Clément – 5 ans – Ni oubli, ni pardon


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Rassemblement hommage Clément Méric


Il y a 5 ans, notre camarade antifasciste Clément Méric est mort sous les coups de l’extrême-droite à Paris. La cour d’appel de Paris, le 5 décembre, a rejeté le recours d’un des skinheads impliqué dans la rixe qui a coûté sa vie à notre camarade en 2013. Esteban Morillo et Samuel Dufour sont renvoyés aux assises.

Depuis 5 ans, leur procès tarde et la justice a laissé impuni ces meurtriers. Et depuis 5 ans nous devons combattre le discours inacceptable des médias et de la justice. Nous avons entendu les médias travestir la réalité en une « rencontre malheureuse » ou rabaisser notre lutte en « une simple bagarre qui a mal tourné ». Ne laissons ni les médias, ni la justice salir sa mémoire. Clément Méric est mort, tué froidement par des militants d’extrême-droite qui ont intentionnellement causé sa mort. Sa mort est politique, son meurtre est le résultat d’une idéologie à dominante raciste qui détruit nos vies et toute forme de solidarité que nous cherchons à construire.

Depuis le 5 juin 2013, chaque lutte nous rappelle avec force que nous devons faire vivre ses combats. Chaque jour, nous cherchons à faire vivre sa mémoire en construisant une société dont il serait fier. Nous serons là, dans la rue, pour le rappeler. Nous serons là pour rappeler les engagements de Clément. En développant la solidarité internationale avec les peuples qui luttent pour leur auto-détermination et contre le colonialisme, nous faisons reculer l’extrême-droite.

En combattant le sexisme, l’homophobie, l’islamophobie, l’antisémitisme et toutes les discriminations et système d’oppression, nous faisons reculer l’extrême-droite.

Nous vous invitons d’ailleurs, si vous le pouvez, à lui rendre hommage lors des 2 jours de commémoration qui auront lieu à Paris. Nos pensées vont aussi au comité pour Clément qui fait vivre sa mémoire depuis ce temps.

Une vie de lutte plutôt qu’une minute de silence
Clément, la rage au cœur, nous ne t’oublierons jamais
Ni oubli, ni pardon !

Rassemblement à Toulouse – Jean Jaures

Mardi 5 juin 2018 – 19h

Manifestation en hommage aux victimes du fascisme


Pour Clément et tous les autres, Ni oubli, ni pardon !

Rendez-vous samedi 3 juin à 15h à la médiathèque José Cabanis

« Violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, en réunion et avec usage ou menace d’une arme ». Voilà comment la justice définit « l’affaire Clément Méric ».

Depuis 4 ans, les assassins de notre camarade se baladent tranquillement dans les rues sans que la justice ne se soucie d’eux. Et depuis 4 ans, tout est fait pour oublier.
Sa mort est présentée comme le résultat d’une rixe entre bandes, réduite à un fait divers et non pas considérée comme la conséquence de la normalisation des idéologies de l’extrême droite. Le procès n’arrive jamais malgré des preuves accablantes qui ne changent rien.

Tous les éléments sont réunis pour dénoncer une justice complice de l’assassinat de notre camarade. Du temps pour faire oublier. Voilà le sort que réserve la justice aux assassins de nos camarades. Nous pensons aussi à Andrés, attaqué sur Toulouse en 2012 par une clique d’identitaires locaux, qui restera handicapé à vie.
Mais aussi à la mort de Hervé Rybarczyk, militant révolutionnaire antifasciste et guitariste du groupe « Ashtones », en réalité assassiné par des militants de l’extrême-droite Lilloise proche de Troisième Voie.
Nous n’oublions pas non plus les personnes victimes de violences policières, blessées ou tuées par les forces de l’ordre. Ces crimes racistes et sociaux sont systématiquement légitimés par l’État, en France comme ailleurs, et montre l’impunité dont jouit la police.
Nous pensons aussi à tou-te-s les militant-e-s et opposant-e-s politiques qui se battent dans leurs pays et pour l’égalité et la révolution sociale et notamment en Tchétchénie, où le seul fait d’être homosexuel-le revient à être destiné à mourir.

