Assemblée et mobilisation contre le meeting du Front national à Toulouse


Comme à chaque période électorale, le Front National ressort ses têtes d’affiches médiatiques à l’occasion d’un grand meeting qui se veut le point d’orgue de leur cirque électoral. Utilisant les médias, les élections et la peur de la crise économique pour faire grossir leur parti identitaire, vide d’alternatives et de projet, le FN reste toujours un parti qui doit être férocement combattu. Fleurtant avec les élites politiques, il n’en reste pas moins un parti populiste qui détruit nos vies et nous divisent.

Pourquoi lutter contre le FN ?

Car c’est un parti raciste, homophobe, sexiste, et fascisant qui appuie et sert une logique de division et de peur. Le choix de laisser Marion Maréchal Le Pen défendre la fin de l’avortement ou Florian Philippot sous-entendre qu’ils ne sont pas homophobes n’est qu’un écran de fumée sur l’ordre moral catholique du FN.

Car c’est un parti ultra-autoritaire, populiste, qui ne défend finalement que les riches et les patrons français. C’est la défense des intérêts du grand patronat et des élites financières contre l’intérêt des classes populaires. Le FN veut un capitalisme fort et prospère : qui nourrit la misère et les guerres.

Car c’est un parti qui banalise des notions absurdes et dangereuses comme la préférence nationale, l’insécurité et le tout répressif, etc, afin d’imprégner le débat politique de sa haine d’une société métissée et populaire. Cette banalisation, dans laquelle les autres partis s’engouffrent, doit être combattue.

Car c’est un parti électoraliste, comme les autres, dans une démocratie où se laisser représenter c’est avant tout se faire déposséder des moyens politiques, des moyens d’action et d’organisation de nos vies.

Comment lutter contre le FN ?

En rompant avec ce spectacle peu divertissant, cette mascarade électorale, et en s’organisant pour créer une réelle alternative à nos vies et notre société. Il ne faut pas se leurrer, le FN ne changera pas cette société. Les travailleurs et travailleuses exploité.e.s le seront d’autant plus mais sous prétexte de sauver la nation. Notre quotidien sera encore plus soumis aux lois des patrons.

C’est en se dotant d’outils pour lutter contre les dominations qui structurent nos sociétés que nous créerons nous même les conditions d’une véritable révolution sociale. Nous appelons donc à une assemblée publique afin de se rencontrer sur des bases politiques communes, de poser des perspectives et d’organiser une mobilisation d’ampleur le 15 avril 2017, jour du meeting du FN à Toulouse.

SAMEDI 18 MARS 2017 : ASSEMBLÉE PUBLIQUE à 15h à La Chapelle (36 rue Danielle Casanova – métro Compans Caffarelli)

SAMEDI 15 AVRIL 2017 : GRANDE MOBILISATION CONTRE LE MEETING DU FRONT NATIONAL

L’appel en .pdf

Toutes et tous ensemble pour contrer le Front national et la mascarade électorale !


L’Union Antifasciste Toulousaine lance une campagne antifasciste contre le Front national et la mascarade électorale :

https://contrefnelec.noblogs.org/

Nous proposons du matériel, un manifeste, un site internet, un calendrier de mobilisation et de l’information.

Nous appelons toutes les personnes et les organisations sensibles à la montée de l’extrême-droite et au développement du capitalisme à nous rejoindre autour de cette campagne : créons un point de convergence pour amorcer les conditions d’un mouvement social antifasciste et révolutionnaire, en rupture avec la mascarade électorale et ce système de dominations.

L’heure est aux résistances et à la construction d’alternatives, nos armes sont la lutte, la solidarité et l’auto-organisation !

# Justice pour Théo : rassemblement


Suite aux violences policières à Aulnay-sous-bois, rassemblons-nous le mardi 7 février 2017, à 18h, au Capitole.

Aulnay-sous-Bois, jeudi 2 février 2017.

manifantirepLa police débarque pour des contrôles d’identité. Un policier gifle un jeune. Théo, qui est en route pour rejoindre des amis, s’interpose. Il est interpellé par 4 policiers. L’un d’entre eux lui enfonce sa matraque télescopique dans l’anus occasionnant de grave blessures. Théo est également frappé au moment de son interpellation, et dans le véhicule de police, il présente des ecchymoses au visage et au niveau du crâne.

