Un peu d’actualité !


Et un peu d’information pour le mois de juillet : une nouvelle « tentative d’agression » a eu lieu a Toulouse, mais cette fois ci par les nationalistes autonomes, qui sont parti tête baissée sans demander leur reste. on trouvera plus de détails ici dans le communiqué de la CNT AIT

A Limoges deux militants antifascistes ont été condamnés à chacun un mois de prison avec sursis assorti de dommages et intérêts financiers tandis qu’à Lyon deux militants identitaires ont reconnu avoir été a l’origine de la rixe qui avait coûté 15 jours d’arrêt à un restaurateur d’origine maghrébine

Enfin aujourd’hui à montauban deux têtes de cochon ont été posé à l’entrée de la mosquée. la dépêche a écrit un article que l’on retrouvera ici.

Le fascisme c’est comme la gangrène on l’élimine ou on crève !

Rejoint le combat !

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L’Oustal repère de nazis !


Un trés bon article (juste ici)  de FAFWATCH sur les si « respectables » identitaires toulousains et leurs copinages avec les néo nazis !

Canal+ épingle les identitaires toulousains


Photo issue de Fafwatch, elle-même issue du facebook de Victor Lenta et reprise de manière anonyme par Spécial Investigation sur Canal+ (source: Fafwatch)

Voilà déjà un certain temps, Victor Lenta, militant du Bloc Identitaire toulousain, s’était fait griller par Fafwatch. En effet le site antifasciste lui tirait le portrait  de manière peu flatteuse : « une brute épaisse sans grande profondeur » disait Fafwatch. Ce site est tenu par des antifascistes, on pouvait alors penser qu’il s’agissait simplement d’un jugement de valeur partisan et infondé. La suite donne pourtant raison à Fafwatch… L’article qui est assurément remonté aux oreilles de l’intéressé aurait pu le motiver à faire profil bas… Il n’en est rien !!! Pour preuve, on retrouve notre « brute épaisse sans grande profondeur » en héros bien malgré lui du reportage de Spécial Investigation intitulé: Racisme: l’armée au rapport. L’émission de Canal+ était diffusée le lundi 30 avril 2012, le Nouvel Observateur s’en est fait l’échos:

[…] ancien parachutiste de Carcassonne révoqué et condamné, en 2008, pour l’incendie d’une mosquée. Ce dernier se vante aujourd’hui auprès de la réalisatrice d’avoir mené, quand il était incorporé, des ratonnades dans les cités, avec d’autres paras qui avaient rejoint son groupuscule néonazi […]

Le reportage n’est pas triste et il consacre un de ses chapitres à Toulouse et sa région. Le rappel est fait sur Languedoc War, un groupe de boneheads composé en grande partie de militaires, qui sévissaient violemment dans la région jusqu’à l’incendie de la mosquée de Colomiers en 2008. Puis séquence sur le Bloc Identitaire toulousain et Victor Lenta, on apprend ainsi que notre fifrelin possède un Facebook bien chargé en références nazies… Vous pouvez regarder l’intégralité du reportage ici. On se contentera de poster la séquence sur Toulouse et ses environs.

Une fois de plus le Bloc Identitaire montre son vrai visage.

Les identitaires et la démocratie


Depuis quelques jours la campagne de victimisation des identitaires toulousains nous émeut beaucoup. Nos fascistes du 36 allée de barcelone, entre messages sur facebook et autres vidéos, parlent de 2 tentatives de vandalisme en moins d’une semaine. On a les yeux rouges quand le petit chef identitaire, Matthieu Clique parle dans une interview d’un sérieux manque de démocratie à Toulouse. On pleure à chaudes larmes quand on pense que tous les soirs, ils défendent héroïquement leur local au péril de leur vie. On les admire avec fierté comme la fois où ils ont tabassé un étudiant qui rentrant chez lui avait eu l’outrecuidance de manger un kebab en passant devant le local des fachos.

Plus sérieusement, petit retour sur quelques faits marquants de 2011 où les identitaires toulousains donnent des leçons de démocratie à Toulouse.

27 mai 2011

Une quarantaine d'identitaire défilent à Toulouse le 27 mai 2011 pour commémorer la Bataille de Toulouse du 9 juin 721. Le défilé au flambeau est accompagné de violence.

