Retour sur Carcassonne

Samedi 25 janvier, l’Action Française de Carcassonne conviait à une messe en hommage à Louis XVI suivie d’une marche aux flambeaux. Face à cette initiative, les habitant.e.s ont décidé d’appeler à un contre-rassemblement public. Au programme : charivaris, chansons et saynète théâtrale, l’événement se veut festif et familial. Un sympathisant nous a fait parvenir son compte-rendu :

« Un pré-rendez-vous nous permet de nous compter et d’arriver groupé.e.s sur la place où est appelé le contre-rassemblement. Quelques autres personnes sont déjà présentes. À proximité directe, un autre groupe attend : ce sont 12 fachos, tous vêtus de vestes noires, masqués par des écharpes, exclusivement des hommes, presque tous jeunes.

À l’arrivée du groupe leurs provocations commencent : « Alors, on nous laisse la ville ? On est chez vous là, vous foutez quoi ? » « Vous êtes des antifas là, on est vos ennemis » etc.

Face au leur, notre groupe offre une apparence bien différente : une vingtaine de personnes, d’âge et de genre divers, de milieu aussi : gilets jaunes, syndicalistes, associatifs… Si une partie des contre- manifestant.e.s pense encore pouvoir échapper à l’affrontement, une ligne de défense commence à se mettre en place. Une première chaise prise sur une terrasse voisine est lancée sur notre groupe. Le plus âgé des fachos, voyant que nous ne réagissons pas, décide de lancer l’assaut. Il est suivi par une petite partie de ses compagnons, les autres préférant rester en retrait. La charge est rapidement refoulée et les le groupe de fafs bat rapidement en retrait vers la cathédrale. Les seules personnes un peu amochées de notre côté sont celles qui se sont retrouvées isolées lors de leur charge.

Appelée par les employé.e.s du bar de la place, dont les chaises ont servi de projectiles, la police arrive 5 à 10 minutes après, pose quelques questions et s’en va.

Le rassemblement continue de grossir un peu. Nous sommes maintenant une grosse trentaine de personnes. Mais l’attaque et la peur qu’ils reviennent plus nombreux démotivent une partie des gens présents. Après une vingtaine de minutes de flottement et de discussions, le choix est fait de repartir en groupe pour dissoudre le rassemblement plus loin.

L’A.F. prétend ne rien savoir de cette attaque, ce qui est difficile à croire du fait des photos prises par « L’Indépendant » les montrant côte-à-côte avec le militant identitaire ayant revendiqué l’attaque. Dans tous les cas, si cette action coup-de-poing a permis à l’A.F. de faire sa manifestation sans avoir d’opposition visible, la vie locale risque d’être plus difficile pour les militant.e.s royalistes après que leurs amis ont gueulé « On est chez vous !». Des tracts préparés à l’avance, expliquant les raisons du contre-rassemblement face à l’A.F. ont été distribués en suivant sur les lieux. Ceux-ci ont permis d’engager facilement des discussions et de sensibiliser les riverain.e.s.

S’il s’agit de membres d’autres organisations (notamment les identitaires), les fachos se sont ensuite tous retrouvés, comme l’atteste la photo de « l’Indépendant » où plusieurs des agresseurs sont présents avec les membres de l’Action française.(1)

Quelques bons réflexes : un premier passage bien avant l’heure du rendez-vous, qui permet de voir le dispositif policier (absent cette fois) mais aussi la présence de fafs.

L’arrivée et le départ en groupe permettent d’éviter qu’il y ait des blessé.e.s dans notre camp.

Il est à regretter que malgré leurs demandes, les organisateurs et organisatrices de l’événement n’aient pas obtenu de soutien d’organisations politiques locales.

Cela nous rappelle que même lorsqu’on souhaite qu’un événement soit non-violent, le choix ne nous appartient pas entièrement et qu’il faut toujours penser en amont à des méthodes de défense.

(1)https://www.lindependant.fr/2020/01/25/carcassonne-bagarre-entre-action-francaise-et-antifas-avant-la-messe-pour-louis-xvi,8686963.php

 

Bilan du contre rassemblement contre le FN

Le samedi 7 mai 2016, le Front National a décidé de commémorer Jeanne d’Arc à Toulouse. Ce n’est pas une première, l’an dernier ucodel l’avait aussi tenté, et avant elle, l’action française. L’extrême droite essaye de s’imposer en ville grâce à l’organisation de ce genre de commémoration. Et rien n’est plus facile pour eux que d’utiliser la statue de Jeanne d’Arc, la pieuse vierge, qui a libéré Orléans le 8 mai 1429. En se rassemblant pour Jeanne, l’extrême droite dispose ainsi de sa propre contre-commémoration en s’échappant de l’image fâcheuse du 8 mai et de la libération contre le régime fasciste et nazi. L’Union Antifasciste Toulousaine a alors appelé à un contre rassemblement pour les empêcher de tenir ce rassemblement. Une quarantaine de personne ont répondu présent pour ne pas leur laisser la rue.

photo_1Mais, si les autres années nous avions pu empêcher leurs commémorations, cette fois ci c’est un véritable cloisonnement de la place qui a été organisé par les forces de l’ordre. Le FN est déjà présent, en tout une cinquantaine de personnes dont une dizaine d’identitaires. Bloqués par la police nous crions notre refus de laisser la rue à ces gens-là. Au bout d’une dizaine de minutes les CRS nous encerclent et annoncent leur volonté d’effectuer des contrôles d’identités systématiques. N’étant pas en position de refuser, nous obtempérons.

