Compte rendu de la manifestation du jeudi 2 juin


Jeudi 2 juin s’est élancé la manifestation en hommage à Clément Méric et aux victimes du fascisme. C’est dans un climat particulier, celui de l’état d’urgence que nous avons rendu hommage à nos camarades assassinés par des fascistes. État, à la main du parti socialiste, qui abat quotidiennement ses cartes contre les militants qui se battent pour la justice sociale. Contrôles d’identités systématiques , fichages des militants, fouilles sont autant de provocations policières venues perturber notre commémoration. Sans parler de la sur représentation des effectifs policiers pour une manifestation qui se veut un hommage à tous ceux qui sont aussi tombés pour une société débarrassée de la violence policière et de la justice de classe. Justice qui, depuis trois ans, refuse de juger les coupables de ce crime politique. Mais c’est aussi dans le climat d’un mouvement social fort que nous avons défilé. Nous ne doutons pas que Clément aurait été de ce combat, celui contre la loi El Khomri qui casse et remet en cause l’ensemble de nos droits acquis par les luttes de travailleurs. En continuant à se battre contre la société capitaliste, nous continuons à faire vivre ses combats. C est ainsi que nous avons manifesté à plus de 200 de François Verdier à Arnaud Bernard pour faire vivre Clément et ses combats et pour démontrer que la rue appartiendra toujours aux antifascistes. Nous avons aussi tenu cette année à faire vivre la lutte antifasciste dans un espace de débat et de discussion. Ainsi dans le cadre de la projection du documentaire « une vie de lutte » nous avons pris le temps de discuter des perspectives de la lutte antifasciste. Plus que jamais, nous devons continuer à construire une riposte populaire d’ampleur pour combattre le fascisme.

Pour clément, ni oubli, ni pardon
Le meilleur hommage ? Continuer le combat !

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Rappel des événements du 2 au 4 juin 2015


MARDI 02/06 – 20H :

CONCERT EN HOMMAGE A CLEMENT

MERCREDI 03/06 – 19H:

PROJECTION DU FILM

« ACTA NON VERBA » + DEBAT

JEUDI 04/06 – 18H30:

MANIFESTATION EN HOMMAGE AUX VICTIMES DU FASCISME

 

concert proj Signataires

 

 

 

 

 

MANIFESTATION 21 MARS 14H


Le 21 mars prochain nous appelons à manifester pour la journée mondiale contre le racisme

Cela prendra place dans un contexte marqué par l’attaque de Charlie Hebdo suivi de l’attentat antisémite de la porte de Vincennes. Nous condamnons ces meurtres et nous refusons que cela soit utilisé pour banaliser l’islamophobie et renforcer les politiques d’État racistes et liberticides.

Nous refusons que cela soit utilisé pour légitimer les théories d’un « choc des civilisations » qui dressent des populations les unes contre les autres en raison de leur religion réelle ou supposée.ob_205e27_antiracisme-21-mars

Nous condamnons l’islamophobie et l’antisémitisme et toutes les formes de racisme comme nous condamnons les stigmatisations contre les quartiers populaires.

Nous refusons les actes négrophobes.

Nous refusons la chasse aux migrantEs et aux Rroms et les limitations à la liberté de circuler.

Nous refusons toute restriction à nos capacités de résister aux politiques antisociales au nom d’une « union nationale ».

Nous refusons de nous résigner à la montée de l’extrême-droite qu’elle prenne la forme du Front national, des groupes ouvertement fascistes et agressivement islamophobes ou/et antisémites.

Nous dénonçons les gouvernements qui ont renforcé la chasse aux sans-papiers, le quadrillage des quartiers populaires et qui contribuent pleinement à la montée du racisme et des idées réactionnaires, notamment homophobes et sexistes.

À cela nous opposons notre volonté de vivre ensemble et notre exigence d’égalité des droits et de justice sociale.

C’est pourquoi le 21 mars nous manifesterons ensemble en France et dans tous les pays du monde contre le racisme et contre le fascisme. Pas de discours, l’égalité ou rien !

Nous exigeons :
– la fin des contrôles au faciès,
– l’arrêt des démantèlements de camps de Rroms,
– le retrait des lois racistes dirigées contre les MusulmanEs,
– le retrait des lois liberticides et sécuritaires,
– la régularisation de touTEs les sans-papiers avec une carte de séjour de 10 ans,
– la fermeture de Frontex, des centres de rétention et la liberté de circulation et d’installation,
– le droit de vote des étrangers.

Parce que notre indignation n’est pas sélective, nous n’oublions pas, aux côtés des victimes des attaques de Charlie Hebdo et de l’Hyper-Cacher, les milliers de migrantEs disparuEs en Méditerranée et ailleurs, les victimes des violences policières dans nos quartiers ainsi que Rémi Fraisse, manifestant tué par la police. Nous n’oublions pas les mortEs de Gaza, de Homs, du Nigéria ou de Kobané et toutes les victimes de la guerre comme nous n’oublions pas les victimes de la violence d’extrême-droite.
C’est en leur mémoire que nous appelons à descendre massivement dans la rue le 21 mars prochain.

