Contre l’Etat d’Urgence et pour les libertés !


Des manifestations interdites, des assignations à résidence arbitraires, des policiers autorisés à porter leurs armes en dehors de leur service et à tirer en l’air pendant les manifestations, des perquisitions en pleine nuit dans les quartiers populaires, on parle de quel État policier là ?
Ah oui, la France, en état d’urgence depuis les attentats du 13 novembre et qui s’est engouffrée un peu plus dans la brèche, déjà largement ouverte, de l’Etat policier. La condamnation légitime des actes d’une rare cruauté perpétrés par Daesh ne doit pas nous empêcher de rester critiques face aux mesures autoritaires et liberticides prises par le gouvernement, sous couvert de lutte contre le terrorisme. Pour nous, plusieurs combats sont à mener:

Se battre pour nos libertés
Il faut préserver nos libertés publiques. L’état d’urgence, les assignations à résidence, les perquisitions administratives, les interdictions de manifester ne servent à pas grand-chose face à des terroristes armés et déterminés. Contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, l’état d’urgence ne nous protège aucunement du terrorisme ! Par contre, cette restriction des libertés est bien pratique pour soutenir un pouvoir injuste et impopulaire, en muselant toute contestation sociale. Ainsi le samedi neuf janvier à Toulouse, la police a encerclé un repas partagé, organisé en soutien à la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le privant de toute visibilité et de possibilité d’interagir avec les passants. des-manifestants-ont-deploye-hier-une-banderole-devant-le_2664641_628x405pL’argument de la « sécurité » ne tient plus quand on pense que les manifestations d’hommage ont été maintenues, tout comme les manifestations commerciales telles les marchés de Noël ou les rencontres sportives… Pour nous l’urgence c’est d’agir pour préserver nos libertés : manifestations, grèves, occupations ! Nous devons construire un rapport de force et c’est maintenant qu’il faut le faire !

Ne pas laisser le racisme s’installer
Les « démocrates » et « républicains » ont beau jeu de s’insurger contre la montée du front national aux élections en appelant à la factice « unité nationale ». En accentuant la répression contre tous ceux et toutes celles qui sont désigné-es comme étranger-es et ennemi-es, ce sont aussi leurs gouvernements soi disant « démocrates » qui ont préparé le terrain à l’idéologie de l’extrême droite. Après les attentats de Charlie Hebdo et du 13 novembre, la population issue de l’immigration a été encore plus stigmatisée. Assimilée en bloc à la religion musulmane, elle a été sommée de s’expliquer et de s’excuser pour des actes qu’elle n’a ni commis, ni souhaités. Elle a même dû faire face à des agressions verbales et physiques, sans parler de suspicions quotidiennes pour une barbe ou une jupe trop longue.

Contre les amalgames, contre les crimes policiers qui tuent les migrant-es et leurs descendants, développons nos solidarités, et ne restons pas sans voix !
Soutenir le peuple kurde, le seul à combattre Daech sur le terrain
Ne pas être spectatrice ou spectateur de cet état des choses, c’est aussi se poser la question de savoir comment véritablement combattre Daech. Arrêtons de serrer les rangs derrière des bombardements états-uniens, russes ou français, qui poursuivent des buts impérialistes qui ne concordent pas avec les intérêts du plus grand nombre !
Soutenons plutôt les forces progressistes kurdes des YPG qui ont infligé une défaite sanglante à l’Etat Islamique à Kobané et mis en place une organisation basée sur la démocratique directe et horizontale. Actuellement les kurdes, renforcés de leurs alliés progressistes arabes sunnites et chrétiens syriens, sont la seule force à combattre Daech sur le terrain, avec succès. Pourtant, certaines de ces organisations sont considérées comme terroristes par l’Union Européenne et les Etats Unis à la demande de la Turquie, dont les relations avec Daech sont bien troubles….Soutenons la lutte du peuple kurde et de ses alliés progressistes contre Daech, en la popularisant, et en la soutenant politiquement et financièrement.

Agissons, occupons la rue !

logo_2015-12-17_meeting-etat-d-urgence-bf892Contre l’état d’urgence et sa prolongation et pour la défense de nos libertés !
Contre les guerres impérialistes et pour un soutien aux forces progressistes kurdes !
Contre le racisme d’État et pour les solidarités !

MANIFESTATION SAMEDI 30 JANVIER

14H – PLACE ARNAUD BERNARD

Signataires : Alternative libertaire 31, C.G.A Toulouse, CNT-f 31, SUD Education 31, Solidaires Etudiants 31, Union Antifasciste Toulousaine

le tract est disponible en version pdf ici

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Rassemblement Antifasciste le 18 Juillet


Le samedi 18 Juillet, des fascistes toulousains organisent une manifestation islamophobe a 14h place du capitole.

