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Solidarité avec les inculpés


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Le verdict est tombé pour les inculpés contre le rassemblement de Jour de Colére.

Sur 7 peines, 4 sont du ferme (de 1 à 4 mois, 10 mois en tout), les 3 autres du sursis (3 et 4 mois, 11 mois en tout), sans compter la série d’amendes.

A son habitude la justice nous a prouvé son camp. Procés verbaux vides des policiers ( » individu nord africain vétus de noir que nous avons perdu de vue puis retrouvé »), questions déplacées du juge (« prouvez nous votre culture pour une fois, qui est Pétain? »)…

La justice a abattu toutes ses cartes contre les inculpés.

Soutenez les inculpés, rejoignez le comité de soutien : comite5avril@riseup.net

Et ci aprés, en lien, un article de « la horde  » résumant lui aussi la tenue du procés: il suffit de cliquer ici

Appel à témoignage suite à la manifestation du 5 avril


C’est urgent et important.


D’avance merci

Le samedi 5 avril 2014 a eu lieu à Toulouse une contre-manifestation antifasciste face au Jour de colère. Des personnes ont subi des violences policières sur la place du Capitole, aux alentours et par la suite certaines d’entre elles ont été interpellées.

Nous appelons les témoins et personnes présentes sur place à nous envoyer les photos, vidéos et écrits concernant les arrestations et violences policiéres à : 

soutien5avril@riseup.net

Merci de diffuser largement !

Jour de honte pour les réac !


Samedi 5 avril, un appel national à un « Jour de colère » était lancé par les réacs de tous bords. Ici à Toulouse, les colériques appelaient à se rassembler place du Capitole à 14h.

Impossible de connaitre l’étendue leur mobilisation. La plupart, toujours prêts à vaillamment répandre la haine sur internet ou dans les urnes ont eu bien du mal à assumer ce 5 avril à Toulouse. On les a vu hésiter, venir au rassemblement faire un tour par politesse puis vite regagner l’anonymat parmi les badauds, certains ne se sont même pas approché. Elle n’avait pas l’air si en colère, cette extrême droite, encore une fois dans une posture… pitoyable et honteuse.

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Le vrai visage de jour de colére: quelques néo nazis qui voulaient prendre la pause.

On a ainsi bien pu voir l’échec de ce « front fasciste » avec les quenellistes antisémites qui ne voulaient pas s’associer à des néo-nazis et des identitaires racistes. En effet, il est difficile de rassembler sur le moteur de la haine.

Seulement une vingtaine de manifestant-e-s étaient présent-e-s, derrière des barrières, entouré-e-s d’un autre vingtaine de néo-nazis qui faisaient office de service d’ordre. Pour un mouvement qui se dit global, c’est quand même un peu la honte.

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La solitude des grands jours

Les fachos de  » jours de colère » peuvent avoir honte, mais nous antifascistes, nous pouvons être fier-e-s ! Suite à l’appel de diverses organisations libertaires, maoistes, anti-impérialistes, LGBT et antifascistes toulousaines, nous avons été plus de 250 à crier notre mécontentement quant à la présence de ces fascistes dans la ville rose. Tout ceux qui se reconnaissent dans la lutte contre le fascisme ont reprit la rue à la fois d’une facon dynamiques, combattives  mais aussi communicatives.

Malgré une très forte présence policière qui aura protégé jusqu’au bout le rassemblement colérique, nous avons informé les toulousain-e-s de ce qu’il se passait au Capitole et les Toulousains se sont eux même saisis de la question, en les huant constamment ! Les fachos ont finalement été encerclés et enfermés dans une place vidée par leur propre haine, les passants étant révoltés de les voir.

Malgré l’échec évident du « Jour de colère » et l’ampleur de la contestation antifasciste, la police a continué à protéger les néo nazis qui n’ont pas arrêté de déverser leurs vieux discours. Deux personnes ont été bléssées par la police et cinq personnes ont été mis en garde à vue pour avoir osé contester ce rassemblement.  Un reste encore en garde à vue. On vous donnera des nouvelles dès que nous en saurons plus pour leur procés.

