# Justice pour Théo : nouveau rassemblement


Après la manif de mardi 7 février qui a rassemblé 150 personnes, le collectif toulousain de soutien à la famille Traoré appelle (lien Facebook) à se retrouver le samedi 11/02 à 15h place du Capitole :

« Rassemblement pour exiger une justice pour Théo, jeune homme d’Aulnay-sous-bois, victime de violences et de viol par la police. Mais aussi pour toutes les victimes de violences policières ! Que la mobilisation soit la plus large possible ! Que cesse l’impunité policière! Invitez vos contacts et soyons uni.e.s pour demander JUSTICE ! »

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Ci-dessous, petite galerie photo du rassemblement manif sauvage du mardi 7 février 2017 et un petit compte-rendu sur paru sur iaata.info :

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Bref retour sur la manif contre les violences policières suite à l’agression de Théo à Aulnay.

Une rentrée antifasciste réussie !


L’Union Antifasciste Toulousaine se félicite du succès des évènements antifascistes de cette rentrée 2016.

Le jeudi 15 septembre, nous nous retrouvions comme à notre habitude printanière, dans les rues, en cortèges, pour tenter de faire reculer ce gouvernement contre la loi travail. L’heure est maintenant aux bilans et au redéploiement de nos forces révolutionnaires.

Le samedi 17 septembre, alors que dans un coin de nos têtes nous avions des pensées chaleureuses et solidaires pour les camarades antifascistes grec.que.s 3 ans après l’assassinat du rappeur antifasciste Pavlos Fyssas, a eu lieu une journée autour de « Confusionnisme et théorie du complot ».

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Yannis Youlountas, anarchiste et antifasciste franco-grec, réalisateur de « Ne vivons plus comme des esclaves » et « Je lutte donc je suis » a animé deux temps de présentation : une formation militante et une conférence publique.

La formation à destination des militant.e.s antifascistes et révolutionnaires a rassemblé quelques dizaines de personnes l’après-midi pour permettre d’aborder le sujet et de soulever des interrogations au regard de nos expériences de lutte et d’alternatives. Pour l’UAT, l’idée était de participer à mettre en place des actions et un travail d’autoformation afin de se doter d’arguments, d’outils et de méthodes de lutte contre le confusionnisme.
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La conférence publique a, elle, réuni plus de 120 personnes, toujours à la Chapelle, lieu tout à fait adapté pour ce genre d’événements et ancré dans des pratiques autogestionnaires et collectives. Yannis a présenté le confusionnisme comme étant une méthode politique, utilisée par les réseaux traditionnels de l’extrême-droite mais pas seulement. Les théories du complot agissent elles comme des vecteurs de cette méthode, elles permettent de la distiller au sein de la population. Une bonne partie de la conférence (il manque malheureusement la fin) sera bientôt disponible sur notre site.

Nous avons agréablement fini la soirée autour des tables de presse et du bar, l’occasion de poursuivre ces moments d’échanges et de rencontres.

Le 25 septembre nous nous sommes retrouvés pour adresser notre solidarité et notre rage aux camarades finlandais après que Jimi Joonas Karttunen a été tabassé à mort par des militants d’extrême-droite ce 16 septembre 2016.