Officiellement « contre le terrorisme islamique et l’islam », ce rassemblement raciste est autorisé par la préfecture et la mairie de Toulouse.
Ces derniers ne voient aucun problème à laisser se dérouler un nouveau Jour de Colère bis à Toulouse, malgré leurs déclarations de l’époque.
Tout en sachant que serons présent des cadres fascistes comme Ivan Benedetti, président de l’œuvre francaise, organisation dissoute suite à l’assassinat de Clément Méric. On ne peut que constater le rapprochement entre l’Etat et l’extrême droite, surtout lorsqu’il s’agit de stigmatiser les musulmans.

L’amalgame entre violences religieuses et Islam est une stratégie classique pour les fachos. Elle vise a faire croire a un « ennemi intérieur » (les musulmans) pour instaurer une politique nationaliste, raciste et sécuritaire. Elle a également pour but de diviser les opprimés et d’éviter toute remise en cause du système.
Tout ça dans l’intérêt de la classe dominante.

Ce ne sont pas les quelques mort (ultra-médiatisés) dans des attentats qui nous ferons oublier les centaines de mort de la répressions policière et du fascisme. Le danger actuel en France et en Europe réside dans la montée des idées racistes et réactionnaires dans la rue comme dans les urnes. Certainement pas dans la montée d’un prétendu islam radical qui est marginal mais qui focalise pourtant l’attention de tous les médias.

Face a cela il est plus qu’urgent de s’unir, s’organiser et lutter contre le racisme et l’extrême droite. Ensemble faisons comprendre a ces fachos que Toulouse est une ville métisse et populaire où l’islamophobie n’a pas sa place.

Ne laissons pas l’extrême droite s’imposer a Toulouse.

Fascistes hors de nos vies!

 RDV à 13h place du Capitole

 

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A la mémoire de tou-te-s les travailleurs-ses tué-e-s par le capitalisme


Ni nostalgique de Pétain, ni nostalgique de Jeanne d’Arc dans nos manifs !

Le 1er mai est un hommage à la lutte de travailleurs et des travailleuses. C’est pour commémorer la répression de la grève de Mai 1886 à Chicago que le mouvement ouvrier international défile au nom de la lutte des classes à cette date depuis 1890. Depuis, le 1er mai est le symbole d’un combat de millions de travailleurs et de travailleuses pour obtenir de meilleures conditions de vie et de travail et pour mettre à bas un système qui nous oppressent et nous tuent.essait

Mais l’extrême-droite, comme à son habitude, entend détourner un des événements les plus marquants et populaire de l’histoire de la lutte des classes pour en faire un symbole patriotique. Extrême-droite à l’histoire tellement honteuse et détestable qu’elle est prête à tout pour se redonner une virginité historique.

Ce rassemblement entend fusionner Jeanne d’Arc, la pieuse vierge, qui a libéré Orléans le 8 mai 1429 avec la propagande vichyste du 1er mai qui a consisté à considérer le travail comme une valeur supérieure aux valeurs d’égalité, de solidarité et de justice sociale que défendait le mouvement ouvrier.

En défilant le 1er mai pour Jeanne, l’extrême droite dispose ainsi de sa propre contre-commémoration face à la référence à la Seconde Guerre mondiale, pour elle si difficile à gérer. Alors, quitte à se chercher des références historiques, autant mélanger ça au 1er mai pour rendre cela un peu plus sympathique.

Ainsi à Toulouse les nationalistes essayeront de se rassembler place Jeanne d’arc à 14h.

Laisser l’extrême-droite se rassembler le 1er mai c’est les laisser salir la mémoire des travailleurs-ses mort-e-s pour l’émancipation et la justice sociale mais aussi continuer à laisser courir les idées de l’extrême droite dans nos rues et les laisser détourner notre histoire.

Rendez vous à 13h place Jeanne d’Arc

Ne laissons pas la rue à l’extrême droite !

Soirée de soutien vendredi 13 Juin


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Jour de honte pour les réac !


Samedi 5 avril, un appel national à un « Jour de colère » était lancé par les réacs de tous bords. Ici à Toulouse, les colériques appelaient à se rassembler place du Capitole à 14h.

Impossible de connaitre l’étendue leur mobilisation. La plupart, toujours prêts à vaillamment répandre la haine sur internet ou dans les urnes ont eu bien du mal à assumer ce 5 avril à Toulouse. On les a vu hésiter, venir au rassemblement faire un tour par politesse puis vite regagner l’anonymat parmi les badauds, certains ne se sont même pas approché. Elle n’avait pas l’air si en colère, cette extrême droite, encore une fois dans une posture… pitoyable et honteuse.

