Jour de honte pour les réac !


Samedi 5 avril, un appel national à un « Jour de colère » était lancé par les réacs de tous bords. Ici à Toulouse, les colériques appelaient à se rassembler place du Capitole à 14h.

Impossible de connaitre l’étendue leur mobilisation. La plupart, toujours prêts à vaillamment répandre la haine sur internet ou dans les urnes ont eu bien du mal à assumer ce 5 avril à Toulouse. On les a vu hésiter, venir au rassemblement faire un tour par politesse puis vite regagner l’anonymat parmi les badauds, certains ne se sont même pas approché. Elle n’avait pas l’air si en colère, cette extrême droite, encore une fois dans une posture… pitoyable et honteuse.

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Le vrai visage de jour de colére: quelques néo nazis qui voulaient prendre la pause.

On a ainsi bien pu voir l’échec de ce « front fasciste » avec les quenellistes antisémites qui ne voulaient pas s’associer à des néo-nazis et des identitaires racistes. En effet, il est difficile de rassembler sur le moteur de la haine.

Seulement une vingtaine de manifestant-e-s étaient présent-e-s, derrière des barrières, entouré-e-s d’un autre vingtaine de néo-nazis qui faisaient office de service d’ordre. Pour un mouvement qui se dit global, c’est quand même un peu la honte.

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La solitude des grands jours

Les fachos de  » jours de colère » peuvent avoir honte, mais nous antifascistes, nous pouvons être fier-e-s ! Suite à l’appel de diverses organisations libertaires, maoistes, anti-impérialistes, LGBT et antifascistes toulousaines, nous avons été plus de 250 à crier notre mécontentement quant à la présence de ces fascistes dans la ville rose. Tout ceux qui se reconnaissent dans la lutte contre le fascisme ont reprit la rue à la fois d’une facon dynamiques, combattives  mais aussi communicatives.

Malgré une très forte présence policière qui aura protégé jusqu’au bout le rassemblement colérique, nous avons informé les toulousain-e-s de ce qu’il se passait au Capitole et les Toulousains se sont eux même saisis de la question, en les huant constamment ! Les fachos ont finalement été encerclés et enfermés dans une place vidée par leur propre haine, les passants étant révoltés de les voir.

Malgré l’échec évident du « Jour de colère » et l’ampleur de la contestation antifasciste, la police a continué à protéger les néo nazis qui n’ont pas arrêté de déverser leurs vieux discours. Deux personnes ont été bléssées par la police et cinq personnes ont été mis en garde à vue pour avoir osé contester ce rassemblement.  Un reste encore en garde à vue. On vous donnera des nouvelles dès que nous en saurons plus pour leur procés.

Toulouse est et restera une ville antifasciste. Mais pour cela, il faut que nous restions mobilisés. La lutte continue.

Leur colère est réactionnaire, Notre rage est révolutionnaire!

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Génération identitaire: génération fasciste !


Un tract d’analyse en réponse à la « campagne anti-racaille » lancée par Génération Identitaire

Disponible ici et ci dessous

Bonne lecture !

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Manifestation le 8 Juin !


Manifestation des jeunesses nationalistes samedi et dimanche à Toulouse, le lien juste ici

Nous devons encore leur prouver que Toulouse est et restera antifasciste !

Manifestation antifasciste Samedi 8 juin 14h Arnaud Bernard !

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Un peu partout l’extrême droite revient en force avec un allié de taille: la crise du capitalisme. Au même rythme que sous le gouvernement Sarkozy s’accumulent les expulsions, les lois et mesures discriminatoires et sécuritaires. Et les classes populaires font face à une offensive sécuritaire et raciste de grande ampleur qui menace leurs droits, libertés et acquis sociaux.

Le droit de vote des étrangers est repoussé, la chasse aux sans papiers continuent et les militants homophobes défilent paisiblement dans les rues sans être inquiété par une police toujours aussi complaisante.