Depuis des années les témoignages se multiplient pour révéler les crimes policiers dans toute leur horreur : la police tue, elle mutile, elle blesse, elle viole et tente de détruire psychologiquement tous celles et ceux qui ne rentrent pas dans les cases du système qu’elle défend : les pauvres, les homos, les personnes qu’elle voit comme des étrangers, les gauchistes, les personnes trans…

Et la police se permet encore de venir réclamer toujours plus d’armes , et toujours plus de droits (comme l’aménagement de la légitime défense qui est passée au sénat) pour accomplir sa besogne.

Aujourd’hui face à toutes ces violences et tout ces crimes, face à ce qu’on a infligé à Théo et tant d’autres, face au meutre d’Adama Traoré et ’emprisonnement de ses frères pour avoir juste demander justice, qui peut, encore, ne pas détester la police ?!

Rassemblons-nous le mardi 7 février 2017, à 18h, au Capitole,

et organisons-nous pour montrer notre soutien à toutes les victimes et dire que non les crimes et les violences policières ne sont pas de simples dérapages, mais bel et bien une politique de répression menée par un état raciste et colonial !

Une rentrée antifasciste réussie !


L’Union Antifasciste Toulousaine se félicite du succès des évènements antifascistes de cette rentrée 2016.

Le jeudi 15 septembre, nous nous retrouvions comme à notre habitude printanière, dans les rues, en cortèges, pour tenter de faire reculer ce gouvernement contre la loi travail. L’heure est maintenant aux bilans et au redéploiement de nos forces révolutionnaires.

Le samedi 17 septembre, alors que dans un coin de nos têtes nous avions des pensées chaleureuses et solidaires pour les camarades antifascistes grec.que.s 3 ans après l’assassinat du rappeur antifasciste Pavlos Fyssas, a eu lieu une journée autour de « Confusionnisme et théorie du complot ».

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Yannis Youlountas, anarchiste et antifasciste franco-grec, réalisateur de « Ne vivons plus comme des esclaves » et « Je lutte donc je suis » a animé deux temps de présentation : une formation militante et une conférence publique.

La formation à destination des militant.e.s antifascistes et révolutionnaires a rassemblé quelques dizaines de personnes l’après-midi pour permettre d’aborder le sujet et de soulever des interrogations au regard de nos expériences de lutte et d’alternatives. Pour l’UAT, l’idée était de participer à mettre en place des actions et un travail d’autoformation afin de se doter d’arguments, d’outils et de méthodes de lutte contre le confusionnisme.
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La conférence publique a, elle, réuni plus de 120 personnes, toujours à la Chapelle, lieu tout à fait adapté pour ce genre d’événements et ancré dans des pratiques autogestionnaires et collectives. Yannis a présenté le confusionnisme comme étant une méthode politique, utilisée par les réseaux traditionnels de l’extrême-droite mais pas seulement. Les théories du complot agissent elles comme des vecteurs de cette méthode, elles permettent de la distiller au sein de la population. Une bonne partie de la conférence (il manque malheureusement la fin) sera bientôt disponible sur notre site.

Nous avons agréablement fini la soirée autour des tables de presse et du bar, l’occasion de poursuivre ces moments d’échanges et de rencontres.

Le 25 septembre nous nous sommes retrouvés pour adresser notre solidarité et notre rage aux camarades finlandais après que Jimi Joonas Karttunen a été tabassé à mort par des militants d’extrême-droite ce 16 septembre 2016.


Au mois d’octobre, nous organisions la 5ème édition du festival antifasciste de Toulouse avec les copain.ine.s de Kartier libre.
Un before à l’Internazionale (le 8 octobre) pour se retrouver autour des platines de DJ Lad, du rap queer et féministe de Grace & Volupté Van Van puis des « +Guest », une bonne centaine de personnes dans la soirée. Bien cool !
Un peu de cinéma le jeudi, avec la projection de État de siège, un film du chouette réalisateur Costa Gavras, à la Chapelle. Quand les Tupamaros font face à leurs ennemis répressifs. Une trentaine de personnes.
Arrive le week end, concert du vendredi soir avec Zompa Family, Lard & Action et Les Cock’S où 120 personnes, dont beaucoup de nouvelles têtes, viendront danser et s’agiter. dsc_0036
Le samedi, une trentaine de personnes ont participé à la conférence « Extrême-droite et antifascisme » animée par la Horde. L’occasion, une fois encore, de prendre le temps du savoir : qu’est-ce que l’extrême-droite, comment est-elle organisée, quels sont ses pilliers, ses fondamentaux et quelles familles la composent, quelle est son histoire. Dans un second temps nous avons parlé de l’antifascisme, en distinguant l’antifascisme républicain de l’antifascisme autonome (ou radical) et de présenter une histoire récente de notre mouvement. Là aussi nous avons enregistré la conférence, que vous pourrez retrouver prochainement en écoute sur notre site.
Samedi soir soirée punk avec Punk Haine Roll, Arkada Social et Schlag : plus de 110 personnes.
Les fonds récoltés servent à l’autofinancement de la lutte antifasciste et l’activité de notre organisation.

