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Manifestation contre la Manif pour tous/FN


Homophobie, lesbophobie, biphobie, transphobie : On ne se laisse pas faire !
« La Manif pour tous » hors de nos vies !

Le vendredi 20 novembre a lieu un meeting du groupe « La manif pour tous », devenu aujourd’hui un parti politique. Sont invités à cette occasion tout-e-s les candidat-e-s aux élections régionales à venir débattre avec eux. Ont pour le moment répondu à l’appel Dominique Reynié des Républicains et Louis Alliot du Front National. Tout ceci est cohérent, puisque nombre de leurs militant-e-s et sympathisant-e-s ont participé à leurs manifs depuis 2013.

affiche-lmpt-v5Sous couvert de « protection de la famille », c’est bien à la frange la plus réactionnaire, homophobe, lesbophobe, biphobe et transphobe que nous avons affaire.

Ce mouvement a permis de rassembler beaucoup d’individus assumant maintenant leurs opinions conservatrices et réactionnaires, dont de nombreux élu-e-s des « Républicains » : étaient présents dans les manifs parisiennes Jean-François Copé, Xavier Bertrand, Claude Guéant, Brice Hortefeux…pour ne citer qu’eux. Après coup, Sarkozy, pour draguer son électorat à ce sujet, a promis l’abrogation de la loi sur le mariage pour toutes et tous.

Se sont également côtoyés à ces manifestations « Manif pour Tous » des groupes d’extrême droite tels que l’Action Française, le Bloc Identitaire, le Printemps Français, CIVITAS (groupe de cathos intégristes venus manifester en soutane), les Jeunesses Nationalistes, les Homen… et bien entendu le FN. Même si la chef de file de ces derniers est restée discrète pour ne pas déplaire à son électorat LGBT, sa nièce Marion Maréchal n’a pas hésité une seconde à participer à ces évènements aux côtés de Christian Estrosi.

Localement, l’actuel Maire de la ville, Jean-Luc Moudenc, a lui aussi participé à toutes les « Manifs pour Tous » sur Toulouse lors de la campagne municipale et a reçu Ludivine de La Rochère à quelques jours de la Marche des Fiertés l’été dernier.

Alors que les agressions et les insultes homophobes, lesbophobes, biphobes , transphobes , racistes, sexistes et sérophobes sont en augmentation permanente, établissant un climat de peur et de haine, ne nous laissons pas faire !

Le refus d’accéder à l’égalité des droits du gouvernement PS et sa complaisance avec La Manif Pour Tous ont contribué à légitimer ces actes de violences, notamment en enterrant la loi sur la famille que François Hollande avait promise lors de sa campagne en 2012 (qui concernait notamment l’adoption) , en annulant les « ABC de l’égalité », programme éducatif sur le respect des différences et en mettant en œuvre des politiques d’austérité dans le domaine de la santé et du social .

Nous, associations organisations et individu-es , réaffirmons que l’égalité des droits n’est pas discutable. De plus, le « mariage pour tous » n’a pas mis fin aux inégalités : 12 nationalités en sont exclues ; en ce qui concerne la PMA, qui doit être accessible à tous et toutes, quelques soient leurs orientations sexuelles, identités de genre ou statuts matrimoniaux !

L’égalité des droits ne réglera pas du jour au lendemain la question de l’oppression des Lesbiennes-Gays-Bi-Trans, soumis quotidiennement à des violences physiques et morales, mais la suppression des discriminations institutionnelles est un début.

En tant qu’associations qu’organisations et individu-es luttant contre toutes les formes d’oppressions, nous ne tolérons pas l’homophobie, la lesbophobie, la biphobie et la transphobie ambiante.

Il est intolérable que des mouvements réactionnaires affiliés à l’extrême droite se réunissent tranquillement en meeting dans plusieurs villes en France.

Nous serons toujours présent-e-s pour riposter, tant qu’il le faudra !

le tract disponible ici

Rassemblement/ Manifestation

Vendredi 20 novembre – 19h

Métro Palais de justice

 

Contre le Front national, rendez vous le 15 mars !


Arrêtons le retour du Front National !

