Rassemblement Antifasciste le 18 Juillet


Le samedi 18 Juillet, des fascistes toulousains organisent une manifestation islamophobe a 14h place du capitole.

Officiellement « contre le terrorisme islamique et l’islam », ce rassemblement raciste est autorisé par la préfecture et la mairie de Toulouse.
Ces derniers ne voient aucun problème à laisser se dérouler un nouveau Jour de Colère bis à Toulouse, malgré leurs déclarations de l’époque.
Tout en sachant que serons présent des cadres fascistes comme Ivan Benedetti, président de l’œuvre francaise, organisation dissoute suite à l’assassinat de Clément Méric. On ne peut que constater le rapprochement entre l’Etat et l’extrême droite, surtout lorsqu’il s’agit de stigmatiser les musulmans.

L’amalgame entre violences religieuses et Islam est une stratégie classique pour les fachos. Elle vise a faire croire a un « ennemi intérieur » (les musulmans) pour instaurer une politique nationaliste, raciste et sécuritaire. Elle a également pour but de diviser les opprimés et d’éviter toute remise en cause du système.
Tout ça dans l’intérêt de la classe dominante.

Ce ne sont pas les quelques mort (ultra-médiatisés) dans des attentats qui nous ferons oublier les centaines de mort de la répressions policière et du fascisme. Le danger actuel en France et en Europe réside dans la montée des idées racistes et réactionnaires dans la rue comme dans les urnes. Certainement pas dans la montée d’un prétendu islam radical qui est marginal mais qui focalise pourtant l’attention de tous les médias.

Face a cela il est plus qu’urgent de s’unir, s’organiser et lutter contre le racisme et l’extrême droite. Ensemble faisons comprendre a ces fachos que Toulouse est une ville métisse et populaire où l’islamophobie n’a pas sa place.

Ne laissons pas l’extrême droite s’imposer a Toulouse.

Fascistes hors de nos vies!

 RDV à 13h place du Capitole

 

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Soutien aux inculpés du rassemblement contre Jour de colère


Le samedi 5 avril 2014 à Toulouse, place du Capitole, un rassemblement de néo nazis a entaché notre ville. Salut nazis, drapeaux ornés de la croix celtique et drap10153770_772978022715021_523747150_neaux français, le ton du rassemblement parle pour lui même. Quelques dizaines de militants d’extrême droite se retrouvent protégés par la police, derrière des barrières, pour laisser vomir leur racisme et leur nostalgie des régimes fascistes. Un peu plus loin ce sont les “Dieudonnistes” qui cherchent à répandre leur antisémitisme et leurs discours réactionnaires et complotistes. Un peu plus loin des néo nazis, car ils ne les assument pas publiquement malgré le fait d’avoir appelé au rassemblement avec eux. Une place du Capitole alors parsemés par l’extrême droite.

Malgré la faiblesse de leur rassemblement et leur provocation constante, la police les protège de la foule en colère et les laisse fanfaronner sur place sans moucher. La foule hostile grandit et grossit le contre rassemblement. Malgré cela la police continue à bloquer l’accès au Capitole, empêchant le déplacement du contre rassemblement pour faire fuir l’extrême droite. La police en profite pour arrêter arbitrairement les personnes qu’elles voient sur son chemin et qui laissent éclater leur colère face à ce spectacle.

Arrestations arbitraires, sans preuve ni motif : 8 inculpés se retrouvent en garde à vue parmi des centaines de manifestants. La plupart passeront en procès au mois de juin avec le chef d’inculpation de « violence sur agent ». Chef d’inculpation standard quand on n’a rien d’autres à se mettre sous la dent.
Dans ce climat d’austérité où l’extrême droite connait une liberté d’expression de plus en plus décomplexé, la police est un des outils d’une répression politique de plus en plus durcie. Police au service de l’Etat et des gouvernants qui protège l’extrême droite face à la gronde populaire.
Et la violence ne s’arrête pas aux mouvements sociaux. Dans les quartiers populaires, on développe les mesures sécuritaires afin de contenir la révolte et la rage. Le durcissement des lois liberticides et la montée de l’extrême droite servent le même objectif: faire taire les mouvements sociaux, leurs revendications et la remise en cause du capitalisme!