Au mois d’octobre, nous organisions la 5ème édition du festival antifasciste de Toulouse avec les copain.ine.s de Kartier libre.
Un before à l’Internazionale (le 8 octobre) pour se retrouver autour des platines de DJ Lad, du rap queer et féministe de Grace & Volupté Van Van puis des « +Guest », une bonne centaine de personnes dans la soirée. Bien cool !
Un peu de cinéma le jeudi, avec la projection de État de siège, un film du chouette réalisateur Costa Gavras, à la Chapelle. Quand les Tupamaros font face à leurs ennemis répressifs. Une trentaine de personnes.
Arrive le week end, concert du vendredi soir avec Zompa Family, Lard & Action et Les Cock’S où 120 personnes, dont beaucoup de nouvelles têtes, viendront danser et s’agiter. dsc_0036
Le samedi, une trentaine de personnes ont participé à la conférence « Extrême-droite et antifascisme » animée par la Horde. L’occasion, une fois encore, de prendre le temps du savoir : qu’est-ce que l’extrême-droite, comment est-elle organisée, quels sont ses pilliers, ses fondamentaux et quelles familles la composent, quelle est son histoire. Dans un second temps nous avons parlé de l’antifascisme, en distinguant l’antifascisme républicain de l’antifascisme autonome (ou radical) et de présenter une histoire récente de notre mouvement. Là aussi nous avons enregistré la conférence, que vous pourrez retrouver prochainement en écoute sur notre site.
Samedi soir soirée punk avec Punk Haine Roll, Arkada Social et Schlag : plus de 110 personnes.
Les fonds récoltés servent à l’autofinancement de la lutte antifasciste et l’activité de notre organisation.

On vous remercie d’ailleurs toutes et tous, ainsi que les groupes qui ont joué pour le festival et les orgas qui sont venues ! Belle expérience !

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Et maintenant ? Et bien si nous en sommes « à l’heure où les monstres rôdent », il va falloir se battre pour empêcher leur machine autoritaire et raciste de s’imposer comme unique modèle idéologique. Autant vous dire qu’on se voit bientôt en manif !

On s’est d’ailleurs vu ce samedi 5 novembre : nous appelions à se rassembler contre le Front national et la mascarade électorale.
Une centaine de personnes ont répondu présent.e.s, sous la pluie. Niveau banderoles : « Toulouse métisse et populaire » et « Contre le Front National et le Capital : Résistances ».

p1020257Nous sommes partis en manifestation en direction de la salle Barcelone, salle municipale qui a accueilli le meeting départemental. Le meeting était bien protégé, pas par le DPS mais par la police nationale et nous avons fait face à un important cordon de la BAC et d’uniformes bleu marine.

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Nous avons décidé de rebrousser chemin, cette fois, pour aller faire entendre nos voix et montrer que les rues sont nôtres et qu’à Toulouse, comme à Marseille où ailleurs, le Front national n’est pas le bienvenu, ni ses idées, ni le vieux monde qui le précède ! Prise de parole publique à Jeanne d’Arc, dispersion groupée, pas d’arrestations.

Toulouse métisse et populaire !

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MANIFESTATION ANTIFASCISTE


 

Sans titre5 JUIN 2013,

3 ans que notre camarade Clément est décédé sous les coups des fascistes.

5 JUIN 2013,

3 ans que la justice refuse de juger les coupables de ce crime politique et continue de juger les syndicalistes, les militant-e-s de classe et les militant-e-s qui se battent pour une autre société. 3 ans encore que l’État et sa police ne cessent de harceler et d’assassiner les habitant-e-s des quartiers populaires (Zyed et Bouna, Lamine Dieng, Amine Bentousi et tant d’autres encore), toujours en acquittant les responsables des crimes. Syndicalistes de GoodYear, manifestant.e.s arrêté.e.s lors des manifestations pour Rémi Fraisse, ou plus récemment contre la loi travail, condamné.e.s à de la prison ferme quand les meurtriers de Clément courent toujours impunément. Et quand les fascistes bénéficient d’une impunité judiciaire lorsqu’ils tabassent, poignardent et intimident nos camarades, ce sont les syndicalistes de la CNT qui se font violemment attaquer leurs locaux par la police à Lille.

clement5 JUIN 2013,

une date pour se rappeler que chaque jour des antifascistes tombent encore pour une société sans classe. Carlos Palomino, Carlo Giulani, Kostja Lunkin, Killah P., etc, chaque pays compte ses mort-e-s et leurs combats continuent à vivre dans nos luttes. Une date aussi pour se rappeler que le combat antifasciste amène nos camarades révolutionnaires à croupir dans les geôles des régimes bourgeois à travers le monde (Alexander Kolchenko, Oleg Sentsov, Georges Abdallah ou encore les militants de Lutte Révolutionnaire).

