Une rentrée antifasciste réussie !


L’Union Antifasciste Toulousaine se félicite du succès des évènements antifascistes de cette rentrée 2016.

Le jeudi 15 septembre, nous nous retrouvions comme à notre habitude printanière, dans les rues, en cortèges, pour tenter de faire reculer ce gouvernement contre la loi travail. L’heure est maintenant aux bilans et au redéploiement de nos forces révolutionnaires.

Le samedi 17 septembre, alors que dans un coin de nos têtes nous avions des pensées chaleureuses et solidaires pour les camarades antifascistes grec.que.s 3 ans après l’assassinat du rappeur antifasciste Pavlos Fyssas, a eu lieu une journée autour de « Confusionnisme et théorie du complot ».

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Yannis Youlountas, anarchiste et antifasciste franco-grec, réalisateur de « Ne vivons plus comme des esclaves » et « Je lutte donc je suis » a animé deux temps de présentation : une formation militante et une conférence publique.

La formation à destination des militant.e.s antifascistes et révolutionnaires a rassemblé quelques dizaines de personnes l’après-midi pour permettre d’aborder le sujet et de soulever des interrogations au regard de nos expériences de lutte et d’alternatives. Pour l’UAT, l’idée était de participer à mettre en place des actions et un travail d’autoformation afin de se doter d’arguments, d’outils et de méthodes de lutte contre le confusionnisme.
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La conférence publique a, elle, réuni plus de 120 personnes, toujours à la Chapelle, lieu tout à fait adapté pour ce genre d’événements et ancré dans des pratiques autogestionnaires et collectives. Yannis a présenté le confusionnisme comme étant une méthode politique, utilisée par les réseaux traditionnels de l’extrême-droite mais pas seulement. Les théories du complot agissent elles comme des vecteurs de cette méthode, elles permettent de la distiller au sein de la population. Une bonne partie de la conférence (il manque malheureusement la fin) sera bientôt disponible sur notre site.

Nous avons agréablement fini la soirée autour des tables de presse et du bar, l’occasion de poursuivre ces moments d’échanges et de rencontres.

Le 25 septembre nous nous sommes retrouvés pour adresser notre solidarité et notre rage aux camarades finlandais après que Jimi Joonas Karttunen a été tabassé à mort par des militants d’extrême-droite ce 16 septembre 2016.


Au mois d’octobre, nous organisions la 5ème édition du festival antifasciste de Toulouse avec les copain.ine.s de Kartier libre.
Un before à l’Internazionale (le 8 octobre) pour se retrouver autour des platines de DJ Lad, du rap queer et féministe de Grace & Volupté Van Van puis des « +Guest », une bonne centaine de personnes dans la soirée. Bien cool !
Un peu de cinéma le jeudi, avec la projection de État de siège, un film du chouette réalisateur Costa Gavras, à la Chapelle. Quand les Tupamaros font face à leurs ennemis répressifs. Une trentaine de personnes.
Arrive le week end, concert du vendredi soir avec Zompa Family, Lard & Action et Les Cock’S où 120 personnes, dont beaucoup de nouvelles têtes, viendront danser et s’agiter. dsc_0036
Le samedi, une trentaine de personnes ont participé à la conférence « Extrême-droite et antifascisme » animée par la Horde. L’occasion, une fois encore, de prendre le temps du savoir : qu’est-ce que l’extrême-droite, comment est-elle organisée, quels sont ses pilliers, ses fondamentaux et quelles familles la composent, quelle est son histoire. Dans un second temps nous avons parlé de l’antifascisme, en distinguant l’antifascisme républicain de l’antifascisme autonome (ou radical) et de présenter une histoire récente de notre mouvement. Là aussi nous avons enregistré la conférence, que vous pourrez retrouver prochainement en écoute sur notre site.
Samedi soir soirée punk avec Punk Haine Roll, Arkada Social et Schlag : plus de 110 personnes.
Les fonds récoltés servent à l’autofinancement de la lutte antifasciste et l’activité de notre organisation.

On vous remercie d’ailleurs toutes et tous, ainsi que les groupes qui ont joué pour le festival et les orgas qui sont venues ! Belle expérience !

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Et maintenant ? Et bien si nous en sommes « à l’heure où les monstres rôdent », il va falloir se battre pour empêcher leur machine autoritaire et raciste de s’imposer comme unique modèle idéologique. Autant vous dire qu’on se voit bientôt en manif !