TOULOUSE MÉTISSE ET POPULAIRE !
LA SOLIDARITÉ EST NOTRE ARME !
RELAXE POUR LES INCULPES !

Le tract en PDF ici

 

Le lien du pot commun de soutien aux inculpés: https://www.lepotcommun.fr/pot/t7jb2h9h

Ces lieux qui puent


Fafwatch Midi-Pyrénées, blog d’information antifasciste, nous fait l’honneur d’un nouvel article. Fafwatch a mené l’enquête et nous livre une série d’articles concernant les établissements toulousains qui ouvrent un peu trop régulièrement leurs portes à l’extrême droite. Ci-dessous, l’article principal qui renvoie aux textes consacrés à chacun de « ces lieux qui puent ».

Toulouse a toujours été une ville où l’extrême droite rame à s’implanter durablement. On parle bien entendu de local politique, élément majeur pour le militantisme de terrain, pour la promotion, l’implantation locale et durable. Le Front National en a eu un il y a quelques années, fermé depuis. Les Identitaires ont tenté l’aventure, leur local a fermé au bout de 6 mois suites à de nombreux déboires judiciaires [1] et financiers. Les Nationalistes Autonomes [2] entre autres ont aussi tenté un « truc » [3]. Mais quelle importance se diront certains ? En effet il y a aussi des lieux « tout public » sur Toulouse où l’extrême droite est très bien accueillie avec plus ou moins de complaisance. A tel point qu’on douterait presque de l’activité première de certain établissement, bar/resto/hôtel/local associatif ou lieu de promotion de l’extrême-droite.

Ci-dessous vous trouverez une liste de lieux toulousains qui accueillent publiquement et sans complexe l’extrême droite. Cette dernière, du soi-disant FN « dédiabolisé » aux néonazis. Chaque nom d’établissement renvoie directement à un petit article qui étaye nos affirmations. La liste n’est pas complète, d’autres lieux publics ou privés seront bientôt ajoutés.

La Taverne Bavaroise (restaurant)

Le Clocher de Rodez (hôtel)

Le Royal (restaurant et boite de nuit)

Chalet des moissons (Restaurant)

Au Gascon (Restaurant)

Que leur reproche-t-on exactement ? Ce sont des établissements privés qui ont bien entendu un droit de regard sur le public et les événements qu’ils accueillent. Il est possible par manque de rigueur, ignorance ou bêtise d’accueillir une fois une réunion de nostalgique du 3ème Reich. Or avec ces lieux, c’est une habitude plus que douteuse. Le malentendu s’envole quand on voit comment les fachos redécorent à leur sauce ces lieux.  Quand à l’argument économique du « il faut bien bosser pour vivre », il ne tient absolument pas avec ces établissements qui comptent une clientèle régulière et tout à fait respectable. Ces lieux participent activement à la normalisation et la propagande des idées d’extrêmes droites.

[1] Condamnation pour incitation à la haine raciale en 2011 pour 3 militants. Arrestation du leader, Matthieu Clique poursuivi pour l’agression d’un étudiant chilien en avril 2012. Perquisition du local…

[2] Les Nationalistes Autonomes (NA), un éphémère groupe nationaliste. Le concept vient d’Allemagne où les premiers groupes sont apparus. Leur particularité résidait dans le fait qu’ils reprenaient à leur compte plusieurs marqueurs de l’antifascisme radical. Logos, charte graphique, organisation en « black block » de leurs manifestations… A Toulouse, une petite section de bras cassés emmenée par Maxence Rouch qui ont multiplié les déconvenues face aux antifascistes. Nationalement, le mouvement a très vite pris de l’ampleur grâce à internet auprès de jeunes fachos. Un relatif succès qui n’a pas plu aux autres mouvances du milieu nationaliste, notamment 3ème voie, le groupuscule de Serge Ayoub (dissous en 2013). Quelques claques de JNR et un noyau dur composé de touristes plus que de militants, les NA de France disparaissent milieu 2012.