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Le vrai visage de jour de colére: quelques néo nazis qui voulaient prendre la pause.

On a ainsi bien pu voir l’échec de ce « front fasciste » avec les quenellistes antisémites qui ne voulaient pas s’associer à des néo-nazis et des identitaires racistes. En effet, il est difficile de rassembler sur le moteur de la haine.

Seulement une vingtaine de manifestant-e-s étaient présent-e-s, derrière des barrières, entouré-e-s d’un autre vingtaine de néo-nazis qui faisaient office de service d’ordre. Pour un mouvement qui se dit global, c’est quand même un peu la honte.

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La solitude des grands jours

Les fachos de  » jours de colère » peuvent avoir honte, mais nous antifascistes, nous pouvons être fier-e-s ! Suite à l’appel de diverses organisations libertaires, maoistes, anti-impérialistes, LGBT et antifascistes toulousaines, nous avons été plus de 250 à crier notre mécontentement quant à la présence de ces fascistes dans la ville rose. Tout ceux qui se reconnaissent dans la lutte contre le fascisme ont reprit la rue à la fois d’une facon dynamiques, combattives  mais aussi communicatives.

Malgré une très forte présence policière qui aura protégé jusqu’au bout le rassemblement colérique, nous avons informé les toulousain-e-s de ce qu’il se passait au Capitole et les Toulousains se sont eux même saisis de la question, en les huant constamment ! Les fachos ont finalement été encerclés et enfermés dans une place vidée par leur propre haine, les passants étant révoltés de les voir.

Malgré l’échec évident du « Jour de colère » et l’ampleur de la contestation antifasciste, la police a continué à protéger les néo nazis qui n’ont pas arrêté de déverser leurs vieux discours. Deux personnes ont été bléssées par la police et cinq personnes ont été mis en garde à vue pour avoir osé contester ce rassemblement.  Un reste encore en garde à vue. On vous donnera des nouvelles dès que nous en saurons plus pour leur procés.

Toulouse est et restera une ville antifasciste. Mais pour cela, il faut que nous restions mobilisés. La lutte continue.

Leur colère est réactionnaire, Notre rage est révolutionnaire!

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Un mois de Mars définitivement antifasciste !


Ces deux dernières semaines ont été particulièrement actives pour nous. Les deux derniers samedi, à Toulouse, ont eu lieu deux manifestations antifascistes.

Samedi 15, Jean-Marie Le Pen venait pour un meeting de soutien au candidat FN de Toulouse Serge Laroze. Une manifestation contre sa venue a été organisée, forts d’une bonne centaine de militants, nous avons criés notre désaccord quand à la venue du borgne sénile. Toulouse est et restera une ville antifasciste et les Le Pen seront toujours persona non grata dans la ville rose.

flou4  Arrêtés par un cordon de C.R.S qui protégeait encore une fois l’extrême droite, nous  avons décidé de rejoindre le boulevard Saint-Michel afin d’informer la population toulousaine de la présence sinistre de Jean-Marie à la salle Jean Mermoz.

  La manifestation s’est terminé  sur une intervention en solidarité avec notre camarade suédois Showan qui est entre la vie et la mort après avoir reçu plusieurs coups de couteau par des néonazis en marge de la manifestation féministe du 8 mars dernier.

 

  Samedi 22, nous avons suivi l’appel international pour une journée contre le racisme. Au départ d’Arnaud Bernard, nous avons été plus de 200 a sillonner la ville afin de réaffirmer notre lutte contre le fascisme et le racisme. Sous une pluie battante, le cortège a montré une fois de plus que notre antifascisme n’a pas de frontières, il est international.

La lutte continue !

Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartiers pour les fachos !

Vous pouvez retrouver ici et ici les deux comptes rendus réalisé par la Horde, site d’information antifasciste

Manifestation antifasciste du 22 Mars !


Si nous nous mobilisons contre la venue de jean marie le Pen le 15 mars, nous pensons aussi qu’il faut manifester à notre propre initiative contre la montée du fascisme. La date du 22 mars s’inscrit dans le cadre de la journée internationale contre le racisme. Les antifascistes grecs du KEERFA ont lancé un appel international pour faire du 22 mars une journée d’action antifasciste et antiraciste. Même si nous ne retrouvons pas dans l’ensemble de ces revendications, nous relayons l’initiative.

http://lahorde.samizdat.net/2014/01/10/22-mars-journee-internationale-contre-le-racisme-et-le-fascisme/

Et ci dessous l’appel à la manifestation antifasciste du 22 mars !

fnafa copieLe Front National a ouvert son local de campagne en plein cœur de Toulouse dans la plus grande indifférence. Nous nous opposons à ce silence.