MANIFESTATION SAMEDI 21 MARS

14H METRO EMPALOT

Un mois de Mars définitivement antifasciste !


Ces deux dernières semaines ont été particulièrement actives pour nous. Les deux derniers samedi, à Toulouse, ont eu lieu deux manifestations antifascistes.

Samedi 15, Jean-Marie Le Pen venait pour un meeting de soutien au candidat FN de Toulouse Serge Laroze. Une manifestation contre sa venue a été organisée, forts d’une bonne centaine de militants, nous avons criés notre désaccord quand à la venue du borgne sénile. Toulouse est et restera une ville antifasciste et les Le Pen seront toujours persona non grata dans la ville rose.

flou4  Arrêtés par un cordon de C.R.S qui protégeait encore une fois l’extrême droite, nous  avons décidé de rejoindre le boulevard Saint-Michel afin d’informer la population toulousaine de la présence sinistre de Jean-Marie à la salle Jean Mermoz.

  La manifestation s’est terminé  sur une intervention en solidarité avec notre camarade suédois Showan qui est entre la vie et la mort après avoir reçu plusieurs coups de couteau par des néonazis en marge de la manifestation féministe du 8 mars dernier.

 

  Samedi 22, nous avons suivi l’appel international pour une journée contre le racisme. Au départ d’Arnaud Bernard, nous avons été plus de 200 a sillonner la ville afin de réaffirmer notre lutte contre le fascisme et le racisme. Sous une pluie battante, le cortège a montré une fois de plus que notre antifascisme n’a pas de frontières, il est international.

La lutte continue !

Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartiers pour les fachos !

Vous pouvez retrouver ici et ici les deux comptes rendus réalisé par la Horde, site d’information antifasciste

Manifestation antifasciste du 22 Mars !


Si nous nous mobilisons contre la venue de jean marie le Pen le 15 mars, nous pensons aussi qu’il faut manifester à notre propre initiative contre la montée du fascisme. La date du 22 mars s’inscrit dans le cadre de la journée internationale contre le racisme. Les antifascistes grecs du KEERFA ont lancé un appel international pour faire du 22 mars une journée d’action antifasciste et antiraciste. Même si nous ne retrouvons pas dans l’ensemble de ces revendications, nous relayons l’initiative.

http://lahorde.samizdat.net/2014/01/10/22-mars-journee-internationale-contre-le-racisme-et-le-fascisme/

Et ci dessous l’appel à la manifestation antifasciste du 22 mars !

fnafa copieLe Front National a ouvert son local de campagne en plein cœur de Toulouse dans la plus grande indifférence. Nous nous opposons à ce silence.

Jean Marie Le Pen, à son époque, prônait l’ultralibéralisme, les privatisations et la déréglementation. Marine Le Pen confirmait en 2011 : « Nous ne remettons pas en cause l’économie de marché, ni les bienfaits de la concurrence». Car c’est un parti qui à toujours, par la « valeur du travail », feinté d’être du côté des travailleurs pour en réalité servir nos exploiteurs.

Pour cela son programme économique se base sur le « produisons français », la fermeture des frontières, le retour du franc etc. bref un nationalisme économique exacerbé. A cela s’ajoute tout un corpus idéologique profondément réactionnaire : fermer les frontières, propager la peur de l’autre d’autant plus s’il est musulman, Roms ou gay, militer contre l’avortement et le déremboursement des moyens de contraception, fermer les planning familial, son opposition au mariage pour tous ne sont que des exemples.

Le développement des idées réactionnaires dans la société est une triste réalité. En période de crise,  on assiste à une montée de l’extrême droite, tant institutionnelle que violente, tant dans les rues que les parlements. Car le système capitaliste, en temps de crise, peut compter sur ses plus fervents défenseurs, l’extrême droite.

Aujourd’hui les réactionnaires de tous bords ne se cachent plus. Des groupes d’extrême droite qui n’hésite plus à tuer dans la rue (Clément Meric le 5 juin dernier), à attaquer un concert de soutien aux sans-papiers à Clermont-Ferrand.

Mais les attaques viennent aussi de la gauche où le « produisons français », le patriotisme d’entreprise et économique sont de nouveau mis en avant comme solution à la crise. Enfin, que dire des gouvernements de ces dernières années qui ont rivalisé d’inventivité pour nous monter les uns contre les autres (débat sur l’identité nationale, stigmatisation des musulmans, des Roms, expulsions en augmentation constante…). Si tous entretiennent et créent ces divisions c’est avant tout pour protéger, servir et développer les intérêts économiques et sociaux des puissants.

Nous nous refusons au défaitisme.

Nous refusons de nous laisser désunir par le racisme, le sexisme, l’homophobie, par le patriotisme économique et la préférence nationale. Nous tenons à combattre la réaction où qu’elle se cache, et quelque soit le visage qu’elle prend.

Contre le fascisme, riposte populaire !

MANIFESTATION ANTIFASCISTE : SAMEDI 22 MARS 14H PLACE ARNAUD BERNARD

A l’appel de : AL/CNT/CPC/VP/UAT

Justice populaire, riposte radicale !


