Le fascisme tue !


Communiqué – 25 septembre 2016

L’Union Antifasciste Toulousaine souhaite témoigner par ces photos de solidarité notre rage, notre colère et notre détermination contre les fascistes qui ont tué Jimi Joonas Karttunen ce 16 septembre 2016. Nous souhaitons également témoigner notre affection et notre soutien moral à la famille, aux ami.e.s, camarades et  proches de Jimi.

Jimi est mort, comme Pavlos en Grèce, Clément à Paris, Carlos, Dax, Ivan, et beaucoup d’autres. Le fascisme tue. La liste des personnes assassinées par des membres de groupes d’extrême-droite est malheureusement trop longue. Elle cible les militant.e.s, les migrant.e.s, les gens qui n’ont pas la couleur, le genre, l’orientation sexuelle ou la religion dominante. Le fascisme nous vise parce qu’il est la forme la plus directement violente du capitalisme. C’est entre autre pour cela que nous voulons construire une autodéfense populaire, antiraciste, antifasciste, antisexiste.

Nous sommes plus nombreux.ses, déterminé.e.s et conscient.e.s qu’eux. Ni oubli, ni pardon, continuons nos combats !


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Plus d’infos sur cet article de la Horde.

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Manifestation en hommage aux victimes du fascisme


Le 5 juin 2013, des fascistes ont tué notre camarade Clément Méric.

Deux années ont passé et nous ne pouvons que constater que l’extreme droite continue de déverser sa haine, sa violence et son racisme partout en Europe. Nous n’oublions pas les coups de couteau reçus par Carlos Palomino en Espagne en 2007, l’assassinat de Pavlos Fyssas en 2013, et tous les autres tombés à cause des idées fascistes. Ces actions vont de pair avec la banalisation des discours racistes et xénophobes tant dans les medias que dans la politique institutionnelle.

La crise du capitalisme que nous traversons laisse place en Europe au développement de partis ouvertement fascistes et néonazis comme Aube Dorée en Grèce et les groupes nationalistes dans l’Est de l’Europe. Mais les partis traditionnels n’échappent pas à la résurgence des idées réactionnaires.

Il suffit de voir la politique menée par le Parti Socialiste depuis son arrivée au pouvoir : Les violences policières sont en augmentation et les libertés individuelles sont de plus en plus remises en cause au nom de l’ordre et de la sécurité.Le racisme notamment celui envers les Rroms et l’islamophobie, gagne du terrain.

Clément était un militant qui croyait fermement en l’égalité, la justice sociale et la lutte.clem 3 Il détestait le racisme, l’homophobie et la violence d’Etat ; c’est un camarade qui avait décidés de lutter contre le fascisme, sur le terrain des idées comme dans la rue.
Et nous savons qu’il avait bien raison, la solution est dans la lutte et l’organisation collective à tous les niveaux : idéologique et culturel au quotidien.

On ne doit pas laisser la possibilité à l’extrême droite de s’implanter. Il n’y a pas de “liberté d’expression”, de “liberté de parole”… pour ceux qui nient toutes ces libertés.

Pour cela Clément et tous nos camarades victimes du fascisme doivent vivre dans nos luttes, pour l’égalité, pour la justice sociale.

Pour Clément et pour les autres victimes du fascisme il n’y aura ni oubli ni pardon, rien ne restera impuni!

Seule la lutte paie.

RDV le 04 Juin à 18h30 place Arnaud Bernard

Et à Paris le 06 Juin à 14h a Bastille

Signataires

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L’extrême droite enchaîne croix celtique et croix gammée.


Vendredi 14 février et samedi 15 février, l’extrême droite toulousaine a enchaîné une série de « tags » sur Toulouse. La petite bourgeoisie toulousaine, et leurs serviteurs, se sont trouvés, dans les rues délaissées par le froid et la pluie, pour pouvoir s’adonner à leur grand frisson: marcher dans les rues en « taguant » librement des quartiers toulousains. Avec des messages politiques aussi puissants que créatifs : une alternance de croix celtiques et de croix gammées. Toulouse a été salie par ces messages racistes, homophobes et antisémites.

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La paranoïa c’est une maladie, pas un choix politique.

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Devanture du cinéma l’Utopia.

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Nationaliste c est un peu trop difficile à écrire.

