PAS DE CONCERT POUR LES NAZIS


Alors que ce 1er avril 2016, à Marseille et dans 8 autres départements, le Blood&Honour Hexagone vient de subir un coup de filet et 3 de ses membres traînés en justice (pour « association de malfaiteurs, acquisition, détention et cession d’armes en bande organisée et participation à un groupe de combat. »), c’est en toute impunité que les néonazis toulousains semblent pouvoir s’organiser et se développer.

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Ni les tags racistes et les croix gammées, ni les agressions islamophobes ou antisémites, ni les prières homophobes ou les tentatives de manifestations nationalistes vécues à Toulouse ces derniers temps ne semblent alarmer le pouvoir en place. Et pour cause. Mais ceci est une autre histoire et ce qui nous préoccupe ici et maintenant c’est l’organisation d’un concert néonazi aux portes de notre ville, que nous voulons construire métisse et populaire, contrairement à ceux qui la veulent blanche et bourgeoise.

Les groupes programmés, le public attendu, les organisateurs de ce concert : tout est réuni pour une sacrée fête nazie ce soir là. Alors il est temps de leur gâcher la fête ! Ce dossier veut aussi informer et prévenir largement les habitant.e.s de Toulouse et alentours. Pas pour faire peur, en étant alarmiste, comme le font les socialistes et autres prétendants au trône, mais dans l’idée d’amener à la portée de tou.te.s les informations nécessaires. Afin d’organiser la résistance et de construire l’autodéfense et la solidarité que nécessite une telle situation.

Le lien vers ce dossier trés complet et intéressant se trouve ici ou directement sur ce site:  https://antiractolosa.noblogs.org/

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Moudenc et la résistance…


Le 19 août a eu lieu une commémoration de la libération de Toulouse.

   Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, a eu le mauvais goût de déclarer «71 après, la Résistance vit encore, contre l’obscurantisme et le terrorisme». (cf : la dépêche)
Que connaît-il de la résistance lui dont le mandat est axé sur les politiques sécuritaires, la chasse aux pauvres et la répression de ceux qui résistent à la prise du contrôle de la ville par les plus riches? (Sans parler des politiques anti-syndicales et d’une gestion budgétaire délirante avec un projet de stade à 12 millions d’euros…)

Il n’est pas étonnant qu’il ait préféré envoyer un représentant à l’autre cérémonie, celle en hommage à Jacob Insel du FTP-MOI.
Il rappelle cet événement qu’avait organisé Manuel Valls en 2012 pour commémorer la libération de Paris. Celui-ci avait en effet fait interpeller tous les militants libertaires qui avaient eu la mauvaise idée de brandir les couleurs de la CNT en souvenir des 146 espagnols du régiment de marche du Tchad qui participèrent à cette événement. (cf : le blog du 24 aout 1944)

Avec son projet de rénovation de la prison Saint-Michel pour en faire un nouveau mémorial de la résistance, a t-il pensé à faire quelque chose pour tous ceux qui y passèrent quelques temps après 44? Ceux du Scalp, des G.A.R.I, tous ceux qui ont eux le malheur de se faire choper par la flicaille jusqu’en 2009? La prison Saint-Michel, théâtre d’exécutions pendant la Seconde Guerre Mondiale, n’est pas pour autant devenue un lieu acceptable avec la Libération. Outil de contrôle social, sa simple existence prouve le mépris des riches pour les classes populaires.

Oui, la résistance est encore d’actualité, contre un capitalisme qui reprend son déguisement raciste. Mais notre résistance ne sera pas celle de Jean-Luc Moudenc. Elle se fera toujours contre les politiques sécuritaires et contre l’exclusion.

Que vive la Toulouse qui résiste!

Ps : Si le thème de la résistance vous intéresse nous vous invitons à venir nombreux à notre festival antifasciste d’octobre, le mercredi 7, pour la projection d’un documentaire sur les FTP-MOI au bar le communard.

Le racisme a une adresse


Selon les médias, mardi 14 avril, un commando cagoulé a effectué une expulsion illégale.

Non, ce n’est pas un énième squat viré par la police. Ils n’étaient qu’une grosse dizaine, sans armes et pour toute cagoule, des masques blancs. La cible : un local de l’UMP, viré en soutien aux migrants de Calais.

Mardi après-midi devant le siège de l'UMP 31./DDM, Michel Labonne.

Voici leur texte de revendication trouvé sur iaata (https://iaata.info/L-UMP-EXPULSE-EXPULSONS-L-UMP-664.html):

« L’UMP de Calais expulse !

Expulsons l’UMP !