Toulouse est et restera une ville antifasciste. Mais pour cela, il faut que nous restions mobilisés. La lutte continue.

Leur colère est réactionnaire, Notre rage est révolutionnaire!

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Manifestation antifasciste à Agen !


Nous relayons initiative des camarades d’Agen suite aux nombreuses dégradations commises par l’extreme droite.

Appel pour un rassemblement antiraciste à Agen  !

La haine, le racisme ne sont plus le spectre que nos enfants apprennent, ou que vous apprenez pour les plus jeunes, dans les livres d’histoires.

Aujourd’hui,alors que certains se voilent encore la face sur une réalité évidente, nous avons décidé de ne plus nous taire, de nous lever afin de combattre ces idées nauséabondes qui nous menacent au quotidien. Au matin du premier tour des élections municipales, c’est avec tristesse que nous apprenions, au niveau national comme au niveau local, les scores considérables du Front National.

Certains, en ce dimanche 23 mars, ont fait le choix de l’extrême droite, parfois par contestation, parfois par ras-le-bol d’une politique conventionnel trop peu efficace, mais surtout par peur.Cette peur de l’étranger, cette volonté de retour « aux valeurs» françaises que disent défendre les candidats de la vague bleu marine ne sont qu’une grande fumisterie. Les tentatives multiples de Marine Le Pen pour redorer le blason d’un parti qui n’a rien de républicain échouent encore une fois. Ce sourire, ces idées soi-disant sociales, ne sont qu’un frêle arbre qui cache une forêt de mensonges, de violences et de xénophobie vomissante.

Au matin du premier tour des élections municipales, c’est avec tristesse que nous avons constaté les inscriptions inqualifiables qui ont recouvert des quartiers entiers à Agen. « Juifes au four » « Mort aux arabe », c’est dans un français aussi approximatif que les idées du Front National qu’une bande de nervis, se réclamant de ce même parti, a retapissé les murs de nombreuses résidences. Proche «mais pas trop » des quartiers populaires et de celui de Rodrigue notamment, ces actes à la connotation forte et à la violence extrême ne doivent pas être passés sous silence et ne jamais rester impunis.

Nous,militants antifascistes, culturels, anonymes ne nous sommes jamais trompés d’ennemis. Nous avons toujours su que nos réponses se trouvaient dans le respect la solidarité et le partage. La barbarie de ces idées et de ces actes ne peut avoir de place dans le monde que nous voulons construire. Nous nous souvenons et nous souviendrons toujours du passé, pour construire un meilleur futur.

Face à l’extrême droite et à ses milices , face à la haine et la xénophobie et pour une autre société que celle qui se dessine, la riposte doit être immédiate.

Rassemblement antiraciste Samedi 29 Mars à Agen place wilson à 14h 

 

En lien  :

https://www.facebook.com/agenantifa

http://www.ladepeche.fr/article/2014/03/25/1847566-agen-tout-un-quartier-couvert-de-tags-racistes-et-antisemites.html

Le plus bel hommage? La lutte!


Samedi un rassemblement en hommage à Pavlos a réuni plus d’une centaine de Toulousains au square Charles de Gaulle

Le 17/09/2013 Pavlos Fyssas, rappeur et militant antifasciste a été lâchement assassiné par un néo-nazi de l’Aube Dorée. Il a été poignardé en pleine rue, encerclé par une vingtaine de néonazis, avec l’approbation des forces de police qui ont refusé d’intervenir.

