La manif passe: les fachos dégoupillent et vacillent


lepsroupille

Photo copyright sharedwanderlust, Licence CC

Samedi 19 janvier 2013 à Toulouse, entre 6 000 et 8 000 manifestants ont défilé pour l’égalité des droits et l’accès au Mariage et à la Procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes et tous. Cette manifestation a été une démonstration de force dans la plupart des villes de France pour contrer l’offensive des homophobes qui ont défilé à Paris le 13 janvier 2013.  Depuis quelques mois on assiste à une montée de l’homophobie et du patriarcat dans les rues et dans les discours. Et parce que le combat antifasciste ne peut être séparé de la lutte contre les discours réactionnaires, l’Union Antifasciste Toulousaine combat les individus et organisations propageant ces discours de haine.

Réunis dans le cortège radical et derrière le mot d’ordre de la banderole  « le ps roupille, les fachos dégoupillent, riposte trans pd gouines », nous étions nombreux et nombreuses à défiler de façon unitaire pour l’égalité des droits.

Lors de ce défilé festif et unitaire, des militants d’extrême droite ont tenté en vain de saboter son bon déroulement à plusieurs reprises. Par exemple, rue Alsace Lorraine, perché sur un échafaudage, plusieurs militants à la fois des Jeunesses Nationalistes (JN), des Nationalistes Autonomes (NA) et du Bloc Identitaire (BI) ont violemment provoqué le défilé.

Alexandre, Victor et Laura en finesse.

Alexandre, Victor et Laura en finesse.

Pour se donner en spectacle et propager leurs haines, ces militants ont brûlé un drapeau Arc en ciel au dessus de la tête des manifestants, scandé des slogans homophobes et lancé des fumigènes. La réaction des manifestants ne s’est pas fait attendre. D’abord par des slogans pour couvrir les provocations lancées au mégaphone par les fachos puis plusieurs personnes montèrent sur l’échafaudage pour faire cesser l’odieux spectacle.

La plupart des fachos ont pris aussitôt la fuite laissant derrière eux 4 de leur copains : Victor Lenta (ex du Bloc Identitaire toulousain en difficulté qu’il quitta par opportunisme pour monter les JN Toulouse), Laura Lussaud (cadre nationale des JN) et Alexandre Cathala (militant au NA) et un 4ème encore non-identifié. La retraite étant alors impossible pour nos 4 abandonnés, ils ont tenté, comme à leur habitude, la méthode violente. Mais problème pour Victor et ses amis,  les manifestants les prirent à leur propre jeu.

la fuite impossible, Alexandre et Victor se calment rapidement.

la fuite impossible, Alexandre et Victor se calment rapidement.

La police est arrivée rapidement pour sauver la fine équipe avec complaisance. Police qui, avec son sens de la mesure, a gazé et frappé les manifestants pacifistes, et les nombreux passants, pour protéger les homophobes. Une tentative d’interpellation a même eu lieu. Après cette épreuve de force, la police n’a pas, non plus, hésité à réaliser des contrôles d’identités douteux. Du grand spectacle policier, comme d’habitude lorsqu’il s’agit de réprimer les progressistes et défendre les oppresseurs.

Le défilé repris alors sa route sans problème majeur.  Cet incident est révélateur une fois de plus du climat délétère qu’entretient l’extrême droite toulousaine depuis plus de 2 ans. Cette pitoyable action mort-née des fachos n’est et ne doit pas devenir le symbole de la journée de mobilisation en faveur du mariage pour tous.

L ‘union antifasciste toulousaine se félicite de la réussite de la manifestation et appelle à poursuivre la lutte.

communiqué ici

Les homophobes sont de sortie !


Manifestation contre le mariage homosexuel et l’adoption : fachos cathos intégristes homophobes hors de nos villes !

Mardi 23 octobre, place du Capitole, comme dans 75 autres villes de France, l’alliance VITA a organisé un rassemblement « pour la défense des droits des enfants et contre le mariage et l’adoption par les couples homosexuels ».

L’Alliance VITA, anciennement Alliance pour les droits de la vie, est une association française se présentant comme aconfessionnelle et non rattachée à une organisation politique. Fondée en 1993 par Christine Boutin, elle constitue le principal lobby pro-vie français . Elle a comme objectif de «promouvoir la protection de la vie humaine et le respect de la dignité de toute personne » c est a dire de se cacher derrière le respect et la dignité pour banaliser un discours radicalement haineux et discriminatoire.
Organisation ouvertement homophobe lesbophobe transphobe réactionnaire et xénophobe, elle regroupe des sympathisants gravitant autour de plusieurs groupuscules fascistes aperçu aujourd’hui place du Capitole : Jeunesses Nationalistes, Bloc Identitaire, Riposte Laique , Front National…
Ces organisations fascistes prônent haut et fort leur haine à travers des propos racistes, xénophobes, sexistes, homophobes voir des  violences physiques, passages à tabac …
La lutte antifasciste passe aussi par la lutte contre l’homophobie et contre tous discours qui légitiment ces agressions, les cautionnent (par choix ou indif­fé­rence)et qui les rendent possible.