[3] Un « truc » que nous évoquerons plus en détail dans un prochain article.

Les Jeunesses Nationalistes toulousaines


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Tête de cortège des Jeunesses Nationalistes à Paris le 13 janvier 2013 dans le cadre d’une manif anti-mariage gay. source.

Le mouvement de jeunesse de l’Oeuvre Française (OF) et créé par Alexandre Gabriac a ouvert une section à Toulouse depuis septembre 2012. Déjà plusieurs actions plus ou moins violentes de leur part ont eu lieu, comme le 19 janvier dernier à Toulouse (cf notre article).

Fafwatch Midi-Pyrénées n’a pas pu s’empêcher d’aller fouiner pour dénoncer ces nouveaux néo nazis toulousains et sort un excellent article intégralement consacré à la section des JN Toulouse. Que cela soit leurs militants (maître Pierre-Marie Bonneau, Victor Lenta, les identitaires, les traitres..) leurs activités, leurs liens, leur nazisme avéré, leur lieux de rencontre (la Taverne Bavaroise), leurs styles (Olstor)… Fafwatch se les paient.

Un texte riche en information et en médias qui ne devrait pas laisser les premiers concernés indifférents.

Pour voir l’article de Fafwatch Midi-Pyrénées sur les Jeunesses Nationalistes toulousaines, il suffit juste de cliquer ICI !

Bonne lecture !

Suite de l’affaire Andrés


Rappel des faits

Place Arnaud Bernard

Dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2012 un groupe d’une vingtaine de fachos composés majoritairement de hooligans du TFC, accompagnés de militants du Bloc Identitaire et de boneheads [1] ont fait irruption sur la place Arnaud Bernard. Après quelques provocations racistes [2], le groupe a saccagé la terrasse d’un kebab et  s’en est pris à la clientèle. L’agression amena une riposte unitaire de la part des témoins médusés par la violence des actes. Une foule s’empressa alors de virer la vingtaine de fascistes de la place. Dans leur fuite alors qu’ils n’étaient plus pourchassés et sans doute vexés de ne pas avoir pu faire aussi mal que ce qu’ils espéraient, les fachos ont commis l’irréparable. En effet, ils s’en sont pris à Manuel Andrés Pardo, un étudiant chilien qui rentrait chez lui après avoir assisté à un concert place Arnaud Bernard. Un coup de pied le projeta violemment au sol et fractura son crane. Le lynchage fut évité de justesse grâce à quelques témoins qui eurent les bons mots au bon moment pour que les fachos partent enfin pour de bon. Peu après l’attaque, la nouvelle de l’agression se répandit dans tout le quartier. C’est ainsi qu’une quarantaine de personnes secoués par les violences de la soirée allèrent manifester leur mécontentement devant L’Oustal, le local toulousain du Bloc Identitaire situé au 36 allées de Barcelone. Local qui est depuis son ouverture le lieu de rassemblement incontournable de l’extrême droite toulousaine. L’Oustal était sous protection policière et rien ne supposait donc que la violence s’exprime à nouveau. Pourtant l’arrivée du groupe engendra une réponse policière quasi instantanée alors qu’aucune violence ni dégradation n’avait été commise. Une vingtaine de personnes furent interpellées dont 4 placées en garde à vue. 2 personnes furent relâchées dans l’heure. Les 2 autres ne furent libérées que le 2 avril au soir non sans être passées devant un juge des libertés. En effet la police croyait détenir à ce moment là les agresseurs d’Andrés…