On vous remercie d’ailleurs toutes et tous, ainsi que les groupes qui ont joué pour le festival et les orgas qui sont venues ! Belle expérience !

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Et maintenant ? Et bien si nous en sommes « à l’heure où les monstres rôdent », il va falloir se battre pour empêcher leur machine autoritaire et raciste de s’imposer comme unique modèle idéologique. Autant vous dire qu’on se voit bientôt en manif !

On s’est d’ailleurs vu ce samedi 5 novembre : nous appelions à se rassembler contre le Front national et la mascarade électorale.
Une centaine de personnes ont répondu présent.e.s, sous la pluie. Niveau banderoles : « Toulouse métisse et populaire » et « Contre le Front National et le Capital : Résistances ».

p1020257Nous sommes partis en manifestation en direction de la salle Barcelone, salle municipale qui a accueilli le meeting départemental. Le meeting était bien protégé, pas par le DPS mais par la police nationale et nous avons fait face à un important cordon de la BAC et d’uniformes bleu marine.

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Nous avons décidé de rebrousser chemin, cette fois, pour aller faire entendre nos voix et montrer que les rues sont nôtres et qu’à Toulouse, comme à Marseille où ailleurs, le Front national n’est pas le bienvenu, ni ses idées, ni le vieux monde qui le précède ! Prise de parole publique à Jeanne d’Arc, dispersion groupée, pas d’arrestations.

Toulouse métisse et populaire !

news.antifa.toulouse : se tenir informé.e


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Festival antifasciste #5


L’Union Antifasciste Toulousaine et l’association Kartier Libre organisent leur cinquième festival antifasciste sur Toulouse du 8 au 15 octobre 2016 !

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L’objectif ? Rappeler que Toulouse est et restera une ville antifasciste et que l’extrême droite n’a sa place ni dans nos rues, ni ailleurs.
Chaque année, ce festival nous offre la possibilité d’organiser, autour d’un programme riche et varié, des séries de discussions, de débats et de rencontre pour faire vivre la culture antifasciste (mais aussi nous permettre d’offrir une tribune à tous les militants et militantes qui se battent pour la lutte des classes et l’égalité sociale). Tout en se retrouvant autour de deux soirées de concerts organisées avec nos camarades de l’association Kartier Libre.

Depuis cinq ans, ce festival continue de faire vivre notre combat et son histoire. Des FTP-Moi à notre camarade Clément, nous rendons ainsi hommage à celles et ceux qui se battent pour faire vivre la solidarité antifasciste.

Et ce combat est d’autant plus d’actualité avec la mascarade électorale qui se profile à l’horizon et sa formidable tribune pour la logique raciste, islamophobe et antisémite de l’extrême droite. Dans le climat actuel préélectoral et la main-mise du discours du Front National, nous devons rappeler avec force que l’antifascisme est un combat quotidien.
En effet, les idées nauséabondes du Front National continuent inlassablement de se déverser dans tous les partis et médias dominants et s’implante lentement mais durablement dans les esprits. Stigmatisation continue des migrant.e.s via la jungle de Calais, manipulations et stratégie du bouc émissaire contre la légitime vague migratoire qui a suivi la guerre colonialiste en Syrie, le Front National s’appuie toujours sur les mêmes relents racistes. Et la conférence co-organisée avec la Horde ouvrira aussi ce moment de débat.
Mais au delà du Front National, nous dénonçons aussi cette année les « régimes démocratiques » qui fondent leurs existences et leurs
identités dans un fonctionnement violent, autoritaire et muselant les minorités progressistes et révolutionnaires. C’est dans cet objectif que
nous diffusons la projection du film de Costa Gavras, État de siège.
Un moment de plus pour rappeler notre solidarité internationale pour toutes celles et ceux qui luttent contre le fascisme chez eux.

Toulouse est une terre antifasciste !


Flyer et bannière web :

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Rassemblement Antifasciste le 18 Juillet


Le samedi 18 Juillet, des fascistes toulousains organisent une manifestation islamophobe a 14h place du capitole.

