Manifestation antifasciste du 22 Mars !


Si nous nous mobilisons contre la venue de jean marie le Pen le 15 mars, nous pensons aussi qu’il faut manifester à notre propre initiative contre la montée du fascisme. La date du 22 mars s’inscrit dans le cadre de la journée internationale contre le racisme. Les antifascistes grecs du KEERFA ont lancé un appel international pour faire du 22 mars une journée d’action antifasciste et antiraciste. Même si nous ne retrouvons pas dans l’ensemble de ces revendications, nous relayons l’initiative.

http://lahorde.samizdat.net/2014/01/10/22-mars-journee-internationale-contre-le-racisme-et-le-fascisme/

Et ci dessous l’appel à la manifestation antifasciste du 22 mars !

fnafa copieLe Front National a ouvert son local de campagne en plein cœur de Toulouse dans la plus grande indifférence. Nous nous opposons à ce silence.

Jean Marie Le Pen, à son époque, prônait l’ultralibéralisme, les privatisations et la déréglementation. Marine Le Pen confirmait en 2011 : « Nous ne remettons pas en cause l’économie de marché, ni les bienfaits de la concurrence». Car c’est un parti qui à toujours, par la « valeur du travail », feinté d’être du côté des travailleurs pour en réalité servir nos exploiteurs.

Pour cela son programme économique se base sur le « produisons français », la fermeture des frontières, le retour du franc etc. bref un nationalisme économique exacerbé. A cela s’ajoute tout un corpus idéologique profondément réactionnaire : fermer les frontières, propager la peur de l’autre d’autant plus s’il est musulman, Roms ou gay, militer contre l’avortement et le déremboursement des moyens de contraception, fermer les planning familial, son opposition au mariage pour tous ne sont que des exemples.

Le développement des idées réactionnaires dans la société est une triste réalité. En période de crise,  on assiste à une montée de l’extrême droite, tant institutionnelle que violente, tant dans les rues que les parlements. Car le système capitaliste, en temps de crise, peut compter sur ses plus fervents défenseurs, l’extrême droite.

Aujourd’hui les réactionnaires de tous bords ne se cachent plus. Des groupes d’extrême droite qui n’hésite plus à tuer dans la rue (Clément Meric le 5 juin dernier), à attaquer un concert de soutien aux sans-papiers à Clermont-Ferrand.

Mais les attaques viennent aussi de la gauche où le « produisons français », le patriotisme d’entreprise et économique sont de nouveau mis en avant comme solution à la crise. Enfin, que dire des gouvernements de ces dernières années qui ont rivalisé d’inventivité pour nous monter les uns contre les autres (débat sur l’identité nationale, stigmatisation des musulmans, des Roms, expulsions en augmentation constante…). Si tous entretiennent et créent ces divisions c’est avant tout pour protéger, servir et développer les intérêts économiques et sociaux des puissants.

Nous nous refusons au défaitisme.

Nous refusons de nous laisser désunir par le racisme, le sexisme, l’homophobie, par le patriotisme économique et la préférence nationale. Nous tenons à combattre la réaction où qu’elle se cache, et quelque soit le visage qu’elle prend.

Contre le fascisme, riposte populaire !

MANIFESTATION ANTIFASCISTE : SAMEDI 22 MARS 14H PLACE ARNAUD BERNARD

A l’appel de : AL/CNT/CPC/VP/UAT

Ni oubli, ni pardon ! Justice pour Andrés !


Un petit bilan réalisé par Carré d’info sur le rassemblement qui a eu lieu samedi 13 novembre place du capitole et dont l’UAT a été partie prenante. L’affaire est loin d’être close car Matthieu Clique sera entendu le 25 octobre et la date de son procès n’est pas encore fixé.  Nous devons rester vigilant et mobilisé d’autant plus que l’appel à solidarité lancée en avril par le comité de soutien à Andrés reste d’actualité car les dépenses sont nombreuses (besoins de première nécessité, frais juridiques…). Notre soutien s’avère extrêmement important étant donné la situation plus que précaire qu’il doit subir au quotidien : état de santé fragilisé, OQTF toujours en cours ne permettent pas à Andrés de travailler ou de se loger…

Le 31 mars dernier, Andrés était agressé par des militants d’extrême droite dans le quartier Arnaud Bernard. Gravement blessé, l’étudiant chilien a été hospitalisé deux mois et demi. Pour ne pas oublier, plusieurs associations et son comité de soutien ont manifesté samedi place du Capitole. Parallèlement, l’auteur présumé de l’agression, actuellement en détention, sera entendu le 25 octobre prochain indique son avocat ….

la suite sur Carré d’info  !

et quelques petites photos du rassemblement sur le site citizen-side !