En décembre dernier, le FN nous a annoncé l’ouverture d’un local au 17 place occitane. Annonçant leur retour triomphal sur Toulouse d’où les antifascistes avaient réussi à les virer, ils présentent ce local comme une preuve concrète de leur présence. Mais ils se terrent dans un bâtiment anonyme, sous la surveillance de deux cacalvin antifaméras et de vitres opacifiées par du papier blanc.
Leur objectif ? Réussir à s’installer et nous habituer à leur présence sur Toulouse profitant de la campagne municipale. Leur candidat : Serge Laroze. Un puriste des premières heures du FN, qui a la gentillesse de nous rappeler que « sur le fond le FN n’a pas changé. Ce qui a changé avec Marine Le Pen, c’est le look ». Il s’imagine notamment que l’on nait musulman, comme si c’était une histoire de gènes, il parle de natalité musulmane, d’autant plus abjecte qu’il considère que « l’islam [est] incompatible avec la culture chrétienne».

Si nous vous en informons ce n’est surtout pas pour vous parler d’un front « républicain » ou de vote utile. Bien au contraire, si Cohen n’est pas forcément responsable des politiques racistes du gouvernement il n’en reste pas moins le candidat de la gentrification (virer les pauvres, les lascars, les fêtards du centre pour en faire le paradis des bourgeois). Mais Toulouse c’est sans doute endormi sur ses lauriers et le réveil a intérêt à être rapide.

Samedi 15 mars à la salle Jean Mermoz est prévu un meeting de Jean-Marie Le Pen. Ça sera la bonne occasion pour lui rappeler que Toulouse déteste le racisme, la xénophobie et l’homophobie. Toulouse est et restera une ville antifasciste

NON AU FN NI A TOULOUSE NI AILLEURS !

Rassemblement le 15 Mars 13h30

Métro Empalot

Les homophobes sont de sortie !


Manifestation contre le mariage homosexuel et l’adoption : fachos cathos intégristes homophobes hors de nos villes !

Mardi 23 octobre, place du Capitole, comme dans 75 autres villes de France, l’alliance VITA a organisé un rassemblement « pour la défense des droits des enfants et contre le mariage et l’adoption par les couples homosexuels ».

L’Alliance VITA, anciennement Alliance pour les droits de la vie, est une association française se présentant comme aconfessionnelle et non rattachée à une organisation politique. Fondée en 1993 par Christine Boutin, elle constitue le principal lobby pro-vie français . Elle a comme objectif de «promouvoir la protection de la vie humaine et le respect de la dignité de toute personne » c est a dire de se cacher derrière le respect et la dignité pour banaliser un discours radicalement haineux et discriminatoire.
Organisation ouvertement homophobe lesbophobe transphobe réactionnaire et xénophobe, elle regroupe des sympathisants gravitant autour de plusieurs groupuscules fascistes aperçu aujourd’hui place du Capitole : Jeunesses Nationalistes, Bloc Identitaire, Riposte Laique , Front National…
Ces organisations fascistes prônent haut et fort leur haine à travers des propos racistes, xénophobes, sexistes, homophobes voir des  violences physiques, passages à tabac …
La lutte antifasciste passe aussi par la lutte contre l’homophobie et contre tous discours qui légitiment ces agressions, les cautionnent (par choix ou indif­fé­rence)et qui les rendent possible.

L’UAT reste et restera vigilante et prête à se mobiliser contre l’homophobie le sexisme,deux des piliers du fascisme !

Et pour information, vous trouverez les articles de la Dépeche et de Carré d’info sur le rassemblement du 23 !

we are still watching you


un nouveau blog a vu le jour, celui d’un nouveau fafwatch spécialisé dans les identitaires, nationalistes et autres vermines fascistes de midi pyrénées. on lui souhaite une bonne et longue route  !

http://fafwatchmp.noblogs.org/

Le Fachoscope toulousain est arrivé


Suite à de nombreuses sollicitations pour en savoir plus sur les « fachos toulousains », l’UAT met à disposition une modeste carte de l’extrême droite toulousaine.

La carte présente les principaux groupes ou organisations d’extrême droite sévissant à Toulouse et dans ses environs.
La carte n’est pas une géolocalisation précise de ces groupes. L’impasse est faite sur de nombreux autres groupes à cause de leur manque d’activité, de leur disparition ou du fait de leur structure trop nébuleuse (ex: Ligue de Défense Juive, Action Française, Oeuvre Française, islamistes radicaux…).