Officiellement « contre le terrorisme islamique et l’islam », ce rassemblement raciste est autorisé par la préfecture et la mairie de Toulouse.
Ces derniers ne voient aucun problème à laisser se dérouler un nouveau Jour de Colère bis à Toulouse, malgré leurs déclarations de l’époque.
Tout en sachant que serons présent des cadres fascistes comme Ivan Benedetti, président de l’œuvre francaise, organisation dissoute suite à l’assassinat de Clément Méric. On ne peut que constater le rapprochement entre l’Etat et l’extrême droite, surtout lorsqu’il s’agit de stigmatiser les musulmans.

L’amalgame entre violences religieuses et Islam est une stratégie classique pour les fachos. Elle vise a faire croire a un « ennemi intérieur » (les musulmans) pour instaurer une politique nationaliste, raciste et sécuritaire. Elle a également pour but de diviser les opprimés et d’éviter toute remise en cause du système.
Tout ça dans l’intérêt de la classe dominante.

Ce ne sont pas les quelques mort (ultra-médiatisés) dans des attentats qui nous ferons oublier les centaines de mort de la répressions policière et du fascisme. Le danger actuel en France et en Europe réside dans la montée des idées racistes et réactionnaires dans la rue comme dans les urnes. Certainement pas dans la montée d’un prétendu islam radical qui est marginal mais qui focalise pourtant l’attention de tous les médias.

Face a cela il est plus qu’urgent de s’unir, s’organiser et lutter contre le racisme et l’extrême droite. Ensemble faisons comprendre a ces fachos que Toulouse est une ville métisse et populaire où l’islamophobie n’a pas sa place.

Ne laissons pas l’extrême droite s’imposer a Toulouse.

Fascistes hors de nos vies!

 RDV à 13h place du Capitole

 

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Manifestation en hommage aux victimes du fascisme


Le 5 juin 2013, des fascistes ont tué notre camarade Clément Méric.

Deux années ont passé et nous ne pouvons que constater que l’extreme droite continue de déverser sa haine, sa violence et son racisme partout en Europe. Nous n’oublions pas les coups de couteau reçus par Carlos Palomino en Espagne en 2007, l’assassinat de Pavlos Fyssas en 2013, et tous les autres tombés à cause des idées fascistes. Ces actions vont de pair avec la banalisation des discours racistes et xénophobes tant dans les medias que dans la politique institutionnelle.

La crise du capitalisme que nous traversons laisse place en Europe au développement de partis ouvertement fascistes et néonazis comme Aube Dorée en Grèce et les groupes nationalistes dans l’Est de l’Europe. Mais les partis traditionnels n’échappent pas à la résurgence des idées réactionnaires.

Il suffit de voir la politique menée par le Parti Socialiste depuis son arrivée au pouvoir : Les violences policières sont en augmentation et les libertés individuelles sont de plus en plus remises en cause au nom de l’ordre et de la sécurité.Le racisme notamment celui envers les Rroms et l’islamophobie, gagne du terrain.

Clément était un militant qui croyait fermement en l’égalité, la justice sociale et la lutte.clem 3 Il détestait le racisme, l’homophobie et la violence d’Etat ; c’est un camarade qui avait décidés de lutter contre le fascisme, sur le terrain des idées comme dans la rue.
Et nous savons qu’il avait bien raison, la solution est dans la lutte et l’organisation collective à tous les niveaux : idéologique et culturel au quotidien.

On ne doit pas laisser la possibilité à l’extrême droite de s’implanter. Il n’y a pas de “liberté d’expression”, de “liberté de parole”… pour ceux qui nient toutes ces libertés.

Pour cela Clément et tous nos camarades victimes du fascisme doivent vivre dans nos luttes, pour l’égalité, pour la justice sociale.

Pour Clément et pour les autres victimes du fascisme il n’y aura ni oubli ni pardon, rien ne restera impuni!

Seule la lutte paie.

RDV le 04 Juin à 18h30 place Arnaud Bernard

Et à Paris le 06 Juin à 14h a Bastille

Signataires

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Soutien aux inculpés du rassemblement contre Jour de colère


Le samedi 5 avril 2014 à Toulouse, place du Capitole, un rassemblement de néo nazis a entaché notre ville. Salut nazis, drapeaux ornés de la croix celtique et drap10153770_772978022715021_523747150_neaux français, le ton du rassemblement parle pour lui même. Quelques dizaines de militants d’extrême droite se retrouvent protégés par la police, derrière des barrières, pour laisser vomir leur racisme et leur nostalgie des régimes fascistes. Un peu plus loin ce sont les “Dieudonnistes” qui cherchent à répandre leur antisémitisme et leurs discours réactionnaires et complotistes. Un peu plus loin des néo nazis, car ils ne les assument pas publiquement malgré le fait d’avoir appelé au rassemblement avec eux. Une place du Capitole alors parsemés par l’extrême droite.