Bilan catastrophique de la soirée : une énième attaque de fachos, plusieurs blessés légers, des dégradations, un étudiant dans le coma entre la vie et la mort, une vingtaine de personnes apparentées antifascistes [3] interpellées dont 4 gardées à vue impliquant des poursuites judiciaires, des fachos qui une fois de plus ont fait ce qu’ils voulaient dans Toulouse en toute impunité et une police égale à elle-même…

Dés le lendemain, les amis de Manuel Andrés Pardo, le plus durement touché par le déchaînement de violence de cette soirée, se sont constitués en collectif de soutien pour que justice lui soit rendu. L’état d’Andrés s’est heureusement « amélioré », plusieurs semaines d’hôpital l’ont aidé à se remettre tant bien que mal de l’agression. Il est sorti de l’hôpital mi-juin non sans de graves séquelles, il est entre autre hémiplégique.

L’enquête sur l’agression a été confiée à un juge d’instruction assisté par des enquêteurs de la sûreté départementale. Mercredi 27 juillet 2012, une quinzaine d’interpellations ont eu lieu dans les milieux d’extrême droite. Plusieurs membres du Bloc Identitaire, des hooligans ainsi que des boneheads furent placés en garde à vue. S’en suivit une mise en détention pour l’auteur présumé du coup porté à Andrés et ayant entraîné son coma. Matthieu Clique leader du Bloc Identitaire toulousain, responsable des Jeunesses Identitaires toulousaines, responsable de l’Oustal est depuis détenu à la maison d’arrêt de Seysse.

Coup d’épée dans l’eau ?

Depuis plus d’un an, l’UAT comme d’autres, dénonce la violence croissante de l’extrême droite toulousaine. De multiples agressions, attaques, intimidations, dégradations imputées à l’extrême droite ont été commises dont plusieurs relayées par la presse nationale avec parfois un traitement médiatique scandaleux. Alors que beaucoup de personnes se sont élevées publiquement contre ces violences. Alors que la tension montait inlassablement attisée par les coups de plus en plus rudes des nervis fascistes. Alors que tout ça aurait pu se terminer bien mal beaucoup plus tôt, il aura fallu attendre un drame pour qu’une esquisse de réaction de la police et de la justice se dessine. Nous savons très bien que l’enquête n’est pas finie et qu’elle sera longue, mais le premier bilan a plutôt triste mine. On a d’un coté, plus d’un an de violences fascistes, un étudiant chilien [4] qui a failli perdre la vie et qui gardera de lourdes séquelles dues à son agression, une vingtaine de personnes menacées par la justice pour avoir eu une réaction humaine et sans conséquences violentes [5]. De l’autre coté, plusieurs mois d’enquête, un juge d’instruction, la sûreté départementale, des centaines d’auditions, des témoignages à la pelle, seulement 14 interpellations grand spectacle [6], une tête à claque qui n’a rien avoué, en préventive pour 2 ou 3 mois, et sûrement plusieurs années avant que l’affaire passe en justice avec à la clef peut être aucune condamnation. De plus, la vingtaine d’agresseurs de la place Arnaud Bernard n’est toujours pas inquiétée par la justice et à notre connaissance aucune poursuite n’est engagée contre eux à l’heure actuelle !

A nos yeux, la balance pèse encore et toujours du cotés des agresseurs, les fachos…

Aux innocents les mains pleines

Il est évident que Matthieu n’est pour l’instant que présumé coupable (ou innocent). Il est normal que son avocat, sa famille, ses amis, le Bloc Identitaire le soutienne. Après il y a l’art et la manière de le faire… Certains ne manquent pas de culot en croyant soutenir Matthieu. Si on résume la teneur des propos publics, Matthieu est une victime, Matthieu est un héros, Matthieu est un martyr déjà condamné par le système. A travers le monde, certains vont en prison ou sont tués parce qu’ils ont lutté contre la fermeture de leur usine, contre une loi injuste, contre la privation de leurs droits élémentaires, contre une dictature… Et il y a Matthieu, un petit fasciste déjà condamné pour incitation à la haine raciale qui est accusé d’avoir tabassé gratuitement un étranger qui passait à proximité à 20 contre 1. Certains n’ont même pas honte d’élever Matthieu au rang de prisonnier politique, rien de moins !