Un certains nombre de lieux toulousains y sont signalés pour leur rapport direct avec l’extrême droite.

La carte est une première version qui ne manquera pas d’être mise à jour. Vos remarques sont aussi les bienvenues pour améliorer l’outil. Ce dernier sera constamment disponible dans la barre de menu du blog du l’UAT.

Frederic Chatillon l’imprimeur radical du Front National


L'abbé Laguerie (catho intégriste), Dieudonné, Jean-Marie Le Pen, Frédéric Chatillon en 2008 pour le baptême de la fille de Dieudonné. Source: cliquez sur l'image

Très bon article  des InRocKs pour ceux qui croient encore à la dédiabolisation du Front National. Après avoir jeté un oeil sur la situation toulousaineLaure Siegel signe un article sur Frédéric Chatillon. Ancien chef du Groupe Union Défense (GUD), « syndicat » étudiant de l’université Assas (Paris 2), F. Chatillon est aussi un proche de Marine Le Pen et reste très impliqué au sein du Front National.

L’article des InRocKs n’apprend rien à ceux qui connaissent ce dossier sulfureux encore trop méconnue du grand public mais il a le mérite de compiler l’essentiel grâce aux investigations menées en autre par REFLEXes. Nous vous conseillons vivement la lecture de l’article ainsi que (et surtout) les références qui appuient là où ça fait mal pour les fachos. Chatillon, Dieudonné, Alain Soral, ils sont quelques uns à se faire épingler.

Figure de l’extrême droite radicale, défenseur de la Syrie d’Assad et proche de Dieudonné, Frédéric Chatillon a joué un rôle majeur dans la campagne historique du Front national.

Les toutes petites lignes des tracts sont parfois aussi intéressantes que les slogans. Sur les dépliants du Front national distribués en cette période d’élection présidentielle, un numéro, en bas à droite. Ce numéro RCS (Paris B 400 363 198), qui identifie officiellement une entreprise, renvoie à une agence de communication. Pour tous les autres partis, ce numéro de société est celui d’une imprimerie (l’Imprimerie de Compiègne pour l’UMP par exemple)…

[Rue89] L’extrême droite en France


Nous vous renvoyons vers un article de rue89 sur l’extrême droite. L’article manque d’analyse comme bien souvent avec le traitement médiatique de l’extrême droite malheureusement… Pour autant voici un petit panorama de l’extrême droite radicale hexagonale qui vaut bien une citation sur notre blog. Au passage , nous nous interrogeons sur le titre qui sous-entendrait que le Front National n’est pas à l’extrême droite. Soit le FN a réussi sa dé-diabolisation auprès des auteurs de l’article soit on est paranoïaque…

L’extrême droite en France, toujours dans l’ombre du Front National

Depuis qu’elle en a pris la tête en janvier 2011, Marine Le Pen a procédé à des purges au sein du Front national pour dédiaboliser le Parti. Ces militants radicaux créent ou rejoignent depuis de multiples groupuscules. Pétainistes, identitaires ou nationalistes-révoluionnaires, ces mouvements, déployés dans toute la France, restent liés, de près ou de loin, au FN, terreau de l’extrême droite française.

  1. Paris, carrefour des droites extrêmes
  2. Lyon, le nouveau laboratoire
  3. Nice, patrie du Bloc identitaire
  4. Le Nord, bastion électoral du Front
  5. A l’Ouest, le réveil des Identitaires
  6. A l’Est, rien de nouveau
  7. Au Centre, des concerts néonazis

La suite ici

L’extrême droite : mieux la connaître pour mieux la combattre !


La Section Carrément Anti-Le Pen de Paris (SCALP REFLEX) avec la participation du site d’informations antifascistes REFLEXes ont produit une brochure décrivant l’extrême droite francaise sévissant actuellement. Elle se compose d’un rapide historique depuis les années 80, d’un schéma présentant les différents groupes nationalistes ainsi que leurs relations. Un encart est bien entendu réservé à la présentation de la lutte antifasciste.

Extrait

Extrait du schéma de présentation de l’extrême droite française. Cliquez sur l’image pour agrandir.