On s’est d’ailleurs vu ce samedi 5 novembre : nous appelions à se rassembler contre le Front national et la mascarade électorale.
Une centaine de personnes ont répondu présent.e.s, sous la pluie. Niveau banderoles : « Toulouse métisse et populaire » et « Contre le Front National et le Capital : Résistances ».

p1020257Nous sommes partis en manifestation en direction de la salle Barcelone, salle municipale qui a accueilli le meeting départemental. Le meeting était bien protégé, pas par le DPS mais par la police nationale et nous avons fait face à un important cordon de la BAC et d’uniformes bleu marine.

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Nous avons décidé de rebrousser chemin, cette fois, pour aller faire entendre nos voix et montrer que les rues sont nôtres et qu’à Toulouse, comme à Marseille où ailleurs, le Front national n’est pas le bienvenu, ni ses idées, ni le vieux monde qui le précède ! Prise de parole publique à Jeanne d’Arc, dispersion groupée, pas d’arrestations.

Toulouse métisse et populaire !

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Non à la venue de Marine Le pen à Toulouse !


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Apercu dans les rues de Balma : un autocollant appelant au boycott du chalet des moisons. Bonne initiative !

Dimanche 12 avril le chalet des moissons a accueilli Marine Le Pen, présidente du FN. Une série d’événements ont eu lieu sur Toulouse pour s’opposer. Face au Front National, nous serons plus que jamais présent dans la rue !

Extrait du tract que nous avons diffusé :

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Rassemblement contre la venue de Marine Le Pen

La crise envahit notre quotidien et la colère gronde. En réaction, on assiste alors, partout en Europe, à une montée de l’extrême droite, tant institutionnelle que violente, dans les rues et dans les parlements. Et face à des gouvernants sourds de la misère dans laquelle les classes populaires et moyennes tombent, le Front national se veut sauveur de la France. Pour arriver à cela le FN fait semblant d’être du côté des travailleurs. Cette stratégie n’est pas nouvelle : populisme et démagogie sont toujours présents. Dire ce que l’on veut entendre pour mieux y assortir des réponses qui attisent la haine et servent leurs intérêts.

Un exemple, le 17 janvier, ce parti d’extrême droite a mis en ligne sur son site une pétition contre l’accord sur l’emploi. On pourrait penser qu’elle se place du côté des travailleurs combattant une nouvelle réforme qui détruit leurs acquis sociaux. Mais ses objectifs sont double: à la fois reprendre l’espace public de débat laissé aux syndicats mais aussi réimposer son statut d’opposition sans jamais remettre en cause les racines du mal, le capitalisme. Son projet social, désastreux pour les travailleurs, elle ne le met jamais en avant. En effet, le projet social du FN, ne remet en cause aucune des logiques actuelles. Au fond, l’ensemble de propositions avancées en matière « sociale » repose avant tout sur l’idée d’une division entre travailleurs, au nom de la « préférence nationale », il s’agit bien  de racisme pur et simple.

Antisémite, islamophobe et raciste: « les chambres a gaz, un détail de l’histoire? » faisons que Marine Le Pen le soit aussi !

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Opération banderoles sur le périphérique toulousain !

La « préférence nationale » c est simplement la promesse de réserver en priorité si ce n’est en exclusivité, aux nationaux emplois,marchés, logements, droits sociaux, etc.. Voilà le programme économique et social au Front National. Évidemment , quitte à créer un déversoir de haine, autant le rendre aussi grand que la colère populaire et y amalgamer tous les immigrés en les rendant responsable de tous les maux : insécurité, chômage, file d’attente trop longue.. tout est bon ! Et si la fille Le Pen est bien le clone de son père sur le plan rhétorique, son discours et plus encore sa stratégie cependant visent à s’en démarquer. En effet, dans son mot d’ordre de « dédiabolisation » du FN, elle n’exprime pas seulement la volonté de débarrasser de l’ancien discours gênant mais d’infléchir la stratégie du FN. Ainsi elle cherche a rallier autour d’elle autant de militants d’extrême droite possible pour pouvoir elle aussi accéder aux pouvoir.