Ces tristes événements sont malheureusement courants en Grèce ou les exactions du Parti néo-nazi se multiplient. En effet ces derniers temps les agressions et meurtres d’immigrants et de militants se multiplient. Et une grande partie des force répressive de l’état (police, armée, justice) a rejoins les rangs d’Aube Dorée pour faire régner leur vision de l’ordre moral et social : la haine, l’injustice et l’individualisme sous le prétexte raciste de préférence nationale.1240628_670016963011128_901463450_n

En laissant banaliser l’idéologie de l’Aube Dorée, l’Etat grec encourage ainsi les milices fascistes à assassiner en toute impunité ceux qui s’apparente à « l’ennemi intérieur » ou ceux qui ose afficher une autre culture fièrement métissée et populaire comme Pavlos. Les militants anticapitalistes, les révolutionnaires, les féministes ou tous ceux qui luttent pour une autre société débarrassée de la gangrène fasciste se voit aussitôt menacé et réprimé. Et les immigrants ou étrangers sont marginalisés et terrorisés par les activités de l’Aube Dorée qui multiplie les actions racistes et violentes. Dans cette logique, à  la veille d’une grande manifestation de protestation contre l’austérité budgétaire, l’Aube dorée s’est hâtée de tenter de terroriser les manifestants toujours plus nombreux dans la rue.

Cette situation est représentative d’une crise profonde du capitalisme. Dans un pays ou le taux de chômage et le taux de pauvreté étouffent les classes populaires, les attaques des dominants se poursuivent de façon incessantes en cassant les droits de tous. Et il n’est pas surprenant, dans ce contexte, que l’Aube dorée tente de récupérer et de canaliser la colère populaire en désignant comme bouc émissaire les étrangers. Mais leur idéologie nauséabonde connait ses limites, et en Grèce comme ailleurs, le peuple ne laissera ni le pouvoir en place, ni son allié, l’aube dorée, casser leurs droits.

Nous sommes, plus que jamais, solidaires des antifascistes et militants grecs qui ont perdu un de leurs camarades. Unis dans la tristesse suite au décès de Clément, nous savons que pour chaque sang d’antifasciste qui coule, la riposte et la révolte en sera encore plus grande. Notre colère grandit à chaque exaction de l’extrême droite et notre tristesse ne fera que la rendre plus forte.

Nous savons qu’une société débarrassée de la haine fasciste est aux portes du peuple grec et qu’en faisant trembler les dirigeants, ils redonnent la force de combattre à toutes les classes populaires des autres pays.

La solidarité est notre arme, solidarité avec les antifascistes grecs !

communiqué ici

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Manifestation le 8 Juin !


Manifestation des jeunesses nationalistes samedi et dimanche à Toulouse, le lien juste ici

Nous devons encore leur prouver que Toulouse est et restera antifasciste !

Manifestation antifasciste Samedi 8 juin 14h Arnaud Bernard !

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Un peu partout l’extrême droite revient en force avec un allié de taille: la crise du capitalisme. Au même rythme que sous le gouvernement Sarkozy s’accumulent les expulsions, les lois et mesures discriminatoires et sécuritaires. Et les classes populaires font face à une offensive sécuritaire et raciste de grande ampleur qui menace leurs droits, libertés et acquis sociaux.

Le droit de vote des étrangers est repoussé, la chasse aux sans papiers continuent et les militants homophobes défilent paisiblement dans les rues sans être inquiété par une police toujours aussi complaisante.

C’est dans ce contexte que la plupart des organisations réactionnaires continuent à vociférer leurs haines. Et pour le Bloc Identitaire, groupuscule d’extrême droite, de continuer de vouloir installer son discours raciste et nationaliste. A Toulouse, même impliqué dans plusieurs agressions dont celle ultra violente d’un étudiant place Arnaud Bernard, il tente à nouveau d’organiser la marche de la « fierté toulousaine » du 8/9 juin. Cette date, censée commémorer une bataille en 721 contre « l’envahisseur arabe » est pour eux, une référence à la soit disant islamisation de la France ainsi qu’à la reconquête du pays par les « français ».

Nous ne devons pas les laisser s’approprier cette date ! Nous réaffirmons qu’il n’y a aucun avenir dans le racisme et le chauvinisme ! Nous devons continuer à combattre l’extrême droite et tous ceux qui tentent de s’imposer à Toulouse ou ailleurs.