Le meilleur hommage que l’on puisse faire à nos camarades tombé-e-s, la meilleure façon de leur rendre justice, c’est de continuer leur combat, notre combat : contre le capitalisme qui détruit à petit feu nos vies, contre une justice de classe et une police qui ne protègent que les intérêts des riches et des fascistes, contre les idées réactionnaires, le racisme, la LGBTQIphobie et le sexisme qui nous oppressent et nous divisent.

Nous n’oublierons rien du sourire de notre camarade ni de ses combats. Nous ne pardonnerons jamais l’infamie des fascistes qui l’ont tué et du système qui les produit.
Clément tu vis dans nos luttes.

Vous pouvez lire le tract en cliquant : ici

De plus un article sur la décision de justice pour Andrés, victime en 2012 des identitaires : ici

Compte rendu de la manifestation du jeudi 2 juin


Jeudi 2 juin s’est élancé la manifestation en hommage à Clément Méric et aux victimes du fascisme. C’est dans un climat particulier, celui de l’état d’urgence que nous avons rendu hommage à nos camarades assassinés par des fascistes. État, à la main du parti socialiste, qui abat quotidiennement ses cartes contre les militants qui se battent pour la justice sociale. Contrôles d’identités systématiques , fichages des militants, fouilles sont autant de provocations policières venues perturber notre commémoration. Sans parler de la sur représentation des effectifs policiers pour une manifestation qui se veut un hommage à tous ceux qui sont aussi tombés pour une société débarrassée de la violence policière et de la justice de classe. Justice qui, depuis trois ans, refuse de juger les coupables de ce crime politique. Mais c’est aussi dans le climat d’un mouvement social fort que nous avons défilé. Nous ne doutons pas que Clément aurait été de ce combat, celui contre la loi El Khomri qui casse et remet en cause l’ensemble de nos droits acquis par les luttes de travailleurs. En continuant à se battre contre la société capitaliste, nous continuons à faire vivre ses combats. C est ainsi que nous avons manifesté à plus de 200 de François Verdier à Arnaud Bernard pour faire vivre Clément et ses combats et pour démontrer que la rue appartiendra toujours aux antifascistes. Nous avons aussi tenu cette année à faire vivre la lutte antifasciste dans un espace de débat et de discussion. Ainsi dans le cadre de la projection du documentaire « une vie de lutte » nous avons pris le temps de discuter des perspectives de la lutte antifasciste. Plus que jamais, nous devons continuer à construire une riposte populaire d’ampleur pour combattre le fascisme.

Pour clément, ni oubli, ni pardon
Le meilleur hommage ? Continuer le combat !

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Projection/ Discussion Jeudi 2/06


2016.06.02 projection une vie de lutte V01internetL’Union Antifasciste Toulousaine vous invite après la manifestation en hommage à Clément et aux victimes du fascisme à une projection/discussion qui aura lieu à la Chapelle, 36 rue danielle casanova, toulouse, à partir de 21h ce jeudi 2 juin 2016.

Le documentaire « Une vie de lutte » a été réalisé suite à l’assassinat de notre ami Clément. C’est un groupe d’antifascistes berlinois (NEA) qui ont pris cette initiative. Ils sont allés à la rencontre des membres de l’AFA Paris-Banlieue ainsi que d’autres antifascistes afin de revenir sur la mort de notre ami, les mouvements d’extrême-droite et les ripostes antifascistes dans la capitale.

L’occasion pour nous de nous et vous retrouver après la manifestation et de poursuivre nos luttes, au delà de la commémoration.

MANIFESTATION ANTIFASCISTE


 

Sans titre5 JUIN 2013,

3 ans que notre camarade Clément est décédé sous les coups des fascistes.

5 JUIN 2013,

3 ans que la justice refuse de juger les coupables de ce crime politique et continue de juger les syndicalistes, les militant-e-s de classe et les militant-e-s qui se battent pour une autre société. 3 ans encore que l’État et sa police ne cessent de harceler et d’assassiner les habitant-e-s des quartiers populaires (Zyed et Bouna, Lamine Dieng, Amine Bentousi et tant d’autres encore), toujours en acquittant les responsables des crimes. Syndicalistes de GoodYear, manifestant.e.s arrêté.e.s lors des manifestations pour Rémi Fraisse, ou plus récemment contre la loi travail, condamné.e.s à de la prison ferme quand les meurtriers de Clément courent toujours impunément. Et quand les fascistes bénéficient d’une impunité judiciaire lorsqu’ils tabassent, poignardent et intimident nos camarades, ce sont les syndicalistes de la CNT qui se font violemment attaquer leurs locaux par la police à Lille.