ATTENTION: Changement de lieux !


Pour le 1er et  juin changement de lieu :

– le 1er juin de 17h à 19h les rendez-vous auront lieu au Communard – Place Arnaud Bernard (et non au CREA)

– le 2 juin les rendez vous auront lieu à la Chapelle – 36 rue Danielle Casa nova (et non au CREA),  le sound system se maintient par contre à la Dernière Chance (ex-Ragtime – Arnaud Bernard) !

Et pour y voir encore plus claire, la nouvelle affiche modifiée !

[Communiqué] Unité face à l’extrême droite


Refoulés de la manifestation occitane qui s’est déroulée l’après-midi du samedi 31 mars, dimanche 1er avril vers une heure du matin, une vingtaine d’individus d’extrême droite ont décidé d’effectuer une descente sur la place Arnaud Bernard, symbole du métissage culturel et lieu populaire toulousain. Ils/Elles ont tenté d’imposer leur haine sur la place. Grâce à une réaction collective des individus présent-e-s, ils/elles ont pu être repoussé-e-s.

Dans leur déroute, ils/elles s’en sont pris-es avec une rare violence à un étudiant chilien et l’ont grièvement blessé. La victime, dans le coma, a été transportée à l’hôpital avec un pronostic vital engagé. Bien que son état se soit amélioré le dimanche, celui-ci est toujours hospitalisé dans un état qui reste préoccupant.

Face à ces agressions d’une extrême violence, une vingtaine de personnes se sont dirigées vers le 36 Allée de Barcelone (local du Bloc Identitaire) et ont été stoppées par les forces de l’ordre qui assuraient la sécurité du lieu. Cette attitude des forces de l’ordre, qui semblent plus promptes à protéger le local d’un groupe d’extrême droite structuré et agressif que la population rassemblée ce soir là place Arnaud Bernard dans un cadre festif, nous interpelle, de même que les seuls contrôles d’identité et interpellations ont eu lieu seulement chez les militant-e-s antifascistes.

Cette attaque est une nouvelle expression du caractère agressif croissant des groupuscules d’extrême droite à Toulouse. Depuis deux ans, ils multiplient les actions violentes : attaque du groupe ZEP à la fête de la musique, attaques de bars, menaces sur des militant-e-s associatifs/ives, syndicaux/ales et politiques…

Cette situation s’est aggravée avec l’ouverture au 36 Allée de Barcelone d’une maison de « l’identité toulousaine » mal nommée l’Oustal. C’est le local du Bloc Identitaire toulousain : une organisation d’extrême droite, ouvertement raciste, xénophobe, homophobe et sexiste. Ce lieu est devenu le point de rassemblement de tous les hooligans, néo-nazis et autres nationalistes du Sud-ouest et a ainsi permis à ces groupuscules de bénéficier d’une base arrière pour coordonner leurs attaques, comme le prouvent les événements de la nuit de samedi à dimanche. Toute cette agitation n’a qu’un seul but : stigmatiser quotidiennement les étranger-e-s et les immigré-e-s et distiller le racisme, la xénophobie et la haine.

Refusant que Toulouse soit livrée à la haine et à la xénophobie, nous appelons l’ensemble de la population à se mobiliser afin de prouver que notre ville ne leur appartiendra jamais et qu’elle restera une ville antifasciste!

Nous exigeons :

– la fermeture du local du Bloc Identitaire au 36 Allée de Barcelone

– l’arrêt de la politique gouvernementale actuelle visant à faire de l’étranger-e le/la responsable de tous nos maux et légitimant ainsi les actions de ces groupuscules.

Soyons tous et toutes uni-e-s face à l’extrême droite !

Premiers signataires : AGET FSE, Alternative Libertaire, ATTAC Toulouse, Confédération Nationale du travail, Comité de soutien à Andres, Coup pour Coup 31, Convergences et Alternative,  Dechoukaj, Europe Ecologie Les Verts, Fédération Syndicale Unitaire, Front de Gauche, Nouveau Parti Anticapitaliste, OCML-Voie Prolétarienne, Parti Communiste Français, Parti de Gauche,  Partit Occitan Pais Tolosan , Réseau Universités Sans Frontières 31, SUD Culture Solidaires, SUD Etudiant, Union Antifasciste Toulousain

communiqué ici

Justice pour Andrés


Texte d’amis de Manuel Andrés Pardo gravement blessé au cours de son agression par les fachos. Manuel agressé à la suite de l’attaque d’Arnaud Bernard par une vingtaine de nervis fascistes.