Sexiste, homophobe: bienvenue au front national

Cette nouvelle ligne de « dédiabolisation » du FN s’exprime également par le choix de mettre une femme à la tête du parti pour trancher avec l’image du patriarche autoritaire que représentait JM Le Pen.  Cela pour essayer de cacher sa nature profondément sexiste et homophobe car bien sur le front national est toujours fervent défenseur de la famille catholique traditionnelle et patriarcale.

Comment lutter contre?

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Barrons la route à l’extrême droite !

Face à l’extrême droite et au capitalisme, il est plus que jamais nécessaire de lutter et d’organiser la solidarité et l’autodéfense populaire. Car l’unité des opprimés reste toujours notre meilleure arme contre le fascisme et l’extrême droite. Et les ripostes populaires s’organisent avec les réquisitions de logements vides à Toulouse et ailleurs, les luttes des ouvriers contre les fermetures de leurs usines ou les manifestations contre l’accord national interprofessionnel (ANI). Plus que jamais nous devons continuer à nous organiser pour ne pas laisser l’extrême droite s’implanter dans nos villes !

Non au Front National !

Offensive sociale et populaire !

Suite de l’affaire Andrés


Rappel des faits

Place Arnaud Bernard

Dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2012 un groupe d’une vingtaine de fachos composés majoritairement de hooligans du TFC, accompagnés de militants du Bloc Identitaire et de boneheads [1] ont fait irruption sur la place Arnaud Bernard. Après quelques provocations racistes [2], le groupe a saccagé la terrasse d’un kebab et  s’en est pris à la clientèle. L’agression amena une riposte unitaire de la part des témoins médusés par la violence des actes. Une foule s’empressa alors de virer la vingtaine de fascistes de la place. Dans leur fuite alors qu’ils n’étaient plus pourchassés et sans doute vexés de ne pas avoir pu faire aussi mal que ce qu’ils espéraient, les fachos ont commis l’irréparable. En effet, ils s’en sont pris à Manuel Andrés Pardo, un étudiant chilien qui rentrait chez lui après avoir assisté à un concert place Arnaud Bernard. Un coup de pied le projeta violemment au sol et fractura son crane. Le lynchage fut évité de justesse grâce à quelques témoins qui eurent les bons mots au bon moment pour que les fachos partent enfin pour de bon. Peu après l’attaque, la nouvelle de l’agression se répandit dans tout le quartier. C’est ainsi qu’une quarantaine de personnes secoués par les violences de la soirée allèrent manifester leur mécontentement devant L’Oustal, le local toulousain du Bloc Identitaire situé au 36 allées de Barcelone. Local qui est depuis son ouverture le lieu de rassemblement incontournable de l’extrême droite toulousaine. L’Oustal était sous protection policière et rien ne supposait donc que la violence s’exprime à nouveau. Pourtant l’arrivée du groupe engendra une réponse policière quasi instantanée alors qu’aucune violence ni dégradation n’avait été commise. Une vingtaine de personnes furent interpellées dont 4 placées en garde à vue. 2 personnes furent relâchées dans l’heure. Les 2 autres ne furent libérées que le 2 avril au soir non sans être passées devant un juge des libertés. En effet la police croyait détenir à ce moment là les agresseurs d’Andrés…

Bilan catastrophique de la soirée : une énième attaque de fachos, plusieurs blessés légers, des dégradations, un étudiant dans le coma entre la vie et la mort, une vingtaine de personnes apparentées antifascistes [3] interpellées dont 4 gardées à vue impliquant des poursuites judiciaires, des fachos qui une fois de plus ont fait ce qu’ils voulaient dans Toulouse en toute impunité et une police égale à elle-même…

Dés le lendemain, les amis de Manuel Andrés Pardo, le plus durement touché par le déchaînement de violence de cette soirée, se sont constitués en collectif de soutien pour que justice lui soit rendu. L’état d’Andrés s’est heureusement « amélioré », plusieurs semaines d’hôpital l’ont aidé à se remettre tant bien que mal de l’agression. Il est sorti de l’hôpital mi-juin non sans de graves séquelles, il est entre autre hémiplégique.

L’enquête sur l’agression a été confiée à un juge d’instruction assisté par des enquêteurs de la sûreté départementale. Mercredi 27 juillet 2012, une quinzaine d’interpellations ont eu lieu dans les milieux d’extrême droite. Plusieurs membres du Bloc Identitaire, des hooligans ainsi que des boneheads furent placés en garde à vue. S’en suivit une mise en détention pour l’auteur présumé du coup porté à Andrés et ayant entraîné son coma. Matthieu Clique leader du Bloc Identitaire toulousain, responsable des Jeunesses Identitaires toulousaines, responsable de l’Oustal est depuis détenu à la maison d’arrêt de Seysse.

