Cortège radical du 1er mai


L’Union Antifasciste Toulousaine vous propose pour le 1er Mai de former un cortège radical, contre la mascarade électorale, sur des bases abstentionnistes et révolutionnaires. Face à l’extrême droite et à l’ultralibéralisme ne choisissons pas, mais mobilisons nous uni.e.s. Le but étant de se faire entendre, d’être visibles et de proposer une alternative militante et sociale.

Pour la 2ème fois en 15 ans le Front National accède au second tour de la présidentielle. Les deux pantins du capitalisme et de l’ultra-libéralisme vont donc s’affronter et l’on saura bientôt qui gagnera la place tant désirée du prochain casseur de pauvres, qui détruira un peu plus encore les acquis sociaux des travailleurs et le peu de solidarité qu’il reste dans cette société.

En effet, dans la droite lignée des précédents gouvernements, Emmanuel Macron comme Marine Le Pen organisent la casse du code du travail, la banalisation de la précarité, l’apprentissage au service des patrons et la destruction du service public. Leur programme ne défend que les riches, les professions libérales et les patrons. Et pour ne pas se faire démasquer, les deux tentent de flatter les classes populaires en se réclamant « anti-système », cela sonne aussi creux que leur programme. La pseudo « méritocratie républicaine » devient la règle dans les deux programmes. Loin de se soucier des inégalités sociales et des injustices de classe, l’un comme l’autre restent à leur place : du côté des élites. Le Front National, quant à lui, continue de distiller le discours raciste et sécuritaire que la droite comme la gauche ont banalisé depuis des années.

De plus, agitant le chiffon de la peur du terrorisme et de la crise économique les médias ont largement participé à la propagation de cette nouvelle maladie des « anti-systèmes républicains » où le Front National trouve toute sa place.

Ainsi, nous, travailleur.euse.s précaires, enfants d’immigré.e.s, militant.e.s antifascistes et révolutionnaires appelons tous les individus et organisations se retrouvant dans un discours de défense des classes populaires à venir nombreux et nombreuses dans le cortège radicalement antifasciste du 1er Mai.

Nos pensées iront à Ibrahim Ali, tué à 17 ans par des colleurs d’affiche du FN. La répression, aujourd’hui comme demain, ne nous fera pas taire : notre détermination et notre force seront d’autant plus grandes qu’on tentera de détruire nos vies.

Contre l’extrême-droite et le capitalisme qui la nourrit, organisons-nous !

Rdv lundi 1er mai 2017 devant la station de métro Esquirol à 10h30

 

et pour avoir la version maquettée du tract du 1er mai 2017 il suffit de cliquer : ici

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1er mai : ni oubli, ni pardon !


Il y a 20 ans Brahim Bouarram était assassiné par un groupe de militants nationalistes membres du FN qui venaient assister au rassemblement organisé par leur parti politique. Ils l’ont jeté à la Seine, un 1er mai triste comme un 17 octobre.13095784_1094497500614691_4943229718675102085_n

1995 c’était aussi l’année du meurtre d’Ibrahim Ali.

C’était entre deux tours d’élections présidentielles.

Sept ans après, en 2002, le FN était au second tour.

20 plus tard le Front National est aux portes du pouvoir.

Sa doctrine est la même, son racisme intact, ses modalités d’actions inchangées. La société française s’est résigné à punir les minorités et les pauvres plutôt que renoncer à un petit confort à crédit grappillé à force de pillages. L’antiracisme moral ne fonctionne pas, il s’est éteint de la pire des manières en janvier dernier.

 

Le 1er mai est et restera antifasciste.


Vendredi premier mai, journée internationale des travailleuses et des travailleurs, l’Union Antifasciste Toulousaine et ses camarades étaient dans les rues de Toulouse.

       S’il est besoin de le rappeler, le fascisme et le capitalisme étant intimement liés, nous sommes anticapitalistes. Pour cette raison, nous avons défilé en solidarité avec tous les exploité-e-s, en France, et dans le reste du monde.

      Nous avons appris il y a quelques jours que l’extrême droite nationaliste avait prévu de se rassembler sous la statue de Jeanne d’Arc, à Toulouse. Nous ne pouvions pas accepter une seule seconde de fermer les yeux sur leur rassemblement pétainiste. Surtout 20 ans après le meurtre de Brahim Bouarram, jeté dans la Seine à proximité du rassemblement du FN à Paris.

