position du mollasson qui consiste à renvoyer dos à dos des camps « extrêmes » et « opposés ». 

NB : Nous appelons les gens, qui ont été témoins des diverses attaques et agressions facsistes à Toulouse durant l’année 2011, à nous envoyer leurs témoignages et souvenirs (exemple : photos et/ou vidéos prises avec un portable) par mail à l’adresse : antifa.toulouse@gmail.com.