5 JUIN 2016,

3 ans après, la montée des idées du Front National et la banalisation des discours racistes, islamophobes, misogynes, homophobes, sexistes et de domination de genre, continuent de servir la crise du capitalisme que nous vivons au quotidien. L’extrême droite, du FN aux identitaires, s’affirme toujours plus dans son discours anti ouvrier, anti syndicaliste, contre le progrès social mais pour la préservation des privilèges racistes ou de classe. Stigmatisant les immigré.e.s, les femmes voilées, les sans-papiers et en général toutes les personnes subissant le racisme, les États font la part belle à la progression des nationalismes de droite comme de gauche en prétextant l’union nationale face à des supposés ennemis de l’intérieur.

5 JUIN 2016,

3 ans après, on ne peut que constater que le fascisme et différents courants réactionnaires se renforcent en Europe. Guerre civile en Ukraine où s’affrontent les néo-nazis de Pravy Sektor et de Svoboda à l’impérialisme russe, montée du parti néo nazi en Hongrie face au déjà très autoritaire et raciste Viktor Orban, le parti d’extrême droite FPÖ en Autriche en tête des élections nationales, construction d’une frontière imperméable aux réfugié-e-s et migrant-e-s aux portes de l’Europe fuyant les conflits que les États impérialistes provoquent un peu partout sur la planète. Il faut également constater que cette situation ne se limite pas à l’Europe. ModifiéAux États Unis, Donald Trump reprend à son compte les thèses de l’extrême droite locale comme internationale. L’État Turc, allié de l’Union Européenne, continue toujours sa guerre vis à vis des populations kurdes, alévis, arméniennes ou tout autres minorités opprimés et renforce toujours plus son autoritarisme. Que l’État Français encore soutien les régimes réactionnaires d’Iran, des monarchies du Golfe, du Maroc ou de Tunisie, tandis que sur place, les forces progressistes se font assassiner et réduire au silence.

5 JUIN 2016,

3 ans après, les militant-e-s fascistes continue de courir dans les rues. Les agressions racistes, sexistes et homophobes se multiplient, que ce soit dans la rue ou à l’encontre d’espace militant. Nous nous devons de continuer à mener, dans toutes nos luttes, sur nos lieux de travail et de vie, la lutte antifasciste et révolutionnaire, en ne laissant aucun espace de visibilité ou d’action aux organisations d’extrême droite et à toutes leurs nébuleuses conspirationniste qu’elle traîne dans leurs girons. Plus que jamais, nous devons construire une riposte populaire et affirmer que la lutte antifasciste ne peut être que solidaire de tous-tes les exploité-e-s, ici comme ailleurs.

le tract définitif avec les signataires est disponible ici

MANIFESTATION – JEUDI 02 JUIN – 19H – FRANÇOIS VERDIER

Face à la violence policiére, restons soudés !


Samedi 8 novembre à Toulouse a eu lieu une manifestation contre toutes les violences policières et pour l’abandon du projet de barrage à Sivens. Malgré l’interdiction au peuple de s’exprimer par la préfecture, plus de 1000 personnes ont manifesté leur rage dans la journée. Avant même que la manifestation commence les provocations de la part de l’État avaient déjà commencé : en plus de l’interdiction formelle de manifester et le matraquage médiatique sur les risques encourus, les manifestant-e-s ont été outrés par la présence policière disproportionnée et par les fouilles systématiques dans le centre de Toulouse pour chaque personne qui ne semblait pas rentrer dans une certaine « norme ».

sisiDans un premier temps les manifestant-e-s se sont rassemblés devant le métro Jean Jaurès. Très nombreux, ils ont pu partager des moments de discussions avec les passant-e-s intrigués par la grande quantité de flics mobilisés.