Fin du triste spectacle ?

L’incarcération de Matthieu est elle une bonne fin en soit ? Va-t-elle guérir totalement Andrés et toutes les victimes des fachos ?  Matthieu est-il à lui seul responsable de l’ensemble des violences fascistes à Toulouse ? Les fachos toulousains sont depuis apeurés et calmés pour de bon ?

A toutes ces questions nous répondrons amèrement par non. Non, ce n’est malheureusement pas fini. La vie continue chez les fascistes toulousains. Il ne serait pas fou de parier qu’on entende à nouveau parler de leurs violentes frasques [7].

 NB: Samedi 13 Octobre 2012 se tiendra un rassemblement de soutien à Manuel Andrés Pardo, place du Capitole à 14h. voir ici.

[1] Boneheads, skinheads néo-nazis.

[2] Plusieurs saluts hitlériens ont été effectués par les assaillants.

[3] On se permettra ici de les qualifier d’antifascistes à la vue du peu d’éléments dont nous disposons sur ces personnes. Nous les invitons d’ailleurs à prendre contact avec l’UAT.

[4] Les rumeurs les plus folles courent sur Andrés pour le dénigrer et ainsi le faire passer pour un agresseur… Nous répondrons que Andrés est bien le fondateur historique de l’UAT, commandant opérationnel des opérations clandestines antifascistes, qu’il était armé d’une machette, d’un pistolet à grenaille et qu’il méritait de se faire défoncer à 20 contre 1…

[5] Là encore les fantasmes sont bien loin de la réalité. Fantasmes colportés par des artisans de la haine qui veulent faire croire que des groupes armés s’affrontent la nuit à Toulouse pour des différents idéologiques. Le groupe apparenté antifasciste n’a commis aucune violence ni dégradation et n’était pas armé ce soir là.

[6] Plusieurs arrestations ont eu lieu à Toulouse mais aussi dans d’autres régions  nécessitant l’intervention du GIPN (rien de moins !) avec la présence des journalistes.

[7] Le 19 juillet dernier, ce sont les Nationalistes Autonomes qui ont encore violemment fait parler d’eux, voir ici.

Le Fachoscope toulousain est arrivé


Suite à de nombreuses sollicitations pour en savoir plus sur les « fachos toulousains », l’UAT met à disposition une modeste carte de l’extrême droite toulousaine.

La carte présente les principaux groupes ou organisations d’extrême droite sévissant à Toulouse et dans ses environs.
La carte n’est pas une géolocalisation précise de ces groupes. L’impasse est faite sur de nombreux autres groupes à cause de leur manque d’activité, de leur disparition ou du fait de leur structure trop nébuleuse (ex: Ligue de Défense Juive, Action Française, Oeuvre Française, islamistes radicaux…).

Un certains nombre de lieux toulousains y sont signalés pour leur rapport direct avec l’extrême droite.

La carte est une première version qui ne manquera pas d’être mise à jour. Vos remarques sont aussi les bienvenues pour améliorer l’outil. Ce dernier sera constamment disponible dans la barre de menu du blog du l’UAT.

Justice pour Andrés


Texte d’amis de Manuel Andrés Pardo gravement blessé au cours de son agression par les fachos. Manuel agressé à la suite de l’attaque d’Arnaud Bernard par une vingtaine de nervis fascistes.