En France, comme partout ailleurs, des milliers de migrantes et de migrants font les frais de la guerre aux pauvres, engagée par les Etats, et désormais par l´Europe. Obligées de quitter leur pays -bien souvent à cause de désordres occasionnés par l´avidité des puissances occidentales- ces personnes se retrouvent traquées par la police, mises en danger de mort lorsqu´elles tentent de passer une frontière, et méprisées par toutes les admnistrations. Tandis que cette situation s´aggrave, certains et certaines considèrent que toutes les vies ne se valent pas : cela leur permet de fuir leurs responsabilités. Nous crions l´inverse : personne n´est illégal, bienvenue à toutes et à tous les réfugié-e-s.

A Calais, la mairie UMP cherche à profiter de manière obscène de cet état de fait. Elle n´a de cesse de favoriser le racisme vis à vis des migrantes et des migrants, quand elle n´envoie pas tout bonnement ses employés municipaux faire le sale boulot d´expulsion généralement réservé aux flics. Ce parti nauséabond tente de creuser la fracture entre différentes populations, en fonction de leur couleur de peau, de leur langage ou de leur pays d’origine.

Nous ciblons aujourd’hui ce repère de réactionnaires : si les flics n’ont même pas eu à expulser manu militari cette fois-ci, la pression exercée sur les sans-papiers reste tout autant inadmissible. Mais qu’on ne s’y trompe pas, il serait absurde de pointer un parti politique comme seul responsable. En effet, la préfecture “socialiste” du Pas-de-Calais n’est pas en reste quand il s’agit d’envoyer ses sbires en uniforme terroriser les migrantes et les migrants. Nous n’attendons rien des politiques, qui ne trouvent pas mieux à faire que de dresser les unes et les uns contre les autres. Nous considérons en revanche que la solidarité entre celles et ceux qui subissent la violence de l’Etat est la seule réponse adéquate face à leur cynisme.

Nous attaquerons les responsables et les structures qui cautionnent de tels méfaits.

Nous continuerons à combattre le racisme, où qu’il se trouve.

A bas les frontières !

Mort aux Etats et aux nations ! »

Que les médias osent parler de saccage montre à quel point l’intolérance grandit vis à vis des actions, quelles qu’elles soient. Celle qui a lieu ce jour-là, qualifiée par bon nombre d’entre nous de symbolique et non violente, est criminalisée sans aucune hésitation…

Bravo aux camarades qui ont menés cette action !

 

Solidarité avec toutes celles et tous ceux qui subissent les frontières.

Solidarité avec ceux qui tentent de les abattre.

Interview de génération identitaires toulousaine


      Ils rappellent leurs grandes lignes idéologiques en tentant de faire croire qu’ils ne sont pas racistes. Et surtout ils se plaignent du climat Toulousain. C’est toujours agréable de les entendre se plaindre.

https://lechatquifouine.wordpress.com/2015/01/25/rencontre-avec-generation-identitaire-2/

   Au passage, sur le même site il y une interview de membres de la communauté congolaise sur la situation là bas, c’est interressant. Et nous tenons à réaffirmer notre solidarité envers tous ceux qui luttent.

La révolution ne sera pas télévisée.

Les jeunesses nationalistes font encore parler d’eux !


On relaie à nouveau un article de Toulouse Infos qui a interviewé Alexandre Gabriac, le chefaillon des Jeunesses Nationalistes. Même si son interview est d’aussi bas niveau que son niveau intellectuel, il rappelle son soutien à Matthieu Clique, l’autre petit chef des Jeunesses Identitaires, en détention suite à la violente agression de l’étudiant Chilien (Andrés Pardo). Nous ne l’oublions pas et nous continuerons, plus que jamais, à faire vivre la solidarité !

A Toulouse aussi, les jeunesses nationalistes veulent réveiller les consciences nationales

Section opérante de l’Oeuvre Française, les Jeunesses Nationalistes se développent lentement mais surement dans les grandes villes de l’hexagone. Créée début septembre, l’antenne toulousaine se met également en ordre de marche. Son fondateur, le conseiller régional rhône-alpin Alexandre Gabriac, dévoile les contours du mouvement et ses perspectives locales. Entretien.

la suite sur Toulouse Infos

  Et pour suivre la douce actualité d’Alexandre Gabriac, rappelons  qu’il a été interpellé samedi à Paris dans le cadre d’une manifestation dénonçant le racisme anti blanc (ou la nouvelle tendance lubie idéologique de l’extrême droite). Une cinquantaine de personnes ont été interpellées après avoir tenté de manifester de façon illégale à Paris et quatre personnes ont été placées en garde à vue. Le conseiller régional de Rhône-Alpes est entendu « pour avoir appelé à participer à une manifestation interdite ». Deux autres personnes ont été placées en garde à vue pour « port d’arme prohibé » et une autre pour « outrage et rébellion ».