Une quarantaine d'identitaire défilent à Toulouse le 27 mai 2011 pour commémorer la Bataille de Toulouse du 9 juin 721. Le défilé au flambeau est accompagné de violence.

Ce jour là nos valeureux guerriers effectuent une manifestation surprise, ils commémorent la Bataille de Toulouse du 9 juin 721 [1]. Nous reviendrons prochainement sur cette mascarade et ce détournement éhonté de l’histoire. Pour l’instant, nous préférons dénoncer les multiples agressions qui ont précédé et suivi la manifestation. Ce jour là, les indignés toulousains, qui occupaient la place du capitole, se sont fait agresser par les identitaires. Plus tard, plusieurs personnes ont été frappées dans le quartier Arnaud Bernard. Ainsi c’est une vingtaine de fachos qui ont déambulé librement dans les rues  de Toulouse agressant des passants le tout avec la bienveillance de la police [2]. La soirée s’est ainsi terminée en dégradant le local d’un syndicat de travailleurs. Le local de la CNT 31 situé au 18 avenue de la gloire a été détérioré et tagué par nos petits fascistes. Ci-dessous quelques preuves éloquentes.

Local de la CNT avant:

Local de la CNT après:

Les dégradations et les tags portent la marque des fachos : les croix celtiques sont sans appel. Dans les jours suivants, on est agréablement surpris de voir que l’attaque est revendiquée par une vidéo postée sur youtube. Le  son et l’image sont très marqués néo-nazis. On y voit un groupe aux visages cachés posant avec la devanture arrachée du local syndical, on peut y voir un ou deux saluts hitlériens…

Fort heureusement, on a retrouvé  la photo originale et la surprise est de taille : ce sont les identitaires toulousains. En vrac, nous y reconnaissons Matthieu Clique, Romain Carrière, Victor Lenta, Francois Catala et bien d’autres… Nous reviendrons bien entendu sur ces individus dans de prochains articles pour mieux vous les présenter.

21 juin 2011

Fête de la musique à Toulouse, ZEP, un groupe de musique qui dénonce la lepénisation de la société, la banalisation des discours racistes, le chantage à l’intégration, le néo-colonialisme, les conditions de vie des sans papiers et des minorités joue place des Tiercerettes à Arnaud Bernard. Ce jour là une dizaine d’identitaires tenteront vainement d’attaquer le concert à coups de torches fumigènes et d’un tazer. Ils seront repoussés par le public et des militants antifascistes.

17 septembre 2011

Encore une journée qui a tenu toutes ses promesses… Nous y avions consacré un article. Pour résumer, les identitaires prévoyaient d’organiser un concert d’Hotel Stella dans le quartier Saint Michel. Hotel Stella groupe musical parisien composé exclusivement de militants identitaires participant activement à la sulfureuse tribune Boulogne du PSG (tendance hooligan facho). Le concert a été annulé grâce à l’intervention de militants antifascistes qui ont juste eu besoin de sensibiliser l’établissement qui devait accueillir la soirée. Pour autant, les identitaires avaient prévu la solution de secours, un semblant de concert a bien eu lieu dans une grande maison bourgeoise : chez les parents de Matthieu Clique!!! Plus tard dans la soirée, un groupe d’identitaires attaquera un bar d’Arnaud Bernard où se tenait une soirée organisée par un collectif trans-pédé-bi-gouines.

 

Trois journées relatées succinctement qui reflètent bien le véritable visage des Jeunesses Identitaires et a fortiori du Bloc Identitaire. Ces exemples parmi beaucoup d’autres sont révélateurs du degré de violence qui anime ces fachos. Chaque prétexte est bon pour une virée en ville afin d’agresser des gens, d’attaquer des lieux et des symboles. Les fachos n’ont besoin de personne pour les motiver à user de violence [3]. Nous nous inquiétons de la tournure que pourrait prendre les évènements avec l’ouverture récente du local identitaire au 36 allées de Barcelone. Ce lieu risque rapidement de devenir le vecteur de l’intensification de leur activité et donc des violences qui ponctuent leurs initiatives.