Nous devons faire vivre un antiracisme/antifascisme fort qui sera à même de construire l’unité entre tous pour enfin se débarrasser des véritables problèmes : le chômage, l’exploitation, les politiques racistes et sécuritaires. Nous appelons tous les antiracistes et antifascistes de Toulouse et d’ailleurs à participer à la manif du samedi 8 juin dès 14h place Arnaud Bernard pour crier haut et fort « Contre le racisme, offensive métisse et populaire ! »

Mettons un coup d’arret à l’homophobie !


 L’Union Antifasciste Toulousaine participe au contre rassemblement contre la « manifestation pour tous », organisation homophobe, qui regroupe de multiples militants d’extreme droite.

Ci dessous vous trouverez l’appel élaboré par Act Up Sud Ouest, Alternative Libertaire, CNT, La Licorne Déviante, Nouveau Parti Anticapitaliste, OCML Voie Prolétarienne et l’Union Antifasciste Toulousaine.

Contre rassemblement dimanche 5 mai à 15H30 au  métro Esquirol !

Voilà des mois que nous dénolesbophobençons l’action de groupes réactionnaires contre le projet du mariage pour tous (La Manif pour tous, CIVITAS, les mouvements d’extrême droite et le récent “Printemps Français” entre autres) encouragée par des responsables de partis politiques (UMP, FN, Démocratie Chrétienne). Force est de constater que les agressions et les insultes homophobes, lesbophobes, biphobes et transphobes se multiplient établissant un climat de peur et de haine que chacun-e d’entre nous ressent et subit q…uotidiennement. Contre les intimidations et les agressions, ne nous laissons pas faire !De plus, les hésitations et certains silences du gouvernement en place contribuent à légitimiser ces actes de violences. C’est désormais à chacun-e d’entre nous de se mobiliser. Et se mobiliser ensemble. Nous refusons clairement l’ordre moral hétérosexiste caractérisé notamment par le maintien de la “famille traditionnelle” et patriarcale, et la revendication assumée de positions et agressions homophobes aussi inacceptables que révoltantes.Nous, organisations et individu-es de Haute-Garonne, réaffirmons que l’égalité des droits n’est pas discutable. Quoi que nous pensions de l’institution du mariage, elle ne doit pas dépendre de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre des individu-e-s. L’égalité des droits ne règlera pas du jour au lendemain la question de l’oppression des Lesbiennes-Gays-Bi-Trans, soumis quotidiennement à des violences physiques et morales, mais la suppression des discriminations institutionnelles est un début. En tant qu’organisations luttant contre toutes les formes d’oppressions, nous ne tolérons pas l’homophobie, la lesbophobie, la biphobie et la transphobie ambiantes.ParcE quE l’égalité dEs droits Pour toutEs Et tous n’Est Pas négociablE, il est intolérable que des responsables politiques appellent à la violence et que des mouvements d’extrême droite défilent tranquillement dans la rue pour exprimer leur haine et leur dégoût des trans, pédés, bi-e-s, gouines. Nous ne laisserons plus les opposant-e-s au mariage pour tous, porter atteinte à nos libertés, nos corps, nos vies, nos désirs, nos identités, nos amours, sans opposition radicale, sans manifester notre colère, sans riposter tant qu’il le faudra.

Contre l’homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la transphobie, riposte radicale !

Résumé de la manif homophobe du 17


Samedi 17 novembre 2012 a eu lieu à Toulouse, une manifestation contre le mariage et l’adoption par les couples homosexuels.

Organisé par le collectif « La Manif Pour Tous », collectif fantôme réunissant des militants et des sympathisants de droite et d’extrême-droite, cette manifestation avait pour but de dénoncer l’égalité des droits pour tous et toutes ainsi que « l’homo-folie ».
Pour policer leurs discours et le caractère violent de leurs propos homophobes et sexistes; les organisateurs ont décidé d’appeler à une manifestation « familiale, apolitique et aconfessionnel ».