Pendant plus d’une demi-heure il nous est impossible de sortir du contre rassemblement. Quelques camarades n’ont pas leurs papiers et sont emmenés au commissariat pour des contrôles d’identités mais serons relâchés rapidement. On a assisté à un véritable acharnement des forces de l’ordre pour empêcher ce contre rassemblement. Encore une fois l’État républicain a couvert le Front National dans cette commémoration en empêchant toutes contestations de s’installer dans la rue. Malgré cela nos slogans ont portés et, la présence policière aidant, notre présence a été bien visibilisée.

Que cela soit dans le cadre de la mobilisation contre la loi sur le travail ou contre le Front National, nous ne laisserons pas impressionner par l’augmentation du dispositif policier qui encadre chaque événement.

Contre la répression des mouvements sociaux !
Ne laissons pas la rue à l’extrême droite !

Contre le FN ce samedi 7 mai

Ce samedi  7 mai à 11H30 le front national organise un rassemblement à la mémoire de jeanne d’arc

Pendant que nous luttons quotidiennement pour reprendre la rue et s’opposer à la fin du code du travail ils voudraient tenter une sortie. Leur prétexte : commémorer l’héroïne d’une guerre civile opposant les intérêts de plusieurs factions d’aristos est bien représentatif de leurs idées. Bloqué dans une lecture nationaliste de l’histoire oubliant que celle-ci s’est déroulée dans le  mépris  des classes dominées, ils voudraient se faire passer pour une opposition populaire à l’UMP et au PS. Pourtant tout dans leur programme n’est que destruction de nos droits  et exclusion.

Ne laissons pas d’autres ennemis se  développer pendant notre lutte contre le libéralisme.
Rappelons-leur que Toulouse déteste le racisme, la xénophobie et l’homophobie.
Toulouse est et restera une ville antifasciste.

NON au FN, ni a Toulouse ni ailleurs !

Rendez vous à  11h place Arnaud Bernard pour un contre rassemblement.

Communiqué sur le rassemblement en solidarité avec les réfugié-e-s, contre le racisme, les frontières et le fascisme.

Le 6 Février, le général Piquemal (ancien commandant parachutiste et de la Légion étrangère participait à une manifestation de Pegida (Groupe fasciste « anti-islamisation » originaire d’Allemagne) avant d’être arrêté.

Le 20 Février, des patriotes et nationalistes ont appelé à une manifestation en soutien à ce général et pour « reprendre le pays » sur la place du Capitole.

Face à cette volonté des forces réactionnaires et xénophobes d’occuper l’espace public, nous avons appelé à un contre-rassemblement. Notre mobilisation préalable et notre présence sur la place du Capitole à l’heure de leur rassemblement ont permis l’annulation pure et simple de la manifestation en soutien au général Piquemal.

Nous restons vigilant-e-s et appelons à être plus nombreu-x-ses les prochaines fois,  pour continuer de maintenir l’extrême droite en échec.

Contre les frontières, le racisme et le fascisme, solidarité avec les migrant-e-s de Calais !

Rassemblement Antifasciste le 18 Juillet

Le samedi 18 Juillet, des fascistes toulousains organisent une manifestation islamophobe a 14h place du capitole.

Officiellement « contre le terrorisme islamique et l’islam », ce rassemblement raciste est autorisé par la préfecture et la mairie de Toulouse.
Ces derniers ne voient aucun problème à laisser se dérouler un nouveau Jour de Colère bis à Toulouse, malgré leurs déclarations de l’époque.
Tout en sachant que serons présent des cadres fascistes comme Ivan Benedetti, président de l’œuvre francaise, organisation dissoute suite à l’assassinat de Clément Méric. On ne peut que constater le rapprochement entre l’Etat et l’extrême droite, surtout lorsqu’il s’agit de stigmatiser les musulmans.

L’amalgame entre violences religieuses et Islam est une stratégie classique pour les fachos. Elle vise a faire croire a un « ennemi intérieur » (les musulmans) pour instaurer une politique nationaliste, raciste et sécuritaire. Elle a également pour but de diviser les opprimés et d’éviter toute remise en cause du système.
Tout ça dans l’intérêt de la classe dominante.

Ce ne sont pas les quelques mort (ultra-médiatisés) dans des attentats qui nous ferons oublier les centaines de mort de la répressions policière et du fascisme. Le danger actuel en France et en Europe réside dans la montée des idées racistes et réactionnaires dans la rue comme dans les urnes. Certainement pas dans la montée d’un prétendu islam radical qui est marginal mais qui focalise pourtant l’attention de tous les médias.

Face a cela il est plus qu’urgent de s’unir, s’organiser et lutter contre le racisme et l’extrême droite. Ensemble faisons comprendre a ces fachos que Toulouse est une ville métisse et populaire où l’islamophobie n’a pas sa place.

Ne laissons pas l’extrême droite s’imposer a Toulouse.

Fascistes hors de nos vies!

 RDV à 13h place du Capitole

 

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