clement5 JUIN 2013,

une date pour se rappeler que chaque jour des antifascistes tombent encore pour une société sans classe. Carlos Palomino, Carlo Giulani, Kostja Lunkin, Killah P., etc, chaque pays compte ses mort-e-s et leurs combats continuent à vivre dans nos luttes. Une date aussi pour se rappeler que le combat antifasciste amène nos camarades révolutionnaires à croupir dans les geôles des régimes bourgeois à travers le monde (Alexander Kolchenko, Oleg Sentsov, Georges Abdallah ou encore les militants de Lutte Révolutionnaire).

5 JUIN 2016,

3 ans après, la montée des idées du Front National et la banalisation des discours racistes, islamophobes, misogynes, homophobes, sexistes et de domination de genre, continuent de servir la crise du capitalisme que nous vivons au quotidien. L’extrême droite, du FN aux identitaires, s’affirme toujours plus dans son discours anti ouvrier, anti syndicaliste, contre le progrès social mais pour la préservation des privilèges racistes ou de classe. Stigmatisant les immigré.e.s, les femmes voilées, les sans-papiers et en général toutes les personnes subissant le racisme, les États font la part belle à la progression des nationalismes de droite comme de gauche en prétextant l’union nationale face à des supposés ennemis de l’intérieur.

5 JUIN 2016,

3 ans après, on ne peut que constater que le fascisme et différents courants réactionnaires se renforcent en Europe. Guerre civile en Ukraine où s’affrontent les néo-nazis de Pravy Sektor et de Svoboda à l’impérialisme russe, montée du parti néo nazi en Hongrie face au déjà très autoritaire et raciste Viktor Orban, le parti d’extrême droite FPÖ en Autriche en tête des élections nationales, construction d’une frontière imperméable aux réfugié-e-s et migrant-e-s aux portes de l’Europe fuyant les conflits que les États impérialistes provoquent un peu partout sur la planète. Il faut également constater que cette situation ne se limite pas à l’Europe. ModifiéAux États Unis, Donald Trump reprend à son compte les thèses de l’extrême droite locale comme internationale. L’État Turc, allié de l’Union Européenne, continue toujours sa guerre vis à vis des populations kurdes, alévis, arméniennes ou tout autres minorités opprimés et renforce toujours plus son autoritarisme. Que l’État Français encore soutien les régimes réactionnaires d’Iran, des monarchies du Golfe, du Maroc ou de Tunisie, tandis que sur place, les forces progressistes se font assassiner et réduire au silence.

5 JUIN 2016,

3 ans après, les militant-e-s fascistes continue de courir dans les rues. Les agressions racistes, sexistes et homophobes se multiplient, que ce soit dans la rue ou à l’encontre d’espace militant. Nous nous devons de continuer à mener, dans toutes nos luttes, sur nos lieux de travail et de vie, la lutte antifasciste et révolutionnaire, en ne laissant aucun espace de visibilité ou d’action aux organisations d’extrême droite et à toutes leurs nébuleuses conspirationniste qu’elle traîne dans leurs girons. Plus que jamais, nous devons construire une riposte populaire et affirmer que la lutte antifasciste ne peut être que solidaire de tous-tes les exploité-e-s, ici comme ailleurs.

le tract définitif avec les signataires est disponible ici

MANIFESTATION – JEUDI 02 JUIN – 19H – FRANÇOIS VERDIER

Clément 05/06/2013 – 05/09/2015


Ni oubli, ni pardon

Modifié

 

Rappel des événements du 2 au 4 juin 2015


MARDI 02/06 – 20H :

CONCERT EN HOMMAGE A CLEMENT

MERCREDI 03/06 – 19H:

PROJECTION DU FILM

« ACTA NON VERBA » + DEBAT

JEUDI 04/06 – 18H30:

MANIFESTATION EN HOMMAGE AUX VICTIMES DU FASCISME

 

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Manifestation en hommage aux victimes du fascisme


Le 5 juin 2013, des fascistes ont tué notre camarade Clément Méric.