Sur la place Esquirol cette mise en scène hypocrite a été orchestrée au millimètres près: Ballons blancs et bleus, refus des signes d’appartenances à la droite et à l’extrême droite… Mais cela n’a trompé personne. Ainsi, dans ce cortège, Jeunesses Nationalistes, Nationalistes Autonomes côtoient les anciens militants de l’UNI et de SOS-Tout-petits ainsi que d’autres nervis bien connus de l’extrême droite toulousaine*.

Elle s est d’ailleurs illustrée par des saluts nazis (cf l’article de la dépêche liée ) et des messages haineux dans nos rues avec des slogans tels que « La France aux français ».

Depuis des mois, ces militants font planer un discours inacceptable sur Toulouse et ailleurs. Que cela soit avec des arguments légalistes complètement absurdes : « le code civil ne peut être modifié » ou des arguments directement homophobes et sexistes : « un homosexuel est inapte à élever des enfants », « l’équilibre d’un enfant est un  papa et une maman », ces propos sont inacceptables tant pour les familles homo-parentales que pour les couples homosexuels.

Face à cela nous devions répondre avec force ! L’union antifasciste toulousaine a alors décidé d’appeler collectivement à un contre rassemblement pour empêcher le défilé de la droite et l’extrême droite à Toulouse. Largement protégé par les forces de l’ordre, au service du gouvernement du parti socialiste, les manifestants intégristes ont commencé leur parcours.

Après s’être rassemblé place Esquirol, les 500 contre-manifestants présents ont décidé d’aller place du Capitole pour leur opposer une résistance populaire et empêcher les militants de droite et  d’extrême droite de pouvoir finir leur manifestation au coeur de Toulouse.

C’est alors que, rejoins par la manifestation contre toutes les expulsions du CREA, nous avons toutes et tous bloqué leurs accès à la place du Capitole. Et c’est à l’unissons que nous avons refusé de leur laisser la place. La manifestation des extrémistes n’a pu avancer que grâce au soutien des forces de l’ordre ( présente en force ce jour là )  qui ont gazé, matraqué et menacé par des tirs de flash ball les contre – manifestants.

Tout cet arsenal répressif fut mis en place seulement pour repousser l’ensemble d’une contre manifestation pacifique. Dans un élan de violence de la part des forces de l’ordre, un jeune homme a eu une côté cassée et ceux ci ont refusé son évacuation pour ne pas perturber l’avancée de la manifestation des extrémistes. Un tel déploiement d’hommes et de forces est ahurissant et répond à une seule exigence : désamorcer toute contestation en la faisant systématiquement passer pour dangereuse. Nous voyons bien ici, que cela soit de Sarkozy ou de Hollande, que la logique reste la même: nous faire taire et maintenir la paix sociale à tout prix malgré la contestation.

Cependant, malgré les violences policières nous sommes parvenus à empêcher les manifestants anti-égalité de rejoindre  le Capitole . La manifestation n’a pas pu finir au capitole que grâce à l’opposition et au rassemblement de toutes et tous. Pour poursuivre nos luttes, pour soutenir toutes celles et ceux qui sont victimes de l’appareil répressif, il est plus que temps de se réunir et de s organiser afin de résister à la répression qui s abat sur nous. La journée du 17 novembre est représentatif et pour nous le combat reste  entier.

Ne nous y trompons pas la droite réactionnaire alliée à l’extrême droite fasciste et ultra violente ( cf  manifestation Civitas le 18 novembre à Paris ) ne s’arrêtera pas là ! L’Union Antifasciste Toulousaine reste vigilante et prête à se mobiliser pour contrer et lutter contre les homophobes de tous bords !