Notre ami Manuel Andrés Pardo, de nationalité chilienne, étudiant en Master 1 d’anthropologie sociale et historique (EHESS et Université de Toulouse le Mirail) a été victime d’une violente agression entraînant une double fracture du crâne et un important hématome au niveau du cerveau. Le pronostic vital n’est plus engagé mais il est à ce jour toujours hospitalisé dans un état stationnaire.

Cette agression a eu lieu dans la nuit du samedi 31 mars au dimanche 1er avril non loin de la place Arnaud Bernard où Andrés venait d’assister à un concert. Il semblerait, d’après des témoins, que ses agresseurs faisaient partie d’individus appartenant à un groupe d’extrême-droite exclu l’après-midi de la manifestation pour la langue occitane et revenu le soir sur la place Arnaud Bernard en faisant le salut nazi. Ils s’étaient confrontés à quelques clients des cafés de la place avant de se replier dans les rues où ils ont croisé Andrés.
Notre ami n’a participé à aucune altercation ce samedi 31 mars. Son agression dans une rue adjacente du quartier Arnaud Bernard s’avère donc un acte de violence gratuite à l’encontre d’un individu isolé, sans défense et ne représentant aucune menace.
La situation d’Andrés est d’autant plus grave qu’il est sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF), le sérieux de son parcours universitaire ayant été (à tort) mis en cause.
Il est clair pour nous, amis, condisciples et professeurs d’Andrés, que cette situation requiert une réaction forte du monde universitaire, associatif et toulousain. Nous devons nous mobiliser pour que justice soit faite à Andrés tant pour l’agression indigne dont il a été victime que pour la menace d’expulsion à son encontre, injuste et injustifiée !

Blog du comité de soutien à Andrés

Pétition de soutien à Andrés

Pas de locaux pour les fachos!!!


L’Union Antifasciste Toulousaine tient à dénoncer l’ouverture d’un « local identitaire ». Son nom, « l’Oustal » fait passer le lieu pour une belle maison promouvant la culture occitane alors que c’est le Bloc Identitaire et les Jeunesses Identitaires qui essayent encore de se cacher pour mieux brouiller les pistes en instrumentalisant la culture occitane.

Pour Rappel

Le Bloc Identitaire se veut depuis 10 ans (déjà !) la nouvelle organisation politique qui voudrait rompre avec le folklore et le romantisme qui caractérise l’extrême droite radicale, incarné par le bonehead, le skinhead d’extrême droite. Le Bloc essaie de se donner une image moderne, jeune, dynamique et surtout sans tatouages (visible), sans crânes rasés, sans rangers et sans dérapages (public). Une image sans cesse écornée au fil des années par leurs nombreuses apparitions publiques qui s’accompagnent souvent de débordements violents et racistes. Pas si étonnant lorsqu’on connaît le pédigrée des chefs et l’origine du mouvement. Le Bloc a été fondé par des anciens d’Unité Radicale, une organisation dissoute par les autorités suite à la tentative d’assassinat ratée de Jacques Chirac, le « terroriste » faisait activement partie d’Unité Radicale.

Un local pour et par les fachos

Le 11 février 2012 se tenait l’inauguration privée de « l’Oustal » situé au 36 des allées de Barcelone. Une trentaine de personnes y assistaient, un public majoritairement masculin. Étaient présent Richard et Olivier Roudier [1] mais aussi quelques boneheads toulousains [2]. Tout ce beau monde a pu pendant plusieurs heures satisfaire l’égo surdimensionné de Matthieu Clique [3], véritable instigateur de cette triste initiative. Une première soirée et déjà des débordements : plusieurs convives ont passé la nuit au commissariat et seront convoqués prochainement devant la justice… On pouvait aussi compter sur Actutoulouse avec l’étudiante journaliste Céline Lemaire qui multiplie les reportages amicaux et convenus avec les identitaires toulousains [4].

