Face au confusionnisme et à l’extrême droite, reprenons la rue !

Les rassemblements spontanés contre les nouvelles annonces du gouvernement se sont mal passés.

Le premier s’est vue attaqué par l’Alliance Scandale, un groupe de bastonneur regroupant holls et identitaires (voir l’article fafwatch pour plus de détails :  https://fafwatch2.noblogs.org/post/2021/07/20/alliance-mythomane-les-identitaires-en-roue-libre/) qui souhaitait virer les éléments trop à gauche pour eux de la manif.

La seconde a vu des camarades être pris à partie et poursuivis par des manifestants car ils/elles étaient trop radical. Alors qu’au même moment l’action française se promenée dans le défilé !

De même l’on à pu voir des comparaisons de mauvais goût avec la Shoah ou l’apartheid, pour ne pas dire preuve d’un racisme et d’un antisémitisme latent. Des centres de vaccinations ont été saccagés et couvert de croix  de lorraine, bref c’est la confusion totale.

Il faut dire que le sujet de base est difficile : d’un côté il y a  le gouvernement qui, après avoir saccagé les services publics de santé depuis des années, se retrouve à faire le choix de l’autoritarisme pour  paliers ses propres faiblesses. Et de l’autre il y a cette idée étrange, particulièrement libérale, qui voudrait faire croire que nos choix ne regardent que nous.

Non, se vacciner ne regarde pas que notre conscience et notre  rapport ( nos connaissances ) à la médecine. Pas plus que spéculer sur  l’immobilier ou rouler bourré etc. Nous qui prônons l’action collective et la vigilance pour faire face aux besoins des autres; nous ne pouvons  faire de la lutte contre une maladie contagieuse une question de choix
personnel.

A l’opposé, l’extrême droite prétend d’un seul coup défendre les libertés. Depuis quand des organisations racistes sexistes et homophobes  ont leur mot à dire sur les libertés individuelles ? Les choix précédemment prit par Trump au USA et de Bolsonaro au Brésil nous prouvent bien que ces gens là ne cherchent pas à protéger les populations, mais seulement à proteger le capitalisme quel qu’en soit le prix humain. Tout ça au mépris des personnes les plus âgées et des plus pauvres.  Celles le plus souvent atteint de comorbidité du fait de la précarité.

Comment pourrions nous tolérer que des fachos donnent leur avis sur les  politiques de santé ?!

Alors que faire ?

Retrouvons nous, hissons nos couleurs, ne baissons pas les yeux dans nos rues et propageons des mots d’ordres qui soient réellement dans nos  intérêts car le refus du pass sanitaire sans aller plus loin n’est finalement que de l’immobilisme; alors que nous sommes fasse à un problème à résoudre.

Exigeons la levée des brevets pour les vaccins, la nationalisation immédiates des labos pharmaceutiques, le réinvestissement des gains dans la lutte contres ces maladies qui tuent depuis trop longtemps tel que le paludisme et le sida, et la coopération internationale !

Contre le libéralisme autoritaire oui à la socialisation de la santé !

PS : venez masqué.e.s !

Bandeau uat-clean

Déconfinons nos fiertés !

Deux évènements pour commémorer les émeutes de Stonewall et continuer le combat :
  • Rassemblement – Vendredi 26 juin 19h métro Capitole (alliéEs bienvenuEs…)

Ne laissons plus personne porter atteinte à nos libertés, à nos corps, à nos désirs, à nos identités, à nos amours ! Refusons de nous taire ! Restons solidaires ! Rassemblons-nous !
Ramène tes pancartes et drapeaux !