Coup d’épée dans l’eau ?

Depuis plus d’un an, l’UAT comme d’autres, dénonce la violence croissante de l’extrême droite toulousaine. De multiples agressions, attaques, intimidations, dégradations imputées à l’extrême droite ont été commises dont plusieurs relayées par la presse nationale avec parfois un traitement médiatique scandaleux. Alors que beaucoup de personnes se sont élevées publiquement contre ces violences. Alors que la tension montait inlassablement attisée par les coups de plus en plus rudes des nervis fascistes. Alors que tout ça aurait pu se terminer bien mal beaucoup plus tôt, il aura fallu attendre un drame pour qu’une esquisse de réaction de la police et de la justice se dessine. Nous savons très bien que l’enquête n’est pas finie et qu’elle sera longue, mais le premier bilan a plutôt triste mine. On a d’un coté, plus d’un an de violences fascistes, un étudiant chilien [4] qui a failli perdre la vie et qui gardera de lourdes séquelles dues à son agression, une vingtaine de personnes menacées par la justice pour avoir eu une réaction humaine et sans conséquences violentes [5]. De l’autre coté, plusieurs mois d’enquête, un juge d’instruction, la sûreté départementale, des centaines d’auditions, des témoignages à la pelle, seulement 14 interpellations grand spectacle [6], une tête à claque qui n’a rien avoué, en préventive pour 2 ou 3 mois, et sûrement plusieurs années avant que l’affaire passe en justice avec à la clef peut être aucune condamnation. De plus, la vingtaine d’agresseurs de la place Arnaud Bernard n’est toujours pas inquiétée par la justice et à notre connaissance aucune poursuite n’est engagée contre eux à l’heure actuelle !

A nos yeux, la balance pèse encore et toujours du cotés des agresseurs, les fachos…

Aux innocents les mains pleines

Il est évident que Matthieu n’est pour l’instant que présumé coupable (ou innocent). Il est normal que son avocat, sa famille, ses amis, le Bloc Identitaire le soutienne. Après il y a l’art et la manière de le faire… Certains ne manquent pas de culot en croyant soutenir Matthieu. Si on résume la teneur des propos publics, Matthieu est une victime, Matthieu est un héros, Matthieu est un martyr déjà condamné par le système. A travers le monde, certains vont en prison ou sont tués parce qu’ils ont lutté contre la fermeture de leur usine, contre une loi injuste, contre la privation de leurs droits élémentaires, contre une dictature… Et il y a Matthieu, un petit fasciste déjà condamné pour incitation à la haine raciale qui est accusé d’avoir tabassé gratuitement un étranger qui passait à proximité à 20 contre 1. Certains n’ont même pas honte d’élever Matthieu au rang de prisonnier politique, rien de moins !

Fin du triste spectacle ?

L’incarcération de Matthieu est elle une bonne fin en soit ? Va-t-elle guérir totalement Andrés et toutes les victimes des fachos ?  Matthieu est-il à lui seul responsable de l’ensemble des violences fascistes à Toulouse ? Les fachos toulousains sont depuis apeurés et calmés pour de bon ?

A toutes ces questions nous répondrons amèrement par non. Non, ce n’est malheureusement pas fini. La vie continue chez les fascistes toulousains. Il ne serait pas fou de parier qu’on entende à nouveau parler de leurs violentes frasques [7].

 NB: Samedi 13 Octobre 2012 se tiendra un rassemblement de soutien à Manuel Andrés Pardo, place du Capitole à 14h. voir ici.

[1] Boneheads, skinheads néo-nazis.

[2] Plusieurs saluts hitlériens ont été effectués par les assaillants.

[3] On se permettra ici de les qualifier d’antifascistes à la vue du peu d’éléments dont nous disposons sur ces personnes. Nous les invitons d’ailleurs à prendre contact avec l’UAT.