Notre ami Manuel Andrés Pardo, de nationalité chilienne, étudiant en Master 1 d’anthropologie sociale et historique (EHESS et Université de Toulouse le Mirail) a été victime d’une violente agression entraînant une double fracture du crâne et un important hématome au niveau du cerveau. Le pronostic vital n’est plus engagé mais il est à ce jour toujours hospitalisé dans un état stationnaire.

Cette agression a eu lieu dans la nuit du samedi 31 mars au dimanche 1er avril non loin de la place Arnaud Bernard où Andrés venait d’assister à un concert. Il semblerait, d’après des témoins, que ses agresseurs faisaient partie d’individus appartenant à un groupe d’extrême-droite exclu l’après-midi de la manifestation pour la langue occitane et revenu le soir sur la place Arnaud Bernard en faisant le salut nazi. Ils s’étaient confrontés à quelques clients des cafés de la place avant de se replier dans les rues où ils ont croisé Andrés.
Notre ami n’a participé à aucune altercation ce samedi 31 mars. Son agression dans une rue adjacente du quartier Arnaud Bernard s’avère donc un acte de violence gratuite à l’encontre d’un individu isolé, sans défense et ne représentant aucune menace.
La situation d’Andrés est d’autant plus grave qu’il est sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF), le sérieux de son parcours universitaire ayant été (à tort) mis en cause.
Il est clair pour nous, amis, condisciples et professeurs d’Andrés, que cette situation requiert une réaction forte du monde universitaire, associatif et toulousain. Nous devons nous mobiliser pour que justice soit faite à Andrés tant pour l’agression indigne dont il a été victime que pour la menace d’expulsion à son encontre, injuste et injustifiée !

Blog du comité de soutien à Andrés

Pétition de soutien à Andrés

Attaque fasciste: 1 blessé grave


Dimanche 1er avril vers 1 heure du matin, une fois de plus les fachos toulousains se sont à nouveau manifestés place Arnaud Bernard.

La place Arnaud Bernard était animée par la fête et la convivialité comme à son habitude, quand un groupe fit irruption sur la place. Une vingtaine d’individus groupés marchant au pas et plus ou moins cagoulés arrivent du boulevard Lascrosses. La démarche et l’attitude agressive des individus ne laissent pas planer beaucoup de doute : « c’est les fachos » crient certains fêtards de la place. En effet, ils parcourent la place en provoquant les badauds. Devant le regard médusé des gens en terrasse, les individus ont crié « Toulouse hooligans » tout en effectuant des saluts hitlériens. Après quelques minutes de latence, l’ensemble des gens sur la place ont vivement réagi pour repousser les assaillants qui avaient commencé à s’attaquer à la terrasse d’un café et aux clients d’un kebab.

En s’enfuyant vers la place Saint Sernin, les fachos ont grièvement blessé un étudiant chilien. L’intervention d’un témoin lui aura certainement sauvé la vie. En effet la victime dans le coma a été transférée à l’hôpital. Le pronostic vital fut au cours de la soirée engagé. L’état de la victime s’est amélioré dimanche après-midi. Sorti du coma, le blessé souffre de multiples fractures de la boite crânienne et d’une paralysie des membres. Selon nos informations datant de dimanche soir, la paralysie ne serait pas définitive.

Plus tard, une partie des gens qui venaient de se faire attaquer place Arnaud Bernard décidèrent d’aller demander des comptes aux fachos en allant à leur local du 36 allée de Barcelone. Avant même qu’ils arrivent à la porte, la police est intervenue en tirant au flashball. S’en suivi un contrôle d’identité et une fouille. La police effectua 5 interpellations. 4 personnes ont rapidement été libérées dans l’heure qui suivit. La cinquième personne est toujours en garde à vue lundi midi. A notre connaissance aucun affrontement n’a eu lieu non plus place Saint-Pierre.

Une fois de plus les fachos n’ont pas été inquiétés, malgré une ratonnade qui a failli coûter la vie à une personne, ils ont pu tranquillement continuer leur soirée. La police a été plus efficace défendre le local du Bloc Identitaire, que pour protéger les toulousains qui festoyaient à Arnaud Bernard… Nous nous étonnons de l’attitude des forces de l’ordre. Il semblerait que les « enquêteurs » croient tenir le « coupable idéal » de l’agression de l’étudiant. Selon nos informations, l’accusé était vers la place Saint Pierre au moment de l’agression. De plus l’accusé est antifasciste alors que l’étudiant a été agressé pas des fascistes ! En conséquence, nous demandons la libération immédiate de l’interpellé.

