5/12/13: Clément, tu vis dans nos luttes


Cela fait maintenant 6 mois que notre camarade Clément a été assassiné par des fascistes. Nous avons voulu lui rendre hommage en rappelant qu’à Toulouse la lutte antifasciste continue.

Le plus bel hommage? La lutte!


Samedi un rassemblement en hommage à Pavlos a réuni plus d’une centaine de Toulousains au square Charles de Gaulle

Le 17/09/2013 Pavlos Fyssas, rappeur et militant antifasciste a été lâchement assassiné par un néo-nazi de l’Aube Dorée. Il a été poignardé en pleine rue, encerclé par une vingtaine de néonazis, avec l’approbation des forces de police qui ont refusé d’intervenir.

Ces tristes événements sont malheureusement courants en Grèce ou les exactions du Parti néo-nazi se multiplient. En effet ces derniers temps les agressions et meurtres d’immigrants et de militants se multiplient. Et une grande partie des force répressive de l’état (police, armée, justice) a rejoins les rangs d’Aube Dorée pour faire régner leur vision de l’ordre moral et social : la haine, l’injustice et l’individualisme sous le prétexte raciste de préférence nationale.1240628_670016963011128_901463450_n

En laissant banaliser l’idéologie de l’Aube Dorée, l’Etat grec encourage ainsi les milices fascistes à assassiner en toute impunité ceux qui s’apparente à « l’ennemi intérieur » ou ceux qui ose afficher une autre culture fièrement métissée et populaire comme Pavlos. Les militants anticapitalistes, les révolutionnaires, les féministes ou tous ceux qui luttent pour une autre société débarrassée de la gangrène fasciste se voit aussitôt menacé et réprimé. Et les immigrants ou étrangers sont marginalisés et terrorisés par les activités de l’Aube Dorée qui multiplie les actions racistes et violentes. Dans cette logique, à  la veille d’une grande manifestation de protestation contre l’austérité budgétaire, l’Aube dorée s’est hâtée de tenter de terroriser les manifestants toujours plus nombreux dans la rue.

Cette situation est représentative d’une crise profonde du capitalisme. Dans un pays ou le taux de chômage et le taux de pauvreté étouffent les classes populaires, les attaques des dominants se poursuivent de façon incessantes en cassant les droits de tous. Et il n’est pas surprenant, dans ce contexte, que l’Aube dorée tente de récupérer et de canaliser la colère populaire en désignant comme bouc émissaire les étrangers. Mais leur idéologie nauséabonde connait ses limites, et en Grèce comme ailleurs, le peuple ne laissera ni le pouvoir en place, ni son allié, l’aube dorée, casser leurs droits.

Nous sommes, plus que jamais, solidaires des antifascistes et militants grecs qui ont perdu un de leurs camarades. Unis dans la tristesse suite au décès de Clément, nous savons que pour chaque sang d’antifasciste qui coule, la riposte et la révolte en sera encore plus grande. Notre colère grandit à chaque exaction de l’extrême droite et notre tristesse ne fera que la rendre plus forte.

Nous savons qu’une société débarrassée de la haine fasciste est aux portes du peuple grec et qu’en faisant trembler les dirigeants, ils redonnent la force de combattre à toutes les classes populaires des autres pays.

La solidarité est notre arme, solidarité avec les antifascistes grecs !

communiqué ici

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Carlo Giulani vit dans nos luttes !


942718_401885293255932_1180582400_nLe 20 juillet 2001, Carlo Giuliani est tué par la police à Gênes. Douze ans après, sa mémoire ravive encore la flamme de son combat. Il était un militant qui se battait contre l’injustice sociale, la précarité et l’exploitation salariale, qui détruisent nos vies. Mais il est devenu le symbole, non plus d’une lutte, mais d’une alternative : celle d’une société débarrassée du système capitaliste. Il est devenu le symbole de celui qui menace les dominants et qui terrorise le système en place.

Quelques jours avant sa mort, l’État italien mobilise plusieurs dizaines de milliers de policiers pour protéger le centre de Gênes, fermé par des grilles de cinq mètres de haut. L’État italien, au-delà de tester en grandeur nature ces nouvelles parades antiémeutes, se prépare à en découdre dans une période où le néo-conservatisme prend son envol. Il se doute sciemment de l’issue qu’elle emprunte pour faire taire des contre-sommets devenant de plus en plus puissants. De plus, il s’appuie sur les médias qui, au cours des semaines, dépeignent les manifestants comme des terroristes, capables de préparer tous les complots possibles.