Pour plus d’info, consultez ici, l’article de REFLEXes.

On vous invite à suivre nos évènements cette semaine, des rassemblements et autres informations arrivent !

Un début pour Andrés


Perquisition matinale à l’Oustal le 28/06/2012. Photo DDM T. Bordas.

Des nouvelles concernant l’enquête pour Andrés victime d’une agression ultra violente par l’extreme droite: un article de la dépêche  à lire qui précise, notamment, que des arrestations ont bien eu lieu au local de l’Oustal et un autre qui précise la mise en examen  de Matthieu Clique notamment.

Canal+ épingle les identitaires toulousains


Photo issue de Fafwatch, elle-même issue du facebook de Victor Lenta et reprise de manière anonyme par Spécial Investigation sur Canal+ (source: Fafwatch)

Voilà déjà un certain temps, Victor Lenta, militant du Bloc Identitaire toulousain, s’était fait griller par Fafwatch. En effet le site antifasciste lui tirait le portrait  de manière peu flatteuse : « une brute épaisse sans grande profondeur » disait Fafwatch. Ce site est tenu par des antifascistes, on pouvait alors penser qu’il s’agissait simplement d’un jugement de valeur partisan et infondé. La suite donne pourtant raison à Fafwatch… L’article qui est assurément remonté aux oreilles de l’intéressé aurait pu le motiver à faire profil bas… Il n’en est rien !!! Pour preuve, on retrouve notre « brute épaisse sans grande profondeur » en héros bien malgré lui du reportage de Spécial Investigation intitulé: Racisme: l’armée au rapport. L’émission de Canal+ était diffusée le lundi 30 avril 2012, le Nouvel Observateur s’en est fait l’échos:

[…] ancien parachutiste de Carcassonne révoqué et condamné, en 2008, pour l’incendie d’une mosquée. Ce dernier se vante aujourd’hui auprès de la réalisatrice d’avoir mené, quand il était incorporé, des ratonnades dans les cités, avec d’autres paras qui avaient rejoint son groupuscule néonazi […]

Le reportage n’est pas triste et il consacre un de ses chapitres à Toulouse et sa région. Le rappel est fait sur Languedoc War, un groupe de boneheads composé en grande partie de militaires, qui sévissaient violemment dans la région jusqu’à l’incendie de la mosquée de Colomiers en 2008. Puis séquence sur le Bloc Identitaire toulousain et Victor Lenta, on apprend ainsi que notre fifrelin possède un Facebook bien chargé en références nazies… Vous pouvez regarder l’intégralité du reportage ici. On se contentera de poster la séquence sur Toulouse et ses environs.

Une fois de plus le Bloc Identitaire montre son vrai visage.

Frederic Chatillon l’imprimeur radical du Front National


L'abbé Laguerie (catho intégriste), Dieudonné, Jean-Marie Le Pen, Frédéric Chatillon en 2008 pour le baptême de la fille de Dieudonné. Source: cliquez sur l'image

Très bon article  des InRocKs pour ceux qui croient encore à la dédiabolisation du Front National. Après avoir jeté un oeil sur la situation toulousaineLaure Siegel signe un article sur Frédéric Chatillon. Ancien chef du Groupe Union Défense (GUD), « syndicat » étudiant de l’université Assas (Paris 2), F. Chatillon est aussi un proche de Marine Le Pen et reste très impliqué au sein du Front National.

L’article des InRocKs n’apprend rien à ceux qui connaissent ce dossier sulfureux encore trop méconnue du grand public mais il a le mérite de compiler l’essentiel grâce aux investigations menées en autre par REFLEXes. Nous vous conseillons vivement la lecture de l’article ainsi que (et surtout) les références qui appuient là où ça fait mal pour les fachos. Chatillon, Dieudonné, Alain Soral, ils sont quelques uns à se faire épingler.

Figure de l’extrême droite radicale, défenseur de la Syrie d’Assad et proche de Dieudonné, Frédéric Chatillon a joué un rôle majeur dans la campagne historique du Front national.

Les toutes petites lignes des tracts sont parfois aussi intéressantes que les slogans. Sur les dépliants du Front national distribués en cette période d’élection présidentielle, un numéro, en bas à droite. Ce numéro RCS (Paris B 400 363 198), qui identifie officiellement une entreprise, renvoie à une agence de communication. Pour tous les autres partis, ce numéro de société est celui d’une imprimerie (l’Imprimerie de Compiègne pour l’UMP par exemple)…

Les militants antifascistes mobilisent contre les identitaires


manifestation antifasciste du samedi 17 mars à Toulouse. 300 manifestants ont affirmé leur colère à l'égard des Identitaires toulousains./Photo DDM, Frédéric Charmeux.