Deux années ont passé et nous ne pouvons que constater que l’extreme droite continue de déverser sa haine, sa violence et son racisme partout en Europe. Nous n’oublions pas les coups de couteau reçus par Carlos Palomino en Espagne en 2007, l’assassinat de Pavlos Fyssas en 2013, et tous les autres tombés à cause des idées fascistes. Ces actions vont de pair avec la banalisation des discours racistes et xénophobes tant dans les medias que dans la politique institutionnelle.

La crise du capitalisme que nous traversons laisse place en Europe au développement de partis ouvertement fascistes et néonazis comme Aube Dorée en Grèce et les groupes nationalistes dans l’Est de l’Europe. Mais les partis traditionnels n’échappent pas à la résurgence des idées réactionnaires.

Il suffit de voir la politique menée par le Parti Socialiste depuis son arrivée au pouvoir : Les violences policières sont en augmentation et les libertés individuelles sont de plus en plus remises en cause au nom de l’ordre et de la sécurité.Le racisme notamment celui envers les Rroms et l’islamophobie, gagne du terrain.

Clément était un militant qui croyait fermement en l’égalité, la justice sociale et la lutte.clem 3 Il détestait le racisme, l’homophobie et la violence d’Etat ; c’est un camarade qui avait décidés de lutter contre le fascisme, sur le terrain des idées comme dans la rue.
Et nous savons qu’il avait bien raison, la solution est dans la lutte et l’organisation collective à tous les niveaux : idéologique et culturel au quotidien.

On ne doit pas laisser la possibilité à l’extrême droite de s’implanter. Il n’y a pas de “liberté d’expression”, de “liberté de parole”… pour ceux qui nient toutes ces libertés.

Pour cela Clément et tous nos camarades victimes du fascisme doivent vivre dans nos luttes, pour l’égalité, pour la justice sociale.

Pour Clément et pour les autres victimes du fascisme il n’y aura ni oubli ni pardon, rien ne restera impuni!

Seule la lutte paie.

RDV le 04 Juin à 18h30 place Arnaud Bernard

Et à Paris le 06 Juin à 14h a Bastille

Signataires

concert proj

Clément, à jamais dans nos coeurs


Le 5 juin 2013, l’extrême droite a tué notre camarade Clément Méric. Un an après, nous ne pouvons que constater que les fascistes continuent de déverser leur haine, leur violence et leur racisme partout en Europe. Nous n’oublions pas les coups de feu contre un concert organisé par RUSF à Clermont-Ferrand et l’assassinat de Pavlos Fyssas, rappeur grec tué au couteau par les néonazis de l’Aube Dorée. Mais ces actions vont de pair avec la banalisation des discours racistes et xénophobes tant dans les medias que dans la politique institutionnelle. Il suffit de voir la politique « anti-rrom » mise en place par M. Valls ou la tentative de dédiabolisation du Front National.

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La crise du capitalisme que nous traversons laisse place en Europe et en France au développement de partis ouvertement fascistes et néonazis comme l’Aube Dorée en Grèce et les groupes nationalistes dans l’Est de l’Europe.

Clément était un militant qui croyait fermement en l’égalité, la justice sociale et la lutte. Il détestait le racisme, l’homophobie, la violence d’Etat ; c’est un camarade qui avait décidé, suivant ses principes, de lutter contre le fascisme, idéologiquement comme dans la rue.

Et nous savons qu’il avait bien raison, la seule solution étant la lutte et l’organisation collective à tous les niveaux : idéologique, culturel et militant. On ne doit pas laisser la possibilité à l’extrême droite de s’implanter. Il n’y a pas de “liberté d’expression”, de “liberté de parole”… pour ceux qui nient toutes ces libertés. Pas de tolérance pour l’intolérance.

Ce sont les politiques de la droite comme de la gauche parlementaire qui ont favorisé la montée de l’extrême droite, ce qui nous a conduit à ce meurtre : la seule réponse possible et efficace est la lutte antifasciste et révolutionnaire.

Pour cela Clément doit vivre dans nos luttes, pour l’égalité, pour la justice sociale, pour se libérer du fascisme et du capitalisme.

Pour Clément et pour les autres victimes du fascisme il n’y aura ni oubli ni pardon, rien ne restera impuni.

Seule la lutte paie