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OAE… Décidément, il y a comme un hic..

Les auteurs? La fine équipe qui a repris le flambeau depuis plus d’un an des identitaires en terme d’activité fasciste sur Toulouse. La même fine équipe qui dégrade régulièrement des locaux syndicaux du centre-ville. La même fine équipe qui a agressé plusieurs personnes ces dernières semaines notamment en marge d’une manifestation anti-catholique intégriste. Toujours la même fine équipe toulousaine issue des rangs de l’Oeuvre Française, des Jeunesses Nationalistes et du Bloc identitaire. 3 structures dont 2 qui avaient été dissoutes.

Dissolution qui n’a servi à rien. Comme les interdictions et autres mesurettes  du gouvernement. La lutte antifasciste ne se mène pas dans les tribunaux, dans les ministères, dans les salons parisiens ou au Conseil d’Etat.

Nous ne demanderons pas à la justice de faire « son travail ». Elle le fait déjà suffisamment bien en servant l’Etat, en multipliant les procès que les antifascistes subissent depuis des années là ou les fascistes dorment en paix.

Le racisme ne se combat pas avec des amendes, de la censure, de la prison, des discours hypocrites, des demi-mesures démagogiques.

L’antifascisme ce n’est pas de la morale, c’est une lutte politique et c’est surtout l’affaire de toutes et tous.

Il est temps de se réveiller et de ne plus laisser les fascistes salir impunément notre ville par leurs actes.

Il est temps de s’organiser ! Autodéfense populaire !

Piqûre de rappel:

http://fafwatchmp.noblogs.org/

https://unionantifascistetoulousaine.files.wordpress.com/2011/09/ol.pdf

Solidarité contre l’ordre moral !


Comme un relent  de Franquisme

L’Espagne n’a, finalement, jamais réellement quitté le franquisme à en lire les dernières réformes qu’elle subit. Face à la crise qui augmente en intensité et les mouvements de contestations qui se multiplient, les élites prennent peur face à ces attaques mettant en cause les structures conventionnelles et le système marchand et hiérarchique.

Ainsi, pour survivre à la contestation, le nouveau gouvernement enchaine de nombreuse lois répressives : 30 000€ d’amende pour participation à une manifestation non déclarée, interdiction de manifester à proximité de bâtiments publics, amende encore pour le « mépris des institutions et des symboles étatiques ».  Et au delà il cherche surtout à recréer une identité réactionnaire. Ainsi le ministre de la justice, M. Ruiz Gallardon déclare clairement vouloir « en finir avec le mythe de la supériorité morale de la gauche ».

En effet, avant l’accession au pouvoir du parti populaire (la droite espagnole),  le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a instauré des réformes faisant  progresser les droits des femmes et des homosexuels, énervant le pouvoir religieux. Mariage pour tous et loi de dépénalisation de l’IVG adoptée en 2010 en sont les deux pro-avortementsymboles.

Et le nouveau gouvernement entend bien remettre en cause l’ensemble de ces acquis. Ainsi Le 27 décembre dernier le gouvernement sous les ordres du Parti Populaire Espagnol veut ré-interdire l’avortement.  Pour résumer, il ne sera dorénavant possible d’avorter qu’en cas : de danger pour la santé de la mère ou de viol attesté par le dépôt d’une plainte. Autant dire que l’avortement devient impossible. En effet le dépôt de plainte doit être réalisé au commissariat dans les deux semaines qui suivent l’agression. Un délai intenable. Quant à la condition de menace sur la santé de la mère, elle doit être alléguée par deux médecins différents. Là aussi une procédure longue et difficile d’accès. Enfin, pour les mineures, le choix sera entre les mains des parents.

Cette atteinte aux droits des femmes à disposer de leurs corps est le résultat d’une idéologie réactionnaire et fasciste qui n’a jamais disparu. En effet, les femmes, en tant de crise, sont le plus souvent les premières attaquées par l’ordre moral. Mais le droit des femmes à disposer de leurs corps ne se monnaye pas en temps de crise. Et si le pouvoir patriarcal veut reprendre de la vigueur pour mettre fin aux droits sociaux récemment acquis, il doit être combattu avec force.