En attendant notre communiqué, ci-dessous quelques médias traitant de la manifestation antifasciste qui s’est déroulé samedi 17 mars contre le local du Bloc Identitaire.

Article de La dépêche du Midi du 19/03/2012:

La manifestation antifasciste a réuni plus de 300 personnes hier à Toulouse. Un cortège bruyant, très encadré, qui ne s’est autorisé aucun excès ou dégradation. Les associations de l’ultra-gauche, (CNT, No Pasara, Al, UAT, Libertat sud, etc) ont largement mobilisé hier après-midi à Toulouse. La manifestation visait à s’opposer à la création de « L’Oustal », un local associatif maison « de l’identité toulousaine », selon ses créateurs. « Une succursale du Bloc identitaire », affirment au contraire les organisateurs du rassemblement, très remontés contre cette « organisation » qu’ils jugent « puante, ouvertement raciste, xénophobe et homophobe ! »

Parti de la place Arnaud-Bernard, escorté par un service d’ordre important mais discret (policiers en civil), le cortège a progressé jusqu’au boulevard Armand-Duportal aux sons de slogans assez classiques : « Pas de fascistes dans nos quartiers », « Non au local des identitaires, « Toulouse restera toujours une ville antifasciste » « Toulouse mixité et populaire »…

Une fois arrivé sur les allées de Barcelone, où se trouve le local « L’Oustal », la tension est montée d’un cran. Pas à cause de l’imposant barrage mis en place par les CRS pour empêcher l’accès à l’adresse de toutes les colères. Mais très vite, les manifestants ont remarqué la présence de Matthieu Clique, qui filmait la manifestation depuis un balcon. Cet étudiant de 23 ans est le responsable du local des jeunesses identitaires. Sa présence, tous sourires, caméra à la main, a provoqué la colère de nombreux participants au rassemblement. Les gestes injurieux, les insultes, les provocations ont volé bas sous le regard stoïque des forces de l’ordre. Puis le cortège a repris sa route sans pouvoir emprunter la rue Lejeune, elle aussi barré, cette fois par un cordon de gendarmes mobiles.

Un dernier tour sur les allées de Barcelone, à l’angle du boulevard Leclerc pour raviver les slogans antifascistes et le cortège a repris la direction de Compas Caffarelli via la place Heracles dans le calme. Les manifestants ont même observé un silence total et respectueux lorsqu’ils ont croisé sur le chemin pompiers et équipe du SMUR 31 en train d’essayer de sauver un motard blessé dans un accident de la route (lire ci-dessous).

La manifestation qui, c’est une première, avait fait l’objet d’une déclaration en préfecture et avait son propre service d’ordre, s’est ensuite disloquée sans incident. Il est probable que les rencontres entre les deux camps vont se poursuivre dans les prochaines semaines. Loin de regards et des services d’ordre et pas seulement pour échanger des idées…

autres articles: Le Parisien, France 3 info Midi Pyrénées

[Rue89] L’extrême droite en France


Nous vous renvoyons vers un article de rue89 sur l’extrême droite. L’article manque d’analyse comme bien souvent avec le traitement médiatique de l’extrême droite malheureusement… Pour autant voici un petit panorama de l’extrême droite radicale hexagonale qui vaut bien une citation sur notre blog. Au passage , nous nous interrogeons sur le titre qui sous-entendrait que le Front National n’est pas à l’extrême droite. Soit le FN a réussi sa dé-diabolisation auprès des auteurs de l’article soit on est paranoïaque…

L’extrême droite en France, toujours dans l’ombre du Front National

Depuis qu’elle en a pris la tête en janvier 2011, Marine Le Pen a procédé à des purges au sein du Front national pour dédiaboliser le Parti. Ces militants radicaux créent ou rejoignent depuis de multiples groupuscules. Pétainistes, identitaires ou nationalistes-révoluionnaires, ces mouvements, déployés dans toute la France, restent liés, de près ou de loin, au FN, terreau de l’extrême droite française.

  1. Paris, carrefour des droites extrêmes
  2. Lyon, le nouveau laboratoire
  3. Nice, patrie du Bloc identitaire
  4. Le Nord, bastion électoral du Front
  5. A l’Ouest, le réveil des Identitaires
  6. A l’Est, rien de nouveau
  7. Au Centre, des concerts néonazis

La suite ici