couverture_fn_lamotte

Communiqué sur l’action du dimanche 9 février contre le Rassemblement National

     Le dimanche 2 février, il y a deux semaines, plusieurs personnes disent avoir été choquées de croiser des membres du Rassemblement National, ex Front National, en faisant leur marché à St Aubin. Suite à cela, un appel informel circule pour réagir. Le dimanche suivant, une trentaine de personnes se retrouvent au marché de St Aubin ; cette fois-ci, pas de trace du RN. C’est finalement au marché du Cristal que se trouvent les militant.e.s du parti en faillite. Sur ce marché populaire, celles et ceux qui subissent sans oser broncher la présence du parti Raciste et Nationaliste se joignent rapidement à aux slogans. Les tracts sont confisqués sans trop de soucis et les militant.e.s du parti d’extrême-droite sont encouragé.e.s à quitter les lieux.

Nous assurons notre solidarité envers ce type d’action. Nous ne pensons pas que les idées et les idéologies ne soient que des mots sans incidence (sinon pourquoi s’entêteraient-illes à les répéter ad nauseam ?). Le discours du RN est déjà à l’origine de violences quotidiennes à l’encontre de nombre d’entre nous – des personnes racisées, des personnes LGBTQI+, des femmes. Ce discours exerce en effet une pression permanente pour aggraver l’exclusion des personnes immigrées, et porte une lourde responsabilité dans la banalisation d’une rhétorique raciste et répressive.

Fidèle à son habitude, le RN a aussitôt diffusé un communiqué aussi pompeux que mensonger. La phrase la plus étonnante parle des « fascistes qui saccagent régulièrement notre belle ville ». Elle semble renvoyer aux manifestations des gilets jaunes illustrant bien la haine qu’à le RN des pauvres qui osent relever la tête. Cette qualification est d’autant plus ridicule venant d’un parti fondé par un ancien waffen SS et des collaborationnistes.

La réaction de Jean-Luc Moudenc, qui fut le premier à apporter son soutien au RN, n’est en rien surprenante. N’a-t-il pas assumé de faire appel aux électeur.ice.s de ce parti pour faire barrage à la gauche ? Ne laisse-t-il pas ses salles à la disposition de groupes réactionnaires tels que le Cercle des Capitouls, l’Action Française et la Manif pour Tous ? Un Moudenc bien rapide à condamner les « violences » à l’encontre des politiciens du RN, mais prompt à fermer les yeux quand des militant.e.s d’extrême droite participent à une attaque contre des militant.e.s lors des manifestations des gilets jaunes. La véritable violence est donc plus acceptable lorsqu’elle défend que les intérêts des dominants.

Vive la Toulouse « ensauvagée », la Toulouse métisse et populaire, celle qui, malgré des années de tentatives de remplacement et de gentrification, continue de lutter pour se défendre contre les idées racistes !

Signataires : Confédération National du Travail 31, Fédération Anarchiste Groupe Libertad, Jeunesse Antifasciste Toulouse et Environs, Union Antifasciste Toulousaine, Union Communiste Libertaire, ZAD 31

Toutes et tous ensemble pour contrer le Front national et la mascarade électorale !

L’Union Antifasciste Toulousaine lance une campagne antifasciste contre le Front national et la mascarade électorale :

https://contrefnelec.noblogs.org/

Nous proposons du matériel, un manifeste, un site internet, un calendrier de mobilisation et de l’information.

Nous appelons toutes les personnes et les organisations sensibles à la montée de l’extrême-droite et au développement du capitalisme à nous rejoindre autour de cette campagne : créons un point de convergence pour amorcer les conditions d’un mouvement social antifasciste et révolutionnaire, en rupture avec la mascarade électorale et ce système de dominations.

L’heure est aux résistances et à la construction d’alternatives, nos armes sont la lutte, la solidarité et l’auto-organisation !

Communiqué sur le rassemblement en solidarité avec les réfugié-e-s, contre le racisme, les frontières et le fascisme.