[1] On les soupçonne aussi de fêter le 14 juillet le 15 aout, mais chut… Petite blagounette pour mieux cacher notre déception et notre vexation de ne pas avoir su que les identitaires sortiraient le bout de leur nez ce jour là…

[2] On s’interroge de plus en plus sur l’état de grâce dont jouissent les Jeunesse Identitaires à Toulouse auprès des forces de l’ordre. Malgré les agressions et la propagande raciste les fachos ouvrent tranquillement un local et peuvent compter sur la protection policière lors de leurs soirées.

[3] Ces exemples balaient les théories les plus farfelues comme celle qui voudrait faire passer ces agitations fascistes comme une réaction à des provocations de militants antifascistes. Ou encore la position du mollasson qui consiste à renvoyer dos à dos des camps « extrêmes » et « opposés ». 

NB : Nous appelons les gens, qui ont été témoins des diverses attaques et agressions facsistes à Toulouse durant l’année 2011, à nous envoyer leurs témoignages et souvenirs (exemple : photos et/ou vidéos prises avec un portable) par mail à l’adresse : antifa.toulouse@gmail.com.

[Rue89] L’extrême droite en France


Nous vous renvoyons vers un article de rue89 sur l’extrême droite. L’article manque d’analyse comme bien souvent avec le traitement médiatique de l’extrême droite malheureusement… Pour autant voici un petit panorama de l’extrême droite radicale hexagonale qui vaut bien une citation sur notre blog. Au passage , nous nous interrogeons sur le titre qui sous-entendrait que le Front National n’est pas à l’extrême droite. Soit le FN a réussi sa dé-diabolisation auprès des auteurs de l’article soit on est paranoïaque…

L’extrême droite en France, toujours dans l’ombre du Front National

Depuis qu’elle en a pris la tête en janvier 2011, Marine Le Pen a procédé à des purges au sein du Front national pour dédiaboliser le Parti. Ces militants radicaux créent ou rejoignent depuis de multiples groupuscules. Pétainistes, identitaires ou nationalistes-révoluionnaires, ces mouvements, déployés dans toute la France, restent liés, de près ou de loin, au FN, terreau de l’extrême droite française.

  1. Paris, carrefour des droites extrêmes
  2. Lyon, le nouveau laboratoire
  3. Nice, patrie du Bloc identitaire
  4. Le Nord, bastion électoral du Front
  5. A l’Ouest, le réveil des Identitaires
  6. A l’Est, rien de nouveau
  7. Au Centre, des concerts néonazis

La suite ici

Hack en série contre les fachos


Nom de code: Opération Blitzkrieg pour la série de hack en France et en Allemagne des Anonymous

Depuis plusieurs semaines, de nombreux sites internet de l’extrême droite ont été la cible de hackers. Sites internet mis hors service, révélation d’échange mail ou divulgation d’information personnelle de militant extrémiste, autant de coups durs pour les autoproclamés maîtres d’internet. En effet, depuis plusieurs années la toile offre une tribune bien complaisante pour l’extrême droite. Pensant être bien caché derrière leurs écrans d’ordinateurs, le fachos se dévergondent et se lâchent. On peut citer en exemple les commentaires de la plupart des articles sur les sites des médias français comme notre bonne veille Dépêche du Midi. Au passage, nous tenons à féliciter le journal toulousain pour son pitoyable travail de modération et par moment son manque d’investigation [1]. On note aussi la présence d’un florilège de sites, de blogs, de forums uniquement consacré à la haine de l’étranger et de tout ce qui n’est pas assez français, nationaliste, royaliste, hétéro, chrétien ou trop « de gauche »…

Tout à commencé avec de lourdes attaques contre un des sites internet les plus visité de France, le blog Fdesouche. Un ramassis de tristes fait-divers extrait de leurs contextes et manipulés pour rendu qui attise allègrement le facho de base. Le blog est depuis plusieurs mois en travaux, il est plus ou moins disponible et ça dure et ça dure…

Fafwatch, site internet antifasciste aux articles incisifs mais non sans humour s’est remis de sa censure (merci à l’hébergeur WordPress) et s’est amusé à divulguer les récents bulletins d’information interne de 3ème Voie [2]. Ils sont consultables ici.