Hold-up sur la culture occitane et le reste

On note qu’ils reprennent ouvertement le nom du siège des associations occitanes situé lui aussi à Toulouse : l’Ostal d’Occitania. On attend avec impatience la réaction des véritables associations occitanes sur cette honteuse récupération. On reste dubitatif quand on sait que le chef des Identitaires Toulousains, qui s’autoproclame grand défenseur de l’occitanie, est grenoblois et étudie à Toulouse depuis moins de 3 ans ; ca manque de légitimité pour un rôle aussi important… On doute aussi que les militants identitaires puissent aligner une phrase en occitan. On doute que leur local ne comporte la moindre promotion de la culture occitane ou alors en quantité et qualité minimale pour en mettre plein la vue aux visiteurs non avertis ou à Céline Lemaire [5]… Le militant identitaire se fout de la culture, il est là pour s’implanter coûte que coûte en manipulant les identités, le terroir, la culture locale pour mieux semer le trouble dans les esprits et se forger une légitimité de terrain afin de mieux vomir sa haine de l’étranger. Avant d’être une maison occitane, ce lieu sera avant tout le local politique du Bloc Identitaire et des Jeunesses Identitaires. Un lieu pour faire des réunions, pour inviter des intellectuels d’extrême droite, pour s’entrainer à la boxe, pour boire de la Kronenbourg et aller ratonner en ville.

Triste lendemain

On ne peut que s’inquiéter de l’implantation de ce local. L’expérience des autres villes où ce type de lieu a vu le jour est édifiante. Ce lieu est voué a devenir le point de rencontre de l’extrême droite locale qui sera redynamisée par cette victoire (implantation concrète) [6]. C’est ce qui manquait à Toulouse, un lieu pour réunir les divers fachos, boneheads et autres hooligans du TFC. L’Union Antifasciste Toulousaine s’insurge ouvertement contre ce nouvel épisode marquant la triste histoire de l’extrême droite toulousaine. L’Union Antifasciste Toulousaine demande la fermeture du local situé au 36 allées de Barcelone. L’Union Antifasciste Toulousaine appelle dès à présent les associations, les structures, les organisations progressistes et toutes les bonnes volontés à se mobiliser ensemble pour établir un front commun et laver la réputation d’une ville :

Toulouse est et restera une ville antifasciste !!!

[1] Un livre ne suffirait pas pour évoquer les condamnations des nazillons : plusieurs affaires suivies ou non de condamnations pour violences, port d’arme et le tout, toujours accompagné d’actes racistes.

[2] Nous avons bien entendu, les preuves de tout ce que nous affirmons.

[3] Étudiant catholique intégriste issu d’une famille bourgeoise. Il est très tôt membre de SOS Tout Petit Grenoble (ville d’origine). Il débarque à Toulouse il y a 3 ans et y réactive la cellule anti-avortement toulousaine avant d’intégrer et devenir chef des Jeunesses Identitaires Toulousaines. En pleine crise d’adolescence tardive, il est plus satisfaisant de jouer au jeune guerrier rebelle que de fréquenter les grenouilles de bénitier « non pas avant le mariage ».

[4] On se demande encore si Céline est ingénue ou si elle milite au Bloc Identitaire ? Plus sérieusement, oui à la liberté de la presse et à l’investigation, non à la publicité partisane.

[5] On imagine aussi qu’avec ces quelques lignes critiques, les fachos vont s’empresser de se mettre à jour pour mieux paraître occitan. On prédit l’explosion des ventes de bérets et de dicos occitans dans les semaines à venir.