Pourquoi l’Union Antifasciste Toulousaine n’a pas été signataire de la manifestation organisée par Arc En Ciel samedi ?

La violence de l’extrême droite est une réalité depuis des années. Cette violence nous la voyons augmenter chaque jour un peu plus. Les graffitis qui ont provoqué l’indignation jusqu’au Ministère de l’intérieur sont les faits des mêmes fachos que d’habitude. Si avec ces quelques stupides graffitis les fachos toulousains peuvent encore nous surprendre par leur manque d’intelligence, nous trouvons dommage  qu’il faille attendre cela pour voir certaines de ces organisations électoralistes « s’indigner » le temps d’une journée. Nous ne sommes pas indignés, nous sommes révoltés.

Si nous sommes révoltés, c’est parce que pendant ce temps, à Lyon deux jeunes se sont fait agresser au couteau par des néonazis. Pourtant, encore une fois, personne n’en a parlé. Ce genre d’événement ne donne pas de voix aux élections et ne fait pas vendre les journaux. Leurs engagements antifascistes s’arrêtent là où la confrontation avec le fascisme devient une réalité violente.

Nous ne demandons pas à la « justice de condamner les auteurs de ces actes » comme cela est le cas dans l’appel de cette manifestation. Nous appelons à la riposte populaire et à nous-mêmes dégager les néonazis de nos rues.

Enfin ne nous « renvoyons pas chaque responsable à ses responsabilités, particulièrement en cette période de campagne électorale » comme le dit l’appel. Nous ne sommes pas la caution antifasciste des organisations politiques qui se présentent aux élections. Lutter contre le fascisme est une lutte quotidienne, loin des bureaux et des ministères. Notre antifascisme est sincère et n’a pas pour but de remplir des urnes de vote.

Nous ne voulons pas marcher aux côtés de Pierre Cohen qui expulse les sans-papiers, qui réprime les militants et les luttes qui ne lui conviennent pas. Nous refusons de marcher aux côtés des amis de Manuel Valls.

Nous ne pouvons pas non plus être complaisants avec le Front de Gauche qui  a tenté d’instrumentaliser la mort du camarade Clément Méric l’an dernier et qui cette semaine en parlant des quelques graffitis s’est permis à travers la voix de Myriam Martin de sortir « on ne veut pas que ca se termine comme à la Clément Méric ».

Et si notre choix a été celui de refuser de défiler avec ces organisations, nous maintenons notre solidarité avec les camarades du cortège radical qui ont fait le choix d’aller combattre ces organisations à leur façon.

Face au fascisme, riposte populaire !

Clément: ni oubli, ni pardon


cle         Dimanche 23, des militants de l’Union Antifasciste Toulousaine ont été à la manifestation parisienne en mémoire de Clément Meric. Nous avons fait le choix de relayer cet appel national à manifestation en allant directement soutenir nos camarades Parisiens.

L UAT a participé au cortège de l’action antifasciste Paris Banlieue à coté d’antifascistes venus de nombreuses villes: de Rennes à Lille en passant par Milan, Cologne … Nous étions nombreux à avoir partagé l’idée de cette venue pour assurer notre solidarité sans faille aux camarades Parisiens. Au delà, cette manifestation unitaire a rassemblé aussi des collectifs de sans papiers, de nombreuses associations, des partis politiques et des syndicats….

A noter la triste exception de la CGT, arguant que sa « priorité » est au social. Même s’il est évident que la lutte sociale est capitale, il n’est pas défendable de rester dans l’immobilisme face à l’ assassinat d’un militant antifasciste. Refuser un attachement à l’antifascisme est une posture d’autant plus dangereuse que l’extrême droite tente de récupérer la plupart des revendications sociales de la CGT pour y amalgamer sa haine de l’autre.
Malgré cette prise de position décevante de la CGT, cette manifestation a été offensive et combattive. Après la tristesse des ces derniers jours, s est succédé la volonté de construire un mouvement antifasciste fort. Il est temps pour nous de dépasser la simple riposte et la posture défensive pour faire de l’antifascisme une réalité sociale et politique.
Et lors de cette manifestation, nous avons pu défiler en rappelant notre vision de l’antifascisme. A la cle2fois une lutte solidaire et internationale qui doit se construire sur la base de l’unité entre les militants et les peuples, qui subissent tous, sous différentes formes, le fascisme, mais aussi une lutte anticapitaliste, car derrière le fascisme se cache bel et bien le capital.

Et si certains nous reprochent d’avoir laissé trop de liberté aux membres du cortége, les laissant s’attaquer aux banques, panneaux publicitaires, agences d’interim et autre symbole de  la société capitaliste, nous rejoignons les raisons de leurs colères. Le fascisme et le capital sont intimement liée et la soumission imposée au capital obligent à en venir à l’action radicale.

Nous sommes solidaires de l’ensemble des militants arbitrairement arrêtés à la fin de la manifestation pour punir de ses actes.

Osons nous organiser, osons lutter, osons vaincre.