Le célèbre groupe des Anonymous n’est pas en reste et a revendiqué une série d’attaques sur divers sites allemands. Les attaques ont été effectuées dans le cadre de l’Opération Blitzkrieg. Ils ont surtout ciblé le NPD et livré en téléchargement libre plusieurs bases de données sur les militants du NPD. Anonymous révèle aussi une liste d’activiste du Blood&Honour [3] ainsi plusieurs autres fichiers. L’ensemble des fichiers sont consultables ici et c’est garantit sans virus. On notera la présence de pas mal de français. Peut être y trouverez-vous une connaissance ou pire votre voisin!!!

Les Anonymous ont encore frappés ce week-end, à Lyon cette fois-ci. Plusieurs sites internet proches de l’Oeuvre Française [4] ont été piratés. Là encore, des données sur les militants d’extrême droite ont été récupérées. L’Opération Lyon Propre serait une continuité de l’Opération Blitzkrieg. Cette fois, les fichiers sont en français et c’est sans appel. Les échanges mail sont parfois très explicites: « Bonjour, je suis un Français de 36 ans, nationaliste, je souhaiterais me préparer à la lutte armée clandestine… ». On a le droit d’en rire ou d’en pleurer mais pas de l’ignorer. L’ensemble des fichiers sont consultables ici.

[1] On pense au remarquable travail sur l’affaire de Castanet Tolosan où le maire, M. Lafon a imposé le repas unique dans les cantines scolaires. Il ne fallait pas chercher bien loin pour comprendre que le « comité de soutien au maire » n’était qu’une vitrine des Jeunesses Identitaires toulousaines et de Riposte Laïque, deux organisations d’extrême droite.

[2] Groupuscule de Serge Ayoub dit « batskin », il reprend le nom d’un mouvement auquel il a appartenu dans les années 1980 surParis. Ayoub tente de fédérer ainsi d’anciens boneheads (skinheads d’extrême droite) et de jeunes nationalistes tentés par le radicalisme et le rejet du parlementarisme.

[3] La plus grosse organisation de skinhead néo-nazis ayant des succursales plus ou moins officielles dans quasiment tous les pays occidentaux.

[4] Un des plus vieux mouvement nationaliste français encore en activités et l’un des derniers à revendiquer l’héritage de la France de Vichy. Bon nombre de ses militants sont au Front National malgré les « purges » de Marine Le Pen pour gagner en respectabilité.

Des tags anti-arabes sur les murs du collège


Article de La dépêche du Midi du 29/11/2011:

Extrait des tags nazies sur l'école. (photo DR)

C’est une bien triste découverte qu’ont faite les enseignants et élèves du collège Vauquelin, dans le quartier du Mirail, hier matin. Durant le week-end, des inscriptions anti-arabes ont été taguées à la peinture rouge sur les murs de l’établissement : un acte raciste qui a provoqué une vive réaction de la part de l’inspection académique.

« Arabe casse-toi », « Arabes hors de France » ou encore « Islam get out »… tels sont les tags racistes qui ont été inscrits sur la façade du collège Vauquelin ce week-end. A l’intérieur de la cour, les policiers ont également relevé des croix gammées et des croix celtiques, emblèmes de certains mouvements d’extrême-droite. Les vandales ont donc escaladé les murs de l’établissement.

L’inspecteur d’académie de Haute-Garonne, Michel Jean Floc’h, a déclaré au journal télévisé de France 3 Sud que « cet acte n’a aucun sens dans un établissement scolaire où le climat est apaisé, où les parents font parfaitement confiance aux équipes. Je ne vois absolument aucune justification à cet acte et je le condamne très fermement », a ajouté l’inspecteur d’académie.

Trois croix gammées rouges ont par ailleurs été bombées sur la façade de pompes funèbres musulmanes, dans un tout autre quartier de la ville, précise une source policière. Au collège Vauquelin, c’est l’indignation mais également l’incompréhension. Un responsable de la police toulousaine a en effet confié à l’AFP qu’une forte communauté maghrébine réside dans le quartier du Mirail mais que le collège Vauquelin, qui compte environ 500 élèves, est fréquenté par des enfants d’origines diverses. La direction du collège a décidé de porter plainte.