L’UAT reste et restera vigilante et prête à se mobiliser contre l’homophobie le sexisme,deux des piliers du fascisme !

Et pour information, vous trouverez les articles de la Dépeche et de Carré d’info sur le rassemblement du 23 !

Communiqué sur la fermeture du local


Ci-dessous un communiqué de l’Union Antifasciste Toulousaine sur la fermeture définitive du local toulousain du Bloc Identitaire situé aux 36 allées de Barcelone.

Communiqué de l’Union Antifasciste Toulousaine

Un début pour Andrés


Perquisition matinale à l’Oustal le 28/06/2012. Photo DDM T. Bordas.

Des nouvelles concernant l’enquête pour Andrés victime d’une agression ultra violente par l’extreme droite: un article de la dépêche  à lire qui précise, notamment, que des arrestations ont bien eu lieu au local de l’Oustal et un autre qui précise la mise en examen  de Matthieu Clique notamment.

Le Fachoscope toulousain est arrivé


Suite à de nombreuses sollicitations pour en savoir plus sur les « fachos toulousains », l’UAT met à disposition une modeste carte de l’extrême droite toulousaine.

La carte présente les principaux groupes ou organisations d’extrême droite sévissant à Toulouse et dans ses environs.
La carte n’est pas une géolocalisation précise de ces groupes. L’impasse est faite sur de nombreux autres groupes à cause de leur manque d’activité, de leur disparition ou du fait de leur structure trop nébuleuse (ex: Ligue de Défense Juive, Action Française, Oeuvre Française, islamistes radicaux…).

Un certains nombre de lieux toulousains y sont signalés pour leur rapport direct avec l’extrême droite.

La carte est une première version qui ne manquera pas d’être mise à jour. Vos remarques sont aussi les bienvenues pour améliorer l’outil. Ce dernier sera constamment disponible dans la barre de menu du blog du l’UAT.

Procés d’Houria Bouteldja


Mercredi 14 décembre 2011 à Toulouse s’est tenu le procès d’Houria Bouteldja, militante progressiste qui dénonce depuis des années l’abject racisme institutionnalisé de l’État et celui des groupuscules d’extrême droite.

C’est ce combat contre les discriminations racistes qui lui a valu d’être poursuivi en justice pour injure raciale contre « les français-e-s » par l’AGRIF. Cette organisation pilotée par Bernard Anthony, anciennement membre de l’OAS et député européen du front national, n’en est pas à son premier coup d’essai. Se cachant régulièrement derrière la justice pour faire valoir leurs haines des immigré-e-s et la défense de la suprématie chrétienne, l’AGRIF avait déjà demandé l’interdiction de GOLGOTA PICNIC.

Dans ces conditions, l’Union antifasciste toulousaine ne pouvait qu’apporter son soutien et son aide face aux manœuvres de l’extrême droite pour la faire taire. Le collectif de soutien, auquel l’UAT s’est joint, a alors appelé à un rassemblement devant le tribunal de justice de Toulouse pour contrer l’appel national du Bloc identitaire, de Riposte laïque et de l’AGRIF. Ayant appelé à grand coup de trompette à une grande mobilisation nationale depuis des mois, la troupe des cranes rasés et autres chrétiens fondamentalistes s’est finalement réduit à… 60 personnes agitant frénétiquement drapeaux français et banderoles pitoyablement provocatrices. Fidèle a son incapacité de mobilisation, le Bloc identitaire s’est juste cantonné a une simple opération de communication avec une mise de scène du plus mauvais goût pour prôner sa nouvelle théorie du « racisme anti blanc » et victimiser ainsi les « véritables francais-e-s » face à ceux de l’immigration. Une nouvelle fois stigmatisé et victime de l’entreprise coloniale, les enfants d’immigré-e-s restent plus que jamais dans la ligne de mire de l’extrême droite et nous devons continuer à leur opposer avec force une solidarité de classes sans faille. Aux slogans « on est chez nous » s’est ajouté sa succession de saluts nazis qui n’a pas choqué le fier dispositif policier présent. Police qui a laissé carte blanche aux identitaires pour s’installer devant le tribunal alors que le rassemblement en soutien a Houria était prévu au même endroit. Le bref discours de Fabrice Robert, président du bloc identitaire et de son acolyte de Riposte laïque n’ayant même pas convaincue leurs propres publics, leur petit groupe s’est dispersé sans même demander leurs restes pour retourner dans leurs villes. L’Union antifasciste toulousaine continuera son combat contre toutes les discriminations et restera sans compromission face aux discours de l’extrême droite.