C’est dans ce contexte que la plupart des organisations réactionnaires continuent à vociférer leurs haines. Et pour le Bloc Identitaire, groupuscule d’extrême droite, de continuer de vouloir installer son discours raciste et nationaliste. A Toulouse, même impliqué dans plusieurs agressions dont celle ultra violente d’un étudiant place Arnaud Bernard, il tente à nouveau d’organiser la marche de la « fierté toulousaine » du 8/9 juin. Cette date, censée commémorer une bataille en 721 contre « l’envahisseur arabe » est pour eux, une référence à la soit disant islamisation de la France ainsi qu’à la reconquête du pays par les « français ».

Nous ne devons pas les laisser s’approprier cette date ! Nous réaffirmons qu’il n’y a aucun avenir dans le racisme et le chauvinisme ! Nous devons continuer à combattre l’extrême droite et tous ceux qui tentent de s’imposer à Toulouse ou ailleurs.

Nous devons faire vivre un antiracisme/antifascisme fort qui sera à même de construire l’unité entre tous pour enfin se débarrasser des véritables problèmes : le chômage, l’exploitation, les politiques racistes et sécuritaires. Nous appelons tous les antiracistes et antifascistes de Toulouse et d’ailleurs à participer à la manif du samedi 8 juin dès 14h place Arnaud Bernard pour crier haut et fort « Contre le racisme, offensive métisse et populaire ! »

La manif passe: les fachos dégoupillent et vacillent


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Photo copyright sharedwanderlust, Licence CC

Samedi 19 janvier 2013 à Toulouse, entre 6 000 et 8 000 manifestants ont défilé pour l’égalité des droits et l’accès au Mariage et à la Procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes et tous. Cette manifestation a été une démonstration de force dans la plupart des villes de France pour contrer l’offensive des homophobes qui ont défilé à Paris le 13 janvier 2013.  Depuis quelques mois on assiste à une montée de l’homophobie et du patriarcat dans les rues et dans les discours. Et parce que le combat antifasciste ne peut être séparé de la lutte contre les discours réactionnaires, l’Union Antifasciste Toulousaine combat les individus et organisations propageant ces discours de haine.

Réunis dans le cortège radical et derrière le mot d’ordre de la banderole  « le ps roupille, les fachos dégoupillent, riposte trans pd gouines », nous étions nombreux et nombreuses à défiler de façon unitaire pour l’égalité des droits.

Lors de ce défilé festif et unitaire, des militants d’extrême droite ont tenté en vain de saboter son bon déroulement à plusieurs reprises. Par exemple, rue Alsace Lorraine, perché sur un échafaudage, plusieurs militants à la fois des Jeunesses Nationalistes (JN), des Nationalistes Autonomes (NA) et du Bloc Identitaire (BI) ont violemment provoqué le défilé.

Alexandre, Victor et Laura en finesse.

Alexandre, Victor et Laura en finesse.

Pour se donner en spectacle et propager leurs haines, ces militants ont brûlé un drapeau Arc en ciel au dessus de la tête des manifestants, scandé des slogans homophobes et lancé des fumigènes. La réaction des manifestants ne s’est pas fait attendre. D’abord par des slogans pour couvrir les provocations lancées au mégaphone par les fachos puis plusieurs personnes montèrent sur l’échafaudage pour faire cesser l’odieux spectacle.

La plupart des fachos ont pris aussitôt la fuite laissant derrière eux 4 de leur copains : Victor Lenta (ex du Bloc Identitaire toulousain en difficulté qu’il quitta par opportunisme pour monter les JN Toulouse), Laura Lussaud (cadre nationale des JN) et Alexandre Cathala (militant au NA) et un 4ème encore non-identifié. La retraite étant alors impossible pour nos 4 abandonnés, ils ont tenté, comme à leur habitude, la méthode violente. Mais problème pour Victor et ses amis,  les manifestants les prirent à leur propre jeu.

la fuite impossible, Alexandre et Victor se calment rapidement.

la fuite impossible, Alexandre et Victor se calment rapidement.