L’extrême droite : mieux la connaître pour mieux la combattre !


La Section Carrément Anti-Le Pen de Paris (SCALP REFLEX) avec la participation du site d’informations antifascistes REFLEXes ont produit une brochure décrivant l’extrême droite francaise sévissant actuellement. Elle se compose d’un rapide historique depuis les années 80, d’un schéma présentant les différents groupes nationalistes ainsi que leurs relations. Un encart est bien entendu réservé à la présentation de la lutte antifasciste.

Extrait

Extrait du schéma de présentation de l’extrême droite française. Cliquez sur l’image pour agrandir.

Vous pouvez dés à présent consulter le texte de la brochure ainsi que le schéma ICI.

L’UAT mettra bientôt à disposition cette brochure en version papier sur Toulouse. La version numérique est disponible dans l’onglet Outils de notre blog.

La fièvre du samedi soir pour les fachos toulousains


Mis en ligne le  20/09/2011

Concert et attaque de facho : encore un week-end où le groupuscule des Jeunesses Identitaires (JI) toulousaine a cru s’imposer à Toulouse, une ville qui, sans prétention, croit lui appartenir [1].

En effet, ce groupe d’extrême droite radicale est la section toulousaine de Nòstra Revòlta, l’organe jeune du Bloc Identitaire (BI) en Midi-Pyrénées. Nous retiendrons les méfaits du BI les plus médiatiques, à savoir la distribution discriminatoire de soupe au cochon aux SDF (longtemps attribuée au FN) ainsi que les apéros saucisson/pinard de juin et septembre 2010. Le Bloc Identitaire est né des cendres d’Unité Radicale, dissout par décret en 2002 suite à l’attentat raté contre Jacques Chirac perpétré par Maxime Brunerie, membre d’Unité Radicale.

Les JI toulousains ont donc invité à Toulouse un groupe de musique parisien pour jouer Samedi 17 Septembre 2011. Le groupe Hôtel Stella la fanfare du Projet Apache (JI parisien) [2].

L’Union Antifasciste Toulousaine ne pouvait pas laisser se produire un évènement public de ce genre. Les JI ont donc réservé un établissement du quartier Saint-Michel omettant de préciser la nature nauséabonde de l’événement. Une fois l’établissement prévenu le concert a été annulé et le bar fermé pour la soirée. Mais les JI, fidèles à leurs agaçantes habitudes, n’en restèrent pas là [3].

En effet, le soir même se tenait une soirée organisée dans un bar d’Arnaud Bernard par le collectif trans-pédé-bi-gouines Insurrection du désir [4].

Peu avant 3 heures du matin, alors que le bar procédait à sa fermeture et qu’il ne restait que quelques participants, un groupe fit son apparition. L’allure, la démarche et pour certains le look bonehead (skinhead néo-nazis) ne laissèrent aucun doute : « les fachos attaquent ! »

Une vingtaine de fascistes des jeunesses identitaires (leurs t-shirts étant là pour le rappeler) arrivèrent, quasiment tous armés de matraques télescopiques et d’aérosol lacrymogènes, vociférant leurs slogans racistes et joignant le geste à la parole. La réaction ne se fit pas attendre et dispersa promptement le groupe identitaire.

Une question demeure : qu’elle était la cible des fachos? Les « arabes » d’Arnaud Bernard ? Les pédés et gouines de la soirée ? On ne le saura sans doute jamais, mais ce qui est certains c’est que tous firent face aux fachos pour leur signifier qu’à Arnaud Bernard comme dans tout Toulouse et partout  ailleurs, l’extrême droite et le fascisme n’ont pas leur place !

Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartiers pour les fachos !

 

[1] Nous reviendrons bientôt sur l’agitation des JI toulousains, section récréée fin 2009 et qui depuis quelques temps multiplie les actions, les tags, les dégradations, les agressions avec comme dénominateurs communs, le racisme et une haine viscérale des milieux progressistes (militants de gauche).

[2] On notera que la plupart de ses membres sont des habitués de la tribune boulogne du PSG connue pour ses débordements, ses violences et son apologie du fascisme.