Dans ces conditions, l’inévitable est arrivé les jours suivants. Carlo Giuliani est tué par balle lors d’une manifestation tournant à la confrontation avec les gendarmes italiens. Et écrasé à plusieurs reprises par la jeep d’où le coup de feu est parti. Toutes les preuves accumulées depuis des années dans des longs procès confirment que sa mort est intentionnelle, un meurtre animé par la haine et l’envie d’en découdre. Et la police italienne, véritable boucher du souvenir du système fasciste, a vu dans cet acte le début d’une vendetta.

Cette dernière a continué avec la « nuit des matraques » à l’école Diaz de Gênes, qui hébergeait des militants chargés notamment de la communication sur le G8 pour des réseaux d’information indépendants. Les policiers se sont alors acharnés sur des personnes âgées, des journalistes et, plus systématiquement, sur les altermondialistes. 93 militants qui dormaient ont été brutalisés et les actes de torture se sont multipliés à la caserne de Bolzaneto. Selon Amnesty International, il s’agit de « la plus grave atteinte aux droits dans un pays occidental depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale ». Cela démontre bien le niveau de boucherie perpétrée.carlo-giuliani-g8-300x212
Et comme justice ? 329 manifestants « officiellement » arrêtés, pour lesquels les peines les plus graves ont atteint quinze ans de prison pour des faits de violence et de destruction. Et en échange, M. Gianni De Gennaro, chef de la police, condamné pour avoir ordonné de saboter l’enquête judiciaire, devenu responsable des services secrets italiens et président d’un grand groupe industriel italien dans le secteur de la défense.

Il n’y aura pas de justice tant que le capitalisme détruira nos vies, il n’y aura de justice que lorsque les combats de Carlo seront devenu une réalité.

Et si Carlo est devenu un symbole, il est aussi devenu celui de toutes les victimes de la repression policiére, en Italie en france et ailleurs !

Ni oubli, ni pardon pour Carlo !

Le meilleur hommage ? Continuer la lutte !

Carlo vive !

Clément: ni oubli, ni pardon


cle         Dimanche 23, des militants de l’Union Antifasciste Toulousaine ont été à la manifestation parisienne en mémoire de Clément Meric. Nous avons fait le choix de relayer cet appel national à manifestation en allant directement soutenir nos camarades Parisiens.

L UAT a participé au cortège de l’action antifasciste Paris Banlieue à coté d’antifascistes venus de nombreuses villes: de Rennes à Lille en passant par Milan, Cologne … Nous étions nombreux à avoir partagé l’idée de cette venue pour assurer notre solidarité sans faille aux camarades Parisiens. Au delà, cette manifestation unitaire a rassemblé aussi des collectifs de sans papiers, de nombreuses associations, des partis politiques et des syndicats….

A noter la triste exception de la CGT, arguant que sa « priorité » est au social. Même s’il est évident que la lutte sociale est capitale, il n’est pas défendable de rester dans l’immobilisme face à l’ assassinat d’un militant antifasciste. Refuser un attachement à l’antifascisme est une posture d’autant plus dangereuse que l’extrême droite tente de récupérer la plupart des revendications sociales de la CGT pour y amalgamer sa haine de l’autre.
Malgré cette prise de position décevante de la CGT, cette manifestation a été offensive et combattive. Après la tristesse des ces derniers jours, s est succédé la volonté de construire un mouvement antifasciste fort. Il est temps pour nous de dépasser la simple riposte et la posture défensive pour faire de l’antifascisme une réalité sociale et politique.
Et lors de cette manifestation, nous avons pu défiler en rappelant notre vision de l’antifascisme. A la cle2fois une lutte solidaire et internationale qui doit se construire sur la base de l’unité entre les militants et les peuples, qui subissent tous, sous différentes formes, le fascisme, mais aussi une lutte anticapitaliste, car derrière le fascisme se cache bel et bien le capital.

Et si certains nous reprochent d’avoir laissé trop de liberté aux membres du cortége, les laissant s’attaquer aux banques, panneaux publicitaires, agences d’interim et autre symbole de  la société capitaliste, nous rejoignons les raisons de leurs colères. Le fascisme et le capital sont intimement liée et la soumission imposée au capital obligent à en venir à l’action radicale.

Nous sommes solidaires de l’ensemble des militants arbitrairement arrêtés à la fin de la manifestation pour punir de ses actes.

Osons nous organiser, osons lutter, osons vaincre.