Plus tard, les forces de l’ordre annoncent que les manifestant-e-s ne pourront pas suivre le parcours qui avait été déposé en préfecture mais qu’ils peuvent rejoindre la médiathèque par les allées Jean Jaurès. Les manifestant-e-s partent et sont finalement complètement encerclés, deux nasses sont installées de part en part de l’allée et toutes les rues alentours sont bloquées par des CRS.

Un seul but, éloigner tout le monde du centre ville et pouvoir réprimer loin de la vue des passant-e-s, cacher l’injustice.

Tout était prévu, en témoigne une phrase prononcée par un Gendarme Mobile qui crie à des passant-e-s : « Ne montez pas, ça sert à rien, on envoie les lacrymos dans 5 minutes ».

sisi2Le gazage massif qui s’en est suivi n’était pas une réponse à quelque violence que ce soit, seulement une stratégie des forces de l’ordre pour mieux tenter de faire taire ceux qui osent lever la tête et exprimer leur rage justifiée. Il ne faut d’ailleurs pas oublier que lors des deux dernières manifestations ce sont les Gendarmes Mobiles qui étaient en première ligne. Ce corps de l’armée pourtant habituellement absent sur Toulouse est celui qui est responsable de la mort de Rémi. L’assassin de Rémi était probablement présent dans les rues de Toulouse ce samedi.

A ces provocations il ne faut pas s’étonner que certains manifestant-e-s aient répliqué avec rage.

Les flics n’ont pas hésité à réprimer à coups de matraque télescopique, de gaz irritant et de grenades assourdissantes sur les allées et dans toutes les rues voisines.

Les toulousain-e-s auront subi toute la journée la sournoiserie de l’État et de son représentant direct, la Préfecture. Les forces de l’ordre auront bouclé le centre ville inutilement. Les métros auront été fermé très longuement.

Pour assurer la sécurité ? Absolument pas, un seul but : criminaliser l’image des manifestant-e-s.

Encore une fois les médias n’auront traité que ce qui les intéresse, le spectaculaire et le futile sans accorder une seule seconde aux raisons qui nous mènent à braver les interdictions.

La déformation de la réalité aura été au rendez-vous : de nombreux médias on parlé d’une voiture incendiée au cocktail molotov alors qu’elle a semblerait il pris feu à cause d’une grenade lancée par les forces de l’ordre. Ceux que les médias appellent « casseurs » ne sont pas là pour attaquer le peuple, ils sont le peuple.

Bravo à tous ceux et celles qui ont manifesté.

Solidarité avec tou-t-e-s les interpellé-e-s.

Face aux violences policières restons soudé-e-s !

Police Nationale, milice du Capital !

Clément, à jamais dans nos coeurs


Le 5 juin 2013, l’extrême droite a tué notre camarade Clément Méric. Un an après, nous ne pouvons que constater que les fascistes continuent de déverser leur haine, leur violence et leur racisme partout en Europe. Nous n’oublions pas les coups de feu contre un concert organisé par RUSF à Clermont-Ferrand et l’assassinat de Pavlos Fyssas, rappeur grec tué au couteau par les néonazis de l’Aube Dorée. Mais ces actions vont de pair avec la banalisation des discours racistes et xénophobes tant dans les medias que dans la politique institutionnelle. Il suffit de voir la politique « anti-rrom » mise en place par M. Valls ou la tentative de dédiabolisation du Front National.

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La crise du capitalisme que nous traversons laisse place en Europe et en France au développement de partis ouvertement fascistes et néonazis comme l’Aube Dorée en Grèce et les groupes nationalistes dans l’Est de l’Europe.

Clément était un militant qui croyait fermement en l’égalité, la justice sociale et la lutte. Il détestait le racisme, l’homophobie, la violence d’Etat ; c’est un camarade qui avait décidé, suivant ses principes, de lutter contre le fascisme, idéologiquement comme dans la rue.