[3] Ils auraient certainement fait de même si leur concert s’était tenu. On peut même s’avancer en indiquant que cela aurait entraîné des répercutions plus importantes. En effet un bon nombre d’éléments de l’extrême droite radicale locale se seraient retrouvés à ce concert, des boneheads aux hooligans du TFC et autres extrémistes racistes freelance. On aurait peine à croire que les participants soient retournés gentiment à la maison sans penser à « ratonner » en ville.

[4] Le thème de la soirée était les mouvements homosexuels révolutionnaires des années 1970. Une soirée ponctuée d’une projection d’un documentaire La Révolution du désir (2007) (bande annonce ici) poursuivi d’un débat pour finir avec un sound system haut en couleur.

communiqué ici

Des fascistes a Toulouse ? !


Partout en Europe, nous constatons un regain d’activité de l’extrême droite. En Russie et en Espagne des militants antifascistes ont été assassinés, en Italie, en Belgique ou en Autriche elle occupe des mairies ou des places au gouvernement. En France, l’échec de la stratégie électoraliste du FN a renvoyé dans la nature ses plus jeunes militants. En toute logique ces derniers tentent de renouer avec l’activisme à travers une nébuleuse de groupuscules. Jeunesse Identitaire et Renouveau Français étant les plus visibles.
Toulouse aussi est touchée : incendie de la Mosquée de Colomiers, inscription fasciste sur la Bourse du Travail, présences de quelques néo-nazis dans certains bars de la place St Pierre, agressions homophobes, racistes ou contre des militants antifascistes en centre ville. Sans oublier la nomination d’un membre de l’Opus Dei comme prêtre de l’église de la Dalbade. C’est la première fois qu’un membre de cette organisation catholique, crée pendant la guerre civile espagnole en soutien à Franco, est nommé en France.Il n’est pas question pour nous de déformer et d’exagérer la réalité. Même si le sécuritaire gangrène la société, les fascistes ne défilent pas encore dans les rues ! Simplement nous tenons dans un contexte de crise du capitalisme à rester en alerte, à suivre l’évolution de ces groupuscules et à s’y opposer dès que possible. Même si aujourd’hui, ils ne représentent rien ou pas grand chose, il se pourrait fort bien que le pouvoir en difficulté profitent de ces alliés naturels. L’histoire l’a montré à de nombreuses reprises et malgré l’image de « rebelle », « anti-système » que l’extrême droite essaye de se fabriquer pour attirer à elles toutes les victimes du capitalisme, ne doutons pas qu’elle connait bien ses maîtres : le pouvoir et le patronat.

L’exemple du bombage de la Bourse du travail « clandestins dehors » (signé par les Jeunesses Identitaires) juste en dessous d’une banderole de soutien aux sans-papiers le montre !. Leur activité est en accord avec la politique sécuritaire du gouvernement, qui est en réalité l’application de plusieurs projets de l’extrême droite.

Repétons-le ! Il n’est pas question pour nous de voir des « fascistes » partout ! Simplement nous croyons que si la crise du capitalisme dure [et elle durera malgré les milliards retrouvés miraculeusement et les déclarations apaisantes des technocrates de l’état], nous risquons de voir grossir ces différents groupuscules. Ne focalisons pas sur ces pantins du pouvoir mais continuons à veiller pour ne pas un jour nous réveiller avec une désagréable surprise…

Ne minimisons pas le danger, ne l’exagérons pas ! L’ennemi reste le capitalisme. C’est pour cela que les militants de l’UAT ne focalisent pas sur l’antifascisme mais s’investissent aussi pour la fermeture des centres de rétention, se battent pour le droit des étrangers et plus généralement avec tous les oppriméEs pour plus d’égalité et de liberté !

Concrètement nous appelons tous les anticapitalistes de Toulouse et des alentours à considérer ce danger potentiel. Il appartient à toutes et tous de se sentir concernés. L’UAT continuera son travail d’information et de mobilisation face à l’extrême droite sous toutes ses formes. N’hésitez pas à nous soutenir en diffusant le matériel que nous mettons à disposition, ou en participant aux mobilisations à venir.

Les fascisme c’est comme la gangrène, on l’élimine ou en crève !