Plus qu’une rixe entre extrêmes, ce qui s’est déroulé dans la nuit de samedi à dimanche, s’apparente plus à une volonté de la part de jeunes hooligans d’extrême droite et des militants identitaires de venir agresser des personnes représentant tout ce qu’ils détestent à souhait : des manifestants occitanistes fêtant la réussite de leur manifestation, des populations d’origine étrangère, des jeunes de gauche, des kebabs, surtout une place et quartier symbolisant la diversité des cultures et le métissage qu’ils exècrent.

communiqué ici

La fièvre du samedi soir pour les fachos toulousains


Mis en ligne le  20/09/2011

Concert et attaque de facho : encore un week-end où le groupuscule des Jeunesses Identitaires (JI) toulousaine a cru s’imposer à Toulouse, une ville qui, sans prétention, croit lui appartenir [1].

En effet, ce groupe d’extrême droite radicale est la section toulousaine de Nòstra Revòlta, l’organe jeune du Bloc Identitaire (BI) en Midi-Pyrénées. Nous retiendrons les méfaits du BI les plus médiatiques, à savoir la distribution discriminatoire de soupe au cochon aux SDF (longtemps attribuée au FN) ainsi que les apéros saucisson/pinard de juin et septembre 2010. Le Bloc Identitaire est né des cendres d’Unité Radicale, dissout par décret en 2002 suite à l’attentat raté contre Jacques Chirac perpétré par Maxime Brunerie, membre d’Unité Radicale.

Les JI toulousains ont donc invité à Toulouse un groupe de musique parisien pour jouer Samedi 17 Septembre 2011. Le groupe Hôtel Stella la fanfare du Projet Apache (JI parisien) [2].

L’Union Antifasciste Toulousaine ne pouvait pas laisser se produire un évènement public de ce genre. Les JI ont donc réservé un établissement du quartier Saint-Michel omettant de préciser la nature nauséabonde de l’événement. Une fois l’établissement prévenu le concert a été annulé et le bar fermé pour la soirée. Mais les JI, fidèles à leurs agaçantes habitudes, n’en restèrent pas là [3].

En effet, le soir même se tenait une soirée organisée dans un bar d’Arnaud Bernard par le collectif trans-pédé-bi-gouines Insurrection du désir [4].

Peu avant 3 heures du matin, alors que le bar procédait à sa fermeture et qu’il ne restait que quelques participants, un groupe fit son apparition. L’allure, la démarche et pour certains le look bonehead (skinhead néo-nazis) ne laissèrent aucun doute : « les fachos attaquent ! »

Une vingtaine de fascistes des jeunesses identitaires (leurs t-shirts étant là pour le rappeler) arrivèrent, quasiment tous armés de matraques télescopiques et d’aérosol lacrymogènes, vociférant leurs slogans racistes et joignant le geste à la parole. La réaction ne se fit pas attendre et dispersa promptement le groupe identitaire.

Une question demeure : qu’elle était la cible des fachos? Les « arabes » d’Arnaud Bernard ? Les pédés et gouines de la soirée ? On ne le saura sans doute jamais, mais ce qui est certains c’est que tous firent face aux fachos pour leur signifier qu’à Arnaud Bernard comme dans tout Toulouse et partout  ailleurs, l’extrême droite et le fascisme n’ont pas leur place !

Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartiers pour les fachos !

 

[1] Nous reviendrons bientôt sur l’agitation des JI toulousains, section récréée fin 2009 et qui depuis quelques temps multiplie les actions, les tags, les dégradations, les agressions avec comme dénominateurs communs, le racisme et une haine viscérale des milieux progressistes (militants de gauche).

[2] On notera que la plupart de ses membres sont des habitués de la tribune boulogne du PSG connue pour ses débordements, ses violences et son apologie du fascisme.

[3] Ils auraient certainement fait de même si leur concert s’était tenu. On peut même s’avancer en indiquant que cela aurait entraîné des répercutions plus importantes. En effet un bon nombre d’éléments de l’extrême droite radicale locale se seraient retrouvés à ce concert, des boneheads aux hooligans du TFC et autres extrémistes racistes freelance. On aurait peine à croire que les participants soient retournés gentiment à la maison sans penser à « ratonner » en ville.

[4] Le thème de la soirée était les mouvements homosexuels révolutionnaires des années 1970. Une soirée ponctuée d’une projection d’un documentaire La Révolution du désir (2007) (bande annonce ici) poursuivi d’un débat pour finir avec un sound system haut en couleur.

communiqué ici