📣 Micro ouvert aux prises de paroles : venons dire, lire, crier ce que nous vivons et avons à dire sur les violences médicales/institutionnelles, les violences policières, l’histoire de nos luttes, la gentrification, les élections municipales et la récupération politique, le classisme, le racisme et les violences intra-communautaires, le capitalisme rose et la normalisation gay.
  • Manif Queer Pride le samedi 26 juin à 19h place Belfort, en non-mixité TPBGI*!
   La crise sanitaire que nous vivons depuis plus d’un an a eu de graves conséquences sur nos vies et nos communautés. Loin de prendre la mesure de l’urgence que cela implique, le gouvernement tombe chaque jour un peu plus dans une réponse répressive et sécuritaire. Sous prétexte sanitaire, nous sommes enferméEs depuis bien trop longtemps !
   Depuis plus d’un an nous subissons un isolement grandissant qui dégrade notre santé mentale, précarise beaucoup d’entre nous, et favorise – entre autres – les problématiques d’addictions qui touchent nos communautés.
Face aux questions de santé qui touchent nos communautés : rien ou pire, toujours et encore plus de répression, notamment envers les personnes migrantes, les travailleur·euse·s du sexe et les usager·e·s de drogues
L’hôpital public est abandonné, avec des services de santé sexuelle en sous-effectif voire injoignables. L’accès au dépistage est de plus en plus compliqué et que dire de ces longs mois d’attente avant qu’enfin les médecins généralistes puissent initier une prescription PrEp ?
   Du côté des bonnes nouvelles annoncées, ça n’est pas mieux. La PMA pour tou·te·s que l’on nous promet depuis maintenant 10 ans n’est toujours pas entrée en vigueur ! Le texte est décevant, les lesbiennes ne sont pas écoutées et les personnes trans en sont carrément exclues. L’accès à la parentalité est un parcours long et incertain, et nos familles ne sont pas reconnues dans leurs diversités. Tout cela a bien sûr aussi des conséquences réelles et durables sur notre santé, sur nos vies. Nos familles et nos enfants existent, nous existons.
   Alors que les violences envers les personnes LGBTI ne cessent pas, alors que les personnes inters sont toujours mutilées , alors que les droits des personnes trans sont toujours bafoués, alors que les discriminations au sein de nos communautés sont toujours présentes (sérophobie, racisme, sexisme, putophobie), alors que la police expulse, réprime, mutile et assassine tant d’entre nous dans un climat de répression rarement égalé, alors que certain·e·s – par des opérations de pinkwashing – récupèrent nos luttes à des fins racistes, à des fins mercantiles et que nombreux sont celles et ceux qui sont prêt·e·s à les brader par opportunisme politique… Pour nos vies pour nos droits, déconfinons nos fiertés et prenons la rue !
Rendez-vous le samedi 26 juin à 19h place Belfort pour la Queer Pride, en non-mixité TPBGI*, pour une marche revendicative et festive.
Pourquoi en non-mixité ?
La Queer Pride se déroulera en non-mixité TPBGI*
Parce qu’il nous a semblé important d’être ensemble dans la rue, sans la présence de nos allié·e·s, rien que nous. Sentir notre force et aussi la montrer.
Parce qu’on pense que la non-mixité est un outil nécessaire par moments.
Parce qu’on s’est rendu compte qu’on a très peu d’espaces en totale non-mixité TPBGI et que c’est d’autant plus pertinent d’en créer un qui soit visible et pas que festif.
Parce qu’on a envie de se faire du bien et se faire plaisir, quitte à être un peu moins nombreux·ses.
Parce qu’on est sûr·e·s que nos allié·e·s comprennent et soutiennent notre besoin d’exister et de lutter par nous-mêmes et pour nous-mêmes.
Parce qu’enfin on pense que choisir et affirmer cette non-mixité est une position politique importante sans qu’on ait envie de jouer à la police des mœurs au sein du cortège.
*Trans Pédés Bi·e·s Gouines Intersexes
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Stop à l’islamophobie et à la loi « séparatisme »

Dans le cadre de la loi contre un prétendu séparatisme devenue loi « confortant les principes républicains », le Sénat vient de voter l’interdiction du port du hijab pour les mères accompagnatrices, l’interdiction du burkini dans les piscines et espaces de baignade publics ainsi que l’interdiction de port de signes religieux pour les mineures dans l’espace public. Ce projet de loi aux relents nauséabonds et xénophobes cible la population musulmane ou supposée l’être.


L’heure est extrêmement grave !


Le gouvernement, l’Assemblée Nationale et le Sénat continuent d’accuser et d’instrumentaliser l’islam, en instaurant toujours plus de restrictions, de contraintes et d’obligations pour les personnes musulmanes – notamment pour les femmes – faisant d’elles des ennemies de l’intérieur.

Les conséquences de ce climat politique ne se font pas attendre et autorisent certains groupes d’extrême droite à agir en toute impunité :

• Des tags antimusulmans découverts dimanche 11 avril sur les murs du centre cultuel et culturel Avicenne de Rennes à deux jours du ramadan.

• A Nantes la porte d’une mosquée a été incendiée dans la nuits du 8 au 9 avril.

• Un homme de 24 ans se réclamant des idées néonazies a été mis en examen le 9 avril pour avoir menacé de s’en prendre à la mosquée du Mans.