La police est arrivée rapidement pour sauver la fine équipe avec complaisance. Police qui, avec son sens de la mesure, a gazé et frappé les manifestants pacifistes, et les nombreux passants, pour protéger les homophobes. Une tentative d’interpellation a même eu lieu. Après cette épreuve de force, la police n’a pas, non plus, hésité à réaliser des contrôles d’identités douteux. Du grand spectacle policier, comme d’habitude lorsqu’il s’agit de réprimer les progressistes et défendre les oppresseurs.

Le défilé repris alors sa route sans problème majeur.  Cet incident est révélateur une fois de plus du climat délétère qu’entretient l’extrême droite toulousaine depuis plus de 2 ans. Cette pitoyable action mort-née des fachos n’est et ne doit pas devenir le symbole de la journée de mobilisation en faveur du mariage pour tous.

L ‘union antifasciste toulousaine se félicite de la réussite de la manifestation et appelle à poursuivre la lutte.

communiqué ici

Ni oubli, ni pardon ! Justice pour Andrés !


Un petit bilan réalisé par Carré d’info sur le rassemblement qui a eu lieu samedi 13 novembre place du capitole et dont l’UAT a été partie prenante. L’affaire est loin d’être close car Matthieu Clique sera entendu le 25 octobre et la date de son procès n’est pas encore fixé.  Nous devons rester vigilant et mobilisé d’autant plus que l’appel à solidarité lancée en avril par le comité de soutien à Andrés reste d’actualité car les dépenses sont nombreuses (besoins de première nécessité, frais juridiques…). Notre soutien s’avère extrêmement important étant donné la situation plus que précaire qu’il doit subir au quotidien : état de santé fragilisé, OQTF toujours en cours ne permettent pas à Andrés de travailler ou de se loger…

Le 31 mars dernier, Andrés était agressé par des militants d’extrême droite dans le quartier Arnaud Bernard. Gravement blessé, l’étudiant chilien a été hospitalisé deux mois et demi. Pour ne pas oublier, plusieurs associations et son comité de soutien ont manifesté samedi place du Capitole. Parallèlement, l’auteur présumé de l’agression, actuellement en détention, sera entendu le 25 octobre prochain indique son avocat ….

la suite sur Carré d’info  !

et quelques petites photos du rassemblement sur le site citizen-side !

Suite de l’affaire Andrés


Rappel des faits

Place Arnaud Bernard

Dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2012 un groupe d’une vingtaine de fachos composés majoritairement de hooligans du TFC, accompagnés de militants du Bloc Identitaire et de boneheads [1] ont fait irruption sur la place Arnaud Bernard. Après quelques provocations racistes [2], le groupe a saccagé la terrasse d’un kebab et  s’en est pris à la clientèle. L’agression amena une riposte unitaire de la part des témoins médusés par la violence des actes. Une foule s’empressa alors de virer la vingtaine de fascistes de la place. Dans leur fuite alors qu’ils n’étaient plus pourchassés et sans doute vexés de ne pas avoir pu faire aussi mal que ce qu’ils espéraient, les fachos ont commis l’irréparable. En effet, ils s’en sont pris à Manuel Andrés Pardo, un étudiant chilien qui rentrait chez lui après avoir assisté à un concert place Arnaud Bernard. Un coup de pied le projeta violemment au sol et fractura son crane. Le lynchage fut évité de justesse grâce à quelques témoins qui eurent les bons mots au bon moment pour que les fachos partent enfin pour de bon. Peu après l’attaque, la nouvelle de l’agression se répandit dans tout le quartier. C’est ainsi qu’une quarantaine de personnes secoués par les violences de la soirée allèrent manifester leur mécontentement devant L’Oustal, le local toulousain du Bloc Identitaire situé au 36 allées de Barcelone. Local qui est depuis son ouverture le lieu de rassemblement incontournable de l’extrême droite toulousaine. L’Oustal était sous protection policière et rien ne supposait donc que la violence s’exprime à nouveau. Pourtant l’arrivée du groupe engendra une réponse policière quasi instantanée alors qu’aucune violence ni dégradation n’avait été commise. Une vingtaine de personnes furent interpellées dont 4 placées en garde à vue. 2 personnes furent relâchées dans l’heure. Les 2 autres ne furent libérées que le 2 avril au soir non sans être passées devant un juge des libertés. En effet la police croyait détenir à ce moment là les agresseurs d’Andrés…