[4] Les rumeurs les plus folles courent sur Andrés pour le dénigrer et ainsi le faire passer pour un agresseur… Nous répondrons que Andrés est bien le fondateur historique de l’UAT, commandant opérationnel des opérations clandestines antifascistes, qu’il était armé d’une machette, d’un pistolet à grenaille et qu’il méritait de se faire défoncer à 20 contre 1…

[5] Là encore les fantasmes sont bien loin de la réalité. Fantasmes colportés par des artisans de la haine qui veulent faire croire que des groupes armés s’affrontent la nuit à Toulouse pour des différents idéologiques. Le groupe apparenté antifasciste n’a commis aucune violence ni dégradation et n’était pas armé ce soir là.

[6] Plusieurs arrestations ont eu lieu à Toulouse mais aussi dans d’autres régions  nécessitant l’intervention du GIPN (rien de moins !) avec la présence des journalistes.

[7] Le 19 juillet dernier, ce sont les Nationalistes Autonomes qui ont encore violemment fait parler d’eux, voir ici.

we are still watching you


un nouveau blog a vu le jour, celui d’un nouveau fafwatch spécialisé dans les identitaires, nationalistes et autres vermines fascistes de midi pyrénées. on lui souhaite une bonne et longue route  !

http://fafwatchmp.noblogs.org/

L’Oustal repère de nazis !


Un trés bon article (juste ici)  de FAFWATCH sur les si « respectables » identitaires toulousains et leurs copinages avec les néo nazis !

Canal+ épingle les identitaires toulousains


Photo issue de Fafwatch, elle-même issue du facebook de Victor Lenta et reprise de manière anonyme par Spécial Investigation sur Canal+ (source: Fafwatch)

Voilà déjà un certain temps, Victor Lenta, militant du Bloc Identitaire toulousain, s’était fait griller par Fafwatch. En effet le site antifasciste lui tirait le portrait  de manière peu flatteuse : « une brute épaisse sans grande profondeur » disait Fafwatch. Ce site est tenu par des antifascistes, on pouvait alors penser qu’il s’agissait simplement d’un jugement de valeur partisan et infondé. La suite donne pourtant raison à Fafwatch… L’article qui est assurément remonté aux oreilles de l’intéressé aurait pu le motiver à faire profil bas… Il n’en est rien !!! Pour preuve, on retrouve notre « brute épaisse sans grande profondeur » en héros bien malgré lui du reportage de Spécial Investigation intitulé: Racisme: l’armée au rapport. L’émission de Canal+ était diffusée le lundi 30 avril 2012, le Nouvel Observateur s’en est fait l’échos:

[…] ancien parachutiste de Carcassonne révoqué et condamné, en 2008, pour l’incendie d’une mosquée. Ce dernier se vante aujourd’hui auprès de la réalisatrice d’avoir mené, quand il était incorporé, des ratonnades dans les cités, avec d’autres paras qui avaient rejoint son groupuscule néonazi […]

Le reportage n’est pas triste et il consacre un de ses chapitres à Toulouse et sa région. Le rappel est fait sur Languedoc War, un groupe de boneheads composé en grande partie de militaires, qui sévissaient violemment dans la région jusqu’à l’incendie de la mosquée de Colomiers en 2008. Puis séquence sur le Bloc Identitaire toulousain et Victor Lenta, on apprend ainsi que notre fifrelin possède un Facebook bien chargé en références nazies… Vous pouvez regarder l’intégralité du reportage ici. On se contentera de poster la séquence sur Toulouse et ses environs.

Une fois de plus le Bloc Identitaire montre son vrai visage.

Les identitaires et la démocratie


Depuis quelques jours la campagne de victimisation des identitaires toulousains nous émeut beaucoup. Nos fascistes du 36 allée de barcelone, entre messages sur facebook et autres vidéos, parlent de 2 tentatives de vandalisme en moins d’une semaine. On a les yeux rouges quand le petit chef identitaire, Matthieu Clique parle dans une interview d’un sérieux manque de démocratie à Toulouse. On pleure à chaudes larmes quand on pense que tous les soirs, ils défendent héroïquement leur local au péril de leur vie. On les admire avec fierté comme la fois où ils ont tabassé un étudiant qui rentrant chez lui avait eu l’outrecuidance de manger un kebab en passant devant le local des fachos.

Plus sérieusement, petit retour sur quelques faits marquants de 2011 où les identitaires toulousains donnent des leçons de démocratie à Toulouse.

27 mai 2011

Une quarantaine d'identitaire défilent à Toulouse le 27 mai 2011 pour commémorer la Bataille de Toulouse du 9 juin 721. Le défilé au flambeau est accompagné de violence.