Dax vive


Le samedi 16 mars 2013 s’est tenu un concert de soutien organisé par l’Union Antifasciste Toulousaine à la Dernière Chance, place Arnaud Bernard. Cette soirée se plaçait dans le cadre de la journée internationale de soutien et d’hommage à Dax et à ses camarades, victimes du fascisme et de la répression d’Etat.

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Une belle photo du rassemblement à Dax en Italie

En effet, le 16 mars 2003, Dax, militant antifasciste milanais, a été lâchement poignardé par des nazillons. Et lors de l’arrivée de ses camarades à l’hôpital, la police les a violemment attaqué et matraqué et les a rendu responsable de l’ensemble des dégradations commises à l’hôpital. Encore aujourd’hui ils sont condamnés à payer avec 1/5éme de leurs salaires. Et c’est pour ne jamais oublier, que les camarades de Milan ont décidé d’appeler à une journée d’évènements antifascistes et anticapitalistes dans le monde entier. A Milan c’est une manifestation nationale de 5000 personnes qui a défilé. Pendant la semaine qui précédait le 16 mars, d’autres évènements (débats, projections etc etc) ont eu lieu à Naples, à Rome, Turin. Et d’autres événements sont à prévoir avec notamment un concert à Londres le 13 avril..

L’Union Antifasciste Toulousaine a, quant à elle, décidé d’organiser un concert de soutien pour rappeler à Toulouse que les victimes du fascisme restent avant tout les victimes de la violence capitaliste et que nous devons continuer à lutter de toute nos forces pour éradiquer le fascisme et le système qui le génère.

Ce concert de soutien a été un large succès ! D’une part, grâce à l’argent récolté, nous pouvons reverser le bénéfice financier aux camarades Milanais pour payer leurs amendes. D’autres part ce concert nous a permis de renforcer nos liens avec nos camarades de Limoges et de Paris, que nous avons été très fier de compter dans le public du concert.

Nous tenions aussi à remercier la Dernière Chance, le Communard ainsi que les artistes présents dans la réussite  de ce concert. C’est grâce à leur existence que Toulouse, et la scène alternative, peuvent continuer à se battre pour une culture offensive populaire et métissée. Ce concert n’aurait jamais été un franc succès sans des groupes comme Mélange Toxik de Toulouse, 1ére ligne de Paris et Sang mêlé de Limoges. Des rues aux salles de concert, chaque parcelle d’expression doit être prise pour combattre le fascisme !


Ni oubli, ni pardon !
Solidarité avec Dax et les victimes du fascisme !
Pour une culture métissée et populaire !

Et pour les absents une excellente vidéo réalisée par les camarades de Paris:

http://www.youtube.com/DAX VIVE

Ni oubli, ni pardon ! Justice pour Andrés !


Un petit bilan réalisé par Carré d’info sur le rassemblement qui a eu lieu samedi 13 novembre place du capitole et dont l’UAT a été partie prenante. L’affaire est loin d’être close car Matthieu Clique sera entendu le 25 octobre et la date de son procès n’est pas encore fixé.  Nous devons rester vigilant et mobilisé d’autant plus que l’appel à solidarité lancée en avril par le comité de soutien à Andrés reste d’actualité car les dépenses sont nombreuses (besoins de première nécessité, frais juridiques…). Notre soutien s’avère extrêmement important étant donné la situation plus que précaire qu’il doit subir au quotidien : état de santé fragilisé, OQTF toujours en cours ne permettent pas à Andrés de travailler ou de se loger…

Le 31 mars dernier, Andrés était agressé par des militants d’extrême droite dans le quartier Arnaud Bernard. Gravement blessé, l’étudiant chilien a été hospitalisé deux mois et demi. Pour ne pas oublier, plusieurs associations et son comité de soutien ont manifesté samedi place du Capitole. Parallèlement, l’auteur présumé de l’agression, actuellement en détention, sera entendu le 25 octobre prochain indique son avocat ….

la suite sur Carré d’info  !

et quelques petites photos du rassemblement sur le site citizen-side !

Solidarité avec Andrés !


Plus que jamais, Andrés a besoin de notre solidarité !

Ni oubli, ni pardon !

Le 31 mars 2012, Andrés PARDO, étudiant chilien à l’EHESS et à l’Université de Toulouse le Mirail, a assisté à un concert place Arnaud Bernard à Toulouse. En repartant seul, il fut violemment agressé par un groupe néo-fasciste venu sur ce lieu de mixité culturelle pour semer la panique, faisant le salut nazi et rouant des coups clients, restaurateurs et passants. Andrés, le crâne cassé et dans le coma, a fini sa soirée à l’hôpital, victime d’une violence gratuite et ignoble.