Et nous savons qu’il avait bien raison, la seule solution étant la lutte et l’organisation collective à tous les niveaux : idéologique, culturel et militant. On ne doit pas laisser la possibilité à l’extrême droite de s’implanter. Il n’y a pas de “liberté d’expression”, de “liberté de parole”… pour ceux qui nient toutes ces libertés. Pas de tolérance pour l’intolérance.

Ce sont les politiques de la droite comme de la gauche parlementaire qui ont favorisé la montée de l’extrême droite, ce qui nous a conduit à ce meurtre : la seule réponse possible et efficace est la lutte antifasciste et révolutionnaire.

Pour cela Clément doit vivre dans nos luttes, pour l’égalité, pour la justice sociale, pour se libérer du fascisme et du capitalisme.

Pour Clément et pour les autres victimes du fascisme il n’y aura ni oubli ni pardon, rien ne restera impuni.

Seule la lutte paie

Cortége du 1er Mai


Partout sur la planète, la crise du capitalisme se traduit par une offensive sans précédent du patronat et des gouvernements de gauche comme de droite.

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L’austérité impose en Europe des reculs historiques des droits sociaux, menace l’emploi de millions de travailleurs et travailleuses, plonge dans la précarité et la misère une large partie de la population.

En France, bientôt deux ans après le « changement » promis, la situation s’aggrave toujours. L’ANI, le Pacte de Responsabilité sont d’autant de cadeaux au patronat. Cela démontre bien la continuité politique entre la droite et la « gauche » du gouvernement PS : toutes deux servent les intérêts des capitalistes.

Ce même gouvernement qui stigmatise les Rroms, qui expulse au même « rythme » que la droite des milliers de sans-papiers, recule sur le droit de votes des étrangerEs etc. fait le lit des différents courants réactionnaires et fascistes. En période de crise, , la bourgeoisie utilise la division pour faire passer ses attaques. Les groupuscules fascistes, aussi violents soient-ils, n’en sont que le bras armée servant à accentuer la division au sein de notre camp social.

Vingt ans après l’implication de l’État français dans le génocide rwandais, de la guerre au Mali à celle en Centrafrique, jusqu’aux menaces contre la Syrie, l’agressivité de l’impérialisme redouble. Sans oublier bien sûr le soutien indéfectible du gouvernement à l’État israélien (qui continue la colonisation de la Palestine) ou encore au gouvernement turc qui réprime dans le sang la résistance légitime du peuple kurde.
L’État français prétend défendre la démocratie dans le monde mais, en réalité il renforce la présence de son armée, défend ses contrats et partenariats juteux et sa main mise sur les matières premières (notamment l’uranium pour son industrie nucléaire).

Prenons nos affaires en main !

La pseudo « moralisation » de la vie politique à la sauce Hollande relève de la pure escroquerie. Ce système et les institutions qui le servent défend les intérêts des plus riches et leur « morale » n’y changera rien. Pas plus qu’une éventuelle « 6ème République » n’éliminera la misère et l’exploitation si elle ne s’attaque pas à la propriété des moyens de production.

La seule perspective pour en finir avec le capitalisme c’est nous : le pouvoir de celles et ceux qui produisent les richesses, pour organiser la société non plus pour le profit d’une poignée de profiteurs et profiteuses, mais pour répondre aux besoins sociaux de la grande majorité.

Le 1er mai, journée internationale de lutte des travailleurs et travailleuses et de solidarité doit être l’occasion de construire nos outils de lutte contre ce système. A l’heure où les « solutions » xénophobes, nationalistes et souverainistes semblent vouloir s’imposer, nous devons opposer la lutte solidaire et internationale des travailleurs et travailleuses.

Rejoins le cortège révolutionnaire

10H30 Métro Esquirol

Et ci aprés l’appel à la manifestation : Tract 1er Mai

Manifestation antifasciste du 22 Mars !