En pleine surenchère liberticide, le projet de loi « séparatisme » entérine les menaces sur la liberté d’association, illustrées par la dissolution arbitraire du Collectif Contre l’Islamophobie en France, au mois de décembre, ou plus récemment, par la campagne pour la dissolution de l’UNEF, pour avoir organisé en son sein des réunions non mixtes.

Il faut réagir pour dire stop à l’islamophobie et exiger le retrait de la loi « séparatisme ». Et vite, avant que le point de non-retour ne soit atteint !

RASSEMBLEMENT
Samedi 24 avril – 15h Métro Capitole.

Premiers signataires : ATTAC31, BDS France Toulouse, Comité Local de Résistance et de Reconquête 31, CGT Educ’action 31, les Jeunes Ecologistes Toulouse, Palestine Vaincra!, Nouveau Parti Anticapitaliste 31, Parti Ouvrier Indépendant 31, Union Antifasciste Toulousaine, Union des Etudiant.e.s Toulouse…

« Mardis de la colère » : Toutes et tous mobilisé.e.s vers le 16 juin !

Le drame sanitaire, social, politique et écologique que nous traversons n’a pas seulement comme origine une pandémie mondiale… Mais bien la destruction de notre système de Santé, de Sécurité Sociale et d’Action Sociale.

Le gouvernement n’a pas écouté la grande mobilisation du monde de la Santé, des EHPAD, du secteur médico-social et de la Psychiatrie antérieure à la pandémie de COVID-19 et doit payer ses innombrables manquements.

La liste est trop longue des mensonges, des coups de com’, des « ségurs », des tentatives de division par des primes, des manipulations d’un Président qui fuit ses responsabilités en permanence.

La liste est trop longue des manquements aux obligations du gouvernement à garantir un système de Sécurité Sociale qui assure que chacun.e cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins, comme l’indique la loi. 

La liste est trop longue des actes politiques de marchandisation du secteur de la Santé au profit des assureurs, des banques et des laboratoires privés, … De tous ceux qui veulent faire de la santé un business.

La liste est trop longue des alertes des hospitalier.e.s, des grèves, des manifestations, des actions, des démissions, des suicides, des coups de gueules désespérés de professionnel.le.s ou précaires toujours humilié.e.s ou réprimé.e.s.

La liste est trop longue des soignant.e.s et patient.e.s morts du COVID-19, à l’Hôpital, chez eux ou en EHPAD, des contaminé.e.s, des épuisé.e.s, des travailleuses sous-protégés, des premier.e.s de corvées en première ligne, majoritairement des femmes, qui ont tenu.e.s le pays malgré le mépris.

La liste est très longue des solidarités, des citoyen.ne.s et travailleur.se.s auto-organisé.e.s palliant en permanence aux manquements de nos dirigeants.

La liste est très longue de ceux et celles que l’on veut voir condamnés ou dégagés car ils sont responsables des dégâts avant, pendant la crise COVID et même maintenant en voulant accélérer la marchandisation généralisées, notamment en changeant le statut public de l’hôpital et remettant en cause les 35 heures.

La liste est très longue des citoyen.ne.s et travailleur.se.s qui veulent s’engager à tout changer.

Nous devons reprendre notre destin en main. Le Conseil National de la Résistance a mis en place le système de Sécurité Sociale pour bâtir les « Jours Heureux », dans un contexte d’après la guerre pire qu’aujourd’hui. Le désastre économique

actuel induit par la crise sanitaire nous impose la protection universelle et de recréer des solidarités.

Tout cela implique que nous avons une occasion historique pour que se joignent les mouvements des personnel de Santé et d’Action Sociale organisées, et celles et ceux qui ont applaudi les « premières lignes » tous les soirs à 20h. L’objectif est de gagner un système de Sécurité Sociale, de Santé et d’Action Sociale entièrement sorti de la logique marchande et gérés démocratiquement comme à leur origine.

Nous proposons de concrétiser cette jonction pour commencer  par des actions tous les « mardi de la colère », comme partout en France. Ces actions devront respecter les gestes barrières et peuvent être remises en cause en cas de seconde vague épidémique et de confinement.

Le 26 mai 2020 14h Hommage aux décédés et contaminées par le COVID-19 sur tous les sites du CHU de Toulouse (Purpan, Rangueil, Hotel dieu La Grave, Salies du Salat, IUCT).

Le 2 juin 14h Action à l’Agence Régionale de Santé Midi-Pyrénée

Le 9 juin 14h Action devant la Caisse Primaire d’Assurance Maladie, 

Le 16 Juin 14h : Manifestation monstre de la Santé avec tous les autres secteurs.

