Toutes et tous ensemble pour contrer le Front national et la mascarade électorale !


L’Union Antifasciste Toulousaine lance une campagne antifasciste contre le Front national et la mascarade électorale :

https://contrefnelec.noblogs.org/

Nous proposons du matériel, un manifeste, un site internet, un calendrier de mobilisation et de l’information.

Nous appelons toutes les personnes et les organisations sensibles à la montée de l’extrême-droite et au développement du capitalisme à nous rejoindre autour de cette campagne : créons un point de convergence pour amorcer les conditions d’un mouvement social antifasciste et révolutionnaire, en rupture avec la mascarade électorale et ce système de dominations.

L’heure est aux résistances et à la construction d’alternatives, nos armes sont la lutte, la solidarité et l’auto-organisation !

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Pourquoi nous ne nous associons pas à l’indignation sur les scores électoraux du Front National ?


Depuis quelques jours, on assiste à une indignation citoyenne face à la montée de l’extrême droite dans les urnes .

Nous ne sommes pas citoyens de cette république, nous nous désintéressons de la politique institutionnelle. Nous ne pensons pas que le système actuel permettra de faire face au front national et à ses idées. Au contraire, ce système l’a créé et a véhiculé ses idées depuis des années, par ses choix politiques et par ses médias. « Anti système », le front national ne l’a jamais été, il est logique qu’il ait facilement réussi à trouver sa place dans l’échiquier politique. Ceux qui s’indigent aujourd’hui de « la montée du FN » ne sont pas nos camarades. C’est bien la politique raciste et capitaliste de l’UMP comme du PS qui véhicule et récupère les idées du Front national. Racisme républicain ou racisme bien-pensant sont les fers de lance de la politique du FN.
Depuis sa création, le Front National n’a jamais été « un vote de colère » contre le système mais bien un vote de soumission a ce système, raciste et individualiste.bourgeoisie-dogs

Électoraliste et manipulateur, le Front n’a rien à envier aux autres partis. Nous, antifascistes de l’union antifasciste toulousaine sommes radicalement anti capitaliste. Nous ne nous soumettrons jamais à la mascarade électorale.  Nous ne rentrerons pas dans leurs jeux.

 

Nous dénonçons la montée du fascisme depuis maintenant plusieurs années. La violence de l’extrême droite est une réalité. Les agressions et les meurtres fascistes se multiplient.

La répression s’abat sur celles et ceux qui veulent s’y opposer. Et face à cela, nous ne sommes pas indignés, nous combattons ! L’indignation doit laisser place à la colère et à la rage pour créer les conditions d’un vrai rapport de force face à l’extrême droite pour abattre ce système. Nous ne combattrons pas le Front National avec ses armes républicaines, nous le combattrons par une lutte quotidienne contre le racisme, le fascisme, le sexisme et l’homophobie.

Nous détruirons le Front National par des luttes sociales, solidaires et populaires.

Carlo Giulani vit dans nos luttes !


942718_401885293255932_1180582400_nLe 20 juillet 2001, Carlo Giuliani est tué par la police à Gênes. Douze ans après, sa mémoire ravive encore la flamme de son combat. Il était un militant qui se battait contre l’injustice sociale, la précarité et l’exploitation salariale, qui détruisent nos vies. Mais il est devenu le symbole, non plus d’une lutte, mais d’une alternative : celle d’une société débarrassée du système capitaliste. Il est devenu le symbole de celui qui menace les dominants et qui terrorise le système en place.

Quelques jours avant sa mort, l’État italien mobilise plusieurs dizaines de milliers de policiers pour protéger le centre de Gênes, fermé par des grilles de cinq mètres de haut. L’État italien, au-delà de tester en grandeur nature ces nouvelles parades antiémeutes, se prépare à en découdre dans une période où le néo-conservatisme prend son envol. Il se doute sciemment de l’issue qu’elle emprunte pour faire taire des contre-sommets devenant de plus en plus puissants. De plus, il s’appuie sur les médias qui, au cours des semaines, dépeignent les manifestants comme des terroristes, capables de préparer tous les complots possibles.

Dans ces conditions, l’inévitable est arrivé les jours suivants. Carlo Giuliani est tué par balle lors d’une manifestation tournant à la confrontation avec les gendarmes italiens. Et écrasé à plusieurs reprises par la jeep d’où le coup de feu est parti. Toutes les preuves accumulées depuis des années dans des longs procès confirment que sa mort est intentionnelle, un meurtre animé par la haine et l’envie d’en découdre. Et la police italienne, véritable boucher du souvenir du système fasciste, a vu dans cet acte le début d’une vendetta.

Cette dernière a continué avec la « nuit des matraques » à l’école Diaz de Gênes, qui hébergeait des militants chargés notamment de la communication sur le G8 pour des réseaux d’information indépendants. Les policiers se sont alors acharnés sur des personnes âgées, des journalistes et, plus systématiquement, sur les altermondialistes. 93 militants qui dormaient ont été brutalisés et les actes de torture se sont multipliés à la caserne de Bolzaneto. Selon Amnesty International, il s’agit de « la plus grave atteinte aux droits dans un pays occidental depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale ». Cela démontre bien le niveau de boucherie perpétrée.carlo-giuliani-g8-300x212
Et comme justice ? 329 manifestants « officiellement » arrêtés, pour lesquels les peines les plus graves ont atteint quinze ans de prison pour des faits de violence et de destruction. Et en échange, M. Gianni De Gennaro, chef de la police, condamné pour avoir ordonné de saboter l’enquête judiciaire, devenu responsable des services secrets italiens et président d’un grand groupe industriel italien dans le secteur de la défense.

Il n’y aura pas de justice tant que le capitalisme détruira nos vies, il n’y aura de justice que lorsque les combats de Carlo seront devenu une réalité.

Et si Carlo est devenu un symbole, il est aussi devenu celui de toutes les victimes de la repression policiére, en Italie en france et ailleurs !

Ni oubli, ni pardon pour Carlo !

Le meilleur hommage ? Continuer la lutte !

Carlo vive !