Jean Marie Le Pen, à son époque, prônait l’ultralibéralisme, les privatisations et la déréglementation. Marine Le Pen confirmait en 2011 : « Nous ne remettons pas en cause l’économie de marché, ni les bienfaits de la concurrence». Car c’est un parti qui à toujours, par la « valeur du travail », feinté d’être du côté des travailleurs pour en réalité servir nos exploiteurs.

Pour cela son programme économique se base sur le « produisons français », la fermeture des frontières, le retour du franc etc. bref un nationalisme économique exacerbé. A cela s’ajoute tout un corpus idéologique profondément réactionnaire : fermer les frontières, propager la peur de l’autre d’autant plus s’il est musulman, Roms ou gay, militer contre l’avortement et le déremboursement des moyens de contraception, fermer les planning familial, son opposition au mariage pour tous ne sont que des exemples.

Le développement des idées réactionnaires dans la société est une triste réalité. En période de crise,  on assiste à une montée de l’extrême droite, tant institutionnelle que violente, tant dans les rues que les parlements. Car le système capitaliste, en temps de crise, peut compter sur ses plus fervents défenseurs, l’extrême droite.

Aujourd’hui les réactionnaires de tous bords ne se cachent plus. Des groupes d’extrême droite qui n’hésite plus à tuer dans la rue (Clément Meric le 5 juin dernier), à attaquer un concert de soutien aux sans-papiers à Clermont-Ferrand.

Mais les attaques viennent aussi de la gauche où le « produisons français », le patriotisme d’entreprise et économique sont de nouveau mis en avant comme solution à la crise. Enfin, que dire des gouvernements de ces dernières années qui ont rivalisé d’inventivité pour nous monter les uns contre les autres (débat sur l’identité nationale, stigmatisation des musulmans, des Roms, expulsions en augmentation constante…). Si tous entretiennent et créent ces divisions c’est avant tout pour protéger, servir et développer les intérêts économiques et sociaux des puissants.

Nous nous refusons au défaitisme.

Nous refusons de nous laisser désunir par le racisme, le sexisme, l’homophobie, par le patriotisme économique et la préférence nationale. Nous tenons à combattre la réaction où qu’elle se cache, et quelque soit le visage qu’elle prend.

Contre le fascisme, riposte populaire !

MANIFESTATION ANTIFASCISTE : SAMEDI 22 MARS 14H PLACE ARNAUD BERNARD

A l’appel de : AL/CNT/CPC/VP/UAT

Contre le Front national, rendez vous le 15 mars !


Arrêtons le retour du Front National !

En décembre dernier, le FN nous a annoncé l’ouverture d’un local au 17 place occitane. Annonçant leur retour triomphal sur Toulouse d’où les antifascistes avaient réussi à les virer, ils présentent ce local comme une preuve concrète de leur présence. Mais ils se terrent dans un bâtiment anonyme, sous la surveillance de deux cacalvin antifaméras et de vitres opacifiées par du papier blanc.
Leur objectif ? Réussir à s’installer et nous habituer à leur présence sur Toulouse profitant de la campagne municipale. Leur candidat : Serge Laroze. Un puriste des premières heures du FN, qui a la gentillesse de nous rappeler que « sur le fond le FN n’a pas changé. Ce qui a changé avec Marine Le Pen, c’est le look ». Il s’imagine notamment que l’on nait musulman, comme si c’était une histoire de gènes, il parle de natalité musulmane, d’autant plus abjecte qu’il considère que « l’islam [est] incompatible avec la culture chrétienne».

Si nous vous en informons ce n’est surtout pas pour vous parler d’un front « républicain » ou de vote utile. Bien au contraire, si Cohen n’est pas forcément responsable des politiques racistes du gouvernement il n’en reste pas moins le candidat de la gentrification (virer les pauvres, les lascars, les fêtards du centre pour en faire le paradis des bourgeois). Mais Toulouse c’est sans doute endormi sur ses lauriers et le réveil a intérêt à être rapide.

Samedi 15 mars à la salle Jean Mermoz est prévu un meeting de Jean-Marie Le Pen. Ça sera la bonne occasion pour lui rappeler que Toulouse déteste le racisme, la xénophobie et l’homophobie. Toulouse est et restera une ville antifasciste

NON AU FN NI A TOULOUSE NI AILLEURS !

Rassemblement le 15 Mars 13h30

Métro Empalot