Solidarité contre l’ordre moral !


Comme un relent  de Franquisme

L’Espagne n’a, finalement, jamais réellement quitté le franquisme à en lire les dernières réformes qu’elle subit. Face à la crise qui augmente en intensité et les mouvements de contestations qui se multiplient, les élites prennent peur face à ces attaques mettant en cause les structures conventionnelles et le système marchand et hiérarchique.

Ainsi, pour survivre à la contestation, le nouveau gouvernement enchaine de nombreuse lois répressives : 30 000€ d’amende pour participation à une manifestation non déclarée, interdiction de manifester à proximité de bâtiments publics, amende encore pour le « mépris des institutions et des symboles étatiques ».  Et au delà il cherche surtout à recréer une identité réactionnaire. Ainsi le ministre de la justice, M. Ruiz Gallardon déclare clairement vouloir « en finir avec le mythe de la supériorité morale de la gauche ».

En effet, avant l’accession au pouvoir du parti populaire (la droite espagnole),  le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a instauré des réformes faisant  progresser les droits des femmes et des homosexuels, énervant le pouvoir religieux. Mariage pour tous et loi de dépénalisation de l’IVG adoptée en 2010 en sont les deux pro-avortementsymboles.

Et le nouveau gouvernement entend bien remettre en cause l’ensemble de ces acquis. Ainsi Le 27 décembre dernier le gouvernement sous les ordres du Parti Populaire Espagnol veut ré-interdire l’avortement.  Pour résumer, il ne sera dorénavant possible d’avorter qu’en cas : de danger pour la santé de la mère ou de viol attesté par le dépôt d’une plainte. Autant dire que l’avortement devient impossible. En effet le dépôt de plainte doit être réalisé au commissariat dans les deux semaines qui suivent l’agression. Un délai intenable. Quant à la condition de menace sur la santé de la mère, elle doit être alléguée par deux médecins différents. Là aussi une procédure longue et difficile d’accès. Enfin, pour les mineures, le choix sera entre les mains des parents.

Cette atteinte aux droits des femmes à disposer de leurs corps est le résultat d’une idéologie réactionnaire et fasciste qui n’a jamais disparu. En effet, les femmes, en tant de crise, sont le plus souvent les premières attaquées par l’ordre moral. Mais le droit des femmes à disposer de leurs corps ne se monnaye pas en temps de crise. Et si le pouvoir patriarcal veut reprendre de la vigueur pour mettre fin aux droits sociaux récemment acquis, il doit être combattu avec force.

L’Espagne est le symbole même que ce droit reste encore un combat qui doit être mené. La multiplication de la fermeture des centres d’IVG, le déremboursement des soins et, plus largement, l’offensive culpabilisatrice des associations anti avortement, comme les actions des associations comme SOS TOUT PETITS, sont autant d’attaques qui amènent au même but: détruire l’émancipation et la liberté des femmes.

Solidarité avec tout-e-s ceux/celles qui luttent

Avortement libre et gratuite pour toutes les femmes

Rassemblement 8 janvier à 12h devant le consulat d’Espagne !

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