Clément Méric, ni oubli ni pardon !


 

« Clément (…) a vu des gens arborant des symboles nazis, il n’a pas baissé les yeux. Et je dis que nous devrions être fiers de ce garçon qui n’a pas baissé les yeux ».

Ni oubli, ni pardon !

 

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Procès des meurtriers de Clément


Le 5 juin 2013, à Paris, Clément Méric, syndicaliste et militant antifasciste, mourait sous les coups de skinheads néo-nazis.

Du 4 au 14 septembre aura lieu à la Cour d’Assises de Paris le procès des agresseurs de Clément et de ses camarades présents à ses côtés ce jour là.

Qu’en attendons-nous ? Essentiellement que la vérité soit dite publiquement sur les circonstances de la mort de Clément Méric, que l’on cesse de renvoyer dos à dos agresseurs et agressés et que la dimension politique de ce crime soit clairement mise en évidence.

Parce que nous n’oublions pas que cette mort est politique et que l’extrême droite tue, différents rassemblements sont organisés à Paris

– Mardi 11 septembre, 18h30 au pont du Carrousel pour évoquer les victimes de l’extrême droite

– Vendredi 14 septembre, 18h30 pour une manifestation qui partira de la place de la République.

Nous partageons un texte du comité pour Clément que l’on peut lire ici

Et aussi le tract de l’AFA Paris Banlieue que l’on peut lire en cliquant ici

Un autre article, publié sur la Horde, fait le lien avec d’autres affaires notamment celle de Lille que l’on peut lire en cliquant ici

L’extrême droite tue, faisons son procès !

Rassemblement hommage Clément Méric


Il y a 5 ans, notre camarade antifasciste Clément Méric est mort sous les coups de l’extrême-droite à Paris. La cour d’appel de Paris, le 5 décembre, a rejeté le recours d’un des skinheads impliqué dans la rixe qui a coûté sa vie à notre camarade en 2013. Esteban Morillo et Samuel Dufour sont renvoyés aux assises.

Depuis 5 ans, leur procès tarde et la justice a laissé impuni ces meurtriers. Et depuis 5 ans nous devons combattre le discours inacceptable des médias et de la justice. Nous avons entendu les médias travestir la réalité en une « rencontre malheureuse » ou rabaisser notre lutte en « une simple bagarre qui a mal tourné ». Ne laissons ni les médias, ni la justice salir sa mémoire. Clément Méric est mort, tué froidement par des militants d’extrême-droite qui ont intentionnellement causé sa mort. Sa mort est politique, son meurtre est le résultat d’une idéologie à dominante raciste qui détruit nos vies et toute forme de solidarité que nous cherchons à construire.

Depuis le 5 juin 2013, chaque lutte nous rappelle avec force que nous devons faire vivre ses combats. Chaque jour, nous cherchons à faire vivre sa mémoire en construisant une société dont il serait fier. Nous serons là, dans la rue, pour le rappeler. Nous serons là pour rappeler les engagements de Clément. En développant la solidarité internationale avec les peuples qui luttent pour leur auto-détermination et contre le colonialisme, nous faisons reculer l’extrême-droite.

En combattant le sexisme, l’homophobie, l’islamophobie, l’antisémitisme et toutes les discriminations et système d’oppression, nous faisons reculer l’extrême-droite.

Nous vous invitons d’ailleurs, si vous le pouvez, à lui rendre hommage lors des 2 jours de commémoration qui auront lieu à Paris. Nos pensées vont aussi au comité pour Clément qui fait vivre sa mémoire depuis ce temps.

Une vie de lutte plutôt qu’une minute de silence
Clément, la rage au cœur, nous ne t’oublierons jamais
Ni oubli, ni pardon !

Rassemblement à Toulouse – Jean Jaures

Mardi 5 juin 2018 – 19h

Manifestation en hommage aux victimes du fascisme


Pour Clément et tous les autres, Ni oubli, ni pardon !

Rendez-vous samedi 3 juin à 15h à la médiathèque José Cabanis

« Violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, en réunion et avec usage ou menace d’une arme ». Voilà comment la justice définit « l’affaire Clément Méric ».

Depuis 4 ans, les assassins de notre camarade se baladent tranquillement dans les rues sans que la justice ne se soucie d’eux. Et depuis 4 ans, tout est fait pour oublier.
Sa mort est présentée comme le résultat d’une rixe entre bandes, réduite à un fait divers et non pas considérée comme la conséquence de la normalisation des idéologies de l’extrême droite. Le procès n’arrive jamais malgré des preuves accablantes qui ne changent rien.

Tous les éléments sont réunis pour dénoncer une justice complice de l’assassinat de notre camarade. Du temps pour faire oublier. Voilà le sort que réserve la justice aux assassins de nos camarades. Nous pensons aussi à Andrés, attaqué sur Toulouse en 2012 par une clique d’identitaires locaux, qui restera handicapé à vie.
Mais aussi à la mort de Hervé Rybarczyk, militant révolutionnaire antifasciste et guitariste du groupe « Ashtones », en réalité assassiné par des militants de l’extrême-droite Lilloise proche de Troisième Voie.
Nous n’oublions pas non plus les personnes victimes de violences policières, blessées ou tuées par les forces de l’ordre. Ces crimes racistes et sociaux sont systématiquement légitimés par l’État, en France comme ailleurs, et montre l’impunité dont jouit la police.
Nous pensons aussi à tou-te-s les militant-e-s et opposant-e-s politiques qui se battent dans leurs pays et pour l’égalité et la révolution sociale et notamment en Tchétchénie, où le seul fait d’être homosexuel-le revient à être destiné à mourir.

Le meilleur hommage que l’on puisse faire à nos camarades tombé-e-s, la meilleure façon de leur rendre justice, c’est de continuer leur combat, notre combat : contre le capitalisme qui détruit à petit feu nos vies, contre une justice de classe et une police qui ne protègent que les intérêts des riches et des fascistes, contre les idées réactionnaires, le racisme, la LGBTQIphobie et le sexisme qui nous oppressent et nous divisent.

Nous n’oublierons rien du sourire de notre camarade ni de ses combats. Nous ne pardonnerons jamais l’infamie des fascistes qui l’ont tué et du système qui les produit.
Clément tu vis dans nos luttes.

Vous pouvez lire le tract en cliquant : ici

De plus un article sur la décision de justice pour Andrés, victime en 2012 des identitaires : ici