Communiqué du comité de soutien à Léo

Lundi 29 mars, Léo, professeur des écoles et militant à la CGT Educ’Action 31, passera en procès à Toulouse, à la suite d’une plainte émise par le Rassemblement National.

Il est poursuivi pour des « violences » qui auraient été commises lors d’une distribution de tract du RN en février 2020, sur un marché populaire de Toulouse, dans le cadre de la campagne municipale. Ce jour-là, plusieurs citoyen.ne.s ont exprimé leur refus des idées racistes, sexistes et homophobes en scandant des slogans anti-fascistes. Léo était de ceux et celles là.
Alors que ce sont les militant.es du RN qui se sont montré.e.s agressif.ve.s, menaçant les personnes présentes et les insultant, c’est notre camarade et ses convictions antifascistes qui se retrouvent sur le banc des accusé.e.s !
Connu pour son engagement militant dans les mouvements de l’éducation nationale et contre la réforme des retraites, Léo est aujourd’hui la cible d’une répression politique inacceptable. Donnant foi au discours victimaire du Rassemblement National, ce procès montre la volonté de faire taire un militant syndical, et avec lui toute contestation sociale, par le biais de lourdes procédures judiciaires.


Nous, organisations syndicales et politiques, associations, militantes et militants, dénonçons cette répression et toute tentative d’intimidation. Nous exigeons l’arrêt total et immédiat de toutes les poursuites.

Militer n’est pas un crime !


Nous soutenons notre camarade Léo et appelons à un rassemblement devant le TGI de Toulouse (Métro Palais de Justice) le lundi 29 mars à 12h puis à 17h00 si le procès n’est pas terminé. (Le comité de soutien sera présent toute l’après-midi.)
D’ores et déjà, vous pouvez apporter votre soutien financier en participant à la cagnotte en ligne :
https://link.infini.fr/leo


le comité de soutien à Léo composé des gardé.e.s à vue du 21 septembre 2020
Soutenu par :
CGT Educ’Action 31, SUD Education 31, CNT SSE 31, FNEC FP FO 31, Assemblée féministe toutes en grève, Attac 31, CGT CHU Toulouse, CGT-SELA 31, CGT TAS Toulouse, CIP-MP, DAL 31, Ensemble 31, groupe Libertad de la Fédération Anarchiste, LFI 31, NPA 31, PCOF 31, POI 31, Secours rouge Toulouse, SLCBA CGT 31, Solidaires 31,SUD CT 31, SUD culture 31, SUD Santé sociaux 31, Sundep Solidaires 31, Toulouse en lutte, UAT, UD CNT 31, UET, UL CGT Mirail, UCL Toulouse et alentours


Appel internationale de solidarité avec les prisonnier.e.s antifascistes

Samedi 25 juillet nous, avec le Secours Rouge Toulouse, vous donnons rendez vous à partir de 14h au local du Chat noir (33 rue puget) pour un atelier écriture aux camarades emprisonné.e.s.

Le choix de la date n’est pas un hasard, il s’agit de s’inscrire dans la Journée internationale de solidarité avec les prisonnier.e.s antifascistes. Celle çi a été lancée en 2014 en tant que Journée de solidarité avec Jock Palfreeman, un Australien qui purge une peine de 20 ans en Bulgarie pour avoir défendu deux Roms contre une attaque de hooligans fascistes. Heureusement, Palfreeman a obtenu une libération conditionnelle après avoir purgé 11 ans de sa peine, mais il y a encore des centaines d’autres personnes qui restent emprisonnées pour s’être opposées au fascisme et à la haine.

Entre 4 murs le courier est toujours un plaisir, une échappé, et montrer aux camarades emprisonné.e.s que l’on comprend leur révolte et qu’on la soutient est primordiale.

Bilan de la 2e journée internationale de solidarité avec les prisonniers.ères antifascistes

Petit bilan de la 2e journée de solidarité internationale avec les prisonnièr.e.s antifascistes ! Atelier d’écriture et banderole sur le périph’ était au programme !

On pense à celles et ceux derrière les barreaux, ne lâchez rien, nous poursuivons nos luttes!

N’oublions pas que des camarades sont en prison et que le soutien est important pour celles et ceux qui se retrouvent entre 4 murs. Le soutien ne se résume pas à une journée et vous pouvez toujours leur écrire.

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Bilan du contre rassemblement contre le FN

Le samedi 7 mai 2016, le Front National a décidé de commémorer Jeanne d’Arc à Toulouse. Ce n’est pas une première, l’an dernier ucodel l’avait aussi tenté, et avant elle, l’action française. L’extrême droite essaye de s’imposer en ville grâce à l’organisation de ce genre de commémoration. Et rien n’est plus facile pour eux que d’utiliser la statue de Jeanne d’Arc, la pieuse vierge, qui a libéré Orléans le 8 mai 1429. En se rassemblant pour Jeanne, l’extrême droite dispose ainsi de sa propre contre-commémoration en s’échappant de l’image fâcheuse du 8 mai et de la libération contre le régime fasciste et nazi. L’Union Antifasciste Toulousaine a alors appelé à un contre rassemblement pour les empêcher de tenir ce rassemblement. Une quarantaine de personne ont répondu présent pour ne pas leur laisser la rue.

photo_1Mais, si les autres années nous avions pu empêcher leurs commémorations, cette fois ci c’est un véritable cloisonnement de la place qui a été organisé par les forces de l’ordre. Le FN est déjà présent, en tout une cinquantaine de personnes dont une dizaine d’identitaires. Bloqués par la police nous crions notre refus de laisser la rue à ces gens-là. Au bout d’une dizaine de minutes les CRS nous encerclent et annoncent leur volonté d’effectuer des contrôles d’identités systématiques. N’étant pas en position de refuser, nous obtempérons.

Pendant plus d’une demi-heure il nous est impossible de sortir du contre rassemblement. Quelques camarades n’ont pas leurs papiers et sont emmenés au commissariat pour des contrôles d’identités mais serons relâchés rapidement. On a assisté à un véritable acharnement des forces de l’ordre pour empêcher ce contre rassemblement. Encore une fois l’État républicain a couvert le Front National dans cette commémoration en empêchant toutes contestations de s’installer dans la rue. Malgré cela nos slogans ont portés et, la présence policière aidant, notre présence a été bien visibilisée.

Que cela soit dans le cadre de la mobilisation contre la loi sur le travail ou contre le Front National, nous ne laisserons pas impressionner par l’augmentation du dispositif policier qui encadre chaque événement.

Contre la répression des mouvements sociaux !
Ne laissons pas la rue à l’extrême droite !