Si nous nous mobilisons contre la venue de jean marie le Pen le 15 mars, nous pensons aussi qu’il faut manifester à notre propre initiative contre la montée du fascisme. La date du 22 mars s’inscrit dans le cadre de la journée internationale contre le racisme. Les antifascistes grecs du KEERFA ont lancé un appel international pour faire du 22 mars une journée d’action antifasciste et antiraciste. Même si nous ne retrouvons pas dans l’ensemble de ces revendications, nous relayons l’initiative.

http://lahorde.samizdat.net/2014/01/10/22-mars-journee-internationale-contre-le-racisme-et-le-fascisme/

Et ci dessous l’appel à la manifestation antifasciste du 22 mars !

fnafa copieLe Front National a ouvert son local de campagne en plein cœur de Toulouse dans la plus grande indifférence. Nous nous opposons à ce silence.

Jean Marie Le Pen, à son époque, prônait l’ultralibéralisme, les privatisations et la déréglementation. Marine Le Pen confirmait en 2011 : « Nous ne remettons pas en cause l’économie de marché, ni les bienfaits de la concurrence». Car c’est un parti qui à toujours, par la « valeur du travail », feinté d’être du côté des travailleurs pour en réalité servir nos exploiteurs.

Pour cela son programme économique se base sur le « produisons français », la fermeture des frontières, le retour du franc etc. bref un nationalisme économique exacerbé. A cela s’ajoute tout un corpus idéologique profondément réactionnaire : fermer les frontières, propager la peur de l’autre d’autant plus s’il est musulman, Roms ou gay, militer contre l’avortement et le déremboursement des moyens de contraception, fermer les planning familial, son opposition au mariage pour tous ne sont que des exemples.

Le développement des idées réactionnaires dans la société est une triste réalité. En période de crise,  on assiste à une montée de l’extrême droite, tant institutionnelle que violente, tant dans les rues que les parlements. Car le système capitaliste, en temps de crise, peut compter sur ses plus fervents défenseurs, l’extrême droite.

Aujourd’hui les réactionnaires de tous bords ne se cachent plus. Des groupes d’extrême droite qui n’hésite plus à tuer dans la rue (Clément Meric le 5 juin dernier), à attaquer un concert de soutien aux sans-papiers à Clermont-Ferrand.

Mais les attaques viennent aussi de la gauche où le « produisons français », le patriotisme d’entreprise et économique sont de nouveau mis en avant comme solution à la crise. Enfin, que dire des gouvernements de ces dernières années qui ont rivalisé d’inventivité pour nous monter les uns contre les autres (débat sur l’identité nationale, stigmatisation des musulmans, des Roms, expulsions en augmentation constante…). Si tous entretiennent et créent ces divisions c’est avant tout pour protéger, servir et développer les intérêts économiques et sociaux des puissants.

Nous nous refusons au défaitisme.

Nous refusons de nous laisser désunir par le racisme, le sexisme, l’homophobie, par le patriotisme économique et la préférence nationale. Nous tenons à combattre la réaction où qu’elle se cache, et quelque soit le visage qu’elle prend.

Contre le fascisme, riposte populaire !

MANIFESTATION ANTIFASCISTE : SAMEDI 22 MARS 14H PLACE ARNAUD BERNARD

A l’appel de : AL/CNT/CPC/VP/UAT

Justice populaire, riposte radicale !


Pourquoi l’Union Antifasciste Toulousaine n’a pas été signataire de la manifestation organisée par Arc En Ciel samedi ?

La violence de l’extrême droite est une réalité depuis des années. Cette violence nous la voyons augmenter chaque jour un peu plus. Les graffitis qui ont provoqué l’indignation jusqu’au Ministère de l’intérieur sont les faits des mêmes fachos que d’habitude. Si avec ces quelques stupides graffitis les fachos toulousains peuvent encore nous surprendre par leur manque d’intelligence, nous trouvons dommage  qu’il faille attendre cela pour voir certaines de ces organisations électoralistes « s’indigner » le temps d’une journée. Nous ne sommes pas indignés, nous sommes révoltés.