L’Espagne est le symbole même que ce droit reste encore un combat qui doit être mené. La multiplication de la fermeture des centres d’IVG, le déremboursement des soins et, plus largement, l’offensive culpabilisatrice des associations anti avortement, comme les actions des associations comme SOS TOUT PETITS, sont autant d’attaques qui amènent au même but: détruire l’émancipation et la liberté des femmes.

Solidarité avec tout-e-s ceux/celles qui luttent

Avortement libre et gratuite pour toutes les femmes

Rassemblement 8 janvier à 12h devant le consulat d’Espagne !

Dax vive


Le samedi 16 mars 2013 s’est tenu un concert de soutien organisé par l’Union Antifasciste Toulousaine à la Dernière Chance, place Arnaud Bernard. Cette soirée se plaçait dans le cadre de la journée internationale de soutien et d’hommage à Dax et à ses camarades, victimes du fascisme et de la répression d’Etat.

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Une belle photo du rassemblement à Dax en Italie

En effet, le 16 mars 2003, Dax, militant antifasciste milanais, a été lâchement poignardé par des nazillons. Et lors de l’arrivée de ses camarades à l’hôpital, la police les a violemment attaqué et matraqué et les a rendu responsable de l’ensemble des dégradations commises à l’hôpital. Encore aujourd’hui ils sont condamnés à payer avec 1/5éme de leurs salaires. Et c’est pour ne jamais oublier, que les camarades de Milan ont décidé d’appeler à une journée d’évènements antifascistes et anticapitalistes dans le monde entier. A Milan c’est une manifestation nationale de 5000 personnes qui a défilé. Pendant la semaine qui précédait le 16 mars, d’autres évènements (débats, projections etc etc) ont eu lieu à Naples, à Rome, Turin. Et d’autres événements sont à prévoir avec notamment un concert à Londres le 13 avril..

L’Union Antifasciste Toulousaine a, quant à elle, décidé d’organiser un concert de soutien pour rappeler à Toulouse que les victimes du fascisme restent avant tout les victimes de la violence capitaliste et que nous devons continuer à lutter de toute nos forces pour éradiquer le fascisme et le système qui le génère.

Ce concert de soutien a été un large succès ! D’une part, grâce à l’argent récolté, nous pouvons reverser le bénéfice financier aux camarades Milanais pour payer leurs amendes. D’autres part ce concert nous a permis de renforcer nos liens avec nos camarades de Limoges et de Paris, que nous avons été très fier de compter dans le public du concert.

Nous tenions aussi à remercier la Dernière Chance, le Communard ainsi que les artistes présents dans la réussite  de ce concert. C’est grâce à leur existence que Toulouse, et la scène alternative, peuvent continuer à se battre pour une culture offensive populaire et métissée. Ce concert n’aurait jamais été un franc succès sans des groupes comme Mélange Toxik de Toulouse, 1ére ligne de Paris et Sang mêlé de Limoges. Des rues aux salles de concert, chaque parcelle d’expression doit être prise pour combattre le fascisme !


Ni oubli, ni pardon !
Solidarité avec Dax et les victimes du fascisme !
Pour une culture métissée et populaire !

Et pour les absents une excellente vidéo réalisée par les camarades de Paris:

http://www.youtube.com/DAX VIVE

[Communiqué] Unité face à l’extrême droite


Refoulés de la manifestation occitane qui s’est déroulée l’après-midi du samedi 31 mars, dimanche 1er avril vers une heure du matin, une vingtaine d’individus d’extrême droite ont décidé d’effectuer une descente sur la place Arnaud Bernard, symbole du métissage culturel et lieu populaire toulousain. Ils/Elles ont tenté d’imposer leur haine sur la place. Grâce à une réaction collective des individus présent-e-s, ils/elles ont pu être repoussé-e-s.

Dans leur déroute, ils/elles s’en sont pris-es avec une rare violence à un étudiant chilien et l’ont grièvement blessé. La victime, dans le coma, a été transportée à l’hôpital avec un pronostic vital engagé. Bien que son état se soit amélioré le dimanche, celui-ci est toujours hospitalisé dans un état qui reste préoccupant.

Face à ces agressions d’une extrême violence, une vingtaine de personnes se sont dirigées vers le 36 Allée de Barcelone (local du Bloc Identitaire) et ont été stoppées par les forces de l’ordre qui assuraient la sécurité du lieu. Cette attitude des forces de l’ordre, qui semblent plus promptes à protéger le local d’un groupe d’extrême droite structuré et agressif que la population rassemblée ce soir là place Arnaud Bernard dans un cadre festif, nous interpelle, de même que les seuls contrôles d’identité et interpellations ont eu lieu seulement chez les militant-e-s antifascistes.