Une quarantaine d'identitaire défilent à Toulouse le 27 mai 2011 pour commémorer la Bataille de Toulouse du 9 juin 721. Le défilé au flambeau est accompagné de violence.

Ce jour là nos valeureux guerriers effectuent une manifestation surprise, ils commémorent la Bataille de Toulouse du 9 juin 721 [1]. Nous reviendrons prochainement sur cette mascarade et ce détournement éhonté de l’histoire. Pour l’instant, nous préférons dénoncer les multiples agressions qui ont précédé et suivi la manifestation. Ce jour là, les indignés toulousains, qui occupaient la place du capitole, se sont fait agresser par les identitaires. Plus tard, plusieurs personnes ont été frappées dans le quartier Arnaud Bernard. Ainsi c’est une vingtaine de fachos qui ont déambulé librement dans les rues  de Toulouse agressant des passants le tout avec la bienveillance de la police [2]. La soirée s’est ainsi terminée en dégradant le local d’un syndicat de travailleurs. Le local de la CNT 31 situé au 18 avenue de la gloire a été détérioré et tagué par nos petits fascistes. Ci-dessous quelques preuves éloquentes.

Local de la CNT avant:

Local de la CNT après:

Les dégradations et les tags portent la marque des fachos : les croix celtiques sont sans appel. Dans les jours suivants, on est agréablement surpris de voir que l’attaque est revendiquée par une vidéo postée sur youtube. Le  son et l’image sont très marqués néo-nazis. On y voit un groupe aux visages cachés posant avec la devanture arrachée du local syndical, on peut y voir un ou deux saluts hitlériens…

Fort heureusement, on a retrouvé  la photo originale et la surprise est de taille : ce sont les identitaires toulousains. En vrac, nous y reconnaissons Matthieu Clique, Romain Carrière, Victor Lenta, Francois Catala et bien d’autres… Nous reviendrons bien entendu sur ces individus dans de prochains articles pour mieux vous les présenter.

21 juin 2011

Fête de la musique à Toulouse, ZEP, un groupe de musique qui dénonce la lepénisation de la société, la banalisation des discours racistes, le chantage à l’intégration, le néo-colonialisme, les conditions de vie des sans papiers et des minorités joue place des Tiercerettes à Arnaud Bernard. Ce jour là une dizaine d’identitaires tenteront vainement d’attaquer le concert à coups de torches fumigènes et d’un tazer. Ils seront repoussés par le public et des militants antifascistes.

17 septembre 2011

Encore une journée qui a tenu toutes ses promesses… Nous y avions consacré un article. Pour résumer, les identitaires prévoyaient d’organiser un concert d’Hotel Stella dans le quartier Saint Michel. Hotel Stella groupe musical parisien composé exclusivement de militants identitaires participant activement à la sulfureuse tribune Boulogne du PSG (tendance hooligan facho). Le concert a été annulé grâce à l’intervention de militants antifascistes qui ont juste eu besoin de sensibiliser l’établissement qui devait accueillir la soirée. Pour autant, les identitaires avaient prévu la solution de secours, un semblant de concert a bien eu lieu dans une grande maison bourgeoise : chez les parents de Matthieu Clique!!! Plus tard dans la soirée, un groupe d’identitaires attaquera un bar d’Arnaud Bernard où se tenait une soirée organisée par un collectif trans-pédé-bi-gouines.

 

Trois journées relatées succinctement qui reflètent bien le véritable visage des Jeunesses Identitaires et a fortiori du Bloc Identitaire. Ces exemples parmi beaucoup d’autres sont révélateurs du degré de violence qui anime ces fachos. Chaque prétexte est bon pour une virée en ville afin d’agresser des gens, d’attaquer des lieux et des symboles. Les fachos n’ont besoin de personne pour les motiver à user de violence [3]. Nous nous inquiétons de la tournure que pourrait prendre les évènements avec l’ouverture récente du local identitaire au 36 allées de Barcelone. Ce lieu risque rapidement de devenir le vecteur de l’intensification de leur activité et donc des violences qui ponctuent leurs initiatives.