[6] On pensait avoir fait le tour avec les fachos toulousains qui multiplient les exactions fascistes et racistes depuis plus d’un an maintenant : dégradation de locaux syndicaux, agressions physiques, attaques de bars, attaques de concerts…

communiqué ici

Hack en série contre les fachos


Nom de code: Opération Blitzkrieg pour la série de hack en France et en Allemagne des Anonymous

Depuis plusieurs semaines, de nombreux sites internet de l’extrême droite ont été la cible de hackers. Sites internet mis hors service, révélation d’échange mail ou divulgation d’information personnelle de militant extrémiste, autant de coups durs pour les autoproclamés maîtres d’internet. En effet, depuis plusieurs années la toile offre une tribune bien complaisante pour l’extrême droite. Pensant être bien caché derrière leurs écrans d’ordinateurs, le fachos se dévergondent et se lâchent. On peut citer en exemple les commentaires de la plupart des articles sur les sites des médias français comme notre bonne veille Dépêche du Midi. Au passage, nous tenons à féliciter le journal toulousain pour son pitoyable travail de modération et par moment son manque d’investigation [1]. On note aussi la présence d’un florilège de sites, de blogs, de forums uniquement consacré à la haine de l’étranger et de tout ce qui n’est pas assez français, nationaliste, royaliste, hétéro, chrétien ou trop « de gauche »…

Tout à commencé avec de lourdes attaques contre un des sites internet les plus visité de France, le blog Fdesouche. Un ramassis de tristes fait-divers extrait de leurs contextes et manipulés pour rendu qui attise allègrement le facho de base. Le blog est depuis plusieurs mois en travaux, il est plus ou moins disponible et ça dure et ça dure…

Fafwatch, site internet antifasciste aux articles incisifs mais non sans humour s’est remis de sa censure (merci à l’hébergeur WordPress) et s’est amusé à divulguer les récents bulletins d’information interne de 3ème Voie [2]. Ils sont consultables ici.

Le célèbre groupe des Anonymous n’est pas en reste et a revendiqué une série d’attaques sur divers sites allemands. Les attaques ont été effectuées dans le cadre de l’Opération Blitzkrieg. Ils ont surtout ciblé le NPD et livré en téléchargement libre plusieurs bases de données sur les militants du NPD. Anonymous révèle aussi une liste d’activiste du Blood&Honour [3] ainsi plusieurs autres fichiers. L’ensemble des fichiers sont consultables ici et c’est garantit sans virus. On notera la présence de pas mal de français. Peut être y trouverez-vous une connaissance ou pire votre voisin!!!

Les Anonymous ont encore frappés ce week-end, à Lyon cette fois-ci. Plusieurs sites internet proches de l’Oeuvre Française [4] ont été piratés. Là encore, des données sur les militants d’extrême droite ont été récupérées. L’Opération Lyon Propre serait une continuité de l’Opération Blitzkrieg. Cette fois, les fichiers sont en français et c’est sans appel. Les échanges mail sont parfois très explicites: « Bonjour, je suis un Français de 36 ans, nationaliste, je souhaiterais me préparer à la lutte armée clandestine… ». On a le droit d’en rire ou d’en pleurer mais pas de l’ignorer. L’ensemble des fichiers sont consultables ici.

[1] On pense au remarquable travail sur l’affaire de Castanet Tolosan où le maire, M. Lafon a imposé le repas unique dans les cantines scolaires. Il ne fallait pas chercher bien loin pour comprendre que le « comité de soutien au maire » n’était qu’une vitrine des Jeunesses Identitaires toulousaines et de Riposte Laïque, deux organisations d’extrême droite.

[2] Groupuscule de Serge Ayoub dit « batskin », il reprend le nom d’un mouvement auquel il a appartenu dans les années 1980 surParis. Ayoub tente de fédérer ainsi d’anciens boneheads (skinheads d’extrême droite) et de jeunes nationalistes tentés par le radicalisme et le rejet du parlementarisme.

[3] La plus grosse organisation de skinhead néo-nazis ayant des succursales plus ou moins officielles dans quasiment tous les pays occidentaux.

[4] Un des plus vieux mouvement nationaliste français encore en activités et l’un des derniers à revendiquer l’héritage de la France de Vichy. Bon nombre de ses militants sont au Front National malgré les « purges » de Marine Le Pen pour gagner en respectabilité.