Vous pouvez dés à présent consulter le texte de la brochure ainsi que le schéma ICI.

L’UAT mettra bientôt à disposition cette brochure en version papier sur Toulouse. La version numérique est disponible dans l’onglet Outils de notre blog.

La fièvre du samedi soir pour les fachos toulousains


Mis en ligne le  20/09/2011

Concert et attaque de facho : encore un week-end où le groupuscule des Jeunesses Identitaires (JI) toulousaine a cru s’imposer à Toulouse, une ville qui, sans prétention, croit lui appartenir [1].

En effet, ce groupe d’extrême droite radicale est la section toulousaine de Nòstra Revòlta, l’organe jeune du Bloc Identitaire (BI) en Midi-Pyrénées. Nous retiendrons les méfaits du BI les plus médiatiques, à savoir la distribution discriminatoire de soupe au cochon aux SDF (longtemps attribuée au FN) ainsi que les apéros saucisson/pinard de juin et septembre 2010. Le Bloc Identitaire est né des cendres d’Unité Radicale, dissout par décret en 2002 suite à l’attentat raté contre Jacques Chirac perpétré par Maxime Brunerie, membre d’Unité Radicale.

Les JI toulousains ont donc invité à Toulouse un groupe de musique parisien pour jouer Samedi 17 Septembre 2011. Le groupe Hôtel Stella la fanfare du Projet Apache (JI parisien) [2].

L’Union Antifasciste Toulousaine ne pouvait pas laisser se produire un évènement public de ce genre. Les JI ont donc réservé un établissement du quartier Saint-Michel omettant de préciser la nature nauséabonde de l’événement. Une fois l’établissement prévenu le concert a été annulé et le bar fermé pour la soirée. Mais les JI, fidèles à leurs agaçantes habitudes, n’en restèrent pas là [3].

En effet, le soir même se tenait une soirée organisée dans un bar d’Arnaud Bernard par le collectif trans-pédé-bi-gouines Insurrection du désir [4].

Peu avant 3 heures du matin, alors que le bar procédait à sa fermeture et qu’il ne restait que quelques participants, un groupe fit son apparition. L’allure, la démarche et pour certains le look bonehead (skinhead néo-nazis) ne laissèrent aucun doute : « les fachos attaquent ! »

Une vingtaine de fascistes des jeunesses identitaires (leurs t-shirts étant là pour le rappeler) arrivèrent, quasiment tous armés de matraques télescopiques et d’aérosol lacrymogènes, vociférant leurs slogans racistes et joignant le geste à la parole. La réaction ne se fit pas attendre et dispersa promptement le groupe identitaire.

Une question demeure : qu’elle était la cible des fachos? Les « arabes » d’Arnaud Bernard ? Les pédés et gouines de la soirée ? On ne le saura sans doute jamais, mais ce qui est certains c’est que tous firent face aux fachos pour leur signifier qu’à Arnaud Bernard comme dans tout Toulouse et partout  ailleurs, l’extrême droite et le fascisme n’ont pas leur place !

Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartiers pour les fachos !

 

[1] Nous reviendrons bientôt sur l’agitation des JI toulousains, section récréée fin 2009 et qui depuis quelques temps multiplie les actions, les tags, les dégradations, les agressions avec comme dénominateurs communs, le racisme et une haine viscérale des milieux progressistes (militants de gauche).

[2] On notera que la plupart de ses membres sont des habitués de la tribune boulogne du PSG connue pour ses débordements, ses violences et son apologie du fascisme.

[3] Ils auraient certainement fait de même si leur concert s’était tenu. On peut même s’avancer en indiquant que cela aurait entraîné des répercutions plus importantes. En effet un bon nombre d’éléments de l’extrême droite radicale locale se seraient retrouvés à ce concert, des boneheads aux hooligans du TFC et autres extrémistes racistes freelance. On aurait peine à croire que les participants soient retournés gentiment à la maison sans penser à « ratonner » en ville.

[4] Le thème de la soirée était les mouvements homosexuels révolutionnaires des années 1970. Une soirée ponctuée d’une projection d’un documentaire La Révolution du désir (2007) (bande annonce ici) poursuivi d’un débat pour finir avec un sound system haut en couleur.

communiqué ici