Cette attaque est une nouvelle expression du caractère agressif croissant des groupuscules d’extrême droite à Toulouse. Depuis deux ans, ils multiplient les actions violentes : attaque du groupe ZEP à la fête de la musique, attaques de bars, menaces sur des militant-e-s associatifs/ives, syndicaux/ales et politiques…

Cette situation s’est aggravée avec l’ouverture au 36 Allée de Barcelone d’une maison de « l’identité toulousaine » mal nommée l’Oustal. C’est le local du Bloc Identitaire toulousain : une organisation d’extrême droite, ouvertement raciste, xénophobe, homophobe et sexiste. Ce lieu est devenu le point de rassemblement de tous les hooligans, néo-nazis et autres nationalistes du Sud-ouest et a ainsi permis à ces groupuscules de bénéficier d’une base arrière pour coordonner leurs attaques, comme le prouvent les événements de la nuit de samedi à dimanche. Toute cette agitation n’a qu’un seul but : stigmatiser quotidiennement les étranger-e-s et les immigré-e-s et distiller le racisme, la xénophobie et la haine.

Refusant que Toulouse soit livrée à la haine et à la xénophobie, nous appelons l’ensemble de la population à se mobiliser afin de prouver que notre ville ne leur appartiendra jamais et qu’elle restera une ville antifasciste!

Nous exigeons :

– la fermeture du local du Bloc Identitaire au 36 Allée de Barcelone

– l’arrêt de la politique gouvernementale actuelle visant à faire de l’étranger-e le/la responsable de tous nos maux et légitimant ainsi les actions de ces groupuscules.

Soyons tous et toutes uni-e-s face à l’extrême droite !

Premiers signataires : AGET FSE, Alternative Libertaire, ATTAC Toulouse, Confédération Nationale du travail, Comité de soutien à Andres, Coup pour Coup 31, Convergences et Alternative,  Dechoukaj, Europe Ecologie Les Verts, Fédération Syndicale Unitaire, Front de Gauche, Nouveau Parti Anticapitaliste, OCML-Voie Prolétarienne, Parti Communiste Français, Parti de Gauche,  Partit Occitan Pais Tolosan , Réseau Universités Sans Frontières 31, SUD Culture Solidaires, SUD Etudiant, Union Antifasciste Toulousain

communiqué ici

Mohamed Merah : victoire de la haine


Le 11 mars 2012 à Toulouse, le jeune Mohamed Merah, nouveau djihadiste, tue un militaire français par balle.
Le 15 mars 2012 à Montauban, Mohamed Merah tue 3 militaires français par balle.
Le 19 mars 2012 à Toulouse, Mohamed Merah tue 4 juifs par balle devant leur école juive.

S’en suit la panique, la peur, la paranoïa, le plan Vigipirate niveau écarlate, puis les minutes de silences, les manoeuvres politiques, les scandales. À une période, il était question de suspecter des néo-nazis de l’armée française. Et finalement, voilà qu’il n’y a plus de doute, au fascisme « vieille école » s’est substitué un fascisme religieux islamiste. Mohamed Merah tue car il est en guerre (sainte). Nous savons bien que le fascisme possède plusieurs visages. Et qu’il se cache là où on ne l’attend pas. Nous nous passerons de minutes de silence, et laisserons le deuil et la souffrance aux familles et proches des victimes. Ce que nous retiendrons, c’est le battage médiatique qui enroba l’affaire Merah. Nous entendrons toute une flopée d’experts en tout genre. Psychologues, journalistes, proches, qui tenteront une approche quasi psychanalytique de l’affaire. La vie de Mohamed Merah est exposée. Misère, quartier nord de Toulouse, quartier sud… On apprendra qu’il en a bavé. Qu’il était mégalo mais réservé. Poli mais violent. On apprendra qu’il a fait de la prison et que son frère était islamiste. Situation familiale difficile. Petits délits. Plus qu’un profil type, une caricature. Ce qui nous frappe dans cette somme d’informations vulgairement vomie par les médias, c’est la malheureuse banalité de ce parcours, dommage collatéral du néo-colonialisme et du capitalisme « à la française ».