Bilan catastrophique de la soirée : une énième attaque de fachos, plusieurs blessés légers, des dégradations, un étudiant dans le coma entre la vie et la mort, une vingtaine de personnes apparentées antifascistes [3] interpellées dont 4 gardées à vue impliquant des poursuites judiciaires, des fachos qui une fois de plus ont fait ce qu’ils voulaient dans Toulouse en toute impunité et une police égale à elle-même…

Dés le lendemain, les amis de Manuel Andrés Pardo, le plus durement touché par le déchaînement de violence de cette soirée, se sont constitués en collectif de soutien pour que justice lui soit rendu. L’état d’Andrés s’est heureusement « amélioré », plusieurs semaines d’hôpital l’ont aidé à se remettre tant bien que mal de l’agression. Il est sorti de l’hôpital mi-juin non sans de graves séquelles, il est entre autre hémiplégique.

L’enquête sur l’agression a été confiée à un juge d’instruction assisté par des enquêteurs de la sûreté départementale. Mercredi 27 juillet 2012, une quinzaine d’interpellations ont eu lieu dans les milieux d’extrême droite. Plusieurs membres du Bloc Identitaire, des hooligans ainsi que des boneheads furent placés en garde à vue. S’en suivit une mise en détention pour l’auteur présumé du coup porté à Andrés et ayant entraîné son coma. Matthieu Clique leader du Bloc Identitaire toulousain, responsable des Jeunesses Identitaires toulousaines, responsable de l’Oustal est depuis détenu à la maison d’arrêt de Seysse.

Coup d’épée dans l’eau ?

Depuis plus d’un an, l’UAT comme d’autres, dénonce la violence croissante de l’extrême droite toulousaine. De multiples agressions, attaques, intimidations, dégradations imputées à l’extrême droite ont été commises dont plusieurs relayées par la presse nationale avec parfois un traitement médiatique scandaleux. Alors que beaucoup de personnes se sont élevées publiquement contre ces violences. Alors que la tension montait inlassablement attisée par les coups de plus en plus rudes des nervis fascistes. Alors que tout ça aurait pu se terminer bien mal beaucoup plus tôt, il aura fallu attendre un drame pour qu’une esquisse de réaction de la police et de la justice se dessine. Nous savons très bien que l’enquête n’est pas finie et qu’elle sera longue, mais le premier bilan a plutôt triste mine. On a d’un coté, plus d’un an de violences fascistes, un étudiant chilien [4] qui a failli perdre la vie et qui gardera de lourdes séquelles dues à son agression, une vingtaine de personnes menacées par la justice pour avoir eu une réaction humaine et sans conséquences violentes [5]. De l’autre coté, plusieurs mois d’enquête, un juge d’instruction, la sûreté départementale, des centaines d’auditions, des témoignages à la pelle, seulement 14 interpellations grand spectacle [6], une tête à claque qui n’a rien avoué, en préventive pour 2 ou 3 mois, et sûrement plusieurs années avant que l’affaire passe en justice avec à la clef peut être aucune condamnation. De plus, la vingtaine d’agresseurs de la place Arnaud Bernard n’est toujours pas inquiétée par la justice et à notre connaissance aucune poursuite n’est engagée contre eux à l’heure actuelle !