*prochain article plus détaillé à venir

Suite de l’affaire Andrés


Rappel des faits

Place Arnaud Bernard

Dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2012 un groupe d’une vingtaine de fachos composés majoritairement de hooligans du TFC, accompagnés de militants du Bloc Identitaire et de boneheads [1] ont fait irruption sur la place Arnaud Bernard. Après quelques provocations racistes [2], le groupe a saccagé la terrasse d’un kebab et  s’en est pris à la clientèle. L’agression amena une riposte unitaire de la part des témoins médusés par la violence des actes. Une foule s’empressa alors de virer la vingtaine de fascistes de la place. Dans leur fuite alors qu’ils n’étaient plus pourchassés et sans doute vexés de ne pas avoir pu faire aussi mal que ce qu’ils espéraient, les fachos ont commis l’irréparable. En effet, ils s’en sont pris à Manuel Andrés Pardo, un étudiant chilien qui rentrait chez lui après avoir assisté à un concert place Arnaud Bernard. Un coup de pied le projeta violemment au sol et fractura son crane. Le lynchage fut évité de justesse grâce à quelques témoins qui eurent les bons mots au bon moment pour que les fachos partent enfin pour de bon. Peu après l’attaque, la nouvelle de l’agression se répandit dans tout le quartier. C’est ainsi qu’une quarantaine de personnes secoués par les violences de la soirée allèrent manifester leur mécontentement devant L’Oustal, le local toulousain du Bloc Identitaire situé au 36 allées de Barcelone. Local qui est depuis son ouverture le lieu de rassemblement incontournable de l’extrême droite toulousaine. L’Oustal était sous protection policière et rien ne supposait donc que la violence s’exprime à nouveau. Pourtant l’arrivée du groupe engendra une réponse policière quasi instantanée alors qu’aucune violence ni dégradation n’avait été commise. Une vingtaine de personnes furent interpellées dont 4 placées en garde à vue. 2 personnes furent relâchées dans l’heure. Les 2 autres ne furent libérées que le 2 avril au soir non sans être passées devant un juge des libertés. En effet la police croyait détenir à ce moment là les agresseurs d’Andrés…

Bilan catastrophique de la soirée : une énième attaque de fachos, plusieurs blessés légers, des dégradations, un étudiant dans le coma entre la vie et la mort, une vingtaine de personnes apparentées antifascistes [3] interpellées dont 4 gardées à vue impliquant des poursuites judiciaires, des fachos qui une fois de plus ont fait ce qu’ils voulaient dans Toulouse en toute impunité et une police égale à elle-même…

Dés le lendemain, les amis de Manuel Andrés Pardo, le plus durement touché par le déchaînement de violence de cette soirée, se sont constitués en collectif de soutien pour que justice lui soit rendu. L’état d’Andrés s’est heureusement « amélioré », plusieurs semaines d’hôpital l’ont aidé à se remettre tant bien que mal de l’agression. Il est sorti de l’hôpital mi-juin non sans de graves séquelles, il est entre autre hémiplégique.

L’enquête sur l’agression a été confiée à un juge d’instruction assisté par des enquêteurs de la sûreté départementale. Mercredi 27 juillet 2012, une quinzaine d’interpellations ont eu lieu dans les milieux d’extrême droite. Plusieurs membres du Bloc Identitaire, des hooligans ainsi que des boneheads furent placés en garde à vue. S’en suivit une mise en détention pour l’auteur présumé du coup porté à Andrés et ayant entraîné son coma. Matthieu Clique leader du Bloc Identitaire toulousain, responsable des Jeunesses Identitaires toulousaines, responsable de l’Oustal est depuis détenu à la maison d’arrêt de Seysse.

Coup d’épée dans l’eau ?