Premiers Signataires : 

Syndicats : La CGT et SUD du CHU de Toulouse,  UD CNT 31, Solidaires 31, PG 31, UET,

Partis politiques :  LFI, Groupe UCL Toulouse et alentours, NPA31, GDS 31, 

Associations : Le Collectif Inter Urgences, Le Collectif Inter-blocs,  DAL 31, Toutes en Grève, UAT, ATTAC, 

Manifestation antifasciste le 5 juin

  Il y a 6 ans, Clément Méric mourait en plein cœur de Paris, assassiné par des militantEs néo-nazis. Pour beaucoup, cet événement fut un choc. Six ans plus tard, l’extrême droite et les idées réactionnaires qu’elle défend ont gagné en puissance en arrivant au pouvoir dans de nombreux pays.

En se présentant souvent comme « anti-système » et sur une ligne nationaliste, viriliste et xénophobe, les extrêmes droites ont réussi à progresser voir à s’imposer dans certains pays. Dernier exemple marquant avec le Brésil de Bolsonaro, mais aussi plus près d’ici, en Europe : en Autriche avec le chancelier Kurz, en Italie avec la Ligue de Salvini, en Hongrie avec Orban ou encore en Pologne où l’on voit se produire depuis quelques mois des marches néo-nazis. Le point commun entre ces gouvernements : la criminalisation d’une partie de la population, l’usage de la violence paramilitaire, la haine des valeurs progressistes.

En France, ce regain d’activité se fait ressentir de différentes manières : en ligne de fond et depuis 20 ans, la diffusion des idées, des termes de l’extrême-droite, sa prégnance dans le « débat public », dans les médias d’extrême-droite tout comme dans les médias dominants : l’immigration est une invasion, le féminisme un poison, les travailleur-ses et les pauvres des bons à rien.

Les gouvernements successifs ont un grand rôle dans la montée du FN RN, que cela soit dans les urnes ou dans la progression de leurs idées dans la société. Depuis Mitterrand ils utilisent le FN-RN comme un épouvantail servant à se légitimer. Une stratégie très dangereuse qui, si elle leur échappe, se répercutera encore plus durement sur les groupes opprimés.

Face à tout cela, nous devons nous regrouper, clamer notre solidarité avec ces populations qui subissent des régimes réactionnaires et faire entendre une autre voix, progressiste et internationaliste. L’antifascisme est bien souvent vu comme une référence idéologique historique, certainEs la considérant même comme dépassée. Nous affirmons tout le contraire. L’antifascisme c’est, hier, la résistance pendant la seconde guerre mondiale, l’Espagne anti-franquiste de 1936, et aujourd’hui le soutien aux mouvements de décolonisation ainsi que la lutte contre l’islamophobie et l’antisémisme.

   Nous serons présentEs tant qu’il le faudra, tant que les extrêmes droites seront un danger pour la société. Fermer les yeux ou négliger cette question aura pour tout le monde des conséquences désastreuses. L’histoire nous l’a appris : le fascisme devient un refuge pour les classes dominantes lorsque ces dernières sont de plus en plus contestées. Lorsque la population devient incontrôlable pour les gouvernements en place, la bourgeoisie peut faire le choix de se reposer sur le fascisme pour conserver ses intérêts. C’est pourquoi, à l’opposé, la révolutionsociale et l’antifascisme vont de pairs, il y a urgence à combattre l’extrême droite.

Pour toutes ces raisons, il nous paraît essentiel de nous atteler, dès aujourd’hui, à la construction de l’unité antifasciste sur des bases claires. Cet appel s’adresse donc à toutes les forces sociales : associations, syndicats, individuEs et/ou organisations qui se revendiquent de l’antifascisme et ne voient ni de perspectives dans le capitalisme, ni dans son prolongement : le fascisme.

 

CONTRE LE FASCISME NOTRE LUTTE EST INTERNATIONALE !
MERCREDI 5 JUIN / 18H30 / MÉTRO ST MICHEL

Signataires : Act-up, Alternative Libertaire-Toulouse, Attac, Collectif Anarcho-Communiste du Mirail, Communauté Démocratique Kurde de Toulouse, Confédération National du Travail 31, Coordination des Groupes Anarchistes Toulouse, Eunomia, Fédération Anarchiste – Groupe Libertad, Nouveau Parti Anticapitaliste 31, Solidaires 31, Syndicat local CGT Construction 31, Union des EtudiantEs de Toulouse, Jeunesse Antifasciste Toulouse et Environs, Union Antifasciste Toulousaine, Collectif Zad 31