Résolument anticapitaliste, anti-impérialiste et fièrement anti français de souche, l’UAT continuera a soutenir les militant-e-s progressistes menacées par la gangrène fasciste et rappelle son soutien franc à tous ces militant-e-s.

communiqué ici

La fièvre du samedi soir pour les fachos toulousains


Mis en ligne le  20/09/2011

Concert et attaque de facho : encore un week-end où le groupuscule des Jeunesses Identitaires (JI) toulousaine a cru s’imposer à Toulouse, une ville qui, sans prétention, croit lui appartenir [1].

En effet, ce groupe d’extrême droite radicale est la section toulousaine de Nòstra Revòlta, l’organe jeune du Bloc Identitaire (BI) en Midi-Pyrénées. Nous retiendrons les méfaits du BI les plus médiatiques, à savoir la distribution discriminatoire de soupe au cochon aux SDF (longtemps attribuée au FN) ainsi que les apéros saucisson/pinard de juin et septembre 2010. Le Bloc Identitaire est né des cendres d’Unité Radicale, dissout par décret en 2002 suite à l’attentat raté contre Jacques Chirac perpétré par Maxime Brunerie, membre d’Unité Radicale.

Les JI toulousains ont donc invité à Toulouse un groupe de musique parisien pour jouer Samedi 17 Septembre 2011. Le groupe Hôtel Stella la fanfare du Projet Apache (JI parisien) [2].

L’Union Antifasciste Toulousaine ne pouvait pas laisser se produire un évènement public de ce genre. Les JI ont donc réservé un établissement du quartier Saint-Michel omettant de préciser la nature nauséabonde de l’événement. Une fois l’établissement prévenu le concert a été annulé et le bar fermé pour la soirée. Mais les JI, fidèles à leurs agaçantes habitudes, n’en restèrent pas là [3].

En effet, le soir même se tenait une soirée organisée dans un bar d’Arnaud Bernard par le collectif trans-pédé-bi-gouines Insurrection du désir [4].

Peu avant 3 heures du matin, alors que le bar procédait à sa fermeture et qu’il ne restait que quelques participants, un groupe fit son apparition. L’allure, la démarche et pour certains le look bonehead (skinhead néo-nazis) ne laissèrent aucun doute : « les fachos attaquent ! »

Une vingtaine de fascistes des jeunesses identitaires (leurs t-shirts étant là pour le rappeler) arrivèrent, quasiment tous armés de matraques télescopiques et d’aérosol lacrymogènes, vociférant leurs slogans racistes et joignant le geste à la parole. La réaction ne se fit pas attendre et dispersa promptement le groupe identitaire.

Une question demeure : qu’elle était la cible des fachos? Les « arabes » d’Arnaud Bernard ? Les pédés et gouines de la soirée ? On ne le saura sans doute jamais, mais ce qui est certains c’est que tous firent face aux fachos pour leur signifier qu’à Arnaud Bernard comme dans tout Toulouse et partout  ailleurs, l’extrême droite et le fascisme n’ont pas leur place !

Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartiers pour les fachos !

 

[1] Nous reviendrons bientôt sur l’agitation des JI toulousains, section récréée fin 2009 et qui depuis quelques temps multiplie les actions, les tags, les dégradations, les agressions avec comme dénominateurs communs, le racisme et une haine viscérale des milieux progressistes (militants de gauche).

[2] On notera que la plupart de ses membres sont des habitués de la tribune boulogne du PSG connue pour ses débordements, ses violences et son apologie du fascisme.

[3] Ils auraient certainement fait de même si leur concert s’était tenu. On peut même s’avancer en indiquant que cela aurait entraîné des répercutions plus importantes. En effet un bon nombre d’éléments de l’extrême droite radicale locale se seraient retrouvés à ce concert, des boneheads aux hooligans du TFC et autres extrémistes racistes freelance. On aurait peine à croire que les participants soient retournés gentiment à la maison sans penser à « ratonner » en ville.

[4] Le thème de la soirée était les mouvements homosexuels révolutionnaires des années 1970. Une soirée ponctuée d’une projection d’un documentaire La Révolution du désir (2007) (bande annonce ici) poursuivi d’un débat pour finir avec un sound system haut en couleur.

communiqué ici