Le 6 Février, le général Piquemal (ancien commandant parachutiste et de la Légion étrangère participait à une manifestation de Pegida (Groupe fasciste « anti-islamisation » originaire d’Allemagne) avant d’être arrêté.

Le 20 Février, des patriotes et nationalistes ont appelé à une manifestation en soutien à ce général et pour « reprendre le pays » sur la place du Capitole.

Face à cette volonté des forces réactionnaires et xénophobes d’occuper l’espace public, nous avons appelé à un contre-rassemblement. Notre mobilisation préalable et notre présence sur la place du Capitole à l’heure de leur rassemblement ont permis l’annulation pure et simple de la manifestation en soutien au général Piquemal.

Nous restons vigilant-e-s et appelons à être plus nombreu-x-ses les prochaines fois,  pour continuer de maintenir l’extrême droite en échec.

Contre les frontières, le racisme et le fascisme, solidarité avec les migrant-e-s de Calais !

[Communiqué] Unité face à l’extrême droite

Refoulés de la manifestation occitane qui s’est déroulée l’après-midi du samedi 31 mars, dimanche 1er avril vers une heure du matin, une vingtaine d’individus d’extrême droite ont décidé d’effectuer une descente sur la place Arnaud Bernard, symbole du métissage culturel et lieu populaire toulousain. Ils/Elles ont tenté d’imposer leur haine sur la place. Grâce à une réaction collective des individus présent-e-s, ils/elles ont pu être repoussé-e-s.

Dans leur déroute, ils/elles s’en sont pris-es avec une rare violence à un étudiant chilien et l’ont grièvement blessé. La victime, dans le coma, a été transportée à l’hôpital avec un pronostic vital engagé. Bien que son état se soit amélioré le dimanche, celui-ci est toujours hospitalisé dans un état qui reste préoccupant.

Face à ces agressions d’une extrême violence, une vingtaine de personnes se sont dirigées vers le 36 Allée de Barcelone (local du Bloc Identitaire) et ont été stoppées par les forces de l’ordre qui assuraient la sécurité du lieu. Cette attitude des forces de l’ordre, qui semblent plus promptes à protéger le local d’un groupe d’extrême droite structuré et agressif que la population rassemblée ce soir là place Arnaud Bernard dans un cadre festif, nous interpelle, de même que les seuls contrôles d’identité et interpellations ont eu lieu seulement chez les militant-e-s antifascistes.

Cette attaque est une nouvelle expression du caractère agressif croissant des groupuscules d’extrême droite à Toulouse. Depuis deux ans, ils multiplient les actions violentes : attaque du groupe ZEP à la fête de la musique, attaques de bars, menaces sur des militant-e-s associatifs/ives, syndicaux/ales et politiques…

Cette situation s’est aggravée avec l’ouverture au 36 Allée de Barcelone d’une maison de « l’identité toulousaine » mal nommée l’Oustal. C’est le local du Bloc Identitaire toulousain : une organisation d’extrême droite, ouvertement raciste, xénophobe, homophobe et sexiste. Ce lieu est devenu le point de rassemblement de tous les hooligans, néo-nazis et autres nationalistes du Sud-ouest et a ainsi permis à ces groupuscules de bénéficier d’une base arrière pour coordonner leurs attaques, comme le prouvent les événements de la nuit de samedi à dimanche. Toute cette agitation n’a qu’un seul but : stigmatiser quotidiennement les étranger-e-s et les immigré-e-s et distiller le racisme, la xénophobie et la haine.

Refusant que Toulouse soit livrée à la haine et à la xénophobie, nous appelons l’ensemble de la population à se mobiliser afin de prouver que notre ville ne leur appartiendra jamais et qu’elle restera une ville antifasciste!

Nous exigeons :

– la fermeture du local du Bloc Identitaire au 36 Allée de Barcelone

– l’arrêt de la politique gouvernementale actuelle visant à faire de l’étranger-e le/la responsable de tous nos maux et légitimant ainsi les actions de ces groupuscules.

Soyons tous et toutes uni-e-s face à l’extrême droite !