[1] On les soupçonne aussi de fêter le 14 juillet le 15 aout, mais chut… Petite blagounette pour mieux cacher notre déception et notre vexation de ne pas avoir su que les identitaires sortiraient le bout de leur nez ce jour là…

[2] On s’interroge de plus en plus sur l’état de grâce dont jouissent les Jeunesse Identitaires à Toulouse auprès des forces de l’ordre. Malgré les agressions et la propagande raciste les fachos ouvrent tranquillement un local et peuvent compter sur la protection policière lors de leurs soirées.

[3] Ces exemples balaient les théories les plus farfelues comme celle qui voudrait faire passer ces agitations fascistes comme une réaction à des provocations de militants antifascistes. Ou encore la position du mollasson qui consiste à renvoyer dos à dos des camps « extrêmes » et « opposés ». 

NB : Nous appelons les gens, qui ont été témoins des diverses attaques et agressions facsistes à Toulouse durant l’année 2011, à nous envoyer leurs témoignages et souvenirs (exemple : photos et/ou vidéos prises avec un portable) par mail à l’adresse : antifa.toulouse@gmail.com.

[Rue89] L’extrême droite en France


Nous vous renvoyons vers un article de rue89 sur l’extrême droite. L’article manque d’analyse comme bien souvent avec le traitement médiatique de l’extrême droite malheureusement… Pour autant voici un petit panorama de l’extrême droite radicale hexagonale qui vaut bien une citation sur notre blog. Au passage , nous nous interrogeons sur le titre qui sous-entendrait que le Front National n’est pas à l’extrême droite. Soit le FN a réussi sa dé-diabolisation auprès des auteurs de l’article soit on est paranoïaque…

L’extrême droite en France, toujours dans l’ombre du Front National

Depuis qu’elle en a pris la tête en janvier 2011, Marine Le Pen a procédé à des purges au sein du Front national pour dédiaboliser le Parti. Ces militants radicaux créent ou rejoignent depuis de multiples groupuscules. Pétainistes, identitaires ou nationalistes-révoluionnaires, ces mouvements, déployés dans toute la France, restent liés, de près ou de loin, au FN, terreau de l’extrême droite française.

  1. Paris, carrefour des droites extrêmes
  2. Lyon, le nouveau laboratoire
  3. Nice, patrie du Bloc identitaire
  4. Le Nord, bastion électoral du Front
  5. A l’Ouest, le réveil des Identitaires
  6. A l’Est, rien de nouveau
  7. Au Centre, des concerts néonazis

La suite ici

[Toulouse] Manifestation anti-Le Pen dimanche 5 février


Le 5 février 2012 Marine Le Pen viendra réaliser un meeting de son parti, le front national, au parc des expositions de Toulouse. Le Front National reste dans les mémoires comme le parti d’extrême droite à l’idéologie raciste et antisémite qui a réussi à accéder au second tour de l’élection présidentielle en surfant sur l’idéologie de la peur, du racisme primaire et de l’insécurité. Cette époque a évolué pour le Front qui tente, depuis l’accession de Marine Le Pen à sa présidence, de policer son image et de se donner une image plus « populaire et sociale ». Mais la droite comme l’extrême droite restent toujours les mêmes, des partis au service de l’oppression systématique des classes populaires, qu’elles soient immigrés ou non. Quelque soit le thème, l’extreme droite ment, manipule et divise.

Et si la politique actuelle du gouvernement est de désigner avec joie les immigrés comme des boucs émissaires (chasse aux sans-papiers, organisation de débats racistes sur l’islam, nouvelle réduction des droits des étranger-e-s), elle n’a rien à envier au discours du front national… Si ces discours sont ceux du gouvernement, ils sont aussi et surtout celui du Front. Et même si ce dernier profite de sa nouvelle porte-parole pour essayer de se faire passer pour social, son programme ne vise qu’à nous diviser afin de briser tout mouvement solidaire et d’ampleur. Nous devons combattre avec force cette banalisation des discours racistes, antisémites, islamophobes, sexistes et homophobes.

En réaction, le comité de vigilance contre l’extrême droite, composé de diverses organisations politiques et syndicales, appelle à un contre-rassemblement à 14h30 à la place Lafourcade (métro Palais de Justice).

Bien que non-signataires de cet appel, l’Union Antifasciste Toulousaine sera présent à cette initiative et appelle à venir le plus nombreux possible pour manifester contre l’extrême droite.

manifestation antifasciste à Toulouse

dimanche 5 février

14H30 métro palais de justice