Fin juin, des interpellations ont eu lieu dans L’Oustal, local de la soi-disant maison de l’identité toulousaine, attachée au groupement néo-fasciste Bloc Identitaire. Son président se trouve à ce jour en détention provisoire dans le cadre de l’enquête pour l’agression d’Andrés. Quelques jours avant son arrestation, lui et deux autres membres de L’Oustal furent condamnés pour provocation à la discrimination nationale, raciale et religieuse (cf. La Dépêche du 07 et 28 juin 2012).

À moins de deux mois de l’ouverture de ce local, certains de ses adhérents étaient déjà impliqués dans des actions racistes et une agression ultra-violente !

L’Oustal a décidé de fermer ses portes le 21 septembre dernier. Cependant, ils s’allient aux Jeunesses Nationalistes pour ouvrir une section locale à Toulouse

(cf. Toulouse Actu du 13/09/12). La situation n’est pas plus joyeuse dans d’autres villes de France : des groupes néo-fascistes, identitaires et nationalistes se multiplient, prétendant protéger les « bons Français de souche » et défendre une supposée identité locale. Leur philosophie est nourrie au quotidien par le discours sécuritaire de certains politiciens et médias, qui jouent sur la peur de l’autre et l’ignorance, désignant ainsi des boucs émissaires pour cacher les maux du système économique actuel. La mise en pratique de leurs idées se fait par l’utilisation des propos et actions ouvertement racistes et xénophobes ainsi que de la violence physique.

Ne restons pas indifférents à ces idéologies haineuses, simplistes et dangereuses : Andrés n’est pas la première victime de la violence inouïe de ces groupes, si nous laissons quartier libre à ces vecteurs de haine, il ne sera pas la dernière.

 

NOUS SOMMES TOUS VICTIMES DE LA HAINE, NOUS SOMMES TOUS CONCERNÉS !

1ers signataires: AGET, Alternative libertaire 31, Alternatifs 31, Atria, CNT 31, Comité de soutien à Andrés, Dechoukaj, NPA 31, Parti de Gauche 31, SUD étudiant 31, RUSF 31, UAT

[Communiqué] Unité face à l’extrême droite


Refoulés de la manifestation occitane qui s’est déroulée l’après-midi du samedi 31 mars, dimanche 1er avril vers une heure du matin, une vingtaine d’individus d’extrême droite ont décidé d’effectuer une descente sur la place Arnaud Bernard, symbole du métissage culturel et lieu populaire toulousain. Ils/Elles ont tenté d’imposer leur haine sur la place. Grâce à une réaction collective des individus présent-e-s, ils/elles ont pu être repoussé-e-s.

Dans leur déroute, ils/elles s’en sont pris-es avec une rare violence à un étudiant chilien et l’ont grièvement blessé. La victime, dans le coma, a été transportée à l’hôpital avec un pronostic vital engagé. Bien que son état se soit amélioré le dimanche, celui-ci est toujours hospitalisé dans un état qui reste préoccupant.

Face à ces agressions d’une extrême violence, une vingtaine de personnes se sont dirigées vers le 36 Allée de Barcelone (local du Bloc Identitaire) et ont été stoppées par les forces de l’ordre qui assuraient la sécurité du lieu. Cette attitude des forces de l’ordre, qui semblent plus promptes à protéger le local d’un groupe d’extrême droite structuré et agressif que la population rassemblée ce soir là place Arnaud Bernard dans un cadre festif, nous interpelle, de même que les seuls contrôles d’identité et interpellations ont eu lieu seulement chez les militant-e-s antifascistes.

Cette attaque est une nouvelle expression du caractère agressif croissant des groupuscules d’extrême droite à Toulouse. Depuis deux ans, ils multiplient les actions violentes : attaque du groupe ZEP à la fête de la musique, attaques de bars, menaces sur des militant-e-s associatifs/ives, syndicaux/ales et politiques…

Cette situation s’est aggravée avec l’ouverture au 36 Allée de Barcelone d’une maison de « l’identité toulousaine » mal nommée l’Oustal. C’est le local du Bloc Identitaire toulousain : une organisation d’extrême droite, ouvertement raciste, xénophobe, homophobe et sexiste. Ce lieu est devenu le point de rassemblement de tous les hooligans, néo-nazis et autres nationalistes du Sud-ouest et a ainsi permis à ces groupuscules de bénéficier d’une base arrière pour coordonner leurs attaques, comme le prouvent les événements de la nuit de samedi à dimanche. Toute cette agitation n’a qu’un seul but : stigmatiser quotidiennement les étranger-e-s et les immigré-e-s et distiller le racisme, la xénophobie et la haine.