Ce à quoi une droite plus ou moins dure rétorquera un traditionnel : « pas d’excuse pour les assassins » satisfaisant ainsi un désir primaire de haine et de punition, pour surfer sur « l’effet fait divers », pour encore rajouter au climat de peur, et faire d’un triste évènement une généralité. Enfin, les candidat-e-s à l’élection présidentielle en profiteront pour tenter de transformer l’affaire en sources de bulletins.
Tout un chacun aura son analyse. Les plus réactionnaires diront que Mohamed Merah aurait dû être pendu depuis longtemps, les moins réactionnaires diront que l’on aurait dû l’ « aider en prison » (ce fantasme humaniste pro carcéral). Aucune de ces considérations ne nous semblent pertinentes car elles ne se posent pas les bonnes questions. Il nous semble prioritaire d’analyser les phénomènes sociaux qui mènent au fascisme pour mieux les combattre et les détruire.

Bien évidemment, peu de gens se risqueront à prendre en considération et surtout remettre en question les lourds paramètres sociaux ayant influencé ce « jeune de cité HLM » dans son parcours si commun. Certes tout expliquer par le déterminisme social serait de la malhonnêteté intellectuelle. Mais dans une société répressive qui fonctionne sur l’idée qu’une minorité de possédants doit exploiter une majorité de pauvres, les perspectives d’avenir sont vite bouchées. Et les réponses à ce constat parfois inappropriées.
Comme toutes les idéologies d’extrême droite, l’islamisme radical et le djihadisme naissent d’une crise, sociale et psychologique. Par l’attrait de l’absolu et de l’exclusion, ces idéaux détournent une classe populaire de sa lutte contre l’oppression capitaliste en la transformant en haine religieuse et rejet de l’autre.
C’est ce phénomène et cet état de fait que nous déplorons et qu’il nous semble important de combattre. Mohamed Merah, extrémiste religieux, est mort en martyr djihadiste. Sous produit de la société française, il aura tué et sera mort pour une cause fasciste. Et son histoire fera la joie des autres formes de fascisme. Le traitement médiatique de l’affaire Merah fait le jeu du pouvoir et de l’extrême droite. Ses répercussions sur la vie politique toulousaine sont importantes, et ne font que commencer. Cette affaire est bien évidemment du pain béni pour l’extrême droite. Ce fait divers sert encore de prétexte pour faire des amalgames honteux, que nous condamnons : immigration, insécurité, islamisation, tels sont les thèmes qui reviendront avec ferveur et populisme dans la bouches des extrémistes de droite. Pour exemple : La Ligue de Défense Juive (LDJ), groupuscule sioniste violent proche du front national, monte une section toulousaine et appelle tous les juifs de Toulouse à les rejoindre. L’affaire Merah aura permis cette implantation de l’extrême droite dans notre ville. Nous nous opposons à sa création. L’extrême droite locale s’en voit renforcée en nous servant les habituels discours sécuritaires et identitaires, prônant le repli sur soi, la préférence ethnique et le racisme. L’Etat en profitera aussi pour justifier une nouvelle vague de répression et de sécuritaire Cette affaire aura bien servi la droite radicale. Il est grand temps de nous détacher de toute idéologie d’exclusion quelle qu’elle soit, de dépasser les clivages racistes qui opposent les exploité-e-s et les embourbent dans des luttes fratricides. Aucune forme d’extrémisme religieux ou de fascisme traditionnel n’est une alternative à la société capitaliste qui nous oppresse, bien au contraire. Il nous faut lutter ensemble contre l’état fasciste et ses excroissances radicales dans la rue.

Face à la stigmatisation des immigrés et fils et filles d’immigrés après l’affaire Merah, l’UAT rappelle ses positions antiracistes, antifascistes, antisexistes et anticapitalistes antisioniste. Nous rejetons en bloc le fascisme, qu’il soit djihadiste ou nazi, ainsi que la répression étatique. Comme beaucoup le jeune Merah se sera trompé de combat. Nous ne cesserons de combattre cette société de classes qui arrive à rendre si attrayant le chemin allant de la misère au fascisme.

Communiqué de l’Union Antifasciste Toulousaine sur la récente création de la LDJ Toulouse: Communiqué ici