Premiers signataires : AGET FSE, Alternative Libertaire, ATTAC Toulouse, Confédération Nationale du travail, Comité de soutien à Andres, Coup pour Coup 31, Convergences et Alternative,  Dechoukaj, Europe Ecologie Les Verts, Fédération Syndicale Unitaire, Front de Gauche, Nouveau Parti Anticapitaliste, OCML-Voie Prolétarienne, Parti Communiste Français, Parti de Gauche,  Partit Occitan Pais Tolosan , Réseau Universités Sans Frontières 31, SUD Culture Solidaires, SUD Etudiant, Union Antifasciste Toulousain

communiqué ici

Attaque fasciste: 1 blessé grave

Dimanche 1er avril vers 1 heure du matin, une fois de plus les fachos toulousains se sont à nouveau manifestés place Arnaud Bernard.

La place Arnaud Bernard était animée par la fête et la convivialité comme à son habitude, quand un groupe fit irruption sur la place. Une vingtaine d’individus groupés marchant au pas et plus ou moins cagoulés arrivent du boulevard Lascrosses. La démarche et l’attitude agressive des individus ne laissent pas planer beaucoup de doute : « c’est les fachos » crient certains fêtards de la place. En effet, ils parcourent la place en provoquant les badauds. Devant le regard médusé des gens en terrasse, les individus ont crié « Toulouse hooligans » tout en effectuant des saluts hitlériens. Après quelques minutes de latence, l’ensemble des gens sur la place ont vivement réagi pour repousser les assaillants qui avaient commencé à s’attaquer à la terrasse d’un café et aux clients d’un kebab.

En s’enfuyant vers la place Saint Sernin, les fachos ont grièvement blessé un étudiant chilien. L’intervention d’un témoin lui aura certainement sauvé la vie. En effet la victime dans le coma a été transférée à l’hôpital. Le pronostic vital fut au cours de la soirée engagé. L’état de la victime s’est amélioré dimanche après-midi. Sorti du coma, le blessé souffre de multiples fractures de la boite crânienne et d’une paralysie des membres. Selon nos informations datant de dimanche soir, la paralysie ne serait pas définitive.

Plus tard, une partie des gens qui venaient de se faire attaquer place Arnaud Bernard décidèrent d’aller demander des comptes aux fachos en allant à leur local du 36 allée de Barcelone. Avant même qu’ils arrivent à la porte, la police est intervenue en tirant au flashball. S’en suivi un contrôle d’identité et une fouille. La police effectua 5 interpellations. 4 personnes ont rapidement été libérées dans l’heure qui suivit. La cinquième personne est toujours en garde à vue lundi midi. A notre connaissance aucun affrontement n’a eu lieu non plus place Saint-Pierre.

Une fois de plus les fachos n’ont pas été inquiétés, malgré une ratonnade qui a failli coûter la vie à une personne, ils ont pu tranquillement continuer leur soirée. La police a été plus efficace défendre le local du Bloc Identitaire, que pour protéger les toulousains qui festoyaient à Arnaud Bernard… Nous nous étonnons de l’attitude des forces de l’ordre. Il semblerait que les « enquêteurs » croient tenir le « coupable idéal » de l’agression de l’étudiant. Selon nos informations, l’accusé était vers la place Saint Pierre au moment de l’agression. De plus l’accusé est antifasciste alors que l’étudiant a été agressé pas des fascistes ! En conséquence, nous demandons la libération immédiate de l’interpellé.

Plus qu’une rixe entre extrêmes, ce qui s’est déroulé dans la nuit de samedi à dimanche, s’apparente plus à une volonté de la part de jeunes hooligans d’extrême droite et des militants identitaires de venir agresser des personnes représentant tout ce qu’ils détestent à souhait : des manifestants occitanistes fêtant la réussite de leur manifestation, des populations d’origine étrangère, des jeunes de gauche, des kebabs, surtout une place et quartier symbolisant la diversité des cultures et le métissage qu’ils exècrent.

communiqué ici