Refusant que Toulouse soit livrée à la haine et à la xénophobie, nous appelons l’ensemble de la population à se mobiliser afin de prouver que notre ville ne leur appartiendra jamais et qu’elle restera une ville antifasciste!

Nous exigeons :

– la fermeture du local du Bloc Identitaire au 36 Allée de Barcelone

– l’arrêt de la politique gouvernementale actuelle visant à faire de l’étranger-e le/la responsable de tous nos maux et légitimant ainsi les actions de ces groupuscules.

Soyons tous et toutes uni-e-s face à l’extrême droite !

Premiers signataires : AGET FSE, Alternative Libertaire, ATTAC Toulouse, Confédération Nationale du travail, Comité de soutien à Andres, Coup pour Coup 31, Convergences et Alternative,  Dechoukaj, Europe Ecologie Les Verts, Fédération Syndicale Unitaire, Front de Gauche, Nouveau Parti Anticapitaliste, OCML-Voie Prolétarienne, Parti Communiste Français, Parti de Gauche,  Partit Occitan Pais Tolosan , Réseau Universités Sans Frontières 31, SUD Culture Solidaires, SUD Etudiant, Union Antifasciste Toulousain

communiqué ici

Les InRocKs donnent le ton


Un article des InRocKs qui revient sur les évènements du week end où Andrés a été gravement blessé

Depuis quelques mois, les incidents se multiplient à Toulouse entre les militants d’extrême droite réputés proches du Bloc identitaire et les antifascistes. Leur dernière confrontation samedi soir a failli virer au drame.

Manuel Andrès, 37 ans, ne peut ni parler ni marcher. Samedi dernier, un coup de pied dans le torse le fait (mal) tomber sur le trottoir, lui fracturant le crâne. Cet étudiant chilien en anthropologie est la première victime grave des affrontements entre les mouvements proches de l’extrême droite et leurs opposants, qui ont débuté il y a quelques mois. Ses blessures, il les doit à sa présence à un concert dans le quartier populaire Arnaud-Bernard, quelques heures après la fin de la Marche pour l’occitan qui a réuni entre 20 et 30 000 personnes […]

la suite ici

Justice pour Andrés


Texte d’amis de Manuel Andrés Pardo gravement blessé au cours de son agression par les fachos. Manuel agressé à la suite de l’attaque d’Arnaud Bernard par une vingtaine de nervis fascistes.

Notre ami Manuel Andrés Pardo, de nationalité chilienne, étudiant en Master 1 d’anthropologie sociale et historique (EHESS et Université de Toulouse le Mirail) a été victime d’une violente agression entraînant une double fracture du crâne et un important hématome au niveau du cerveau. Le pronostic vital n’est plus engagé mais il est à ce jour toujours hospitalisé dans un état stationnaire.

Cette agression a eu lieu dans la nuit du samedi 31 mars au dimanche 1er avril non loin de la place Arnaud Bernard où Andrés venait d’assister à un concert. Il semblerait, d’après des témoins, que ses agresseurs faisaient partie d’individus appartenant à un groupe d’extrême-droite exclu l’après-midi de la manifestation pour la langue occitane et revenu le soir sur la place Arnaud Bernard en faisant le salut nazi. Ils s’étaient confrontés à quelques clients des cafés de la place avant de se replier dans les rues où ils ont croisé Andrés.
Notre ami n’a participé à aucune altercation ce samedi 31 mars. Son agression dans une rue adjacente du quartier Arnaud Bernard s’avère donc un acte de violence gratuite à l’encontre d’un individu isolé, sans défense et ne représentant aucune menace.
La situation d’Andrés est d’autant plus grave qu’il est sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF), le sérieux de son parcours universitaire ayant été (à tort) mis en cause.
Il est clair pour nous, amis, condisciples et professeurs d’Andrés, que cette situation requiert une réaction forte du monde universitaire, associatif et toulousain. Nous devons nous mobiliser pour que justice soit faite à Andrés tant pour l’agression indigne dont il a été victime que pour la menace d’expulsion à son encontre, injuste et injustifiée !

Blog du comité de soutien à Andrés

Pétition de soutien à Andrés