A nos yeux, la balance pèse encore et toujours du cotés des agresseurs, les fachos…

Aux innocents les mains pleines

Il est évident que Matthieu n’est pour l’instant que présumé coupable (ou innocent). Il est normal que son avocat, sa famille, ses amis, le Bloc Identitaire le soutienne. Après il y a l’art et la manière de le faire… Certains ne manquent pas de culot en croyant soutenir Matthieu. Si on résume la teneur des propos publics, Matthieu est une victime, Matthieu est un héros, Matthieu est un martyr déjà condamné par le système. A travers le monde, certains vont en prison ou sont tués parce qu’ils ont lutté contre la fermeture de leur usine, contre une loi injuste, contre la privation de leurs droits élémentaires, contre une dictature… Et il y a Matthieu, un petit fasciste déjà condamné pour incitation à la haine raciale qui est accusé d’avoir tabassé gratuitement un étranger qui passait à proximité à 20 contre 1. Certains n’ont même pas honte d’élever Matthieu au rang de prisonnier politique, rien de moins !

Fin du triste spectacle ?

L’incarcération de Matthieu est elle une bonne fin en soit ? Va-t-elle guérir totalement Andrés et toutes les victimes des fachos ?  Matthieu est-il à lui seul responsable de l’ensemble des violences fascistes à Toulouse ? Les fachos toulousains sont depuis apeurés et calmés pour de bon ?

A toutes ces questions nous répondrons amèrement par non. Non, ce n’est malheureusement pas fini. La vie continue chez les fascistes toulousains. Il ne serait pas fou de parier qu’on entende à nouveau parler de leurs violentes frasques [7].

 NB: Samedi 13 Octobre 2012 se tiendra un rassemblement de soutien à Manuel Andrés Pardo, place du Capitole à 14h. voir ici.

[1] Boneheads, skinheads néo-nazis.

[2] Plusieurs saluts hitlériens ont été effectués par les assaillants.

[3] On se permettra ici de les qualifier d’antifascistes à la vue du peu d’éléments dont nous disposons sur ces personnes. Nous les invitons d’ailleurs à prendre contact avec l’UAT.

[4] Les rumeurs les plus folles courent sur Andrés pour le dénigrer et ainsi le faire passer pour un agresseur… Nous répondrons que Andrés est bien le fondateur historique de l’UAT, commandant opérationnel des opérations clandestines antifascistes, qu’il était armé d’une machette, d’un pistolet à grenaille et qu’il méritait de se faire défoncer à 20 contre 1…

[5] Là encore les fantasmes sont bien loin de la réalité. Fantasmes colportés par des artisans de la haine qui veulent faire croire que des groupes armés s’affrontent la nuit à Toulouse pour des différents idéologiques. Le groupe apparenté antifasciste n’a commis aucune violence ni dégradation et n’était pas armé ce soir là.

[6] Plusieurs arrestations ont eu lieu à Toulouse mais aussi dans d’autres régions  nécessitant l’intervention du GIPN (rien de moins !) avec la présence des journalistes.

[7] Le 19 juillet dernier, ce sont les Nationalistes Autonomes qui ont encore violemment fait parler d’eux, voir ici.

Solidarité avec Andrés !


Plus que jamais, Andrés a besoin de notre solidarité !

Ni oubli, ni pardon !

Le 31 mars 2012, Andrés PARDO, étudiant chilien à l’EHESS et à l’Université de Toulouse le Mirail, a assisté à un concert place Arnaud Bernard à Toulouse. En repartant seul, il fut violemment agressé par un groupe néo-fasciste venu sur ce lieu de mixité culturelle pour semer la panique, faisant le salut nazi et rouant des coups clients, restaurateurs et passants. Andrés, le crâne cassé et dans le coma, a fini sa soirée à l’hôpital, victime d’une violence gratuite et ignoble.

Fin juin, des interpellations ont eu lieu dans L’Oustal, local de la soi-disant maison de l’identité toulousaine, attachée au groupement néo-fasciste Bloc Identitaire. Son président se trouve à ce jour en détention provisoire dans le cadre de l’enquête pour l’agression d’Andrés. Quelques jours avant son arrestation, lui et deux autres membres de L’Oustal furent condamnés pour provocation à la discrimination nationale, raciale et religieuse (cf. La Dépêche du 07 et 28 juin 2012).

À moins de deux mois de l’ouverture de ce local, certains de ses adhérents étaient déjà impliqués dans des actions racistes et une agression ultra-violente !

