Manifestation en hommage aux victimes du fascisme


Pour Clément et tous les autres, Ni oubli, ni pardon !

Rendez-vous samedi 3 juin à 15h à la médiathèque José Cabanis

« Violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, en réunion et avec usage ou menace d’une arme ». Voilà comment la justice définit « l’affaire Clément Méric ».

Depuis 4 ans, les assassins de notre camarade se baladent tranquillement dans les rues sans que la justice ne se soucie d’eux. Et depuis 4 ans, tout est fait pour oublier.
Sa mort est présentée comme le résultat d’une rixe entre bandes, réduite à un fait divers et non pas considérée comme la conséquence de la normalisation des idéologies de l’extrême droite. Le procès n’arrive jamais malgré des preuves accablantes qui ne changent rien.

Tous les éléments sont réunis pour dénoncer une justice complice de l’assassinat de notre camarade. Du temps pour faire oublier. Voilà le sort que réserve la justice aux assassins de nos camarades. Nous pensons aussi à Andrés, attaqué sur Toulouse en 2012 par une clique d’identitaires locaux, qui restera handicapé à vie.
Mais aussi à la mort de Hervé Rybarczyk, militant révolutionnaire antifasciste et guitariste du groupe « Ashtones », en réalité assassiné par des militants de l’extrême-droite Lilloise proche de Troisième Voie.
Nous n’oublions pas non plus les personnes victimes de violences policières, blessées ou tuées par les forces de l’ordre. Ces crimes racistes et sociaux sont systématiquement légitimés par l’État, en France comme ailleurs, et montre l’impunité dont jouit la police.
Nous pensons aussi à tou-te-s les militant-e-s et opposant-e-s politiques qui se battent dans leurs pays et pour l’égalité et la révolution sociale et notamment en Tchétchénie, où le seul fait d’être homosexuel-le revient à être destiné à mourir.

Le meilleur hommage que l’on puisse faire à nos camarades tombé-e-s, la meilleure façon de leur rendre justice, c’est de continuer leur combat, notre combat : contre le capitalisme qui détruit à petit feu nos vies, contre une justice de classe et une police qui ne protègent que les intérêts des riches et des fascistes, contre les idées réactionnaires, le racisme, la LGBTQIphobie et le sexisme qui nous oppressent et nous divisent.

Nous n’oublierons rien du sourire de notre camarade ni de ses combats. Nous ne pardonnerons jamais l’infamie des fascistes qui l’ont tué et du système qui les produit.
Clément tu vis dans nos luttes.

Vous pouvez lire le tract en cliquant : ici

De plus un article sur la décision de justice pour Andrés, victime en 2012 des identitaires : ici


carlo

1er mai : ni oubli, ni pardon !


Il y a 20 ans Brahim Bouarram était assassiné par un groupe de militants nationalistes membres du FN qui venaient assister au rassemblement organisé par leur parti politique. Ils l’ont jeté à la Seine, un 1er mai triste comme un 17 octobre.13095784_1094497500614691_4943229718675102085_n

1995 c’était aussi l’année du meurtre d’Ibrahim Ali.

C’était entre deux tours d’élections présidentielles.

Sept ans après, en 2002, le FN était au second tour.

20 plus tard le Front National est aux portes du pouvoir.

Sa doctrine est la même, son racisme intact, ses modalités d’actions inchangées. La société française s’est résigné à punir les minorités et les pauvres plutôt que renoncer à un petit confort à crédit grappillé à force de pillages. L’antiracisme moral ne fonctionne pas, il s’est éteint de la pire des manières en janvier dernier.

 

Manifestation en hommage aux victimes du fascisme


Le 5 juin 2013, des fascistes ont tué notre camarade Clément Méric.

Deux années ont passé et nous ne pouvons que constater que l’extreme droite continue de déverser sa haine, sa violence et son racisme partout en Europe. Nous n’oublions pas les coups de couteau reçus par Carlos Palomino en Espagne en 2007, l’assassinat de Pavlos Fyssas en 2013, et tous les autres tombés à cause des idées fascistes. Ces actions vont de pair avec la banalisation des discours racistes et xénophobes tant dans les medias que dans la politique institutionnelle.

La crise du capitalisme que nous traversons laisse place en Europe au développement de partis ouvertement fascistes et néonazis comme Aube Dorée en Grèce et les groupes nationalistes dans l’Est de l’Europe. Mais les partis traditionnels n’échappent pas à la résurgence des idées réactionnaires.

Il suffit de voir la politique menée par le Parti Socialiste depuis son arrivée au pouvoir : Les violences policières sont en augmentation et les libertés individuelles sont de plus en plus remises en cause au nom de l’ordre et de la sécurité.Le racisme notamment celui envers les Rroms et l’islamophobie, gagne du terrain.

Clément était un militant qui croyait fermement en l’égalité, la justice sociale et la lutte.clem 3 Il détestait le racisme, l’homophobie et la violence d’Etat ; c’est un camarade qui avait décidés de lutter contre le fascisme, sur le terrain des idées comme dans la rue.
Et nous savons qu’il avait bien raison, la solution est dans la lutte et l’organisation collective à tous les niveaux : idéologique et culturel au quotidien.

On ne doit pas laisser la possibilité à l’extrême droite de s’implanter. Il n’y a pas de “liberté d’expression”, de “liberté de parole”… pour ceux qui nient toutes ces libertés.

Pour cela Clément et tous nos camarades victimes du fascisme doivent vivre dans nos luttes, pour l’égalité, pour la justice sociale.

Pour Clément et pour les autres victimes du fascisme il n’y aura ni oubli ni pardon, rien ne restera impuni!

Seule la lutte paie.

RDV le 04 Juin à 18h30 place Arnaud Bernard

Et à Paris le 06 Juin à 14h a Bastille

Signataires

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Emilio resisti


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Dimanche 18 janvier, l’organisation néo-fasciste italienne Casa Pound, assistée de divers militants d’extrême-droite venus de plusieurs villes, a attaqué le centre social Dordoni dans la ville de Crémona. L’attaque, constituée d’une cinquantaine de personnes armées de barres de fer et diverses armes blanches, a fait un blessé grave parmi les militants antifascistes défendant le centre.

Emilio, un activiste, a été frappé au visage avec un pied de biche. A l’heure actuelle, Emilio a été placé dans un coma artificiel après avoir subi une hémorragie cérébrale importante alors même que ses agresseurs ne sont nullement inquiétés par la police.

Nous, toulousain.e.s, condamnons fermement cette nouvelle agression et exprimons notre plus grand soutien à nos camarades italiens et à la famille et aux proches de Emilio.

Fascistes, vous le payerez et vous le payerais cher!

De Toulouse à Crémona la lutte ne s’arrête jamais !

Emilio Resisti ! Solidarité Antifaa poster

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