Malgré la faiblesse de leur rassemblement et leur provocation constante, la police les protège de la foule en colère et les laisse fanfaronner sur place sans moucher. La foule hostile grandit et grossit le contre rassemblement. Malgré cela la police continue à bloquer l’accès au Capitole, empêchant le déplacement du contre rassemblement pour faire fuir l’extrême droite. La police en profite pour arrêter arbitrairement les personnes qu’elles voient sur son chemin et qui laissent éclater leur colère face à ce spectacle.

Arrestations arbitraires, sans preuve ni motif : 8 inculpés se retrouvent en garde à vue parmi des centaines de manifestants. La plupart passeront en procès au mois de juin avec le chef d’inculpation de « violence sur agent ». Chef d’inculpation standard quand on n’a rien d’autres à se mettre sous la dent.
Dans ce climat d’austérité où l’extrême droite connait une liberté d’expression de plus en plus décomplexé, la police est un des outils d’une répression politique de plus en plus durcie. Police au service de l’Etat et des gouvernants qui protège l’extrême droite face à la gronde populaire.
Et la violence ne s’arrête pas aux mouvements sociaux. Dans les quartiers populaires, on développe les mesures sécuritaires afin de contenir la révolte et la rage. Le durcissement des lois liberticides et la montée de l’extrême droite servent le même objectif: faire taire les mouvements sociaux, leurs revendications et la remise en cause du capitalisme!

TOULOUSE MÉTISSE ET POPULAIRE !
LA SOLIDARITÉ EST NOTRE ARME !
RELAXE POUR LES INCULPES !

Le tract en PDF ici

 

Le lien du pot commun de soutien aux inculpés: https://www.lepotcommun.fr/pot/t7jb2h9h

Jour de honte pour les réac !


Samedi 5 avril, un appel national à un « Jour de colère » était lancé par les réacs de tous bords. Ici à Toulouse, les colériques appelaient à se rassembler place du Capitole à 14h.

Impossible de connaitre l’étendue leur mobilisation. La plupart, toujours prêts à vaillamment répandre la haine sur internet ou dans les urnes ont eu bien du mal à assumer ce 5 avril à Toulouse. On les a vu hésiter, venir au rassemblement faire un tour par politesse puis vite regagner l’anonymat parmi les badauds, certains ne se sont même pas approché. Elle n’avait pas l’air si en colère, cette extrême droite, encore une fois dans une posture… pitoyable et honteuse.

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Le vrai visage de jour de colére: quelques néo nazis qui voulaient prendre la pause.

On a ainsi bien pu voir l’échec de ce « front fasciste » avec les quenellistes antisémites qui ne voulaient pas s’associer à des néo-nazis et des identitaires racistes. En effet, il est difficile de rassembler sur le moteur de la haine.

Seulement une vingtaine de manifestant-e-s étaient présent-e-s, derrière des barrières, entouré-e-s d’un autre vingtaine de néo-nazis qui faisaient office de service d’ordre. Pour un mouvement qui se dit global, c’est quand même un peu la honte.

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La solitude des grands jours

Les fachos de  » jours de colère » peuvent avoir honte, mais nous antifascistes, nous pouvons être fier-e-s ! Suite à l’appel de diverses organisations libertaires, maoistes, anti-impérialistes, LGBT et antifascistes toulousaines, nous avons été plus de 250 à crier notre mécontentement quant à la présence de ces fascistes dans la ville rose. Tout ceux qui se reconnaissent dans la lutte contre le fascisme ont reprit la rue à la fois d’une facon dynamiques, combattives  mais aussi communicatives.

Malgré une très forte présence policière qui aura protégé jusqu’au bout le rassemblement colérique, nous avons informé les toulousain-e-s de ce qu’il se passait au Capitole et les Toulousains se sont eux même saisis de la question, en les huant constamment ! Les fachos ont finalement été encerclés et enfermés dans une place vidée par leur propre haine, les passants étant révoltés de les voir.

Malgré l’échec évident du « Jour de colère » et l’ampleur de la contestation antifasciste, la police a continué à protéger les néo nazis qui n’ont pas arrêté de déverser leurs vieux discours. Deux personnes ont été bléssées par la police et cinq personnes ont été mis en garde à vue pour avoir osé contester ce rassemblement.  Un reste encore en garde à vue. On vous donnera des nouvelles dès que nous en saurons plus pour leur procés.

Toulouse est et restera une ville antifasciste. Mais pour cela, il faut que nous restions mobilisés. La lutte continue.

Leur colère est réactionnaire, Notre rage est révolutionnaire!

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