L’Oustal a décidé de fermer ses portes le 21 septembre dernier. Cependant, ils s’allient aux Jeunesses Nationalistes pour ouvrir une section locale à Toulouse

(cf. Toulouse Actu du 13/09/12). La situation n’est pas plus joyeuse dans d’autres villes de France : des groupes néo-fascistes, identitaires et nationalistes se multiplient, prétendant protéger les « bons Français de souche » et défendre une supposée identité locale. Leur philosophie est nourrie au quotidien par le discours sécuritaire de certains politiciens et médias, qui jouent sur la peur de l’autre et l’ignorance, désignant ainsi des boucs émissaires pour cacher les maux du système économique actuel. La mise en pratique de leurs idées se fait par l’utilisation des propos et actions ouvertement racistes et xénophobes ainsi que de la violence physique.

Ne restons pas indifférents à ces idéologies haineuses, simplistes et dangereuses : Andrés n’est pas la première victime de la violence inouïe de ces groupes, si nous laissons quartier libre à ces vecteurs de haine, il ne sera pas la dernière.

 

NOUS SOMMES TOUS VICTIMES DE LA HAINE, NOUS SOMMES TOUS CONCERNÉS !

1ers signataires: AGET, Alternative libertaire 31, Alternatifs 31, Atria, CNT 31, Comité de soutien à Andrés, Dechoukaj, NPA 31, Parti de Gauche 31, SUD étudiant 31, RUSF 31, UAT

Communiqué sur la fermeture du local


Ci-dessous un communiqué de l’Union Antifasciste Toulousaine sur la fermeture définitive du local toulousain du Bloc Identitaire situé aux 36 allées de Barcelone.

Communiqué de l’Union Antifasciste Toulousaine

Le mercato nationaliste est ouvert à Toulouse.


Un article de Carré D’info du 10 septembre 2012 sur l’éclosion d’une nouvelle antenne nationaliste à Toulouse. En effet, les Jeunesses Nationalistes (JN) s’installent officiellement à Toulouse. Ce jeune mouvement crée vers fin 2011 a le vent en poupe en ce moment grâce notamment à quelques actions médiatiques à Lyon. Les Jeunesses Nationalistes est la branche jeune de l’Oeuvre Française (OF), un des plus vieux mouvement nationaliste français d’obédience pétainiste. Longtemps l’Oeuvre Française a été le parasite de son grand frère, le Front National. Les fameuses purges du FN enclenchées par Marine Le Pen étaient en réalité la volonté de se séparer des gênants « agités » de l’Oeuvre Française pour paraître plus crédible et moins « nazi ».  Les JN avaient déjà tenté une implantation en 2011 sur Toulouse, mais cette fois ça à l’air d’être  un peu mieux… Non, c’est un pareil en faite, on fait du neuf avec du vieux… On reviendra dessus prochainement.

Toulouse : restructuration dans le milieu nationaliste avec l’apparition des Jeunesses Nationalistes

Jusqu’ici peu actives à Toulouse, les Jeunesses Nationalistes ont officialisé la création d’une section ce week-end. L’organisation a recruté certains cadres et militants du Bloc Identitaire plombé par l’incarcération de son chef en juin dernier.

« Nous étions en contact depuis plusieurs semaines avec certaines personnes sur place et notamment la section de l’Œuvre Française ». Alexandre Gabriac, 21 ans, fondateur desJeunesses Nationalistes et conseiller régional de Rhône-Alpes exclu du Front National à l’automne dernier après la diffusion d’une photo où il apparaît faisant un salut nazi, est venu samedi soir à Toulouse officialiser l’ouverture de la section locale.

la suite sur Carré D’info ici

Un début pour Andrés


Perquisition matinale à l’Oustal le 28/06/2012. Photo DDM T. Bordas.

Des nouvelles concernant l’enquête pour Andrés victime d’une agression ultra violente par l’extreme droite: un article de la dépêche  à lire qui précise, notamment, que des arrestations ont bien eu lieu au local de l’Oustal et un autre qui précise la mise en examen  de Matthieu Clique notamment.