Depuis plus d’un an, l’UAT comme d’autres, dénonce la violence croissante de l’extrême droite toulousaine. De multiples agressions, attaques, intimidations, dégradations imputées à l’extrême droite ont été commises dont plusieurs relayées par la presse nationale avec parfois un traitement médiatique scandaleux. Alors que beaucoup de personnes se sont élevées publiquement contre ces violences. Alors que la tension montait inlassablement attisée par les coups de plus en plus rudes des nervis fascistes. Alors que tout ça aurait pu se terminer bien mal beaucoup plus tôt, il aura fallu attendre un drame pour qu’une esquisse de réaction de la police et de la justice se dessine. Nous savons très bien que l’enquête n’est pas finie et qu’elle sera longue, mais le premier bilan a plutôt triste mine. On a d’un coté, plus d’un an de violences fascistes, un étudiant chilien [4] qui a failli perdre la vie et qui gardera de lourdes séquelles dues à son agression, une vingtaine de personnes menacées par la justice pour avoir eu une réaction humaine et sans conséquences violentes [5]. De l’autre coté, plusieurs mois d’enquête, un juge d’instruction, la sûreté départementale, des centaines d’auditions, des témoignages à la pelle, seulement 14 interpellations grand spectacle [6], une tête à claque qui n’a rien avoué, en préventive pour 2 ou 3 mois, et sûrement plusieurs années avant que l’affaire passe en justice avec à la clef peut être aucune condamnation. De plus, la vingtaine d’agresseurs de la place Arnaud Bernard n’est toujours pas inquiétée par la justice et à notre connaissance aucune poursuite n’est engagée contre eux à l’heure actuelle !

A nos yeux, la balance pèse encore et toujours du cotés des agresseurs, les fachos…

Aux innocents les mains pleines

Il est évident que Matthieu n’est pour l’instant que présumé coupable (ou innocent). Il est normal que son avocat, sa famille, ses amis, le Bloc Identitaire le soutienne. Après il y a l’art et la manière de le faire… Certains ne manquent pas de culot en croyant soutenir Matthieu. Si on résume la teneur des propos publics, Matthieu est une victime, Matthieu est un héros, Matthieu est un martyr déjà condamné par le système. A travers le monde, certains vont en prison ou sont tués parce qu’ils ont lutté contre la fermeture de leur usine, contre une loi injuste, contre la privation de leurs droits élémentaires, contre une dictature… Et il y a Matthieu, un petit fasciste déjà condamné pour incitation à la haine raciale qui est accusé d’avoir tabassé gratuitement un étranger qui passait à proximité à 20 contre 1. Certains n’ont même pas honte d’élever Matthieu au rang de prisonnier politique, rien de moins !

Fin du triste spectacle ?

L’incarcération de Matthieu est elle une bonne fin en soit ? Va-t-elle guérir totalement Andrés et toutes les victimes des fachos ?  Matthieu est-il à lui seul responsable de l’ensemble des violences fascistes à Toulouse ? Les fachos toulousains sont depuis apeurés et calmés pour de bon ?

A toutes ces questions nous répondrons amèrement par non. Non, ce n’est malheureusement pas fini. La vie continue chez les fascistes toulousains. Il ne serait pas fou de parier qu’on entende à nouveau parler de leurs violentes frasques [7].

 NB: Samedi 13 Octobre 2012 se tiendra un rassemblement de soutien à Manuel Andrés Pardo, place du Capitole à 14h. voir ici.

[1] Boneheads, skinheads néo-nazis.

[2] Plusieurs saluts hitlériens ont été effectués par les assaillants.

[3] On se permettra ici de les qualifier d’antifascistes à la vue du peu d’éléments dont nous disposons sur ces personnes. Nous les invitons d’ailleurs à prendre contact avec l’UAT.

[4] Les rumeurs les plus folles courent sur Andrés pour le dénigrer et ainsi le faire passer pour un agresseur… Nous répondrons que Andrés est bien le fondateur historique de l’UAT, commandant opérationnel des opérations clandestines antifascistes, qu’il était armé d’une machette, d’un pistolet à grenaille et qu’il méritait de se faire défoncer à 20 contre 1…

[5] Là encore les fantasmes sont bien loin de la réalité. Fantasmes colportés par des artisans de la haine qui veulent faire croire que des groupes armés s’affrontent la nuit à Toulouse pour des différents idéologiques. Le groupe apparenté antifasciste n’a commis aucune violence ni dégradation et n’était pas armé ce soir là.

[6] Plusieurs arrestations ont eu lieu à Toulouse mais aussi dans d’autres régions  nécessitant l’intervention du GIPN (rien de moins !) avec la présence des journalistes.

[7] Le 19 juillet dernier, ce sont les Nationalistes Autonomes qui ont encore violemment fait parler d’eux, voir ici.