Si nous sommes révoltés, c’est parce que pendant ce temps, à Lyon deux jeunes se sont fait agresser au couteau par des néonazis. Pourtant, encore une fois, personne n’en a parlé. Ce genre d’événement ne donne pas de voix aux élections et ne fait pas vendre les journaux. Leurs engagements antifascistes s’arrêtent là où la confrontation avec le fascisme devient une réalité violente.

Nous ne demandons pas à la « justice de condamner les auteurs de ces actes » comme cela est le cas dans l’appel de cette manifestation. Nous appelons à la riposte populaire et à nous-mêmes dégager les néonazis de nos rues.

Enfin ne nous « renvoyons pas chaque responsable à ses responsabilités, particulièrement en cette période de campagne électorale » comme le dit l’appel. Nous ne sommes pas la caution antifasciste des organisations politiques qui se présentent aux élections. Lutter contre le fascisme est une lutte quotidienne, loin des bureaux et des ministères. Notre antifascisme est sincère et n’a pas pour but de remplir des urnes de vote.

Nous ne voulons pas marcher aux côtés de Pierre Cohen qui expulse les sans-papiers, qui réprime les militants et les luttes qui ne lui conviennent pas. Nous refusons de marcher aux côtés des amis de Manuel Valls.

Nous ne pouvons pas non plus être complaisants avec le Front de Gauche qui  a tenté d’instrumentaliser la mort du camarade Clément Méric l’an dernier et qui cette semaine en parlant des quelques graffitis s’est permis à travers la voix de Myriam Martin de sortir « on ne veut pas que ca se termine comme à la Clément Méric ».

Et si notre choix a été celui de refuser de défiler avec ces organisations, nous maintenons notre solidarité avec les camarades du cortège radical qui ont fait le choix d’aller combattre ces organisations à leur façon.

Face au fascisme, riposte populaire !

Violence fasciste, riposte populaire !


 Le mercredi 15 janvier a e423284u lieu, à Toulouse, une manifestation unitaire contre la conférence du groupuscule catholique intégriste CIVITAS. Cette manifestation s’est déroulée dans le calme mais avec la fermeté nécessaire face aux idées nauséabondes de l’extrême droite.

Malheureusement, cette manifestation a été entachée par la présence dans les rues de Toulouse d’une dizaine de fascistes venus dans le seul but d’en découdre avec les manifestants. Après avoir jeté des bouteilles en verre sur les manifestants, ces derniers ont lâchement attaqué un bar populaire d’Arnaud Bernard à coups de chaise alors qu’il n’y avait presque personne dedans. Malgré la forte présence policière autour de la manifestation et dans le quartier d’Arnaud Bernard ce soir là, les néo-nazis ont encore une foi bénéficié de la plus grande impunité dans leur basse « attaque ».

Et cette impunité a été lourde de conséquences dans la mesure où après leur petite ballade, un jeune homme a été violemment agressé ( http://www.ladepeche.fr/article/2014/01/22/1800574-agresse-marge-defile-contre-manif-tous.html ). Ces événements sont bien évidemment liés et sont le fait d’une extrême droite qui rode dans la ville rose. Les néo-nazis sont chaque fois plus violents comme en témoignent l’assassinat de notre camarade Clément Méric ou la récente attaque à l’arme à feu d’un concert de RUSF à Clermont-Ferrand ( http://www.regards.fr/web/Fusillade-Clermont-Ferrand-a-deux,7409).

Face à cette violence, nous devons nous mobiliser,  Face à ces discours, la lutte est un devoir !

Pas de quartier pour les fascistes, pas de fascistes dans nos quartiers !