      Suite au traditionnel défilé du premier mai, nous avons rejoint le lieu de la commémoration nationaliste, à une cinquantaine, sous la bruine et au milieu des fleuristes. Afin de ne pas laisser la place Jeanne d’Arc aux fascistes.

Ceux-ci étaient déjà en partie sur place, attendant au Clocher de Rodez, hotel-restaurant leur servant de base arrière.

( se référer à : http://fafwatchmp.noblogs.org/ces-lieux-qui-puent/le-clocher-de-rodez/ )

La police, encore une fois complaisante avec l’extrême droite, nous a alors demandé de partir car le rassemblement fasciste était déposé. Il semblerait que l’incitation à la haine raciale soit légale en France si elle est déclarée 3 jours ouvrables à l’avance.

Après avoir été repoussé, nous avons pris place de l’autre côté de la route afin d’expliquer aux passants ce qui était en train de se passer.

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 1h30 de patience plus tard, le rassemblement pour Jeanne d’Arc a finalement été annulé grâce à notre présence.

Qu’ils le sachent, nous ne laisserons jamais Toulouse aux nationalistes. Toulouse est, et restera antifasciste.

Cortége du 1er Mai


Partout sur la planète, la crise du capitalisme se traduit par une offensive sans précédent du patronat et des gouvernements de gauche comme de droite.

1er mai definitif

L’austérité impose en Europe des reculs historiques des droits sociaux, menace l’emploi de millions de travailleurs et travailleuses, plonge dans la précarité et la misère une large partie de la population.

En France, bientôt deux ans après le « changement » promis, la situation s’aggrave toujours. L’ANI, le Pacte de Responsabilité sont d’autant de cadeaux au patronat. Cela démontre bien la continuité politique entre la droite et la « gauche » du gouvernement PS : toutes deux servent les intérêts des capitalistes.

Ce même gouvernement qui stigmatise les Rroms, qui expulse au même « rythme » que la droite des milliers de sans-papiers, recule sur le droit de votes des étrangerEs etc. fait le lit des différents courants réactionnaires et fascistes. En période de crise, , la bourgeoisie utilise la division pour faire passer ses attaques. Les groupuscules fascistes, aussi violents soient-ils, n’en sont que le bras armée servant à accentuer la division au sein de notre camp social.

Vingt ans après l’implication de l’État français dans le génocide rwandais, de la guerre au Mali à celle en Centrafrique, jusqu’aux menaces contre la Syrie, l’agressivité de l’impérialisme redouble. Sans oublier bien sûr le soutien indéfectible du gouvernement à l’État israélien (qui continue la colonisation de la Palestine) ou encore au gouvernement turc qui réprime dans le sang la résistance légitime du peuple kurde.
L’État français prétend défendre la démocratie dans le monde mais, en réalité il renforce la présence de son armée, défend ses contrats et partenariats juteux et sa main mise sur les matières premières (notamment l’uranium pour son industrie nucléaire).

Prenons nos affaires en main !

La pseudo « moralisation » de la vie politique à la sauce Hollande relève de la pure escroquerie. Ce système et les institutions qui le servent défend les intérêts des plus riches et leur « morale » n’y changera rien. Pas plus qu’une éventuelle « 6ème République » n’éliminera la misère et l’exploitation si elle ne s’attaque pas à la propriété des moyens de production.

La seule perspective pour en finir avec le capitalisme c’est nous : le pouvoir de celles et ceux qui produisent les richesses, pour organiser la société non plus pour le profit d’une poignée de profiteurs et profiteuses, mais pour répondre aux besoins sociaux de la grande majorité.

Le 1er mai, journée internationale de lutte des travailleurs et travailleuses et de solidarité doit être l’occasion de construire nos outils de lutte contre ce système. A l’heure où les « solutions » xénophobes, nationalistes et souverainistes semblent vouloir s’imposer, nous devons opposer la lutte solidaire et internationale des travailleurs et travailleuses.

Rejoins le cortège révolutionnaire

10H30 Métro Esquirol

Et ci aprés l’appel à la manifestation : Tract 1er Mai